Annemasse : pourquoi l’équipe municipale voulait la peau de Pierre Grandchamp…

Publié le 15 octobre 2014 - par - 2 773 vues
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Pourquoi cette mosquée gigantesque aux Portes de Genève, payée avec l’argent des contribuables, alors que les Protestants locaux ont financé, eux-même, sans subvention, leur lieu de culte ? Pourquoi deux poids, deux mesures ?

http://ripostelaique.com/annemasse-grace-au-combat-du-dernier-maraicher-la-mosquee-a-du-plomb-dans-laile.html

Invalidé le 14 octobre par la Cour administrative d’Appel de Lyon, le projet de mosquée sur les terres du dernier maraîcher d’Annemasse, en Haute Savoie, aux portes de Genève, constituait une vengeance de la municipalité socialo-communiste-Modem de Serge Dupessey (municipalité au pouvoir depuis 1977). En effet, tête d’une liste divers droite en 1989, soutenue par le Front National, élu, Pierre Grandchamp avait mené la vie dure aux rouges d’Annemasse, en traquant le gaspillage financier, les subventions de complaisance accordées par le député-maire de l’époque, le socialiste Robert Borrel. En deux mots, Pierre Grandchamp a défendu les contribuables et a compliqué la vie, de 1989 à 1995, aux « copains et aux coquins » de l’équipe Borrel.

Ce qui fait dire aujourd’hui à Pierre Granchamp : « Ils m’ont accusé d’avoir été soutenu par le Front National auquel j’ai effectivement adhéré quelques années. Mais le maire d’aujourd’hui, il a été communiste, et on ne lui reproche pas des millions de morts ! Moi, je n’ai quand même pas de sang sur les mains ! Ensuite, j’ai travaillé huit ans au Maroc où j’ai rencontré ma femme et me suis fait beaucoup d’amis marocains agriculteurs….. ». Dès lors, le choix du maire actuel, dauphin du terrible Robert Borrel, n’était pas fortuit, alors que la ville disposait de friches industrielles, notamment l’ancien centre hospitalier, pour édifier des usines ou une mosquée. Tous les rouges de la mairie voulaient « tuer » Pierre Grandchamp, par vengeance !

Légitime sur cette terre !

Le combat de Pierre Grandchamp contre son expulsion et contre la construction d’une mosquée a été gagné parce qu’il était légitime ! « Cela fait plus de 40 ans, mon père occupait déjà cette terre, confie Pierre Grandchamp. On a d’abord été locataire, puis je l’ai acquise, avec mes économies, il y a une vingtaine d’années, mais la ville l’a préempté. Sur les 10 000 mètres carrés originels, elle en a ensuite récupéré 3000 pour faire une route, et elle m’a indemnisé, ce qui montrait bien que j’avais des droits sur ce terrain. Puis, la mairie a décidé qu’on devait faire une mosquée dessus, et pour les 7000 m qui restent, je n’ai cette fois droit à rien. Le tribunal a accepté et j’ai été condamné à quitter les lieux avant le 17 décembre. Si ne le faisais pas, je devrais payer 100 euros d’astreinte par jour et un élu m’a dit « on fera venir la force publique ». Tout ça pour une mosquée.

« J’ai pris la décision de poursuivre le combat, de faire appel, de saisir toutes les jurdidictions. Tout, mais je ne pars pas….. « . Bon sang ne saurait mentir, car en Haute Savoie, les Grandchamp sont des héros, comme Jean Gabin dans « La Horse ». Dans la famille, des militaires, un général de gendarmerie, un résistant sur le plateau des Glières. Alors les Borrel, Dupessey et autres coquins de la mairie ne lui font pas peur.

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La relève est assurée après la victoire juridique de Pierre Grandchamp, avec deux fils fiers du travail agricole de leur père.

Pierre Grandchamp confirme ce qui a guidé sa volonté de combattre : « Oui, j’ai eu un oncle aux Glières, et ce n’est pas une première….  J’avais acheté ce terrain, et quand ils l’ont préempté, ils m’ont spolié. Si la ville vient à le revendre comme elle veut le faire aujourd’hui, j’estime être prioritaire…. ». En nous montrant le local des Protestants à quelques pas de là, Pierre Grandchamp enclenche la publicité comparative : « Vous pouvez aussi noter qu’en face, il y a un pasteur, une église évangélique. Eh bien, il ont payé le prix fort un terrain à vendre et n’ont rien demandé à personne. Le pasteur a fait son église sans s’adresser à la mairie. Ceux qui veulent construire une mosquée n’ont qu’à faire pareil : trouver un autre terrain en vente. On perd déjà 700 hectares par an de terre agricole en Haute-Savoie, ça suffit. Ils feraient mieux d’utiliser des terres en friches industrielles, car il y en a beaucoup ! ».

Les élus socialo-communistes ont tenté de « diaboliser » Pierre Grandchamp

Pour lui enlever tout soutien populaire et médiatique, les rouges de la mairie ont traîné le maraîcher dans la boue. Alors que son exploitation familiale est bien tenue, que l’homme est apprécié de ses voisins, de ses 15 salariés qui le remercient de les faire vivre, des adjoints au maire socialo-communiste se sont attaqués à sa famille. Pierre Grandchamp et sa femme ont été accusés à tort de maltraitance sur leurs enfants. Les assistantes sociales, les services sociaux, une adjointe au maire chargée du social, ont débarqué chez lui. Rien n’a pu être relevé contre ce couple modèle et travailleur, cette famille unie dans la difficulté, qui risquait de perdre son outil de travail, sa seule source de revenus.

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Au premier plan, à côté de Pierre Grandchamp, la jeune élue d’opposition Anne Michel qui a préféré défendre l’honneur et l’outil de travail du maraîcher plutôt que les combinaisons politiques et la cuisine électorale de l’UMP et des centristes locaux. A méditer !

Pire, selon les confidences de Pierre Grandchamp, vérifiées auprès de confrères Hauts-Savoyards, des élus de la mairie ont perfidement glissé aux journalistes, sous forme de confidences, que « L’homme était raciste, anti-musulman », en oubliant, bien évidemment de dire que le maraîcher avait épousé, onze ans plus tôt, une marocaine, qui l’épaulait, le soutenait dans son combat pour sauver sa terre et le gagne pain familial.

Pierre Grandchamp confirme avoir été traîné dans la boue par des élus municipaux avides de vengeance : « La première chose qu’ils ont dit de moi, c’est que je suis raciste. Je suis pourtant loin de l’être, étant marié depuis onze ans avec une Marocaine. Nous avons eu deux enfants, et ça lui arrive de lire le Coran, même si mes gamins vont à l’école catholique. Tout se passe très bien comme ça. Le seul problème selon moi, c’est qu’on parle de terrain agricole qu’on doit laisser à un agriculteur. Cela me fatigue et m’use de toujours répondre à ces accusations de racisme à cause de la mosquée ».

Ses adversaires ont dénigré son exploitation agricole

Dans un second temps, ses adversaires ont avancé des arguments économiques tout aussi mensongers, en faisant courir le bruit que l’exploitation n’était pas viable. Or, le maraîcher du Brouaz accueille, en vente directe, une foule de clients qui voient dans ses légumes et fruits une qualité proche du bio.  L’exploitation agricole est viable en partie grâce à un marché constitué par le cas particulier de la zone franche frontalière avec la Suisse. Pierre Grandchamp et ses 15 salariés alimentent Genève (il peut exporter sans taxe vers Genève, à 10 kilomètres). Les centrales d’achat de la Suisse voisine constituent ses premiers débouchés.

En cette mi-octobre, Pierre Grandchamp a gagné contre le projet de mosquée sur ses terres. Avec peu d’alliés lors des trois années d’épreuves : quelques journalistes, ses 15 salariés et leurs familles, une seule élue, la gaulliste Anne Michel, venue l’épauler, tandis que les élus centristes et UMP, siégeant dans l’opposition au conseil municipal, ne bougeaient pas « le petit doigt », l’un des UMP, avocat, offrant même ses services au maire socialo-communiste. Du jamais vu en 32 ans de journalisme !

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

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