Après Laurent Obertone, Véronique Genest agressée par les pédants Caron-Polony

Madame Genest est donc passée à son tour devant le tribunal de Monsieur Ruquier. Lequel Président, assez discret cette fois, s’est contenté de regarder ses deux assesseurs, Madame Polony et surtout Monsieur Caron, donnant de la canine au partage de leur proie.

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Venue parler des services aux expatriés et de son projet francophone pour les pays méditerrannéens couverts par la circonscription électorale dont elle brigue le siège en tant que suppléante, notre Julie Lescaut nationale s’est vue sommée de s’expliquer jusqu’à plus soif, via son penchant pour Israël, sur ses prises de position concernant l’Islam. N’ayant manifestement pas suivi le féroce procès fait à Laurent Obertone quelques jours auparavant, elle a découvert, novice en politique, sidérée, comment on peut planquer le discours désinformant du pouvoir médiatique (et du pouvoir tout court) sous le manteau d’un supposé travail journalistique. Face à elle, deux professionnels de la chose parfaitement rôdés à la méthode, agissant en binôme. Harcelée sans trève, elle a fini la soirée « sonnée » selon ses propres termes, au bout, toutefois, d’une résistance assez admirable.

Il est dommage qu’elle ait flanché sur le Processus d’Istambul, épaisse manoeuvre de l’OCI(1) pour faire passer à terme la charia dans les moeurs et coutumes du reste du monde (2). Monsieur Caron semblant tout ignorer de la chose (fait étrange pour un ex-reporter de terrain), un exposé calme, façon Obertone, de cette stratégie de conquête, eut été fort utile à cet instant de l’émission. Le jury se foutant totalement du sort de la langue française autour de la mare nostrum, il y avait là, tant qu’on y était et puisqu’il ne voulait rien entendre de ce problème culturel, une belle opportunité d’éclairer le public sur les vrais objectifs de la religion de paix.

Un Pascal Hilhout, un Salem Benammar, eussent été pour Madame Genest de précieux auxiliaires. Mais il y a fort peu de chances qu’ils aient un jour l’occasion de s’exprimer sur les plateaux du service public. Ce serait, je pense, au tour de Monsieur Caron et de Madame Polony, pour ne citer qu’eux, de subir l’assaut de vrais experts. N’y pensons plus, enfin, si, espérons tout de même.

Cette émission « On n’est pas couché » rappelle par maints aspects les jeux du cirque. Elle possède cependant la vertu de délimiter précisément une ligne de front. D’un côté, en nombre croissant, des gens lucides sur les énormes enjeux d’une politique migratoire suicidaire, vectrice de conflits de toutes sortes et de péril civil, de l’autre, des étouffeurs de témoins pour qui tout baigne dans l’ordre naturel des choses. D’un côté, des citoyens alarmés, toutes tendances politiques confondues, de l’autre des censeurs chargés de les faire taire.

De telles rencontres n’étaient pas imaginables il y a un ou deux lustres, sur le sujet qui nous intéresse ici. Elles vont être de plus en plus fréquentes, de plus en plus tendues. Elles sont par avance nécessaires dès lors que l’opinion longtemps quiescente de ce pays s’éveille aux mortels dangers qui menacent son existence même.

Alain Dubos.

(1) Organisation de la Conférence Islamique regroupant 57 pays musulmans ou à dominante islamique.
(2) Processus visant à instaurer une charte des Droits de l’Homme en pays musulman, dont la phraseuse philosophie embaumée de jasmin se résume en un seul mot : charia.

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