Amendes abusives : l’ahurissant témoignage de trois citoyens de Vannes

Nous avons réussi à nous procurer le témoignage de trois citoyens de Vannes, verbalisés dans des conditions ahurissantes par la police locale, suite aux consignes du préfet Joël Mathurin. On se croirait davantage en Chine qu’en France, quand on lit les intimidations subies par ces trois paisibles personnes qui n’avaient apparemment, aux yeux des autorités, qu’un seul tort : ne pas croire à la version officielle sur le Covid, et vouloir expliquer pourquoi à leurs concitoyens.

Rappelons quelques pièces du dossier de Vannes :

Le préfet Mathurin fait de Vannes le laboratoire du modèle chinois

Vannes : des manifs anti-passe à la campagne Zemmour

Voici donc les faits tels que les ont rapporté une des trois personnes verbalisées.

Après autorisation de monsieur Laurent Gounelle, trois personnes ont procédé à la lecture publique de son dernier roman, « Le réveil ». Cette lecture s’est effectuée à trois voix de façon théâtrale et à haute et intelligible voix (sans micro). Au cours du mois d’avril, ces personnes ont procédé à trois lectures du livre à raison de quatre chapitres à chaque fois. Leurs lectures se sont effectuées sur la place Brûlée à Vannes.

Le samedi 7 mai 2022, ils ont démarré leur lecture à haute voix à partir de 15 h 50. La présence inhabituelle de voitures de police a alors été remarquée.
Au bout d’une dizaine de minutes de lecture, la manifestation anti-passe a investi la place Brûlée. Les trois personnes ont alors arrêté leur lecture le temps de la présence des manifestants, soit environ une demi-heure.
Un motard de la police nationale s’est arrêté auprès des lecteurs alors qu’ils étaient en train de discuter avec des manifestants intéressés par les informations qu’ils avaient affichées sur des panneaux

Il leur a demandé s’ils avaient une autorisation pour occuper l’espace public.
Ils ont répondu qu’ils faisaient la lecture avec autorisation de l’auteur d’un roman et qu’ils ne savaient pas qu’une autorisation était nécessaire pour une action qui ressemblait à du théâtre de rue. Le policier leur a alors dit que ce n’était pas du théâtre de rue car ils n’avaient de public. Que c’était pour cette raison qu’ils attendaient leurs « petits copains », pour avoir du public. Les trois lecteurs ont alors répondu qu’ils arrêtaient leur lecture lorsque la manifestation était présente car ils étaient sur un autre type d’action basé sur l’information.

Le policier est reparti en moto en maugréant.
La discussion avec les derniers manifestants présents s’est prolongée encore quelques minutes.
À peine les trois personnes avaient-elles repris leur lecture que deux motards de la police nationale sont venus les contrôler.

Ce jour ils ont eu le temps de lire environ deux chapitres du livre.
Les policiers leur ont reproché oralement :
– d’occuper l’espace public de façon illicite,
– de faire partie de la manifestation anti-passe et puisqu’ils discutaient avec les manifestants, « c’était forcément leurs copains »,
– d’être habillés en blanc,
– de faire un discours, 
– de faire de la contre-information.

À aucun moment ils n’ont fait allusion à la lecture du roman et ne s’y sont pas intéressés. De même ils n’ont JAMAIS reproché aux lecteurs d’avoir fait « du bruit ou du tapage injurieux troublant la tranquillité d’autrui » car en effet les lecteurs n’ont reçu aucune plainte de commerçants ou de passants ayant assisté à l’intervention.
Les trois lecteurs ont tenté à plusieurs reprises d’expliquer aux policiers qu’ils faisaient la lecture d’un roman avec l’autorisation de l’auteur et que les panneaux informatifs qu’ils proposaient étaient sourcés, du Sénat, de sites du gouvernement, des laboratoires pharmaceutiques, du journal Le Monde, du journal La Croix, France Inter, France Info …

Rien n’y a fait. Les motards de la police nationale leur ont demandé d’arrêter leur lecture.
Ils ont alors vérifié leurs identités et photographié leurs cartes d’identité ou passeport à l’aide d’un téléphone portable. Ils ont également photographié leurs panneaux informatifs.

À ce moment-là une voiture de police est venue stationner sur la droite de la place. Dans cette voiture dont les vitres avant et arrière étaient baissées, il y avait un jeune à l’arrière (peut-être un stagiaire) et à l’avant un policier avec des lunettes de soleil. On distinguait plusieurs autres silhouettes. Le chauffeur a demandé à l’un des motards de la police nationale s’il avait besoin d’un coup de main. Celui-ci a répondu « non, ça va aller ».
Un autre policier à pied, en civil, muni d’un talkie-walkie était positionné sur la gauche de la place. Un autre policier en civil (avec également un talkie-walkie) s’est positionné en bas de la place.

Les lecteurs ont alors demandé à l’un des policiers ce qu’ils risquaient et s’ils allaient avoir une amende. Il leur a répondu qu’il ne savait pas, que ce n’était pas lui qui s’en occupait.
Les policiers leur ont alors demandé de quitter les lieux. Les trois lecteurs ont immédiatement obtempéré et rangé leur matériel.
Les policiers sont alors partis. Plusieurs passants sont venus demander aux trois lecteurs ce qui s’était passé et ont été choqués par l’intervention des policiers. Les passants ont affirmé aux lecteurs qu’ils ne faisaient rien de mal et qu’ils ne gênaient personne. Certains passants en ont profité pour renouveler leurs encouragements.

Le vendredi 20 mai, chacun des lecteurs recevait un avis de contravention daté du 13 mai 2022 pour « bruit ou tapage injurieux troublant la tranquillité d’autrui » (prévus par les articles R623-2 1 et alinéa 2 du code pénal.)
Ils souhaitent contester cette infraction qu’ils ne reconnaissent pas.

Les questions suivantes peuvent se poser :
Est-il légal qu’un policier relève les identités avec un téléphone portable ?
En quoi le fait de lire à haute voix (sans micro) un roman peut être assimilé à du bruit ou à du tapage injurieux ? Le bruit pouvant être assimilé à des éclats de voix, ce qui n’est pas le cas de la lecture.
Aucune plainte n’ayant, à notre connaissance, été déposée, et aucun avertissement n’ayant été formulé au préalable, nous nous demandons sur quoi peut être basé le trouble à la tranquillité d’autrui ?
Nous nous posons la question de la verbalisation plusieurs jours après les faits et après que les lecteurs ont répondu positivement aux injonctions de la police.

Leur action de ce samedi 7 mai n’ayant pas excédé 15 minutes, peut-elle être répréhensible ?

Conclusion : trois paisibles citoyens ont été verbalisés pour lire des textes sur la place publique et vouloir informer la population. Voilà ce qu’était la France de Macron, Véran, Castex.

Martine Chapouton

 

 

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19 Commentaires

  1. Bonjou’, je m’appelle Mathu’in, et j’ai ‘ecu des o’d’es, p’ésentement… alo’s ci’culez, y a ‘ien à voi’ !

  2. Chapouton, vous en êtes encore là ?? Plus personne ne manifeste contre le pass vax. Vous étiez sur une île déserte ?

  3. La liberté de chacun dépend juste du bon vouloir de la macronnie, c’est pourtant simple comme loi.
    Et on vient d’en reprendre pour 5 ans.

  4. Tu m’étonnes la gueule de bocassa du préfet, comment veux-tu que ça se passe autrement avec un chef de tribue qui a un os dans le nez…

  5. Comparer avec le traitement des vagues de prières de rues qui bloquent la circulation sous la protection de la police, ou le traitement des déferlantes de « black blocs » lors des manifs des gilets jaunes, ou le traitement du tsunamis de « riverains » autour du stade de France certain soir hispano-britannique…

  6. réponse à KANCAU11
    non le vilain petit canard ce n’est pas MATHURIN mais SATURNIN……
    cela dit maintenant avec la gueule du préfet… encore un qui n’aime pas les blancs mais qui sait très bien empocher toutes les allocs et le gros salaires et tous les avantages de la GROSSE fonction de préfet

  7. Rien d’étonnant avec le fascisme Macronien, déjà qu’une lycéenne pour avoir posé une question directement à Macron, sur le fait qu’il puisse nommer ministres des personnes soupçonnées d’agressions sexuelles voire de viol, lui a valu la visite des Gendarmes pendant l’un de ses cours au lycée le lendemain…

  8. On voit bien ici le régime polpot de merdacron. On emmerde les gens qui font de la lecture sans bruit mais on laisse des bagnards faire du bruit et mettre la vie des gens en danger,. Et après les flics viennent chouiner qu’ils se prennent des balles ou se font rouler dessus. Quand on cherche la merde on en prend plein la gueule.

  9. tout ceci n’est pas qualifier dans le code pénal c’est ILLEGAL
    prendre un bon avocat

  10. Ils auraient mieux fait de se tisser des dreadlock et de jouer du tam-tam à fond (la caisse).
    La diversité n’est jamais dérangée (elle!)

  11. Comment dit-on déjà? république bananière …….
    prochaine députée africaine qui ne parle pas trés bien la langue mais qui connait le syndicalisme pour arriver jusqu’au palais bou(r)bon!

    République bananière:
    Expression inventée par l’écrivain américain O. Henry en 1904 pour désigner un régime dictatorial et corrompu. ……….
    Nous y sommes………..

  12. Pour que Micronescu lui caresse la couenne . Amin Dada ne recule devant rien ….

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