Allemagne : pas d’expulsion pour Sami, ancien garde du corps de Ben Laden

Publié le 27 juillet 2018 - par - 6 commentaires - 700 vues
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La cour ordonne son retour en Allemagne !
La loi interdit l’expulsion de dangereux djihadistes. (Personnellement, j’affirme que les lois sont faites pour être modifiées. Nous nous trouvons sous une menace réelle ou non ?)
Cette affaire a mis en lumière les naufrages du système allemand et vérifié les fondements droits-de-l’hommiste de la décision judiciaire. Une justice basée sur les droits de l’homme rend l’expulsion des illégaux pratiquement impossible, y compris ceux qui menacent la sécurité collective.

Tunisien, le demandeur d’asile titulaire d’un billet de retour vit en Allemagne depuis 1997. Identifié par les autorités sous le nom de Sami A., mais enregistré dans l’état-civil de son pays natal sous le nom de Sami Aidoudi. Selon les autorités, ce salafiste a séjourné en Afghanistan et au Pakistan avant les attentats du 11 septembre 2001. A son arrivée en Allemagne, il a été placé sous surveillance par les services de sécurité, pour propagande islamiste et tentatives de radicalisation. Il a noué des relations étroites et régulières avec les réseaux djihadistes, indique un rapport officiel, fuité dans la revue Focus .
Sa demande d’asile a été rejetée en 2007. Plusieurs thèses confirment sa participation à un stage de formation militaire dans une base d’Al-Qaïda en Afghanistan de 1999 à 2000. Durant sa formation, il aurait également exercé comme garde du corps de Ben Laden. Il nie ces accusations et affirme que pendant cette période, il suivait des études à Karachi.
Malgré le rejet de la demande d’asile du funeste prédicateur, les tribunaux allemands ont à plusieurs reprises bloqué son expulsion de crainte qu’il soit torturé ou maltraité dans son pays d’origine !!! En avril 2017, un tribunal de Münster a jugé qu’il encourait un risque « considérable » de « tortures et traitements inhumains ou dégradants » s’il retournait en Tunisie.
En avril 2018, l’opinion publique s’est indignée que cet individu malfaisant soit autorisé à rester en Allemagne. La presse venait de révéler qu’il y vit depuis plus de dix ans aux frais du contribuable, avec sa femme (encore heureux qu’il n’en ait qu’une..) et leurs quatre enfants et que les services de renseignement l’avaient fiché comme une menace pour la sécurité.
En réponse à une demande du parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD), le gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a confirmé que, depuis des années, Aidoudi touchait 1.168 € par mois de l’aide sociale, majoré des allocations familiales. (Ils doivent ingurgiter pas mal de couscous avec ce salaire de misère, sauf évidemment si le géniteur bénéficie de salaires annexes, prêches, harangues ou autres oraisons…)

En mai 2018, Le Conseil constitutionnel a autorisé l’expulsion d’un djihadiste tunisien impliqué dans une attaque terroriste en 2015  à Tunis. Le ministre de l’Intérieur, s’est appuyé sur cette décision pour exhorter les services d’immigration à inscrire cette affaire en tête de leurs priorités. « J’exige qu’il soit expulsé » a-t-il déclaré.
Le 25 juin, suivant ces consignes, le néfaste orateur a été arrêté par les services d’immigration et les procédures d’expulsion ont été accélérées. (Il faut dire qu’après 10 ans de prêche haineux aux dépens et aux frais de la classe laborieuse, il était grand temps…)
Quelques semaines plus tard, le 13 juillet, avant l’aube, le perfide débineur, escorté de quatre policiers fédéraux et d’un médecin, a été placé dans un jet spécialement affrété et transporté en Tunisie. Son expulsion a coûté près de 80.000 € au contribuable allemand ! (Magazine Focus)

Bien que le tribunal administratif ait ordonné de différer l’expulsion, la décision n’a été transmise aux services d’immigration qu’après le décollage.
Apprenant l’expulsion, le tribunal a exigé qu’Aidoudi soit rapatrié en Allemagne. Estimant que l’expulsion avait porté atteinte aux « principes fondamentaux  de la primauté du droit ». Les juges semblent avoir considéré qu’ils ont été dupés. Ils ont reproché aux services d’immigration de ne pas avoir été informés de la date de la procédure d’expulsion et même laissé entendre que les fonctionnaires de l’immigration avaient « sciemment » défié le jugement du tribunal.

Je ne voudrais pas vous cacher cette photographie du même juriste dans sa robe d’avocat, je la tiens du journal BILD, et malgré une ressemblance évidente, je préfère ne pas la publier en priorité…
Le lendemain, les autorités tunisiennes ont annoncé qu’elles n’avaient pas l’intention de renvoyer Aidoudi en Allemagne. « Une justice indépendante enquête», a déclaré le porte-parole du procureur général.
Le 17 juillet, l’antipathique individu a clamé que son expulsion était un acte de pur racisme et affirmé qu’il porterait plainte contre le gouvernement. Au journal Bild, il a déclaré:
« J’ai été littéralement kidnappé. Ils ont débarqué à trois heures du matin et m’ont enlevé. J’ai dit à la police : « Impossible, le tribunal a bloqué mon expulsion. » Mais ils ont répondu que l’ordre venait de très haut et que je n’y pouvais rien. Ils m’ont même empêché de voir mon avocat. Ils ont aussi refusé que je contacte ma femme et mes enfants. » (Et ils étaient où, la moukhère et les rejetons, à trois heures du matin ?)

Seehofer a imputé l’expulsion à un « problème de communication » mais ses adversaires l’ont accusé d’avoir sciemment outrepassé les décisions du tribunal.
La ministre de la Justice, social-démocrate, a déclaré : « Ce que les tribunaux décident doit être appliqué. Si les autorités commencent à faire le tri entre les décisions de justice qui leur conviennent et celles qui ne leur conviennent pas, c’est la fin de l’Etat de droit. »
Le dirigeant des Verts, lui a affirmé: « Soit nous avons affaire à une véritable pagaille, soit les services du ministère de l’Intérieur ont agi de manière scandaleuse, pour faire un exemple. Nous exigeons qu’une enquête détermine si le ministre de l’Intérieur a tenté de contourner la décision du tribunal. »

(Je rappelle que la politique d’immigration de ce parti s’articule autour de l’idée que la migration des peuples à travers la France et l’Europe doit se faire librement et sans contraintes. Les mesures phares englobent la régularisation de tous les sans-papiers à la procédure de naturalisation, en passant par la mise en place d’une politique d’accueil et de suivi des arrivants, notamment dans l’apprentissage de la langue. Le principe : »l’immigration est une chance », « porteuse de multiples richesses et de tolérance ». C’est aussi simple que cela !)
Les détracteurs du système d’expulsion développent une autre argumentation : ils ont appelé à des réformes législatives. Axel Fischer du groupe parlementaire CDU / CSU déclare que dans le système actuel, « les droits reconnus aux islamistes pèsent plus que les droits du peuple allemand à la sécurité ». (Excellent discernement…)

Il ajoute que la législation actuelle « donne l’impression qu’il est pratiquement impossible d’expulser les islamistes, quel que soit le niveau de risque qu’ils représentent, dans des pays comme la Tunisie ».
Dans un éditorial publié bien avant l’expulsion, le journal Bild a commenté les failles du système d’expulsion :
« Cette épopée n’en finit pas. Les autorités ne trouvent pas moyen d’expédier ce chef salafiste dans son pays natal, et ce bien que le ministre tunisien des droits de l’homme, ait affirmé qu’il n’y a AUCUN risque de torture en Tunisie. «
Depuis 2006, le Bureau fédéral des migrants et des réfugiés (BAMF) et le gouvernement de Rhénanie du Nord-Westphalie tentent en vain de se débarrasser de l’imam encombrant.

Bien que ce guerrier d’Al-Qaïda installé en Allemagne depuis 1997 soit fiché comme dangereux prédicateur, il est encore et toujours toléré en Allemagne et touche 1.100 euros de subventions mensuelles (sans compter les allocs…).
Selon Alexander Dobrindt, membre du Bundestag, « les salafistes comme Sami A. n’ont rien à faire ici et doivent être expulsés. L’Allemagne n’est pas une maison de repos pour djihadistes à la retraite ».
Rapatriement ou 10.000 Euro de sanction !
Le tribunal administratif menace les services d’immigration d‘une amende juteuse.
La Tunisie ne veut pas remettre Sami A. à l’Allemagne. Mardi, un représentant de la justice tunisienne expliquait que Sami A. serait même poursuivi pour terrorisme dans son propre pays. Si l’action en justice se concrétise, l’accusé doit être jugé en Tunisie, déclare le porte-parole des services anti-terroristes.

A ce jour, le tribunal administratif de Gelsenkirchen menace les services d’immigration de la ville d’une astreinte de 10.000 Euro, si Sami A. n’a pas été rapatrié avant le 31 juillet 2018.

Au parlement, l’opposition (le parti SPD) veut à tout prix empêcher que le sinistre imam rebrousse chemin. Actuellement, en Rhénanie du Nord Westphalie, sept malfrats fichés sont tenus de quitter le pays. Leur expulsion est immédiatement exécutoire. Mais leur évacuation effective dépend de la volonté de coopération de leurs pays d‘origine.

Anne Schubert

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Notifiez de
DUFAITREZ

Un si long texte par cette chaleur ? On suffoque !

Trop méchant

Pauvres allemands. Leur justice est aussi con que la nôtre…

uru

pourquoi tant de « cinéma » au sujet d’expulsion d’etrangers ? un délinquant étranger ou déchu de la nationalité ne doit plus être en france ! si pb, alors on l’interne dans un établissement français inhospitalier ‘style les iles kerguelen’ ravitaillé par la marine ! soyons humains, ils seront libres de vaquer comme ils le désirent !! deux solutions pour se sortir de là : soit il s’évade soit il demande lui même à être expulser vers le pays de son choix !! et tout est réglé en douceur légalement

Philippe@9.3

La solution la plus simple sera probablement d’attendre qu’une association dite humanitaire vienne le(s) chercher afin de les ramener chez nous…

uru

ok c’est vrai mais à nous de controler nos frontieres !!! cette association serait dans l’illégalité

Saintongeais

Dieu merci il semblerait que l’épouse et les enfants n’aient pas été expulsés comme toutes les familles des très rares expulsés. A quand un ferry avec 10 000 « expulsés » à bord, pour en finir?