Antifa, d’Oskar Freysinger : la dérision contre la dictature « anti-fasciste »

Il est difficile de rester neutre quand on connaît bien l’auteur et l’éditeur d’un ouvrage. Commençons d’abord par une petite digression. La couverture évoque Stéphane Hessel, et se veut une réponse d’Oskar Freysinger à l’essai intitulé : « Indignez-vous ». J’avoue que mon côté archéo revendiqué a du mal à admettre que 13 pages d’ Hessel puissent constituer un livre, même vendu seulement 3 euros. 1 euro pour 4 pages, et encore en petit format ! Oskar a bossé quatre fois plus que l’admirateur du Hamas, puisqu’il a commis un ouvrage de 60 pages, vendu 5 euros, toujours en petit format. Avec Oskar, on fait donc du 1 euro pour 12 pages ! Je ne peux que me dire que Christine Tasin et moi sommes des nigauds. Avec tous les textes qui paraissent sur le blog de Christine, elle pourrait faire un Hessel à 3 euros chaque semaine, et compléter sa retraite ! Quant à moi, avec les éditos de Cyrano, je pourrai faire publier un livre par mois par Riposte Laïque, cela constituerait un bon trésor de guerre pour d’éventuels prochains procès ! Au lieu de cela, nous nous sommes amusés à écrire 202 pages du « Bobo Jocelyn » pour 15 euros ! Nous cassons les prix, avec nous c’est du 1 euro pour 14 pages, en format plus important, qui plus est ! Que dire des pionniers de Riposte Laïque, qui ont écrit « Les dessous du voile », avec 380 pages, pour la même somme ? 1 euro pour 25 pages, format encore plus grand ! Il nous faut vraiment un commercial d’urgence, à Riposte Laïque !  
Mais profitons des avantages de la situation, le livre nouveau se dévore à toute allure, on est vraiment dans la génération zapping. A quinze heures, on attaque la lecture, à 15 heures 30 on l’a finie, et on se met à écrire un article qui sera bien plus long à rédiger que la simple lecture de l’ouvrage ! Je l’avoue, j’aime bien Oskar. Je n’ai pas oublié les assises sur l’islamisation de nos pays, où il a su résister aux pressions de son parti, des journalistes, des gauchistes et des socialistes pour répondre présent à notre invitation, le 18 décembre 2010, à l’espace Charenton. Je pense que lui n’a pas oublié l’accueil chaleureux qu’il a reçu ce jour là, qui lui a confirmé l’impact de la votation citoyenne suisse sur les minarets. J’aime l’esprit libre, l’amour du rire, le sens de la provocation de cet homme à qui il suffit d’interdire quelque chose pour qu’il ait encore davantage envie de le faire. Il me revient à l’esprit les vociférations du nommé Corbière, ce jour là, qui, parlant d’Oskar, avait glapi : « Qu’est-ce que c’est que ce hippie tout droit sorti de Woodstock qui tient un discours de facho ». Pourtant, en parlant de facho, je n’imagine pas Oskar écrire à un maire pour lui dire qu’il ne doit pas accepter que dans sa mairie, Pierre Cassen et Christine Tasin dédicacent leur dernier ouvrage. Je ne l’imagine pas davantage écrire à un préfet pour faire interdire une réunion qui ne lui plait pas. S’il incarne le fascisme, le fascisme ne me fait plus peur. S’il était au pouvoir, j’avoue que je ne tremblerai pas une seconde pour ma liberté. Par contre, je n’ai aucun doute : si Corbière et les siens dirigeaient le pays, les derniers événements confirment qu’on serait plus près de Staline que de Voltaire, pour le bien du peuple, bien sur !
L’essai d’Oskar s’intitule donc « Antifa ». Pour nous, les « Antifa », ce sont ces petits fachos qui se croient de gauche, et qui appellent « facho » ceux qui ont le malheur d’aimer leur pays, d’organiser un apéro saucisson-pinard et d’exhiber un drapeau bleu blanc rouge en France, d’appeler à voter contre les minarets en Suisse, ou de refuser l’islamisation de leur pays. Dans cet ouvrage, l’auteur joue donc le rôle du compagnon d’une nommé Ada, fort craquante, mais qui ne veut plus câliner avec lui, car elle doit consacrer toute son énergie à refaire ce monde pourri par le capitalisme. Les mauvaises langues verront dans cette Ada une conseillère nationale socialiste du Vaudois, Ada Marra, mais rien ne permet de confirmer cette hypothèse. Pour la reconquérir, l’auteur épouse donc… son combat. Avec une ironie souvent cruelle, Oskar, pendant 60 pages, démolit l’idéologie post-soixante-huitarde, avec, il faut bien le dire, un mordant et un humour qui régalent le lecteur. C’est un déluge anti-antifa, où la dérision le dispute à la démonstration par l’absurde. Quelques exemples :
Fini, la violence, l’exclusion, le racisme, la xénophobie, les pogroms, les chambres à gaz, les livres brûlés. Nous, par exemple, on ne brûle pas les livres. On les interdit. C’est plus écologique, puisque ce qui n’a pas été imprimé n’a pas besoin d’être brûlé. Cela fait pas mal de CO2 en moins dans l’atmosphère.
A force de répéter que l’eau coule en montée, et que la neige est chaude, ça finit par être vrai. Il faut juste éradiquer la pensée contraire, qui veut nous imposer la dictature des faits. Or, dans un monde injuste, les faits sont forcément fachos. Et celui qui défend des faits fachos est un facho lui-même.
Il est indispensable que l’homme blanc s’excuse auprès de ses frères de couleur. Que le présent s’excuse pour son passé. Que la réalité des choses s’excuse auprès de l’idéal bafoué. Désormais, on n’acceptera plus aucune excuse de la part de ceux qui refusent de s’excuser.
Un petit passage délirant sur les communautés où on partage tout, et surtout les femmes, et, enfin, cette conclusion qui, je l’espère, vaudra à son auteur et à son éditeur les foudres de la justice, tant elle rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.
C’est dur à admettre, mais Ada m’a vraiment quitté. Pour un black en plus, qui ne fait pas les commissions, ni la vaisselle, ne sait pas tricoter, et n’a aucune volonté de refaire le monde, ni mai 68. Et qui laisse trainer ses chaussettes sales partout. Cela ne la gêne pas, Ada. Normal, il paraît qu’il baise comme un  Dieu. (…) Ada semble trouver cela agréable de se faire baiser par les victimes (…) Il ne manque qu’une chose au bonheur d’Ada : que le requérant soit, en plus, handicapé, homo et musulman.
Voilà, c’est du Oskar, cela fait partie du charme du personnage. Il faut reconnaître qu’on voit mal, en France, Martine Aubry, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Copé, François Bayrou, capables d’écrire un livre pareil… et surtout d’assumer le service après-vente, à savoir l’inévitable tollé des commissaires politiques de l’anti-racisme et des éditorialistes parisiens !
Pierre Cassen
Oskar Freysinger présentera une conférence sur le thème suivant : « L’indigne indignation des indignés » et à cette occasion vous dédicacera son dernier phamphlet ‘Antifa’ , une réponse à Stephane Hessel, (sortie prévue pour le 29 novembre 2011 aux Editions Tatamis).
Mercredi 30 Novembre à 20h, au Centre St Paul, 12 rue St Joseph, 75002 Paris
L’inscription à cette conférence est obligatoire vu le nombre limité de places disponibles : jean@enquete-debat.fr
Commande du livre : 7 € frais de port inclus : http://www.tatamis.fr/sites/journalisme/article/article.php/id/111509
RAPPEL
Le Lundi 28 novembre, à la même adresse, Pierre Cassen et Christine Tasin tiendront, à l’invitation du site « Enquête et Débats » une conférence sur le thème « 2012, année de tous les dangers, et dédicaceront leur livre, « La Faute du bobo Jocelyn ».

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