Apéro républicain : Tiffannie Isswalt, de BFM, palme d’or du lynchage médiatique

Publié le 6 septembre 2010 - par

La semaine dernière, j’avais épinglé deux journalistes de Métro et des Dernières Nouvelles d’Alsace, pour leur travail délibérement malhonnête à l’encontre des organisateurs de l’apéro républicain. Dans l’édito, Cyrano évoque avec ironie l’article du Monde, signé par Caroline Monnot et Abel Mestre, qui n’ont vu que 100 manifestants place de la Bourse, et seulement des militants d’extrême droite. A un tel degré de désinformation, nous devons les mettre hors concours.

https://www.ripostelaique.com/Aperos-republicains-du-4-septembre,5068.html

Ce serait en effet dommage de ne pas récompenser une jeune journaliste de BFM, Tiffanie Isswalt, qui a assuré le reportage place de la Bourse.

http://www.fdesouche.com/135383-aperos-republicains

En quelques minutes, cette prometteuse jeune femme réussit à proférer un nombre de contre-vérités, mensonges et falsifications vraiment impressionnant.

Tiffanie Isswalt, à gauche, interviewant Christine Tasin

Ecoutons-là.

– Elle ne signale que la présence de 200 personnes, et, faussement ingénue, remarque qu’il n’y a pas d’apéro. Un peu de professionnalisme et d’honnêteté lui aurait fait reconnaître qu’il y avait, à cette heure là, déjà 500 personnes, et que les participants, disciplinés, attendaient la fin des interventions, avant de boire le coup ensemble… Première volonté de déconsidérer l’initiative.

– Elle parle d’un jeune musulman pris à partie par la foule ! Rien que cela ! En fait, c’est un homme en tenue de salafiste qui est venu faire diversion, voire de la provocation, et a suscité un débat pendant quelques minutes avec quelques participants. Imaginez ce qui se serait passé si, place de la République, un militant était venu avec un drapeau bleu blanc rouge, et un badge demandant qu’on applique les lois de la République sur le territoire français. Nous pensons qu’il aurait été éjecté physiquement. On peut s’interroger sur les objectifs de cet homme. A notre connaissance, il n’y a pas de salafistes qui vivent dans le riche quartier du 2e arrondissement parisien. Cet homme est donc venu faire diversion, et se présenter comme un homme tolérant, qu’il faut respecter. Les choix des images sont particulièrement éloquents, faisant présenter l’islamiste comme un homme courtois et respectueux, et ses interlocuteurs comme des sectaires liberticides. Mais le pire est le mensonge délibéré, en disant que l’altercation a été violente, et que le “musulman” (sans préciser qu’il est salafiste) a été chassé violemment du rassemblement. Deuxième volonté, très forte, de déconsidérer l’initiative.

– Elle donnne des chiffres laissant entendre qu’il y a davantage de policiers que de manifestants. C’est faux, tout simplement. Troisième volonté de déconsidérer l’initiative.

– Elle ose surtout conclure en disant que les manifestants attendaient 5000 personnes, pour mieux illustrer l’échec de l’initiative. Quand cette personne a-t-elle lu un seul des organisateurs annonçant une telle attente ? Si elle était une bonne professionnelle, elle saurait, d’autre part, que 5.000 personnes ne tiennent pas place de la Bourse. Quatrième volonté, grossière, de déconsidérer l’initiative.

Cela fait beaucoup en quelques minutes, et nous ne parlons pas de quelques formules pas innocentes, style “l’apéro à tourné à l’anti-islam”.

Un lecteur de Riposte Laïque, particulièrement indigné par les propos tenus par cette journaliste, devant les caméras, lui a ses quatre vérités, la qualifiant de journaliste digne des états policiers staliniens.

Sans aller jusque là, nous la dirons surtout incompétente et malhonnête… ce qui n’empêche pas de faire carrière dans la bien-pensance médiatique, par exemple au “Monde”, à “Libé” ou au “Nouvel Obs”.

Lucette Jeanpierre

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