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Amis de gauche, vous vous êtes comportés avec moi comme des salauds !

À mes amis et camarades avec qui je partageais la passion du chant grégorien et qui se sont comportés comme des salauds 

Quelqu’un à table se lamenta sur les élections brésiliennes.
Le sujet étant lancé, je donne mon opinion calmement : « Moi je suis ravie du résultat des élections brésiliennes ».

« Quoi !!!!! tu es contente de l’élection de cette ordure ?!!!!! »

C’est A. qui m’attaque, suivie des autres. La charge est violente, le ton est agressif.
Le rapport des forces est très inégal, donc idéal pour les lâches : 5 contre un ! (sans compter la table voisine).
C’est sans risque, la meute peut s’abattre sur la proie solitaire et elle ne s’en privera pas.

Il n’y aura pas d’argumentation, de vision globale, on va pêcher dans le caniveau ce que « l’ordure » aurait dit et on me harcèle avec des accusations : « Il a dit que… tu es donc d’accord !? »
Niveau tabloïd.
Affligeant. Et pervers.

J’essaie d’élever le débat, je voudrais que l’on prenne en considération les récentes victoires des patriotes en Europe, mais G.P. « n’aime pas » ces gouvernements et vous autres non plus… donc on évite le sujet.

On ne parlera pas du Brésil. D’ailleurs, qui connaît ce pays ? Personnellement j’y suis allée : la délinquance y est incontrôlée à tel point que les touristes sont priés de ne pas sortir avec leur appareil photo. J’y ai été délestée de mon sac à main…

J’ai envie de dire : de quel droit osez-vous vous mêler du choix des électeurs brésiliens ? Le peuple, le povo, vous vous en fichez donc, vous les gauchistes ?
Vous êtes la gauche qui se gargarise de démocratie mais quand la démocratie est en marche dans les urnes et que la droite gagne, vous hurlez à l’imposture !
Comment appelle-t-on cette attitude ? Ne serait-ce pas du vrai fascisme, du vrai totalitarisme ça ?
Vous ne me laissez pas parler, ma liberté d’expression, que je revendique, ne vous intéresse pas.

Et vous dénigrez. Vous colportez les ragots, dirigés sous la ceinture de préférence. Les spécialistes en techniques de manipulation des masses visent l’image de la personne à discréditer. Cela fonctionne merveilleusement bien, grâce aux médias aux ordres, sur les moutons lobotomisés à la télé-réalité.

Vous parlez de violences aux femmes, je pointe les égorgements et viols quotidiens en France, mais vous ne voulez pas en discuter ni admettre cette réalité, le sujet est tabou et, pour bien marquer le coup, comble de l’apartheid, tu (toujours toi, A.) te lèves en disant : «  Je préfère quitter cette table plutôt que d’entendre cela ! »
Où donc est passé le respect, la tolérance ?
C’est ça votre fameux vivre-ensemble ?

Pourtant, il y en a des choses à dire sur le sujet du respect envers les femmes et nous sommes vraiment concernées puisque, à nous deux, A., nous avons la responsabilité de 7 femmes, entre nos filles et mes petites-filles, à qui nous devons laisser un pays sûr où elles pourront vivre libres et non sous un califat qui est une théocratie, avec la charia qui remplace nos lois comme c’est déjà le cas dans certains quartiers.
Nous n’avons pas le droit de les abandonner aux barbus pour lesquels c’est une prescription coranique de violer les mécréantes.

Vous êtes bien naïves, vous ne semblez pas avoir conscience de cela. Au lieu de vous révolter contre les violences faites aux femmes dans l’islam, en France tous les jours, vous glapissez que le nouveau numéro un du Brésil est un affreux misogyne et que c’est très très grave…
Ne vous rendez-vous pas compte que le vrai danger est la loi islamique avec voile imposé et viol impuni des mécréantes, car encouragé par la religion ???

Il se pourrait que si cela vous arrive, vous trouviez bien douces les plaisanteries douteuses que vous ne supportez pas.
Le statut des femmes n’est guère enviable chez les musulmans.
Ni celui des homos (je parle de faits et pas de menaces).
Je sais de quoi je parle : je vois clair, j’ai un cerveau, j’ai voyagé et étudié la langue et la civilisation arabes.

J., tu n’es pas en reste et tu joins ta voix aux attaques.
Vous quittez tous la table où la « lépreuse » que je suis reste seule avec F. qui persiste à vouloir me faire dire que c’est forcément un sale type qui a été élu…

C’est douloureusement décevant car toi, F., qui me connais bien, qui habituellement affiches une certaine neutralité, tu avais le pouvoir de mettre fin à ce lynchage, mais tu as choisi de jouer le rôle de l’inquisiteur : je devais absolument dire que je désapprouvais les (pseudo-) dires du nouveau président brésilien…
Je n’ai pas voulu entrer dans ce jeu pervers et je t’ai dit que je m’en fichais.

Il a aussi été question d’Aznavour qui ne méritait pas ses funérailles nationales selon vous. Je suis en désaccord avec vous et je le dis.
Regards méprisants…
Pourquoi cet Arménien qui a tant contribué au rayonnement de la France ne mériterait-il pas l’hommage rendu ?
Parce qu’il n’était pas de gauche ?

Vous êtes des gens sectaires et intolérants qui ont l’arrogance des donneurs de leçons tirant leur force dans le pouvoir majoritaire.
Pire, vous êtes des islamo-collabos, des traîtres à votre pays, mais qui risquent de bientôt déchanter car le vent tourne, les peuples commencent à comprendre.

Je décide de me retirer, puisqu’on ne peut pas analyser.
Avec vos certitudes, vous ne laissez pas un autre point de vue que le vôtre s’exprimer. Vous êtes en nombre, bien-pensants, et forcément, moi qui ne suis pas d’accord, je suis mal-pensante…
Donc, je me retire dans ma chambre en vous disant que je sais que, dans mon dos, je suis traitée de nazie, de fasciste, et que je m’en fiche, car les fachos c’est vous !

Mes amis, vous avez été de parfaits petits commissaires politiques, dignes des pires régimes totalitaires, petits gardes rouges de la pensée unique. Et comme je ne suis pas optimiste sur l’avenir de notre pays, je crains le pire si nous nous retrouvons face à face dans des circonstances moins pacifiques.

Sachez que je suis une personne entière portant au plus haut degré la notion de liberté qui est un droit inaliénable, ne vous en déplaise. J’aime aussi appeler un chat un chat. Et je n’ai pas l’intention de me convertir à l’islam.

Enfin, clin d’œil du hasard, je vais conclure avec le dernier mot de l’affiche rouge que j’avais chantée la veille au soir à table, avec H. à la guitare, et j’écris avec amour pour mon pays : vive la France !

Raymonde Uhl

P.-S. 1 – Oui, A., tu as du mal à le concevoir, j’aime Léo Ferré, j’ai de l’admiration pour le groupe Manouchian dans lequel je vois avant tout l’esprit de résistance, l’étiquette communiste étant secondaire en la circonstance. Vois-tu, la hiérarchie existe aussi dans les valeurs, pas seulement à l’armée ou chez les abeilles !
J’aime aussi Gainsbourg et sa fameuse chanson : « Sois belle et tais-toi » !

P.-S. 2 – À toi, M. le Bavarois, qui étais à côté, je voudrais dire que tu n’as pas à porter la faute d’Adolf sur tes épaules du haut de ton mètre 90.
Tu es allemand et tu as le droit d’être fier sans la repentance.

Et toi, I., toi qui as la vie devant toi, je ne saurais trop te recommander de toujours penser par toi-même et de ne pas hésiter à remettre en question les doctrines officielles.
Bonne chance dans ta Pologne chrétienne !

P.-S. 3 – Le lendemain d’un lynchage, si d’aventure certains d’entre vous n’ont pas la conscience tranquille, il est inutile de dire cette idiotie : « On t’aime bien, mais on n’aime pas tes idées ».
Je pense, donc je suis = je suis mes pensées.
Remettez-vous plutôt en question… et lisez les livres « interdits » !!!
(je veux dire politiquement incorrects).