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Après les pipes Schiappa, j’espérais la sodomie : raté, mais il nous reste Brassens !

Marlene Schiappa, member of the nomination committee of La Republique en Marche party poses after a press conference to present the party’s local candidates for the upcoming parliamentary elections (elections legislatives in French), on April 28, 2017, in Le Mans. / AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER

Très récemment, notre ami Paul Le Poulpe nous a gratifiés d’un poulet croustillant à l’extrême, amélioré sauce piquante : « combien va me coûter de lorgner le cul de Marlène Schiappa » ?

https://ripostelaique.com/jjai-fantasme-sur-la-bouche-le-gros-popotin-et-la-poitrine-de-marlene-schiappa-je-dois-combien.html

Le fait est que vu sa loi en préparation, un regard mal interprété ou une parole semblant salace auront vite fait monter sur E-Bay les enchères des pénalités.

Ceci dit, et nul n’étant parfait, tandis que le Poulpe reluque LE prose de Schiappa, moi c’est SA prose qui m’intéresse.

Certes, l’intention de Marlène est louable. Insoutenable est l’image de ces pauvres victimes et futures proies entourées d’étalons les yeux injectés de sperme, une protubérance de fort mauvais aloi au fort mauvais endroit, et, j’ose imaginer, ruisselants de bave.
Car comme chacun sait, tout titulaire des chromosomes XY voit son liquide céphalo-rachidien (tiens, qu’est-ce que Rachid vient faire là au milieu ?) transformé de facto en liqueur séminale, laquelle gère l’intégralité de l’émotionnel masculin.

Par contre, la méthodologie schiappesque peut prêter à confusion : en effet, la clé de voûte de cette loi, que l’on peut résumer ainsi : « L’arrière pensée sera punie à coups de trique » fait courir le risque d’une interprétation totalement inverse.

Faisons le point : après deux thèses de doctorat d’Etat brillamment soutenues, l’une concernant « la solitude du vagin » et l’autre, plus polémique et sobrement intitulée « la bouffarde, arme fatale des surchargées pondérales », le public attendait, fébrile, la livraison du dernier opus devant clore un triptyque appelé à rester gravé dans toutes les mémoires et que certains spécialistes, soucieux du détail et de la précision terminologique, avaient déjà baptisé « Éloge de la sodomie anale ».

Eh bien, Marlène a failli, l’ultime volet tant espéré n’a pas jailli de sa plume et la frustration de ses fervents supporters est d’autant plus forte que cette pratique, que peuvent subir les deux sexes et les 643 genres, fait l’unanimité par son côté unitaire : absolument tout le monde peut y goûter.

Fort heureusement, un oracle, le « Nostradanus » de la poésie française, décédé depuis bientôt quarante ans, avait anticipé sur la carence à venir.

L’écriture ciselée n’excluant pas la grivoiserie, le Grand Georges Brassens nous avait expliqué, dans « Fernande », qu’une rigidification localisée autant que spontanée échappait à tout contrôle.
Puis « misogynie à part » insiste sur le côté émollient de certaines revendications égalitaristes.
Dans une de ses œuvres, méconnue, dont il n’est pas l’interprète mais bien l’auteur, il se rend à l’évidence : chaque regard masculin « appuyé » suintant par définition le stupre et la fornication, tout geste de galanterie étant à proscrire parce que systématiquement entaché de doute, la parole elle-même suspecte d’intentions condamnables, Brassens nous fait savoir, Messieurs, qu’il ne nous reste qu’une échappatoire :

https://www.youtube.com/watch?v=nRz3eWZVSTQ

Jacques Vinent