Andreas Lubitz : un nouveau déséquilibré ?

Publié le 28 mars 2015 - par - 8 869 vues
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Liberté d'expression2Le copilote de l’Airbus A320, Andreas Lubitz, 27 ans, n’avait que 630 heures au compteur, venait d’une commune traditionnelle allemande et vivait entre la commune de ses parents et Düsseldorf où il avait aussi un appartement de 2 pièces et y amenait sa copine. Qui dit commune traditionnelle, comme Montabaur en Allemagne, dit milieu Spießbürger, délateur, observateur, prêt à dégainer son portable, sa caméra pour filmer les gens avec un comportement de « freaks ». Pour une personne n’ayant jamais vécu en Allemagne c’est dur de comprendre le terrain allemand où quand la poubelle est mal faite, où quand la voiture est mal garée, où quand vous faites trop de bruit, ou quand vous avez un comportement bizarre, où quand des enfants crient en jouant, il se trouve toujours un voisin animé de ce qu’ils disent de « Zivilcourage » pour appeler la police, pour vous filmer, vous photographier ou déposer une plainte contre vous ! Dans le cas d’Andreas Lubitz personne ne l’aurait signalé pour des comportements liés à des troubles psychiatriques ou de « freaks ».

Pourtant tous les médias officiels sont sur cette piste qui est devenue en l’espace de deux jours officielle. Et il est curieux d’analyser que c’est le Bild (journal d’Etat qui casse la vie des politiques tombés en disgrâce du jour au lendemain ou qui alimente la haine anti-russe dans la guerre en Ukraine) qui a été le premier à lancer la piste psychiatrique. Un type, qui se met à hurler subitement dans la rue ou dans son appartement ou qui a des crises, est  signalé de suite à la police surtout dans une commune « paisible » comme Montabaur.  Andreas Lubitz, officier copilote de Germanwings en passant par l’école de la Lufthansa, qui n’aurait dont pas été dénoncé, stigmatisé pour sa maladie, un nouveau déséquilibré comme ces déséquilibrés des médias officiels qui depuis quelques semaines hantent les contenus de nos journaux de masse ? C’est purement impossible en Allemagne !

Pages Facebook. Un site allemand , dont on peut contester la qualité, mais qui interroge car l’auteur a-il lu ce qu’il écrit ?, s’interroge. « … viens juste de faire un tour sur la page « soutien à Andreas Lubitz, héros de l’Etat Islamique Community. Il vivait dans la communauté musulmane de Marseille », dit l’auteur de cette page sans donner des preuves de ses dires. La page Facebook du copilote Andreas Lubitz a été très vite effacée se plaint un lecteur de Facebook et écrit, « quelqu’un qui avait le code a entre temps désactivé sa page Facebook ? » ; « Qui pouvait bien savoir qu’il aurait eu l’intention de causer la mort de 150 personnes ? La personne qui a désactivé sa page Facebook a vraisemblablement détruit des indices importants ». Les gens ne savent plus qui et quoi croire tant les médias officiels mentent à longueur de temps depuis des années sur les faits de société. Dans cette affaire comme dans les autres faits de société l’Etat ne joue pas la transparence. Le plus grave est que de nombreux faits sur d’autres cas ont révélé le mensonge des médias et des journalistes sur ces faits de société.

Les jeunes, les déséquilibrés. Dans les années 90 est apparu le mot « jeune » dans le contenu des articles pour ne pas parler de l’origine ethnique d’une personne ayant commis un crime. Depuis les menaces liées à l’islam les médias emploient le mot « déséquilibré » pour parler d’un islamiste. Le journalisme reprend la sémantique de guerre pour garder la population dans l’insouciance. Le bel exemple est celui du « déséquilibré » de Rennes dont les médias ont volontairement expliqué que l’individu était déjà suivi en psychiatrie et que l’homme ne pouvait pas être un islamiste. Cette même presse a gardé sous silence les témoignages des voisins qui pourtant se trouvaient à la portée de leurs micros et caméras. Dans cet exemple rennais les journalistes, le préfet, les rédactions, ont parlé d’une même et identique voix tout comme dans le cas du copilote. Un journaliste autrichien, qui était sur le terrain, a récolté les témoignages des voisins qui ont bien dit de manière spontanée que l’homme de Rennes n’était pas du tout fou mais un djihadiste qui, hurlant de temps en temps dans son appartement des louanges à Dieu, avait décidé de déclarer son amour pour son Dieu sur son balcon en direction des voisins et des passants. Ces témoignages pas retenus dans la presse de masse, le brave lecteur ne retenant que la thèse du « déséquilibré ». Les lecteurs ne sont pas dupes et sentent dans cette période de crise que l’Etat gère une communication spéciale pour ne pas affoler la population.

Mentalité allemande. En Allemagne tout est sous contrôle bien avant la naissance avec le Jugendamt jusqu’après la mort avec la fabrique qui recycle les vieux www.plastinarium.de. La société est si bien organisée pour contrôler les gens qu’un seul geste déplacé suffit pour retirer une personne de la circulation. Ceux qui ont été les témoins de ces actions de la police et des services dits sociaux parlent des actions de la Gestapo. C’est pour dire qu’un déséquilibré en Allemagne ne reste pas longtemps seul chez lui ou à son poste de travail ! Dans le cas d’Andreas Lubitz qui aurait été un « freak » selon un témoignage, il aurait été traité en psychiatrie selon les médias, à aucun moment il n’aurait été signalé par un voisin, un passant, un médecin, un infirmier, un psychologue, une hôtesse, un steward, un autre pilote, un serveur? Absolument impensable dans un tel pays où les médecins, les enseignants, les éducateurs, ont l’ordre de dénoncer les parents soupçonnés de ne pas bien s’occuper de leurs enfants ! Où les services sociaux toujours liés au Jugendamt se chargent de rendre visite aux retraités pour déterminer en secret si ils doivent être mis en maison pour vieux ! De surcroît l’hôpital de Düsseldorf explique, ce que Le Figaro relate, dans une déclaration qu’Andreas Lubitz venait en consultation mais pas pour des questions psychiatriques mais pour d’autres raisons qui restent (en plus même après la tragédie) un secret médical !

Il est, en outre, prouvé que les autorités allemandes font des fausses expertises pour interner des personnes (cas de parents mis en psychiatrie pour avoir voulu empêcher le Jugendamt de prendre leurs enfants ; affaire Gustl Mollath …) ou pour retirer des enfants aux parents ou pour changer des actes de naissance aux enfants sans décision de justice. Dans ce contexte où l’administration allemande avec sa justice réalise des faux et où pas un seul médecin allemand ou même les parents du pilote aient parlé devant les caméras, le doute du « Cogito, ergo sum » sur la véracité de la présentation des faits dans les médias de masse (surtout du Bild), peut être légitiment appliqué !

Olivier Renault

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