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Anniversaire : 23 mai 1957, la première grande victoire de Bigeard en Algérie

 

 

Le général Marcel Bigeard avait tiré tous les enseignements de la guerre d’Algérie, et dès les années 2000, il affichait une position extrêmement claire et ferme sur le voile islamique. Le général était un visionnaire !

Toujours à la tête de ses hommes et de son régiment, le général Marcel Bigeard avait été sérieusement blessé en Algérie. Lui était prêt à donner sa vie pour la France

Dès 1958, le général Marcel Bigeard avait écrit différents livres, dont un décrivant les tactiques anti-guérilla à employer sur le terrain. Le général américain Mac Kristal, qui avait obtenu de relatifs succès en Afghanistan, avait indiqué à la presse s’être inspiré des livres de Marcel Bigeard pour apporter une riposte (laïque ?) à la guérilla islamiste en Afghanistan.

Le 23 mai 1957, en Algérie, le 3e RCP (régiment colonial de parachutistes), commandé par le lieutenant-colonel Marcel Bigeard, un officier supérieur sorti du rang, affronte du 23 au 26 mai dans le massif d’Agounnenda, les 600 rebelles FLN du commandant Azeddine renforcé par le commando d’Ali Khodja. Les combats sont très durs entre les « Bigeard’s boys » et les Djounouds qui veulent à tout prix rompre leur encerclement. L’affrontement entre ces deux troupes d’élite supérieurement entraînées et équipées est acharné. Lorsqu’il cesse, les nôtres trouvent les cadavres de 95 fellaghas et récupèrent 45 armes.

C’est le début d’une légende, la « légende Bigeard » immortalisée sur le terrain, mais aussi dans la Revue de la Défense nationale, pour le centenaire de la naissance de Marcel Bigeard à Toul :

http://www.fnapara.fr/wp-content/uploads/2016/07/La-legende-Bigeard-une-rage-de-vaincre-rare-aujourdhui.pdf

« Pendant 25 ans, le « para » Marcel Bigeard, officier supérieur sorti du rang, né il y a un siècle à Toul, dans l’Est de la France, et son célèbre bataillon ont été le joker des chefs militaires français. » souligne la Revue de la Défense nationale. « Comme Achille dans l’Antiquité grecque fit tomber Hector devant les murailles imprenables de Troie, dès qu’une bataille semblait perdue ou qu’une ville sombrait sous le terrorisme, le bataillon Bigeard et ses 900 paras étaient largués dans l’urgence. Le succès était au rendez-vous : la victoire changeait de camp en quelques heures.

« En Indochine, puis en Algérie, le gamin de Toul, que les guerres du XXe siècle ont conduit à être l’officier le plus décoré de France, est devenu plus célèbre que ses chefs, les Castries, Navarre, Gilles, Massu ou Salan. Il avait tout fait pour cela : guerrier d’exception en Indochine et en Algérie, immortalisé avec sa célèbre pipe, se révélant un audacieux stratège, il devint rapidement le théoricien de la contre-guérilla. Il fut le premier à utiliser l’hélicoptère pour déposer ses « p’tits gars » au plus près de l’objectif. »

Avec Marcel Bigeard, alias « Bruno », Roger Trinquier, Antoine Argoud, Château-Jobert dit « Conan », Hélie Denoix de Saint-Marc, Pierre Sergent,et leurs parachutistes, la rébellion algérienne fut totalement éradiquée sur l’ensemble du territoire de l’Algérie. Une victoire militaire totale sur le terrain. Malheureusement, on connaît la suite, l’abandon politique, l’abandon des harkis, des populations qui étaient fidèles à la France et qui furent massacrées.

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411