« Allah est grand, la République aussi » de Lydia Guirous : pas touche à l’islam

A propos du titre, voir note de bas-de-page.

Rendons d’abord hommage à Mme Lydia Guirous, auteur de cet essai auto-biographique. Les amoureux de notre beau pays, qu’ils y soient nés ou pas, y liront un hymne à la République, à ses principes, mais aussi à la culture française, à ses valeurs, à la femme et à sa liberté qui permet, jusqu’ici, d’engendrer et d’élever des citoyens libres. Ceux qui douteraient encore du danger qu’encourt cet héritage culturel, remplacé qu’il est déjà par une culture nord-africaine, dans bien des quartiers, collèges et lycées, devraient lire et relire les chapitres intitulés :« Porter l’honneur de sa famille entre ses cuisses », « Harcèlement de rue » et deux autres chapitres dédiés au jeûne du ramadan dans nos collèges et lycées, là où « des petites frappes (filles et garçons) » se prennent pour la police religieuse. Cette pratique de surveillance et de contrôle social, sous couvert de religion, dote Allah de millions d’yeux sur terre pour épier, pour contraindre et pour mettre à l’index les « colla-beurs » qui ne jouent pas aux moutons de Panurge. Un mois durant et puis le reste de l’année, tant qu’on s’y est plié.

Pour l’avoir vécue de l’intérieur, Mme Guirous nous raconte l’islamisation de Roubaix. Elle évite soigneusement d’utiliser ce terme, mais les Français sauront décoder : «Ce fut le choc des civilisations. Roubaix était devenue méconnaissable. Le communautarisme avait tout envahi. C’était une sorte de « bled » importé dans le nord de la France ». Un euphémisme pour ne pas épeler le remplacement des autochtones par une autre population. N’étant pas totalement débarrassée du suivisme intellectuel, autre forme de panurgisme moderne, l’auteure recourt à la fameuse formule, entre-temps consacrée, « le choc des civilisations », alors qu’il s’agit purement et simplement d’une éviction et d’un remplacement.

Dans ce livre, Mme Guirous relate aussi certains aspects de l’évolution enregistrée dans les entreprises et dans les administrations. Depuis l’avènement de l’ère Sarkozy, des mécanismes de discrimination, soi-disant positive, ont été mis en place sous le label « diversité ». Des euphémismes pour pervertir le langage français, base de l’entendement commun. A travers ses expériences, Mme Guirous illustre les malversations auxquelles mène une rupture d’égalité entre Français pour donner, un soi-disant coup de pouce aux descendants d’immigrés, au lieu de reconnaître leur juste valeur et les inviter, le cas échéant, à fournir des efforts, comme tout le monde. Derrière ces paravents, nous découvrons qu’il s’agit tout simplement de cousinage communautaire (népotisme) ou des tentatives de promotion canapé. Perversités au nom de la « diversité » qui fabriquent des handicapés, parce que assistés, alimentent le soupçon et attisent donc le ressentiment.

Avec toutes les qualités qu’il faut reconnaître à ce livre, je m’étonne que Mme Guirous hésite encore à énoncer la vérité toute nue. Voici donc une Française d’origine kabyle qui a fait un choix courageux, décisif, tout à fait contraire aux prescriptions du Coran et aux rituels sociaux de sa supposée communauté ; une femme qui a assez d’audace pour raconter qu’elle s’est mariée à l’église, mais ne s’avise pas d’avertir son lecteur que le Coran lui interdit d’épouser un non-musulman. Le chapitre où elle raconte cet acte d’amour concret s’intitule « Mariage mixte : l’ultime provocation », alors qu’il s’agit d’une transgression des prescriptions islamiques, de la discrimination, bel et bien islamique, entre les êtres humains. Elle tait donc la ségrégation religieuse inscrite noir sur blanc dans le livre vénéré par tous les musulmans ; je dis bien tous les musulmans. Cela nous ramène au franco-algérien Albert Camus et à son célèbre constat, plus que jamais d’actualité : « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». Le léger voile langagier qu’arbore Mme Guirous fait tache puisqu’elle ne peut ignorer que la Nation française  s’est construite, bien avant la République, grâce à l’exogamie adoptée par les nouveaux-venus, alors que son Algérie natale et tous ses voisins nord-africains ont toujours fait le choix de l’endogamie et de la ségrégation islamique. C’est cela qui fonde deux anthropologies totalement antagonistes. L’huile et l’eau du Général Charles de Gaulle.

Il est tout à fait curieux de constater que Mme Guirous continue de baisser les yeux, de regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de dénoncer cette douce violence sacrée et cette sacrée violence quotidienne de l’islam. Comme tant d’autres progressistes qui s’arrêtent en si bon chemin, l’auteure emprunte certains lieux communs. Elle vilipende le communautarisme, l’islamisme, le jihadisme, les barbus, les voilées, nos hommes politiques, entre autres boucs malodorants, mais n’oublie pas de faire amende honorable pour nous présenter la mosquée de Paris comme modérée ! Un mantra, une incantation magique de nos médiocres temps. C’est comme si la ségrégation islamique, jamais remise en question par une quelconque mosquée, pouvait être, un jour, modérée ! Non Mme Guirous, quelle que soit l’origine ou la quantité d’eau bénite, vous ne pouvez nous faire avaler la pilule islamique.

Inconsciemment – peut être – l’auteur de ce livre accomplit le rituel des idiots utiles à l’islam : elle nous désigne donc des substituts émissaires qui nous éloignent du buisson ardent. Sans y prendre garde, peut être, elle emprunte des voies d’évitement aujourd’hui bien balisées par la pensée dominante. La ségrégation islamique qui a toujours miné tout espoir de vivre-ensemble avec des musulmans est donc tue par l’auteure. Refoulée ou juste inavouée, elle continuera d’inspirer l’égorgement, le sacrifice d’êtres humains en Algérie, au Moyen-Orient et dans bien d’autres contrées, pour se régénérer dans le sang des innocents. Lydia Guirous concède à s’inscrire dans ce rite intellectuel moderne qui se prend pour progressiste en nous désignant plein de « …ismes » et de « …istes » pour que l’islam (tout court) continue de faire des ravages à l’intérieur même de toutes les familles musulmanes ; d’ici et d’ailleurs.

A quand donc le dégrisement et le sevrage total de ce puissant opium qu’est l’islam ?

Pascal Hilout, né Mohamed

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Notons que, contrairement à ce que tout le monde répète, « Allahou akbar » ne veut pas dire « Allah est grand » mais « Allah est plus grand » (كبير – أكبر), sous-entendu, plus grand que ce que vous chérissez, vénérez ou imaginez. C’est le cri de ralliement, de défi et de consolation que se lancent les musulmans pour affirmer que, quoi qu’il leur tombe sur la tête, ils sont toujours là, épargnés, et que, par conséquent, « il y a pire ! ». De fait, la violence des moujahidines dans la voie d’Allah (on les appelle jihadistes aujourd’hui) a toujours eu raison de ceux qui en ont pâti. « Allahou akbar » est donc une affirmation tautologique qui a toujours été vraie et qui le restera pour l’éternité, tant qu’il y aura un survivant, qui se voit épargné par la violence sacrée, pour la proclamer. Il y a toujours pire :  le Néant ! Autrement dit, même si nous décidons de déclamer avec Mme Guirous que la République est grande, Allah ne s’en trouvera pas diminué puisqu’il n’a jamais eu de scrupules à exiger de ses adeptes des sacrifices d’innocents, à commencer par le célèbre fils d’Abraham. Nous savons qu’il s’est toujours trouvé une multitude d’idiots, bêtes et méchants, pour faire confiance à sa sacrée violence au lieu de la rejeter. Depuis des temps immémoriaux, la promesse faite à Abraham d’avoir une descendance plus qu’abondante ne s’est jamais démentie.

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