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Après la crise, le génocide par substitution des Européens doit se poursuivre

C’est avec un grand plaisir que nous reprenons nos entretiens, et retrouvons Renaud Camus, dont l’état de santé a inquiété nombre de ses amis, lors de ces trois derniers mois…

Riposte Laïque : Nous avions prévu de vous poser quelques questions, durant le confinement, comme nous l’avons fait pour d’autres animateurs de la mouvance patriote, malheureusement, cela n’a pas été possible à cause de votre état de santé. Que s’est-il passé, et où en êtes-vous ?

Renaud Camus : Eh bien j’ai été touché par le Coronavirus dans les grandes largeurs, avec complications aux complications des complications. Trois hospitalisations, sur deux mois à peu près, à Auch et à Toulouse : je sors à peine de la dernière, pas trop vaillant.

Riposte Laïque : Malgré le fait que la maladie n’aide pas toujours à bien réfléchir, quelle analyse tirez-vous de cette crise, de sa gestion par les autorités de ce pays, et de l’attitude globale de nos compatriotes ?

Renaud Camus : Deux choses, si vous permettez. D’abord je dois faire amende honorable sur un point. J’avais assimilé l’Hôpital à l’École, comme étant deux institutions majeures également en ruine. C’est faux. L’École n’enseigne plus rien sinon, pour la population indigène, la passivité face au génocide par substitution dont elle fait l’objet. L’Hôpital, lui, soigne encore, et plutôt bien. Il va sans doute se détériorant, à cause de la conception pan-économiste du monde qui est celle-là même des industries de l’homme et du remplacisme global. Mais il n’est pas en ruine. On y observe encore beaucoup de dévouement, d’humanité, de gentillesse, de compétence et même d’efficacité — en somme de civilisation.

Un point faible : la raréfaction des médecins, qu’on voit à peine (et surtout les médecins indigènes). On vous fiche toute sorte de tuyaux de tous les côtés, on vous enfonce des caméras dans le larynx, ou le pharynx, on vous met des sondes dans la cuisse pour empêcher que votre cœur s’arrête toutes les cinq minutes, il y des écrans partout, vous vous croiriez dans le cockpit d’un supersonique, des sirènes se déclenchent dès que vous bougez le petit doigt, vous ne savez jamais s’il s’agit d’un gymkhana racaille sous vos fenêtres ou d’une alerte cardio-vasculaire mais les machines gèrent à distance vos artères, vos terreurs, vos gémissements et vos entrailles, plutôt pas mal. Cela dit, dans le Sud-Ouest, je n’étais pas dans les hôpitaux de la ligne de front, qui peut-être tiennent moins bien le choc.

Ah, un supplice : les chambres à partager systématiquement, dès qu’on quitte les soins intensifs ; et la télévision seize heures sur vingt-quatre. Enfin… ça m’a permis de me familiariser avec la culture et la langue arabes. Mais si déjà le vivre-ensemble n’est pas facile, le mourir-ensemble… imaginez.

Deuxième point, vous dites : nos compatriotes. Tout dépend de ce qu’on entend par là, comme d’habitude. Mais à moins de mettre dans le même sac les occupants et les occupés, les conquérants et les conquis, les colonisateurs et les colonisés, les remplaçants et les remplacés, le concept ne tient plus debout. Il faut aussi distinguer les innocents de nature et les coupables par définition. Ainsi la pandémie touche plus gravement les fameux « quartiers ». Mais parmi les raisons de ce phénomène il n’est pas question d’envisager une seconde l’hypothèse de l’incivisme de l’occupant, de son indiscipline, de son incapacité à observer quelque règle que ce soit. On n’évoquera pas les caillassages festifs ou les matchs de football sauvages. Non, la seule explication possible c’est la méchanceté des occupés, leur racisme, leur « discrimination », leur pingrerie, l’abandon où ils laissent les quartiers, cet abyme sans fond (mais pas sans fonds).

Riposte Laïque : Quelques utopistes parlent du jour d’après, concernant l’économie, notamment. Mais curieusement, aucune remise en cause de l’immigration ne paraît se profiler, dans un pays pourtant dévasté et ruiné par trois mois d’inactivité. Cela vous surprend-il ?

Renaud Camus : Non, cela ne me surprend pas du tout, c’est parfaitement conforme au fonctionnement de la machine davocratique, c’est-à-dire aux règles de la gestion du parc humain par Davos et le bloc techno-financier. L’essentiel pour elle est que le génocide par substitution se poursuive quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte, que la destruction des Européens d’Europe ne soit ni compromise ni ralentie. Il n’est pas question de faire des économies là-dessus. Tant pis : pour pallier les pertes colossales dues à la pandémie et au confinement, on créera de nouveaux impôts, européens de préférence. Mais faire des économie sur le génocide à l’homme (qui est pourtant le plus gros titre de dépense), cela il n’y faut pas songer, pour la davocratie remplaciste : ce serait nier sa propre essence et sa vocation, qui est de remplacer l’homme blanc et la civilisation occidentale par une matière humaine moins onéreuse, plus jeune, et de plus rapide reproduction, qui donne plus vite des consommateurs.

Riposte Laïque : Vous êtes connu, entre autres, pour la pertinence de vos tweets. Comment allez-vous survivre à la loi Avia, quand Twitter se permet de commenter de manière négative les tweets du président Trump en personne ?

Renaud Camus : Survivre est bien le mot. La loi Avia est un Coronavirus aviaire. L’hôpital et la prison se partagent le travail.

Riposte Laïque : Apparemment, à peine rentré chez vous, la justice s’intéresse de nouveau à votre cas. Qu’avez-vous donc fait de si grave encore, pour justifier de telles attentions ?

Renaud Camus : Aucune idée. Je suis vieux, je radote, je mélange un peu toutes mes affaires, j’oublie de prendre mes pilules, j’ai bien le droit d’être un peu gâteux. Il est possible que la plus récente sollicitude gendarmique ait à voir avec un mien souci pour la banquise, qui aurait tout à gagner selon moi à une plus large diffusion du préservatif en Afrique et ailleurs. Mais ce n’est là qu’une hypothèse. Hélas je ne peux pas ouvrir la bouche ou le clavier sans tomber sous les coups de la loi. On dirait qu’elle est faite pour ça, comme un gendarme de guignol.

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Renaud ?

Renaud Camus : Oui, chère Riposte : à bas la civilisation des prénoms ! On commence par les prénoms, on finit par les matricules. L’homme c’est le nom, la lignée, l’héritage, l’appartenance, l’identité, la civilisation, la race. Le prénom c’est la régression à l’enfance, à l’humanité d’avant le nom, à l’irresponsabilité. Au nom seul il est donné de signer. Et je signe.

Propos recueillis par Pierre Cassen