Après le Pont-Neuf, Christo veut emballer l’Arc de Triomphe !

Publié le 17 septembre 2019 - par - 501 vues
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« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des Arcs de Triomphe. »
(Napoléon 1er, au soir de la bataille d’Austerlitz)
« Tous les cœurs… adressaient au ciel des vœux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’Arc de Triomphe ». (Honoré de Balzac)

Mais quand donc – Grand Dieu ! – le petit homme narcissique qui fait fonction de président de la « Ripoux-blique » cessera-t-il d’humilier la France et les Français ?

J’en viens parfois à me demander s’il ne le fait pas exprès, juste pour caresser dans le sens du poil cette nouvelle population issue de la « diversité », allogène et bigarrée, appelée à remplacer le « Français de souche » qui, comme chacun sait, est raciste, xénophobe, populiste, poujadiste et très attaché à son passé, à ses racines et à ses traditions.
Micron est un homme jeune, tourné vers l’avenir, donc l’histoire, NOTRE histoire, il s’en fout comme de sa première couche-culotte(1). Il vient encore d’en faire la démonstration en acceptant que Christo – de son vrai nom : Christo Vladimiroff Javacheff – emballe l’Arc de Triomphe comme il l’avait fait pour le Pont-Neuf en 1985.
Cette mascarade (payée, je présume par le contribuable ?) est prévue en avril 2020.

Disons un mot de l’« artiste » puisque c’est ainsi qu’on appelle ce roi de l’emballage doré, du paquet-cadeau et du tape-à-l’œil clinquant. En fait, « Christo » c’est l’intitulé générique de l’œuvre commune de Christo Javacheff, né en 1935 en Bulgarie, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née également en 1935 au Maroc(2). Christo est un apatride venu de l’Est. Il s’installe à Paris en 1958. Pour vivre, il peint des portraits à l’huile. C’est en livrant le portrait de l’épouse du général Jacques de Guillebon, gaulliste historique, compagnon de la Libération et directeur de l’école polytechnique, qu’il rencontre Jeanne-Claude, une « rousse flamboyante » qui ressemble à Yvette Horner, la reine du piano à bretelles de l’époque.

Jeanne-Claude est née à Casablanca (où son père, le major Léon Denat, était en poste). Sa mère, Précilda, avait 17 ans lorsqu’elle a épousé le major Denat. Précilda et Léon Denat ont divorcé peu de temps après la naissance de Jeanne-Claude. Puis Précilda s’est remariée trois fois.
En 1946, elle a épousé l’influent général Jacques de Guillebon.
Jeanne-Claude rencontre donc Christo Javacheff en 1958. L’année suivante, elle quitte son mari pour l’épouser. Le couple gagne rapidement beaucoup d’argent, affiche des idées de gauche et, pour payer moins d’impôts, émigre aux États-Unis en 1964 et s’installe à New York.
Jeanne-Claude sera la muse de Christo jusqu’à son brusque décès…
J’ai, dans mes relations, un « général quart de place » issu du service du Matériel.

Il considère les paras comme des têtes brûlées et la Légion comme un repaire de brutes apatrides. En 35 années de carrière d’embusqué, il n’a jamais risqué sa précieuse peau dans une « Opex »(3) mais il arbore fièrement deux rosettes qu’il doit sans doute à la souplesse de son échine: « la Rouge » et « la Bleue » (4), glanées dans les bureaux, sans avoir un coup de feu à se reprocher. Il ressemble aux bidets « Jacob Delafon » : un robinet bleu pour l’eau froide et un rouge pour l’eau chaude. Ce péroreur de salon vante les vertus de Micron et ne voit rien de choquant dans le fait d’emballer l’Arc de Triomphe. D’après lui, « on peut aussi y voir un hommage ».
Et bien NON !!! Même le choix de l’ « artiste » est un choix contestable !
Quant à l’Arc de Triomphe, ce n’est pas n’importe quel monument !
Napoléon en a ordonné la construction par un décret impérial daté du 18 février 1806. Ce monument est « consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises ».

La première pierre, en forme de bouclier portant une inscription, est posée le 15 août 1806 (pour l’anniversaire de l’Empereur) et recouverte d’une plaque en bronze pour la protéger.
Lors des premières défaites napoléoniennes (campagne de Russie en 1812), l’Arc de Triomphe est élevé jusqu’aux voûtes mais la construction est interrompue puis abandonnée sous la Restauration. En 1823, Louis XVIII fait reprendre les travaux.
L’Arc doit désormais commémorer l’expédition victorieuse d’Espagne.
En 1830, Louis-Philippe reprend la pensée initiale de Napoléon mais, dans un esprit de réconciliation, associe les armées qui ont combattu entre 1792 et 1815.
L’Arc de Triomphe de l’Étoile est inauguré le 29 juillet 1836. Il fait partie des monuments nationaux à forte connotation historique. Cette importance s’est renforcée depuis que la dépouille du Soldat inconnu, tué lors de la Grande Guerre, y a été inhumée le 28 janvier 1921.

Deux ans plus tard, André Maginot, alors ministre de la Guerre, a soutenu le projet d’y installer une « flamme du souvenir » qui a été allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par le ministre. Cette flamme éternelle est, avec celle de l’Autel de la Patrie à Rome, la première du genre(5). Elle commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’éteint jamais : elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 par des associations d’anciens combattants ou de victimes de guerre.

Ce geste symbolique a été accompli même le 14 juin 1940, quand l’armée allemande est entrée dans Paris: ce jour-là, le ravivage a eu lieu devant les officiers allemands qui ont autorisé la cérémonie.
Vous me direz que l’Arc de Triomphe a été profané plusieurs fois : les gauchos de mai 68 ont fait cuire un œuf sur la flamme du Soldat inconnu. En décembre 2018, en marge d’une manifestation de « Gilets jaunes », des racailles de banlieue ont vandalisé le monument. Mais ceci n’a pas été fait avec l’aval et la bénédiction de l’Élysée.
Peut-être est-il encore temps d’empêcher cette insulte à nos morts ?
Mais pour l’instant, en dehors d’un cas (6), je n’ai pas noté d’indignation de la part des présidents d’associations dites « patriotiques ». J’espère que les militaires de terrain sauront monter au créneau. Je n’attends RIEN, en revanche, des généraux « Jacob Delafon » sinon un appel à la modération, à l’apolitisme, au « politiquement correct », bref des propos tiédasses comme l’eau d’un bidet quand elle est bien dosée. Il faut les comprendre : la peur de perdre les avantages de la « 2e section » (7) les oblige parfois à des contorsions reptiliennes et à la servilité des larbins.

Éric de Verdelhan

1)- La dernière lui ayant été enlevée par Brigitte née Trogneux, épouse Auzière à l’époque.
2)- Et décédée le 18 novembre 2009 à New York.
3)- Opex = Opération Extérieure.
4)- « La Rouge » est la Légion d’honneur et « la Bleue », l’ordre national du Mérite.
5) – Depuis l’extinction de la flamme des vestales en 391
6)- Le général Saint Macary, président de l’UNC.
7)- Le droit, entre autres, de creuser un peu plus le déficit de la SNCF en voyageant en ¼ de place.

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