Après le discours de Castaner, les trafiquants de drogue tremblent

Publié le 19 septembre 2019 - par - 1 128 vues
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J’ai admiré le ton volontaire, agressif, et je dirais même guerrier, (c’est une blague !) employé par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lors de son récent discours à Marseille, mettant en garde les trafiquants de drogue ; ils ne tarderont pas à comprendre que « ça va chauffer pour eux » car la France n’est plus « leur terrain de jeu » et qu’on se le dise, et qu’on se le répète !

J’entends d’ici les rires des dealers, ils se tiennent les côtes et se bidonnent, dans toutes les zones de « non-droit », dans les quartiers interdits aux forces de l’ordre et même aux pompiers.

Très exactement les mêmes phrases, la copie conforme des discours déjà utilisés par d’autres ministres de l’Intérieur, également à Marseille, certains tout de même avec un ton un peu plus convainquant, par exemple Sarkozy ou Valls, car Castaner avait l’air de moins y croire, car il n’y croit pas du tout, et il a bien raison, car rien ne va changer : la drogue continuera ses ravages, les règlements de comptes se succéderont, et ni la police, ni les gendarmes, ni même l’armée, si elle est utilisée, n’y pourront rien, c’est bien trop tard.

Pour abattre cette racaille, la guerre est nécessaire et la justice doit sévir durement, mais qui l’obligera ?

Il faut des décisions fortes.

Il faut que les étrangers appréhendés soient expulsés manu militari (et sans les 2 500 euros offerts).

Il faut que les binationaux soient « déchus de leur nationalité française » dès la première récidive.

Il faut riposter quand on est mitraillé.

Il faut, il faut… mais rien ne se fera. Ils peuvent œuvrer en toute tranquillité, là où ils se trouvent, ou à quelques dizaines de mètres, quand ils seront « ennuyés » par quelques descentes spectaculaires mais sans effet sur leur commerce.

Les forces de l’ordre savent parfaitement où débusquer les trafiquants, les dealers, tous les riverains des quartiers le savent également.

Toutes les grandes métropoles, toutes les principales villes de province, l’Île-de-France avec sa Seine-Saint-Denis, qui n’est plus un territoire français, n’en déplaise à Rokhaya Diallo, son Val-de-Marne, son Essonne, Paris bien sûr et sans oublier Marseille, tribune de tous ces discours guerriers, autant de galéjades « parisiennes », rien à voir avec celles des Marius, César, Fanny, Pagnol, Fernandel, mais les galéjades des Rocard, Chirac, Sarkozy, Valls et, à présent, du comique de service Castaner.

Tiens, justement, voici une nouvelle adresse à lui communiquer : Décines-Charpieu, dans le 69 : « Au Prainet, on se croirait dans les favelas brésiliennes. Depuis 5 ans c’est l’enfer. » C’est ainsi que s’expriment les riverains du 10 rue de Sully, car ils vivent dans l’insécurité quotidienne, jusque devant les immeubles : squats, trafic de drogue, incivilités, saletés, saccages, rodéos, et même quelques coups de feu ces dernières semaines.

« Nous avons alerté tout le monde, ils sont tous au courant, mais rien ne change, ils s’en foutent. Cela ressemble même à de la « non-assistance à personnes en danger. Des bagarres pour tenir les points de vente qui rapportent. »

Non, braves gens, vous qui espérez du secours, cela ne ressemble pas du tout aux « favelas brésiliennes ». Dans ces favelas, la police et l’armée pénètrent et imposent la loi. Ils tirent, ils tuent, et les dealers le savent. Conclusion : il y en a de moins en moins, dans les favelas, ils sont ailleurs, dans les beaux quartiers, là où on les laisse faire en toute tranquillité.

Mais il est vrai qu’au Brésil, quand nombreux ressortent libres le soir, certains ne rejoignent jamais leur domicile ! 

Manuel Gomez

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