Antiféminisme : pour qui les traîtresses tapinent-elles ? (1/2)

Les droits des femmes, les discours publics à leur sujet et l’évolution qui leur sont ainsi promises, sont aujourd’hui une des variables les plus pertinentes pour évaluer le degré de civilisation que conserve une nation dans un contexte de nivellement mondial, qui globalement s’effectue par le bas, et bien au-dessous de la ceinture.

Il y avait eu cette tribune du Monde, un charabia indigent à la gloire des « importuns ». Car aujourd’hui, il y a des femmes assez désœuvrées et dénuées de vrais investissements intellectuels et politiques, à moins qu’elles ne soient téléguidées, pour écrire une tribune en faveur de la liberté des hommes à importuner les femmes, Le Monde leur ayant été offert pour leurs revendications. Le Monde en réponse à une vague de tweets émanant de parfaites inconnues pour la plupart dans le cadre du mouvement #metoo et #balancetonporc. Des femmes relatant suite aux révélations de l’affaire Weinstein qui pointe des méthodes de casting pas très catholiques, qu’il n’y a pas qu’à Hollywood que les rapports hommes-femmes ne sont pas toujours très glamour. Harvey Weinstein qui s’est déjà offert les services d’ex-agents du Mossad pour intimider et tenter de discréditer ses victimes, a bien besoin d’être soutenu par cent femmes signataires (auteures, écrivaines, éditrices, réalisatrices, comédiennes) avec la centaine de plaintes déposées contre lui pour harcèlement sexuel ou viol. Et les femmes sont toujours prêtes à aider un pauvre petit mâle faible et sans défense. Au reste, prendre parti pour les violeurs et les pédocriminels, certaines des signataires s’en font une spécialité.

La tribune commence par un énoncé incontestable : le viol est un crime. Puis le texte est parsemé d’amalgames et de contre-vérités en forme de dénégations : « Le viol est un crime. Mais la galanterie n’est pas une agression machiste, ni la drague insistante ou maladroite un délit. » Le « mais » dans cette introduction, fait d’emblée un amalgame spécieux entre la dénonciation du viol et celle de la galanterie. Les femmes qui dénoncent leur viol ou agression accuseraient-elles les hommes, par là même, d’être trop empressés à les couvrir de propos courtois et de les indisposer par leurs bonnes manières ? D’emblée la situation est retournée, à la faveur des hommes, prétendument poursuivis pour excès de galanterie, pauvres victimes. La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, effectivement. Mais plus loin ça se gâte : « Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, et considérer que subir un frotteur dans le métro ne relève pas de l’agression, mais de l’expression d’une grande misère sexuelle, voire du non-événement. » Là, une agression avérée (serait-ce par courtoisie qu’un homme impose le contact de son sexe à une femme dans des lieux publics ?) est retournée en une accusation que porterait injustement la victime envers une pauvre petite chose qu’il faudrait plaindre pour sa misère sexuelle, un irresponsable dont on devrait ignorer les actes. Ce passage, produit dans un grand média, n’est ni plus ni moins que délictueux.

Ensuite : « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. » Pour aimer les hommes il faut donc accepter les crimes et délits sexuels. Selon cette logique tout humaniste qui dénoncerait les meurtriers et les voleurs serait susceptible d’être accusé de haine de l’humanité et de la propriété privée !

Plus loin : « Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. » Ruwen Ogien serait fort étonné de servir de caution morale à la liberté d’importuner, lui pour qui « l’éthique minimale » consiste à être libre de tout faire tant qu’on ne nuit pas à autrui ! Mais il est vrai que la victime, c’est l’agresseur subissant passivement ses pulsions sans en être l’auteur. L’assimilation du fait d’importuner les femmes à la création artistique, est, dans la continuité, tout à fait novatrice, elle fait de l’importun un grand artiste incompris ! Il s’agit d’associer inévitablement la liberté sexuelle au fait de devoir subir pour les femmes des comportements déplacés, il s’agit donc d’une liberté non réciproque. Puis : « Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. »

Outre la vision masculiniste caricaturale de la séduction qui ne pourrait être que pulsionnelle et agressive, qu’elles veulent à toute force imposer dans ce texte, le procès d’intention est récurrent à l’égard de celles qui dénoncent les exactions dont elles ont fait l’objet, accusées de confondre drague et agression. Heureusement, les antiféministes volent au secours des harceleurs et donnent des leçons de discernement à leurs consœurs abusées pour lesquelles elles affichent le plus grand mépris. Les dénonciatrices seraient « des ennemis de la liberté sexuelle », « réactionnaires », « d’éternelles victimes », « de pauvres petites choses », « réclamant d’être protégées » « au nom de la morale victorienne » et donc porteraient des accusations infondées. Leur représentation de la femme, elles la livrent ainsi : « une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une salope ni une vile complice du patriarcat. », ce qui pour le moins est inattendu de la part de pourfendeuses, libres et affranchies, des « petites choses ». Cette assertion donne la mesure du masculinisme particulièrement réac des rédactrices voulant imposer leur conception de la sexualité comme un inévitable rapport de force où la femme doit « jouir » d’être soumise jusqu’à la réification, justifiant la violence au nom de la liberté – des hommes – toujours.

C’est d’autant plus étonnant qu’il s’agit pour elles de livrer leurs fantasmes, publiquement, devenant mesure de la liberté sexuelle, pour dénoncer celles qui faisaient, elles, état d’actes commis en violation de leur légitime sphère de liberté intime via leurs comptes privés sur les réseaux sociaux et non pas dans la presse mainstream. Paradoxalement, elles veulent être objet sexuel sans être traitées de « salopes », alors qu’au point où on en est, la pruderie ne devrait plus être de mise ; et sans être complice du patriarcat, disent-elles, là, en réalité, elles vont bien plus loin, puisqu’il s’agit de complicité active avec les harceleurs et les violeurs voulant être au-dessus de la loi.

La conclusion, aussi incohérente que le reste du texte, est néanmoins de nature à dénier le vécu des femmes agressées tout en justifiant la violence par la « liberté intérieure », nouveau concept opportuniste qu’elles peinent néanmoins à expliciter : « Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. » N’étant pas réductible à leur corps les femmes devraient considérer que les offenses et violences qui leur sont faites ne comptent pas et que la vie psychique s’érige en totale autonomie du corps. Au reste, c’est souvent ce qui se passe pour les femmes victimes de violences, plongées dans l’effroi, en un état de sidération qui les déconnecte de leur corps. Le conseil des antiféministes est donc : continuez ainsi, laissez-leur votre corps, vous êtes libres à l’intérieur, vous n’avez pas à vous sentir blessées. Il ne s’agit que de votre corps, rien de grave, donc. Et l’ultime phrase : « Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités » est une ode à la liberté des hommes – la seule qui vaille – et que doivent chérir les femmes, à leurs risques et périls !…

Pour chaque femme s’étant rebellée juridiquement contre Weinstein une signataire française vendue au système réplique : Touche pas à mon gros dégueulasse ! L’avertissement est franc. Ce texte putassier consiste globalement en un acte, signé, d’allégeance à la loi du mâle dominant, laquelle a des conventions internationales qui profitent aussi aux petits mâles ayant des dispositions personnelles ou culturelles sexistes, telle est la solidarité masculine. Le mâle alpha, qui n’est pas le plus charismatique mais a un plus gros portefeuille, se garde les plus belles femelles, de haute couture vêtues, avec qui il s’affiche tout sourire, tandis que les édentées sont livrées en pâture aux hordes sauvages, car dominer et détruire le monde libre et égalitaire nécessite de faire aussi travailler des seconds couteaux.

Les hommes eux, se serrent les coudes, quelles que soient les animosités qui existent entre leurs communautés ou nations, et quelle que soit leur condition, ils finissent toujours par se rejoindre pour magnifier la grande famille multiculturelle du système global de domination à leur mâle profit, d’une manière ou d’une autre. Il n’existe pas de solidarité féminine comparable ; au contraire, ce sont des femmes qui sont les instruments zélés de la destruction des droits des femmes. Comme il se doit, des déséquilibrées étaient envoyées en première ligne pour déblatérer des histoires sans tête dans le grand quotidien national qui décode à plein tube le vrai du faux, le droit du non-droit, l’opportun de l’inopportun, avec les financements idoines. Mais ce n’était pas tout.

Isabelle James

(à suivre)

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9 Commentaires

  1. Idiote ! Ces soi-disant féministes qui veulent enfermer les femmes dans un ghetto (un harem) pour être à l’abri des hommes, par définition coupables d’intention de viol au premier regard. Hommes et femmes parviennent à coexister depuis des millénaires et il me semble que c’est préférable si l’on veut que l’humanité continue d’exister. Il y a des femmes victimes de harcèlement et même de viol, c’est très dommage, mais ce n’est pas la totalité de la population féminine, et par ailleurs, les femmes savent très bien éviter les problèmes la plupart du temps. Sinon, la justice doit faire son travail. Par leur stupidité ces « femmes » (qui ne méritent pas ce nom) font le lit de l’islam.

  2. Marre de cette journée interminable
    Où une majorité de gouines s’expriment…
    Où un Pdt veut 50 propositions pour suivre de Haas !
    Où le néo Féminisme atteint l’islamisme dans la Haine !
    6 mois que ça dure ! Vivement demain ? Sûrement pas !
    La Guerre des sexes est déclarée ! Aux abris, Messieurs !

  3. Il fut un temps où une bonne baffe remettait sans problème les hommes à leur place, message puissant et sans équivoque… Ce que j’attend des vrais féministes, c’est qu’elle réhabilitent la mandale au lieu de nous gaver avec leurs cris d’orfraie, leurs récriminations et leurs pétitions imbéciles ! 🙂

  4. Pendant ce temps, on ne parle pas de l’immigration envahissante. C’est aussi simple que cela.

  5. Très bon article sur le communautarisme féministe.
    Les attaques anti-machistes sont tellement outrancières qu’on en vient à penser que ces féministes sont essentiellement représentantes de la communauté lesbienne. Elles ont déjà tout acquis, en particulier d’être aussi pornographes que les hommes et certainement plus voyeuristes aussi. Une Schiappa ou une Filipetti qui ont décrit leurs intimités dans des « ouvrages » n’ont rien à réclamer de plus, les hommes n’ont pas fait « pire ».
    Jusqu’aux femen, dont on peut ne pas partager le combat athéiste, qui osent se montrer nues, pour le plaisir de ceux qui font mine de les combattre. Quels hommes oseraient défiler le zizi à l’air pour exiger les mêmes droits qu’elles? Non, décidément, ce sont les hommes qui doivent exiger l’égalité des sexes!

    • Vous l’avez lu à l’envers ou quoi ? L’auteur se place dans la catégorie des anti machistes complètes et insulte les personnes qui ont signé une tribune pour dire « assez ».

  6. Il y z en effet une place d’équilibre, de raison, de retour aux moeurs qui etaient les nôtres. .. à amenager entre les deux extrêmes.
    Catherine Millet est un emblème de masochisme feminin (jouissance par identification au sadique) qui prétend imposer ses fantasmes intimes au niveau social. Il faut la citer quand elle dit regretter de n’avoir jamais été violée et conseille aux femmes de se laisser violer et de faire oeuvre de complaisance envers le violeur en lui faisant une pipe pour échapper a la mort !
    Comme si ceci empêchait automatiquement cela ! Une soixante huitarde sur laquelle même le train est passé et dont le cerveau est gravement atteint.

    • Je vois dans ces affaires de « féminisme » beaucoup de cinglées, toutes hystériques, certaines violentes, haineuses et délatrices, d’autres masochistes, dont il m’est impossible de me sentir solidaire. Ni d’une Catherine Millet, ni des délatrices de Balance ton porc, ni des femens vulgaires et obscènes . Je ne soutiens pas bien sûr les violeurs (contrairement à certaines « féministes » qui font dans le deux poids deux mesures) mais ne considère pas pour autant que les hommes soient les ennemis des femmes. Mon vécu ne m’incite pas à croire cela. Ces prétendues féministes ne sont d’aucune utilité aux femmes. Elles ne sèment qu’une haine stérile, destructrice et d’une infinie tristesse. qui n’est certainement pas une bonne solution.

  7. Foutaises et mensonges typiquement tirés de l’idéologie féminazie en vogue à l’heure actuelle. Quand à cette fameuse « différence » des salaires entre hommes et femmes, elle N’EXISTE PAS, ABSOLUMENT PAS ! C’est plus qu’un mythe solidement ancré: c’est un MENSONGE CARACTÉRISÉ, même Schiappa, pourtant en première ligne dès qu’il s’agit de baver sa haine contre les hommes l’a involontairement avoué en direct il y a quelques semaines lorsque interrogée sur le sujet, elle s’est laissée aller à des explications vaseuses trahissant son manque total de sérieux et de compétence, et a fini par lâcher que les différences de salaire entre hommes et femmes sont le fait de circonstances PARFAITEMENT justifiées et justifiables: temps de travail et ancienneté. Le féminisme est avant tout misandre et menteur

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