Justice clémente pour un Syrien, assassin d’une Allemande de 85 ans

Publié le 22 juillet 2019 - par - 6 commentaires - 1 269 vues
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La Police et la Justice sont systématiquement réduites à rien. Exception faite des meurtres et des homicides volontaires, plus rien n’est poursuivi.
La justice de Berlin n’est pas la seule à capituler devant la criminalité- et donc à délaisser gravement la protection de la population. Cette capitulation est maintenant officielle dans la capitale fédérale. C’est ce qu’annonce Ralph Knispel, président de l’Association des Procureurs de Berlin.
« L’état de droit ne fonctionne plus. » » Que des tueurs présumés puissent vivre en toute liberté est un symptôme de la surcharge de la Justice. »
Etonnamment, ces commentaires sont tombés lors d’un entretien avec Markus Lanz, un présentateur de la chaine ZDF doué d’un indéniable talent d’enjoliveur. (Mon avis personne : sirupeux et insupportablement sûr de lui).

Que le procureur général Ralph Knispel s’exprime si ouvertement au sujet de l’effondrement de la Justice berlinoise, c’est parce qu’il parle en tant que président de l’Association des procureurs, alors que normalement, en tant que procureur général, ces déclarations publiques lui seraient interdits par les muselières administratives.

Au sujet de la thèse selon laquelle la capitale serait une ville attrayante pour les salariés du secteur de la justice, l’avocat n’a qu’un sourire cynique. C’est à Berlin que les avocats gagnent le moins à l’échelle nationale. Pour un même travail, ils touchent 5 000 euros NET par an de plus en Bavière. La description du travail quotidien du procureur général rappelle plutôt certains postes dans les pays du tiers-monde ; mais c’est une réalité dans la capitale gouvernée par la SPD- les Verts-et la Gauche.

Le procureur décrit comment chaque jour de nouvelles montagnes de dossiers de crimes graves viennent encombrer son bureau, même pas fournis par un service interne ou le service de poste. Il doit aller lui-même en prendre livraison.
En l’absence d’employés administratifs, les procureurs dactylographient eux-mêmes, tout comme ils investissent des heures de travail pour rendre les copies nécessaires, et à cet effet, s’activent eux-mêmes dans les salles de copie. Combien plus efficace travaillerait la justice, si on leur évitait ces travaux auxiliaires. Un mercredi sur deux on termine à 17 heures, tous les ordinateurs de bureau sont éteints pour maintenance.

Mais il y a encore pire : à la Cour pénale de Moabit, les 43 procureurs n’ont même pas leur propre bureau. Les locaux servent à plusieurs magistrats à la fois. Ils ne peuvent ni parler dans leur enregistreur, dotés de programmes défectueux, à un niveau similaire à celui de WhatsApp et sont dépassés par la consignation des noms arabes, ni ne peuvent se concentrer au téléphone ou interroger des témoins et des suspects dans leur bureau.
La suroccupation empêche également que les stagiaires soient formés avec circonspection et que les dossiers puissent être discutés avec la police sans être dérangés
La politique berlinoise avait promis la mise en place d’un fichier électronique pour la magistrature surchargée de travail pour l’année 2026. Après l’expérience avec l’aéroport de Berlin, ces avancées numériques ne seront « probablement disponibles qu’en 2038 », quand la plupart des procureurs actuels seront à la retraite. Le procureur général Ralph Knispel résume la situation comme suit : « les conditions dans lesquelles nous travaillons, sont inacceptable. »

56 % des infractions traitées restent non élucidées

Le président de l’Association allemande des juges, Jens Gnisa affirme que seuls les meurtres et les homicides volontaires sont poursuivis par la Justice et ce, souvent avec un énorme retard.

90 % de tous les délits, infractions comprises, ne seraient pas poursuivis à cause de la mauvaise gestion du personnel de la magistrature. Déstabilisation de l’Allemagne : la perte de la sécurité intérieure et extérieure.

Knispel déclare : « La justice de Berlin ne peut pas faire face à la situation actuelle »
Poursuivant, le procureur a déclaré : » le sujet des mandats d’arrêt non exécutés joue un rôle dans tout le pays, mais surtout à Berlin, et n’est pas suffisamment traité par le département de la Justice du Sénat.

À Berlin, nous avions l’année dernière – l’échéance était mars 2018 – plus de 8.500 mandats d’arrêt non exécutés.) « Même si nous nous rappelons le processus de Fribourg, où onze fugitifs ont été inculpés pour viol. Il y avait un mandat d’arrêt contre le principal accusé et il n’a pas encore été appliqué. »
« Les criminels rient de nous. »

Ces situations ne concernent pas seulement Berlin, mais aussi d’autres provinces. Le ministère public évoque aussi le surpeuplement carcéral
Par conséquent, les délinquants ne doivent plus purger leurs peines exécutoires et définitives. Dans ce contexte, même les auteurs de la criminalité organisée auraient été transféré très rapidement en milieu ouvert. Ceux qui commettent ces crimes respectent-ils encore l’État de droit ? Le parquet de Berlin a répondu : » non, ils se moquent de nous !

En raison de cette incroyable pénurie, les cas d’auteurs présumés de violence et de torture qui doivent être libérées s’accumulent, étant donné que le système de justice ne respecte pas les délais prescrits ! Quels actes se cachent derrière ce scandale judiciaire ? C’est ce que de nombreux allemands ont découvert à Cottbus début juillet. Depuis début 2017 un réfugié syrien (prétendument) de 17 ans, en détention provisoire. Il est fortement soupçonné du meurtre bestial de Gerda K. (82 ans).

Clémence pour l’assassin syrien

Il est accusé d’avoir ligoté la vieille dame avec un sac sur la tête, pour fouiller tous ses tiroirs et ses armoires. Gerda K. a étouffé atrocement. Le Syrien a donc commis un vol avec assassinat particulièrement cruel. Selon le droit pénal appliqué aux mineurs, seuls 10 ans menacent l’immigrant. Mais la cour d’appel provinciale a encore optimisé l’ahurissante défaillance de l’État. « Le syrien est rapidement à libérer de la détention provisoire, celle-ci étant anormalement longue. »

Cette scandaleuse décision n’a certainement pas été prise « au nom du peuple »

Anne Schubert

(Largement inspiré de l’article rédigé en allemand par STEFAN SCHUBERT)

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Notifiez de
saurer

Très bon article, qui est le reflet de ce qui comme à arriver aussi en France.

POLYEUCTE

On a assez à faire en France… Merci !

patphil

c’est toute l’europe de l’ouest qui est infectée

wika

L’Allemagne comme la France sont devenues des pays du tiers monde : place à la criminalité non punie, place à des situations qui nous dépassent parce que l’arsenal judiciaire n’a pas suivi l’acceptation d’individus dépassant nos codes et nos modes de vie.
Quand on reçoit ces parasites en fanfare avec appartement, allocations et tout le reste gratos, il n’y a plus d’argent pour les institutions judiciaires.
La grosse vache Merkel et l’insupportable qui nous gouverne ont d’autres chats à fouetter que la sécurité de leurs compatriotes

Le Blob

C’est l’africanisation de nos systèmes judiciaires.

ann

exxacte Le Blob