Allez voir le site de Richard Millet

Publié le 31 décembre 2014 - par - 3 821 vues
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Ri7RMillet et MToulza jpegPuisque la censure s’emballe et n’a pas honte d’envoyer son ministre de l’Intérieur en première ligne il est urgent d’aller faire un tour sur le site de Richard Millet, autre censuré, en suivant le conseil de Pierre Mylestin.

Une des dernières émissions de TV Liberté nous montrait l’écrivain très différent de son interview inique par Elkhabbach en 2012.  Beaucoup plus détendu’ c’était dans la série  » nos chers vivants » un hommage à Gérard Depardieu, auquel s’accorde un des derniers livres de Millet : « le corps politique de Gérard Depardieu » chez l’éditeur Pierre Guillaume de Roux, paru en 2014. Il commence par cette citation d’Isaïe I, 7 :

« votre terre est désertée, vos villes sont brûlées par le feu, les étrangers dévorent votre pays devant vous, et il sera désolé comme une terre ravagée par ses ennemis. »

Ce « corps politique » renvoie à  » Langue fantôme, suivi de l’éloge littéraire d’Anders Breivik » en 2012, où les médias et certains auteurs (pas écrivains, nuance) se sont acharnés au point de lui faire perdre une situation prestigieuse d’éditeur chez Gallimard. Il me pardonnera si je résume : comment comprendre Breivik en le restituant dans un univers de perte d’identité, comme celle que nous connaissons tous les jours. Bien loin d’approuver Breivik évidemment, chercher à comprendre comment ça a pu arriver. Évidemment, il y a beaucoup moins à comprendre chez les déséquilibrés, isolés, anencéphales djihadistes français.

Après sa carrière de romancier des petites gens du Limousin mais aussi sur la guerre du Liban (La confession négative) il a commencé à critiquer l’indigence de la langue et des auteurs actuels et s’est fait pas mal d’ennemis dans ce pouvoir là jusqu’à ce qu’ils aient sa peau, professionnellement. Bien sûr, c’est un écrivain plus difficile, moins accessible, moins connu, n’étant pas journaliste il n’avait pas cette notoriété et cette familiarité que nous aimons chez Éric Zemmour, et il n’a pas bénéficié du soutien de tant de gens. Ce ne fut une fatwa que franco française, par ceux qui suicident la France.

« hoplites de la santé romanesque, marathoniens des droits de l’homme, Jivaros de la syntaxe para linguistique,  » femmes », pénitents d’outre sexe, incultes indignés, les écrivains sont la bouche par quoi rote le Bien » 

Le moine soldat des Lettres Françaises publie encore et ne comptez pas sur les médias pour vous parler de lui. Sur son site vous trouverez des présentations de livres déjà sortis et à venir comme Le dictionnaire amoureux de la Méditerranée chez Plon l’an prochain.

Depuis son ouverture récente son site publie aussi ses textes, 4 à cette date, le dernier sur la rentrée littéraire. Comme c’est à Noël qu’on nous les offre, les prix Goncourt, Médicis… sont sur vos tablettes, jetez un œil sur ce que Millet en pense. Sur Zemmour, si c’est un immense succès d’édition, indispensable,  pour autant ce n’est pas vraiment de la littérature, mais en avons nous encore des souvenirs, un goût, une musique ?… Hugo, Zola… Vous voyez ?

Je ressens profondément cette perte de littérature, qui permet de comprendre l’universalité de l’homme à travers des histoires singulières : ça donne à penser, mais comment encore voir naître de nouveaux écrivains avec la censure qui rentre insidieusement dans les têtes ? On verra pour le prochain livre de Houellebeq « soumission« .

Dans ce dernier article Richard Millet vous parlera des pets de héron de Valery Giscard dEstaing et des cris des pintades que les simplets amenaient pisser.

Dany Posey

http://richardmillet.wix.com/siteofficiel#!La-%C2%AB-rentr%C3%A9e-litt%C3%A9raire-%C2%BB-comme-sortie-de-la-litt%C3%A9rature/c1q8z/A1006567-D54C-4817-BA4F-47969168E404

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