Appliquer la législation française sur les sectes à l’islam

Publié le 2 novembre 2010 - par
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La MIVILUDES, comme les commissions parlementaires avant elle, reprend pour définir les dérives sectaires les critères établis par les Renseignements Généraux :

– la déstabilisation mentale ;

– le caractère exorbitant des exigences financières ;

– la rupture avec l’environnement d’origine ;

– l’existence d’atteintes à l’intégrité physique ;

– l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public ;

– l’importance des démêlés judiciaires ;

– l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;

– les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

Elle ajoute à ces critères :

– la menace d’atteinte à l’ordre public ;

– des conditions de vie déstabilisantes ;

– les atteintes à des personnes en état de faiblesse et d’ignorance ;

– la sujétion mentale conduisant à des actes ou à des abstentions préjudiciables ;

– le refus des autres et l’isolement dans un groupe ;

– la violation des principes fondateurs de la République ;

– le non-respect des conventions internationales ratifiées par la France.

Questions :

1) L’ensemble de ces critères – sans exception – ne s’applique-t-il pas à l’Islam ?

Juste quelques exemples, sans exhaustivité aucune :

– Le fait que des femmes se mettent un sac de pommes de terre sur la figure pour « se rapprocher de Dieu » ne correspond-il pas à une évidente « déstabilisation mentale » de « personnes en état de faiblesse ou d’ignorance » ? Idem pour la « rupture avec le milieu d’origine », le « refus des autres et l’isolement dans un groupe », les « conditions de vie déstabilisantes ». Quant à l’ « existence d’atteintes à l’intégrité physique », elles ont également été évoquées dans le cadre de plusieurs affaires de femmes voilées…

– Le financement public des mosquées en violation de la loi de 1905, le prélèvement de l’impôt cultuel sur la viande halal, y compris auprès de non-musulmans, à l’insu de ces derniers et en violation du droit des gens serait-il autre chose qu’un « caractère exorbitant des exigences financières » et un « détournement des circuits économiques traditionnels » ?

– Les prières dans la rue ne sont-elles pas des « troubles de l’ordre public » ?

– Ne parlons pas de la violation des principes fondateurs de la République, il faudrait des dizaines de pages…

2) Un groupe d’associations pourrait-il envisager de porter ces questions devant la MIVILUDES et de porter plainte ? Il sera facile de réaliser un dossier lourd de centaines de pages sur lequel la justice devra bien se pencher !!! Le critère du nombre d’adeptes n’est évoqué nulle part, or il semble que le péril représenté par des centaines de milliers d’adeptes est infiniment plus tangible que lorsqu’on parle de quelques centaines d’adeptes…

3) Et si on prétend le contraire, ne serait-on pas en fait en présence :

– d’une application arbitraire des lois de la République, c’est-à-dire d’un viol de tous les principes juridiques d’un Etat de droit sensé être démocratique ?

– des sectes terroristes n’occuperaient-elles pas des pans entiers de l’Etat et de la justice afin de mener une guerre de religion en France avec les moyens de l’Etat ? Y a-t-il viol de la constitution ?

– Dans ce cas, c’est le conseil constitutionnel qu’il faut saisir afin de créer un choc

Philippe Perchirin

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