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Après Christchurch, Erdogan menace l’Australie !


La tuerie de Christchurch est contre-productive à bien des égards pour la cause qu’elle prétendait servir. Elle donne des arguments aux collabos de l’islam, arguments qui sont largement fallacieux, mais dont la répétition en boucle sur les chaînes de télé et autres médias officiels est de nature à égarer les esprits simples.

De plus, les positions nuancées qu’ont prises certains quant au chagrin qu’on devrait ressentir face à ce carnage (Patrick Dujardin et d’autres) sont surexploitées par certains médias et, n’en doutons pas, déchaîneront un harcèlement judiciaire qui sera largement médiatisé et contribuera encore davantage à alimenter la propagande pro-islam que nous subissons.

Cependant, tout n’est pas noir dans ce tableau. Car les outrances de propagande qu’il provoque rendent aussi de plus en plus évident le système du deux poids, deux mesures appliqué par la médiacratie, selon que les victimes d’atrocités sont musulmanes ou occidentales. On pourra commencer par se délecter du la réplique d’Éric Zemmour à Bellatar, quand lui renvoie dans les dents « Vous m’accusez d’être responsable de la mort de 50 personnes, donc, si je suis la même logique, vous accusez le Coran d’être responsable de la mort de milliers de chrétiens ! ». Ça s’apparente à un KO debout. Il aurait pu dire que c’est non seulement le Coran qui est responsable, mais aussi les imams qui déclament à longueur de prêche les appels à tuer qu’il contient

Mais quand Erdogan pète les plombs et déclare (source : le Figaro) « Les Australiens hostiles à l’islam subiront le même sort que les soldats australiens tués par les forces ottomanes lors de la bataille de Gallipoli, pendant la Première Guerre mondiale » et que, dans la foulée, il appelle la Nouvelle-Zélande à « rétablir la peine de mort pour l’auteur présumé de l’attaque » ajoutant « La Turquie fera payer le suspect si la Nouvelle-Zélande ne le fait pas », là on jubile parce que c’est vraiment bas les masques. Le sort des milliers de chrétiens tués ou égorgés, de la Syrie au Nigeria en passant par ceux du Bataclan, de Nice ou d’ailleurs, Erdogan s’en fout complètement, mais 50 musulmans, vous n’y pensez pas mon bon Monsieur !

Souhaitons que ce déballage indécent de parti-pris, qui pratique l’amalgame le plus odieux concernant l’attentat de Christchurch (car aucun texte religieux ou civil occidental moderne ne prône l’assassinat ou l’égorgement, contrairement au Coran) ouvre les yeux à quelques-uns. Il est permis de l’espérer, avec tout de même un petit bémol que je ne peux pas m’empêcher de signaler. Quoi qu’on pense de monsieur Erdogan (et il y a beaucoup de mauvaises choses à en penser) il est dans la logique de défendre les siens. On aimerait bien que les pseudo-dirigeants dont nous sommes affligés aient autant à cœur que lui de défendre l’Occident et ses valeurs plutôt que de les offrir, gorge déployée, aux égorgeurs de l’islam conquérant.

Sylvie Danas