Annie Ernaux, écrivain hors-sol de la gauche bobo…

bonnet_d_aneAnnie Ernaux dont les livres sont encore moins épais que ceux de Modiano – Fleur Pellerin pourrait peut-être tenter la lecture de L’occupation, une soixantaine de pages écrites en caractères pour malvoyant – vient de déclarer au magazine Politis :

« Être de gauche, c’est un regard sur soi et sur le monde, sur soi dans le monde : voir l’Autre, qu’il soit malien ou chinois, hétéro ou homo, catholique, juif ou musulman, gitan, SDF, voire criminel, pédophile, comme d’abord semblable à soi et non pas d’abord différent, d’abord étranger. »

Annie Ernaux a oublié le « sans-papiers » dans son énumération de ses délires d’écrivain hors-sol trahissant la mémoire de ses origines.

Mais elle résume parfaitement ce qu’est la gauche boboïsée par son soutien au criminel, au pédophile.

Dans ses propos simplistes, on retrouve la riche palette des malversations idéologiques « United Colors of Benetton » de la bobosphère : l’Autre n’est pas l’étranger, mais un Même qu’il faut protéger contre le racisme, la xénophobie des Français de souche ; une culpabilisation de soi ; un rêve de multiculturalisme glorieux contre une société attachée à ses racines ; une glorification de la mixité ethnique, du « vivre-ensemble » ; le refus de penser « nation », « citoyen », « frontières » au profit du mythe d’une civilisation mondialisée.

Annie Ernaux c’est la quintessence de la pensée bobo avec son univers de familles recomposées, de commerce équitable, de consommation bio, de droits de l’homme, d’écologie et de vote socialiste ou vert ou Front de gauche, comme l’écrit Eric Zemmour.

Après avoir lu, les propos d’Annie Ernaux, je me suis rappelé la pétition que cette dame avait publié dans Le Monde contre Richard Millet et son Eloge littéraire d’Anders Breivik en septembre 2012[1].

Elle accusait Richard Millet d’avoir écrit un livre « porteur de menaces pour la cohésion sociale », un texte qui, si on se taisait entraînait « le risque de se mépriser soi-même plus tard », un texte dans lequel l’auteur s’était « bel et bien mis au service du fusil d’assaut d’Anders Breivik, en attisant la haine à l’égard des populations d’origine étrangère, des musulmans vivant sur notre sol, en dressant des catégories de citoyens contre d’autres dans une trouble attente, voire espérance – du pire ».

Vomissant littérairement Richard Millet pour avoir osé écrire que la vraie littérature, était morte, tuée par « le repeuplement de l’Europe par des populations dont la culture est la plus étrangère à la nôtre », précipitant les écrivains « dans une situation néocoloniale inédite », faisant de la littérature contemporaine insignifiance, indigence, niaiserie, « ordure romanesque », une « postlittérature » fruit du multiculturalisme, de l’antiracisme, des droits de l’homme, de la « bien-pensance », qui font régner la terreur dans les sociétés démocratiques, elle était dans une rage folle.

Sans doute s’était-elle reconnue dans la description de Richard Millet.

Elle notait : « J’écris depuis plus de quarante ans. Pas davantage aujourd’hui qu’hier je ne me sens menacée dans ma vie quotidienne, en grande banlieue parisienne, par l’existence des autres qui n’ont pas ma couleur de peau, ni dans l’usage de ma langue par ceux qui ne sont pas  » français de sang « , parlent avec un accent, lisent le Coran, mais qui vont dans les écoles où, tout comme moi autrefois, ils apprennent à lire et écrire le français. Et, par-dessus tout, jamais je n’accepterai qu’on lie mon travail d’écrivain à une identité raciale et nationale me définissant contre d’autres et je lutterai contre ceux qui voudraient imposer ce partage de l’humanité. »

Preuve s’il en était besoin qu’Annie Ernaux vit dans un autre monde que celui que subissent les Français de souche face à l’immigration incontrôlée dans les quartiers, les transports, les écoles…

Suivait une liste de supposée écrivains (dont la plupart étaient inconnus et le sont demeurés) qui débutait par : « Nous avons lu ce texte d’Annie Ernaux et partageons pleinement son avis ».

Patrick Besson appelait dans les colonnes du Point, ces parangons du politiquement correct « la liste Ernaux ».

A l’époque, j’avais décidé d’épurer les rayons de ma bibliothèque des quelques signataires qui y figuraient. C’est un de mes défauts : œuvre et écrivain, pour moi, sont indissociables.

J’avais donc jeté le seul bouquin d’Olivier Adam que je possédais pour éviter des cauchemars à mon défunt ami A.D.G qui était à son côté, déchiré un livre de François Bon sur les ateliers d’écriture, brûlé un mauvais volume sur la Bretagne d’Hervé Hamon, allumé le feu dans la cheminée avec La quarantaine et Désert de Le Clézio, donné Le pays de la littérature de Pierre Lepape, jeté dans un conteneur à papier Les Premiers Mots de Bernard Noël, Effroyables jardins de Michel Quint et bien sûr les quatre romans d’Annie Ernaux que je possédais.

Depuis, je m’en porte plutôt mieux.

Marcus Graven

[1] A l’époque, un peu avant Ernaux, Le Clézio s’en était pris lui aussi à Richard Millet, lire https://ripostelaique.com/affaire-breivik-millet-le-veritable-assassin-cest-lecrivaillon-nobelise-jean-marie-le-clezio.html

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