Antisémite ou anti-juif ? Le poids des mots

Il parait que le combat politique commence par la bataille des mots. Alors, prenons un exemple d’actualité : l’antisémitisme…
De nos jours, lorsqu’un Juif est agressé, les médias et les associations « autorisées » (LICRA, MRAP, LDH, SOS Racisme, etc.) s’emparent de l’affaire pour dénoncer « une remontée de l’antisémitisme en France »… et tous ces bien-pensants, autoproclamés garants de la bonne conscience et du politiquement correct, de stigmatiser une population française sommée de faire amende honorable et de reconnaitre ses torts et travers honteux.
A chaque fois, les mêmes thèmes ressurgissent : « La bête immonde qui relève la tête », « le ventre d’où est sortie la bête est encore fécond », « le retour de la peste brune »… On dirait presque une fatwa ! Tout y passe et cela devient lassant.
Nulle occasion n’est manquée de fustiger, de culpabiliser, de montrer du doigt cet odieux Peuple Français, son racisme belliqueux et, plus particulièrement, son antisémitisme écœurant.
Malheureusement pour tous ces Zorro en herbe, la réalité s’avère être complètement différente car la quasi-totalité de ces crimes et agressions dits « antisémites » est commise par des Arabes ou des Musulmans. Ce que les médias ne nous révèlent que rarement et uniquement lorsqu’ils ne peuvent pas l’éviter. L’hostilité, voire la guerre, entre Juifs d’une part et Arabes et Musulmans d’autre part n’est pourtant un secret pour personne. C’est un fait, comme dirait Éric Zemmour, et le mensonge ou l’occultation politico-médiatique n’y change rien.
Or Juifs et Arabes sont Sémites. Hind KHOURY, qui représente l’Autorité Palestinienne en France, l’ a elle-même rappelé lors d’un récent interview télévisé. Partant de là, comment un Arabe, à moins d’être masochiste, pourrait-il donc commettre un acte antisémite ?… Non, il commettra un acte anti-juif.
Dès lors, pourquoi qualifier d’antisémites tous ces crimes et agressions commis par des Arabes contre des Juifs si ce n’est pour laisser entendre qu’ils ont été perpétrés par des non-Sémites ?… et quelle aubaine s’il avait pu s’agir d’Européens ! On touche ici à la base même de la désinformation, au procès d’intention, à l’amalgame et à la propagande politico-médiatique teinté d’un racisme anti-Français éhonté.
Qualifier d’antisémite l’assassinat d’un Juif par un Arabe est par conséquent aussi stupide que de qualifier d’anti-européen celui d’un Italien par un Anglais ou celui d’un Danois par un Allemand !
Alors soyons clairs : un Arabe ou un Musulman (les deux sont souvent liés) qui tue un Juif ne commet pas un crime antisémite mais un crime anti-juif… ou alors, pour faire le pendant dans la bêtise, il faudrait dire que l’armée israélienne commet des actes antisémites lorsqu’elle combat les Palestiniens ! Tout le monde percevra bien le côté ridicule de cette ineptie.
De même, n’importe quel être humain qui n’aime pas les Juifs et préfère les Arabes – ou l’inverse- ne pourra pas être qualifié d’antisémite, mais soit d’anti-juif soit d’anti-arabe.

Etre antisémite, c’est donc être à la fois contre les Juifs ET contre les Arabes.
Réduire l’antisémitisme aux seuls Juifs est, par conséquent, un abus de langage qui ne fait qu’entretenir la confusion tout en ouvrant un boulevard à ceux qui souhaitent maintenir le Peuple Français dans un état de culpabilité et de repentance à des fins bien précises. Le procédé est purement et simplement diffamatoire ! Ici, la main des lobbies n’est pas loin !
Et puis il faudrait tout de même tenir compte de cette masse énorme de gens non-Sémites, en France comme ailleurs, qui n’éprouvent nul sentiment ou ressentiment d’aucune sorte à l’encontre des uns ou des autres. Ceux-là, personne n’en parle jamais ! Et pourtant, ils existent bel et bien.
Comme quoi, les médias feraient bien de réfléchir au moins à deux fois avant d’allumer ce genre de brûlots qui ne peuvent provoquer que des affrontements dont ils portent une large part de responsabilité en les montant en épingle. Mais là aussi, peut-être pourrions-nous nous poser la question de savoir à qui tout cela profite et quel en est le fil directeur… vaste et intéressant débat qui réserverait bien des surprises !
De ce qui précède, il ressort que les Français ne sont pas plus antisémites que n’importe quel autre Peuple, même si certains, de l’extrême gauche à l’extrême droite d’ailleurs, peuvent avoir une préférence plus marquée soit pour les Juifs, soit pour les Arabes. Le cas d’Alain Krivine, Juif d’origine ukrainienne, ex-porte-parole de la très gauchiste et pro-palestinienne LCR, en est une parfaite illustration. Remarquons que lui n’a jamais été accusé d’antisémitisme, bien évidemment, mais d’antisionisme au profit d’une « alliance brun-vert-rouge » selon les termes de Roger CUKIERMAN, alors Président du CRIF (cf. le procès LCR contre CRIF en 2003 – http://cozop.com/bakchich/antisemitisme_le_crif_et_la_lcr_sur_le_ring).
Cela revient-il à dire qu’il n’y a jamais eu de sentiment « anti/pro-juif » ou « anti/pro-arabe » en France ? Non, bien sûr : rien que sous la Vème République, la politique pro-arabe du Général DE GAULLE et l’actuel revirement du Président SARKOZY en faveur d’Israël en témoignent. Mais il faut toutefois reconnaitre que, tout au long de quinze siècles d’Histoire, le discours du Vatican sur l’antique culpabilité des Juifs dans la condamnation du Christ aurait pu avoir, chez nous, des conséquences dramatiques pour eux si le vieux fond latino-germano-celte du Peuple Français avait été moins mesuré. Il faut également reconnaitre que, tout au long de quinze siècles et plus, les Juifs de France n’ont jamais incendié de huttes, de chaumières ou d’appartements, ni mis le feu aux charrettes, aux carrosses ou aux voitures, pas plus qu’ils n’on tenté de nous imposer le Talmud comme d’autres voudraient nous imposer la Charia !
Il n’empêche que, à l’exception de quelques périodes très limitées sur l’échelle du temps, l’Histoire de France et notre politique nationale ne sont nullement marquées de manière constante par ce genre de positionnement. Napoléon 1er légiférant en faveur des Juifs en est un exemple significatif.
Alors c’est vrai : le Peuple Français n’est pas et n’a pas de tradition antisémite. Mais lorsque la France subit une offensive de l’Islam, il est du devoir de tout Français de se déclarer anti-islamiste ! Les Poilus de 14-18 et les Résistants de la dernière Guerre furent-ils tolérants envers l’envahisseur Allemand ?…et la bataille des mots est-elle encore possible ou bien sommes-nous déjà prisonniers d’un système totalitaire qui ne dit pas son nom ?
Marc NOE

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