Après le confinement, retour des manifs : tous dans la rue !

Il est incontestable que cette pandémie Covid-19 est une catastrophe pour la planète, mais surtout une catastrophe économique et financière, ne craignons pas de le dire, dont le monde mettra longtemps à se rétablir.

Catastrophe qui a bouleversé la stratégie mondiale, plaçant la Chine au premier rang sur le podium, devant les États-Unis qui, soyons-en certains, mettront « le paquet en dollars » pour ne pas être lâchés.

Quant à l’Europe, les défaillances constatées, et qui ont coûté la vie à quelques dizaines de milliers d’innocents… et d’imprudents, sont susceptibles de réduire à néant son « Union ».

Le confinement généralisé était certes nécessaire, et même obligatoire, faute de matériel pour contrer la pandémie : masques, tests, appareils respiratoires, prises de décisions tardives et, surtout, alertes lancées par la Chine et l’OMS, après plusieurs semaines de flottement.

Tout ceci dit, il nous faut tout de même relativiser quelque peu car, en dehors de l’aspect économique et financier, notre monde n’est pas affronté à une épidémie plus grave que certaines des décennies passées.

Sans remonter aux terrifiantes épidémies de peste, choléra, et même de la grippe « dite » espagnole, importée des USA par l’armée lors de la Première Guerre mondiale, nous avons connu, plus récemment, des épidémies plus mortelles mais bien moins médiatisées que ce Coronavirus.

Par exemple, en 1957, déjà une épidémie de « grippe asiatique » qui avait fait environ 100 000 morts en France et plus de deux millions dans le monde.

Nous sommes, fort heureusement, bien loin de ce compte.

Encore plus près de nous, en 1969, de nouveau en provenance d’Asie, la « grippe de Hong Kong » : environ 31 000 morts dans notre pays et plus d’un million dans le monde.

On avait déjà moins informé sur ces dernières épidémies que sur « la canicule de l’année 2003 » et pourtant, un article du quotidien « Libération », en 1969, en faisait état : selon le professeur Dellamonica, chef de service d’infectiologie du CHU de Nice, à l’époque externe au service de réanimation du professeur Jean Motin, à l’hôpital Édouard Herriot de Lyon « Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils succombaient d’hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, et il y en avait de tous les âges, de 20 ans à plus. On n’avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir. Cela a duré une quinzaine de jours et puis ça s’est calmé. »

C’était il y a 50 ans et cela a été étrangement oublié !

Pourtant, alors que l’hôpital faisait face à une crise sanitaire majeure, plus importante que celle que nous vivons actuellement : afflux de malades et impossibilité de les soigner, donc une mortalité par dizaines de milliers, cela paraissait totalement ignoré. Les médias s’intéressaient davantage à la « mission Apollo » sur la Lune, à la guerre du Vietnam et aux suites de « mai 68 », aux soucis de De Gaulle, et personne ne demandait au Président Pompidou de confiner la population, ni d’entrer en guerre contre ce virus.

Alors qu’aujourd’hui, plus rien ne se passe, plus rien n’existe dans le monde : plus de Syrie, d’Irak, de Yémen, de Libye, d’Iran, de Turquie, de Palestine, d’immigration. Le monde s’est arrêté de tuer. Les seules morts comptabilisées quotidiennement sont celles du Covid-19.

Plus de 150 000 morts, hélas ! dans le monde, bien sûr que c’est triste, effrayant, traumatisant. Être confiné pendant deux mois, ne plus pouvoir travailler, avoir une perte de pouvoir d’achat, bien sûr que c’est gênant, mais 500 000 morts chaque année du paludisme en Afrique, ça intéresse qui ?

Le monde est « arrêté », l’économie est détruite, les morts se comptabilisent, et la seule priorité, pour les syndicats, est que, dès la reprise « on ne touche surtout pas aux 35 heures et qu’on ne demande pas de travailler plus, mais, si possible, de gagner plus. »

Après le confinement nous aurons très certainement droit aux manifestations, aux revendications, syndicales et tout ce que nous venons de vivre sera « oublié ».

Plus de confinement… tous dans la rue !

Manuel Gomez

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16 Commentaires

  1. Après le confinement il faudra que les sans dents bossent encore davantage comme dab’. Il y aura une crise financière qui avec la dette des pays sera insoutenable. Et que fait-on pour effacer une dette? La guerre…. C’est vraiment un risque sérieux. Vaudrait mieux éviter d’ajouter de la dette à la dette. Il faudrait mettre à contribution les « riches » mais comme toujours ils vont se protéger. Il faut tout remettre à plat et très vite!

    • c’est facile, faire une decente dans les paradis fiscaux dont le montant est l’equivalant du budget des etats unis si ce n’est plus

    • et oui la solution est de sortir MACRON de son poste car incapacité à gérer le pays … on le voit : Avoir un gouvernement de transition avec des responsables de plusieurs partis….et pourquoi pas avec l’armée.. !. et remettre totalement à plat  » en Urgence » le système actuel qui n’est fait que de centaines de sénateurs, députés… et d’un personnel entretenu par le peuple…. afin de limiter les frais énormes de tout cette hiérarchie lourde ! en Allemagne il y a très peu de députés dans l’hémicycle et cela fonctionne… alors pourquoi chez nous cela ne peut pas fonctionner ?
      De plus il faut rétablir ISF ….. sur les revenus et sur les biens immobiliers. Il n’est pas normal qu’une personne gagne des millions a la minute quand d’autres en sont a survivre !

  2. Les Français auront tellement bien oublié tout ce qui se sera produit cette année, qu’en 2022 une majorité d’entre eux votera à nouveau pour le gérontophile qui nous sert de président.

  3. Dans la rue, oui, mais . . . . armés ! Il ne faut pas rèver, la liberté s’est toujours payé au prix du sang.

  4. hélas manuel, les français avaient la mémoire courte, aujourd’hui ils ne vont même plus voter

    • Voter ne sert plus à rien depuis longtemps : cet os à ronger pour le bon peuple a fait son temps et prouvé son innefficacité.

  5. Si le cour du brut persiste a raser les paquerettes ,ce n’est pas le coronavirus qui fera le plus de morts …….Pensez aux pays dont les hydrocarbures sont la seule richesse pour vivre
    Cours ce soir a 22h15
    Pétrole Brent
    19.55 USD
    -25.18%

    • tout ce qui se passe actuellement est l’explication,avec le progres on a de moins en moins besoin de petrole,les monarchies du golf qui sont bourrées de petrodolars font la grimace,s’ils veulent survivre ils sont obligés de brader le petrole

  6. « Tous dans la rue » en beuglant gentiment « Macron émission », sautillant comme des gogolitos avec le poing levé ?
    Vous plaisantez !?
    Si c’est ça la « riposte » je préfère rester confiné !
    LOL

    • Heu pardon « Macron démission » pas « émission » lol
      Ce que je veux dire, c’est que cette fois on VA LES CHERCHER CHEZ EUX !!!

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