Anne Nivat et plein d’autres : des auteurs à nègres…

L’affaire du dernier livre à Succès d’Anne Nivat, l’épouse du donneur de leçons Jean-Jacques Bourdin, écrit par un « nègre » (une jeune journaliste en situation précaire), est la partie visible de l’iceberg. Presque toutes les auteurs à succès des grandes maisons d’édition, à l’exception de notre consoeur Adélaïde de Clermont-Tonnerre (descendante du Maréchal de Turenne, romancière à succès des éditions Grasset) qui écrit elle-même ses romans,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ad%C3%A9la%C3%AFde_de_Clermont-Tonnerre

ont recours à des « nègres ».

Dès lors, quand Anne Nivat (épouse de Jean-Jacques Bourdin) dénonce la précarité… en employant au noir une jeune journaliste précaire, on est dans la norme de fonctionnement des grandes maisons d’édition. Qu’il s’agisse de Fayard, de Michel Lafon et de bien d’autres.

Certes, le cas d’Anne Nivat suscite l’indignation par le sujet traité et par son côté révoltée contre le système et donneuse de leçons. Effectivement, dans son dernier livre, « La France de face », la journaliste Anne Nivat entend alerter sur l’appauvrissement des Français. Elle aurait du avoir l’honnêteté de préciser aux lecteurs, en préface par exemple, que pour écrire son livre, elle a eu elle-même recours au travail au noir en sollicitant une jeune journaliste précaire. Car dans « La France de face » (Fayard), la journaliste Anne Nivat et compagne de Jean-Jacques Bourdin alerte sur l’appauvrissement des Français.

Comble de la médiocrité et de l’hypocrisie : depuis quelques semaines, la journaliste Anne Nivat enchaîne les plateaux TV pour faire la promotion de son dernier livre La France de Face publié aux éditions Fayard. Après Dans quelle France on vit, publié en 2017 dans la même maison d’édition, la journaliste sillonne de nouveau le pays pour aller à la rencontre de ces Français « qu’on n’entend pas » comme elle le dit dans l’émission « C à vous » du 19 janvier. Dans ses apparitions médiatiques, elle raconte notamment l’appauvrissement économique de la population et en profite pour tacler les journalistes qui vivent dans un « entre-soi » ou « qui ne dépassent pas le périphérique ». L’ancienne prix Albert-Londres entend donc porter la plume dans la paupérisation de notre pays.

Jacques Lesinge est le « nègre » le plus connu de ces dames

Décédé en Juin 2017, Jacques était un seigneur de la presse. Dans sa deuxième vie, il fut aussi un « nègre » prolifique pour de nombreux écrivaines et auteurs.

Mais le cas d’Anne Nivat n’est pas isolé. Une foule d’auteures utilisent le même procédé dans les grandes maisons d’édition. L’exemple le plus connu est celui de notre défunt confrère du Figaro Jacques Lesinge. Fils de typographe, Jacques était devenu un seigneur de la presse. Ancien de L’Aurore (celui du «J’accuse» de Zola), du Figaro, du Fig Mag, il appartenait à cette aristocratie des grands reporters des années Lazurick et Hersant.

L’édition a été sa deuxième vie. Il a écrit ou rewrité une bonne trentaine de livres, des confidences de l’«aviseur» Marc Fievet à celles d’une sympathique Miss France, en passant par le livre « Mère Interdite » de Nathalie Gettliffe, consacré aux enlèvement d’enfants et à son incarcération au Canada. La plupart de toutes ces auteurs ou auteurs n’avaient pas les capacités intellectuelles d’écrire un bouquin, tout en ayant eu un parcours exceptionnel à un moment donné. Pour Jacques, il n’y avait pas de petits récits. Il voulait serrer la vérité au plus près.

Un autre nègre littéraire célèbre dans le domaine politique est Erik Orsenna, qui a été l’écrivain fantôme de François Mitterrand pendant des années. Il raconte son histoire dans un livre plus ou moins autobiographique, Grand Amour, dans lequel sa voix semble se mêler à celle de son héros Gabriel.

Côté gauche, Max Gallo a été, avant ses livres à succès et ses mandats politiques, le « nègre » de l’écrivain juif à succès Martin Gray, résistant à 16 ans dans le Ghetto de Varsovie, en 1944, pour le livre à succès « Au nom de tous les miens », qui inspirera un film à succès. Martin Gray a eu l’honnêteté de révéler l’identité de son « nègre » dans son livre à fort tirage « la vie renaîtra de la nuit ».

Dans une enquête publiée en 2007 dans le Magazine des livres, Anne-Sophie Demonchy avance même que 20 % des livres d’aujourd’hui seraient écrits par des prête-plume.

Les autres « nègres »

Si Eric Zemmour, Pierre Cassen, Jacques Guillemain, Christine Tasin écrivent eux même les ouvrages qu’ils publient, la liste est longue de celles et ceux qui préfèrent « sous-traiter » à des « nègres » démunis financièrement.

Selon le site Wikipedia, l’utilisation d’un nègre littéraire ou prête-plume est de mise pour les autobiographies ou les récits de personnalités célèbres dans le domaine de l’art, de la politique, du sport ou des faits divers comme :

La suspicion est fréquente à propos des auteurs et autrices prolifiques qui ont en même temps de lourdes activités publiques connues, comme Patrick Poivre d’Arvor, Jack Lang (mivres « François Ier », « Laurent le Magnifique », « Nelson Mandela »), Alain Juppé (« Montesquieu ») ou François Bayrou qui a utilisé ses attachés parlementaires (« Henri IV », « le roi libre »).

Claudia Schiffer, Julien Courbet, Greg le Millionnaire ou encore Gérard Louvin, ancien directeur de la Star Academy, ont payé des « nègres » pour écrire leurs ouvrages à succès. Doit-on en déduire que l’esclavage littéraire existe toujours en France, pour la plus grande satisfaction de nombreux politiques et personnalités de gauche ?

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

 

 

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14 Commentaires

    • C’est précisé dans mon article dans le paragraphe suivant :
      « Si Eric Zemmour, Pierre Cassen, Jacques Guillemain, Christine Tasin écrivent eux même les ouvrages qu’ils publient,  »
      Belle journée

  1. Tout doit disparaître et même ici où les contestataires se lâchent le soir ? Anne la lionne s’offrant au dieu soleil, beau corps, belle peau, belle intelligence avec des proportions nombre d’or est touchée ! Quand on pense que c’est l’étalon boubou con descendant qui aurait dû monter qui touche la déesse Nivat qu’il ne mérite pas ? C’est fascinant comment la puanteur d’esprit nous intéresse qui va disparaître ? L’odeur s’échappe et nous aussi car on oublie mais pour les acteurs, auteurs jamais !😇

    • elle est toute ridée depuis ses 35 ans. c’est pas une lionne mais une hyène perverse narcissique. sans son mari elle serait dans l’anonymat, car personne se fout de ses livres. Maintenant que son mari est écarté c’est le début de sa fin. Et a presque 60 ans elle peut dire merci à son mari, elle peut vivre comme une femme au foyer, et éventuellement payer des jeunes negre en situation précaire pour lui écrire des livres quand elle sera en manque d’attention

      • Ridée ? Signe d’air elle a la classe slave parle 7 langues et jolie comme un coeur ! Ici c’est drôle toujours du négatif ! Elle n’est pas responsable de son mari ce vieux cochon ! Le problème c’est que certaines femmes aiment les cochons ? Toutes ? Non…😇

        • Cette bonne femme se fait passer pour un grrrrand reporter car un jour, morte de trouille dans un pays pas sûr, elle s’est déguisée en moukère pour échapper aux gus du bled.
          Depuis elle est rentrée en courant en France et se contente de visiter….la province…
          Encore plus arrogante que son julot!

    • Menie Grégoire écrivait ses livres elle-même, livres historiques pour lesquels elle effectuait les recherches
      Anne-France Dautheville écrit ses livres et articles, et aussi des livres pour d’autres notamment une femme qui racontait des histoires à la radio
      Ce que je tiens d’elles-mêmes.

  2. Selon l’esprit de la  » guôoooche  » en général, il ne faut nullement citer ou écrire le mot « Nègre  » parce qu’à partir de là, on fait une distinction de couleur de peau, donc de race, et ceci èquivaut à du racisme..Parlons comme eux…Le mot  » Nègre  » ou  » Noir  » ne devrait même pas être dans le Larousse, sinon le  » Larousse  » est raciste..

  3. Merci Cher Francis pour votre article très éclairant.
    Je savais que les « nègres » existaient mais je ne savais pas que la densité des faux auteurs était si forte !
    Cela explique pourquoi certains auteurs racontent une chose (surtout sur les biographies historiques…) dans leurs livres et une autre lors des interviewes…!
    Comme je me concentre sur certaines périodes ou personnages historiques, je finis par connaître les faits ou les biographies par cœur, aussi lorsqu’il y a une bourde lors de l’interviewe, j’ai tendance à me dire que l’auteur a dû boire trop de champagne avant de venir devant les caméras. Maintenant je saurai pourquoi : l’auteur a lu trop vite « son » livre !!!
    CHE VERGOGNA !

  4. Jerry, mes doigts ont dérap sur le clavier. Je voulais écrire :
    « mais là c’est Le Singe blanc !!! Rires3

  5. Un matin, Jacques Lesinge avait reçu un petit cercueil dans un colis. Dedans, deux simples mots: «u scimiu» («le singe» en corse). Son dernier papier sur le FLNC n’avait pas plu. Mais Jacques n’était pas du genre impressionnable.

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