Après les Trente Foireuses, la gauche en phase terminale (2e partie)

Publié le 16 mai 2011 - par - 701 vues
Share

1re partie : http://ripostelaique.com/?p=16921&preview=true

Ainsi, désormais, tout ce qui est affreux dans notre histoire vient bien des Gaulois, hélas, tandis que tout ce qui est beau vient des étrangers, surtout des Africains ; d’ailleurs, sans eux la France n’existerait même pas et nos racines sont musulmanes depuis 3000 ans (au moins) ; ils peuvent aller se rhabiller les Néandertaliens, les Grecs, les Romains, les chrétiens ou les révolutionnaires de 89 ! L’enseignement de l’histoire a donc tout naturellement éjecté des personnages aussi peu considérables pour notre histoire que Clovis, François Ier, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon, au profit des royaumes africains de Songhaï et Monomotapa (qu’on serait bien en peine de trouver sur une carte sans l’aide de Google et Wikipedia), mais dont pourtant nul ne doit plus nier les immenses apports à notre pays, à l’Europe, au monde, à la Terre, au Système Solaire, à l’humanité tout entière ; et si les Martiens débarquent un jour sur notre planète bleue, ce ne sera pas seulement pour nous emprunter de l’argent mais surtout pour péleriner dévotement sur les traces de ces royaumes fondateurs mythiques. Mais, après tout, l’enseignement de l’histoire n’est qu’un clou supplémentaire enfoncé dans le cercueil de l’école républicaine transformée en halte-garderie pour demeurés depuis que la loi Jospin de 1989 a décidé de « mettre l’élève au centre du système éducatif » ; aujourd’hui on encense l’idyllique « Entre les murs » et on cache sous le tapis l’effrayant « Journée de la jupe » ; « le niveau monte » répète-t-on, et s’il continue à monter, nul doute qu’il finira, comme tout bon tsunami, par emporter et noyer le bateau, l’équipage, les passagers et la cargaison.

C’est ainsi que le Français bobo post-moderne hors sol n’est plus francophile (nationaliste étroitement chauvin) et xénophobe (beauf méchamment raciste), mais xénophile (« Citoyen du monde ! ») et francophobe (« Nique la France ! »), ce qui change tout : il idolâtre aveuglément tout ce qui vient d’ailleurs (les étrangers, surtout d’origine africaine, noirs ou maghrébins, si possible clandestins illégaux sans-papiers, car ils sont une « chance pour la France ») et déteste violemment tout ce qui vient d’ici (ses compatriotes français blancs européens avec papiers en règle, son pays, sa nation, sa patrie, sa langue, sa culture, son histoire, ses valeurs, sa société, son mode de vie, son identité, son drapeau, son hymne national). Il se glorifie d’être un « désobéisseur citoyen » combattant toutes les lois « qui-rappellent-les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » ; il hurle contre tous les débats « nauséabonds » sur l’identité nationale, sur la burqa (Gérin est pourtant PCF), sur l’islam devenu débat sur la laïcité (« en France, il n’y a aucun problème avec l’islam », affirme Mélenchon, sans doute est-ce avec la laïcité qu’il y en a un) ; il hurle contre la loi sur la burqa, contre la « stigmatisation » des Roms, contre le retour possibles des frontières ; il exige agressivement que l’identité de la France se dissolve rapidement dans et grâce à l’africanisation, l’arabisation, l’islamisation, ce qui nous gavera à en crever des mirifiques bienfaits de la mondialisation sans frontières (dont la tiers-mondisation, la bidonvilisation, la bananièrisation) ; il rêve d’une France qui sera enfin devenue République islamo-soviétoïde du Frankistan du Nord (extension du Frankistan du Sud, ex-Algérie), et qui tiendra pitoyablement sa place de dhimmi dans une Europe devenue Eurabia.

Dans ce domaine si sensible de l’amour de son pays, on n’a pas suivi l’exemple américain, on a plutôt fait exactement le contraire. Pourtant, depuis l’heureuse privatisation de TF1 avec son « mieux-disant culturel » en 1987, on a laissé la propagande américaine accaparer entièrement nos téléviseurs, certainement dans le but astucieux de nous faire voir concrètement à quel point ces Américains sont nunuches avec leur patriotisme de grands enfants ; ainsi, les séries américaines qui passent sur toutes nos chaînes, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, nous refourguent de l’american way of life à la tonne, avec sa langue, sa (sous-)culture, son histoire, ses valeurs, sa société, son mode de vie, son identité, sa bannière étoilée, son hymne national, ses comportements, ses problèmes, ses obsessions, ses tabous, son gigantisme, ses effets spéciaux époustouflants, ses armements surpuissants, ses beaux militaires qui sentent bon le sable chaud irakien, ses splendides acteurs et ses sublimes actrices interchangeables (mais pas son intelligence, faut pas exagérer) ; et tout ça sans la moindre concession ou adaptation à notre propre culture franchouillarde ringardissime, afin naturellement de nous forcer à nous ouvrir aux autres cultures, au monde, à sa richesse infinie et tutti quanti. C’est efficace puisqu’on voit de plus en plus d’individus à casquette à l’envers ou à capuche adopter spontanément, par réflexe pavlovien, un langage et des manières « vus à la télé américaine » et, généralement, totalement inadaptés chez nous ; mais le changement dans le bon sens est en cours.

Une autre conséquence plaisante de cette nouvelle mise à nu de la France par ses habitants même, est que les ressortissants de ses anciennes colonies n’ont qu’une seule idée en tête, celle de venir s’installer et « faire du bizness » chez leur ancien colonisateur, nous ; il est vrai qu’on leur a dit un jour bêtement qu’ils étaient chez eux chez nous, ce qu’ils ont reçu cinq sur cinq ; mais alors, pourquoi sommes-nous partis de chez eux (quelquefois foutus à la porte avec bagage réduit à la valise ou au cercueil) il y a longtemps si aujourd’hui eux n’aspirent qu’à venir chez nous ? nous regrettent-ils donc à ce point ? ne sont-ils pas en train de nous coloniser à rebours ? n’ont-ils pas mieux à faire pour leur pays que de le fuir ? en votant ainsi avec leur pieds, un demi-siècle après leur indépendance, ne montrent-ils pas que la colonisation avait du bon, qu’elle était finalement mieux que l’indépendance et que la vie chez nous sera toujours plus désirable que la vie chez eux ? Mais ce serait supposer « un caractère positif » à la colonisation, ce qui est une idée ignoblement paternaliste et révisionniste comme l’affaire de la loi de février 2005 l’a montré ; en réalité, ces gens viennent chez nous en missionnaires pleins d’amour, comme dans « Des Hommes et des Dieux » mais en inversant les rôles (toutefois, ce sont toujours les blancs qui sont niqués à la fin), ils viennent généreusement nous enseigner leurs bonnes manières comme l’ouverture à l’autre, la tolérance, le partage, la diversité, le métissage, le « vivre-ensemble » ou le respect, tout ce que notre culture barbare ignore manifestement mais que la leur, illuminée par la charia, promeut si bien.

Et ça marche ! Il faut voir, aujourd’hui en France, avec quelle fierté les « issus de », les « djeunes » des « quartiers populaires » arborent sur eux le drapeau (algérien), ou le mettent à la place du drapeau (français) des bâtiments officiels, ou s’amusent joyeusement avec celui-ci en le conspuant, le déchirant, le brûlant ou l’utilisant comme crachoir ou torche-cul. Ils sifflent la Marseillaise parce qu’ils n’en connaissent pas les paroles, et avec leurs 200 mots de vocabulaire, c’est compréhensible. Quand l’équipe de foot d’Algérie perd, ils dévastent tout tant leur déception est grande. Quand l’équipe de foot d’Algérie gagne, ils dévastent tout tant leur allégresse est grande. Ils brûlent des voitures par milliers pour célébrer les fêtes des koufars et favoriser le renouvellement du parc auto. Ils enferment leurs sœurs-cousines-nièces-femmes-mères dans des sacs-poubelles pour leur éviter les coups de soleil et violent couramment les nôtres en bandes dans des caves en filmant la scène avec leurs téléphones portables dernier cri. Quand ils exigent de nous le respect, on leur donne volontiers car ils sont toujours en groupe ; par prudence, on peut y ajouter spontanément son téléphone portable, même pas dernier cri, les clés de sa voiture et sa Carte Bleue (avec le code, sinon ça sert à rien). Mais ce ne sont là que des excès juvéniles sans méchanceté, de simples bêtises comme tous les gamins en commettent ; il faut bien que jeunesse se passe. D’ailleurs qui s’en plaint ? La police les regarde de loin avec une bonhomie paternelle émue et la justice, lorsqu’elle s’en mêle vers la 50e ou 100e interpellation, se borne à leur faire les gros yeux. Vraiment pas de quoi en faire une garde à vue.

On notera que les actuelles révoltes arabes, ces « révolutions de jasmin » pour lesquelles les gauchistes ont les yeux de Chimène car elles sont supposées conduire inéluctablement à la même démocratie que chez nous (on attendra quand même un peu pour voir), posent un curieux paradoxe : avant elles, d’innombrables migrants fuyaient leurs pays soumis à la dictature ; maintenant, d’encore plus innombrables migrants fuient leur pays soumis à la démocratie ! Mais dans tous les cas, on exige de nous que nous les accueillions avec le sourire au nom des droits de l’homme, de la solidarité Nord-Sud, de l’ouverture des frontières, bla-bla-bla, et de la démocratie naturellement ! Faudrait savoir ! Les habitants de Lampedusa en ont raz le bol de voir débarquer sur leurs plages tous ces fuyards de la démocratie et de la liberté qui leur jouent quotidiennement « Le Camp des Saints » ; et ces nouveaux immigrés ne sont pas les derniers à récriminer, exiger, revendiquer, réclamer, ce qui prouve au moins qu’ils ont parfaitement compris le fonctionnement de l’Europe de Schengen : pas de frontières intérieures, passoire à l’extérieur, molle du genou partout, pourquoi se gêner ?

Toutes ces réussites sont en fait intimement liées entre elles, elles ne sont pas réellement dissociables, elles résultent d’une même logique démente et suicidaire, elles forment un bloc idéologique aussi verrouillé, étouffant, asphyxiant, mortel que celui de la défunte URSS. On ne peut donc qu’en souhaiter la même disparition rapide mais je doute que cela se réalise car la gauche et la droite se sont habilement partagé le gâteau dans une sorte de Yalta idéologique : à la gauche, pas de pouvoir politique réel (sauf des baronnies locales souvent mafieuses mais sans véritable importance) mais le monopole de la domination des esprits par la pensée unique, les principes, les règles morales, les mœurs ; et à la droite sans morale (mais elle s’en fiche), le monopole de ce qui importe vraiment pour elle c’est-à-dire l’argent et le pouvoir, le pouvoir politique et économique grâce à l’argent. Et ce partage inavouable mais diaboliquement efficace nous a prestement renvoyés plusieurs siècles en arrière, dans l’Ancien Régime et ses trois ordres inamovibles : le clergé (la gauche), la noblesse (la droite) et le tiers état qui est là pour en baver (le peuple, toi et moi). Et dire que certains prétendent que le voyage dans le temps est impossible ! Total respect pour un système capable de ressusciter ainsi des poubelles de l’histoire ! Il ne lui manque que l’esclavagisme pour être parfait, mais ça ne saurait tarder. Et nos enfants, s’il en reste, nous maudiront !

J’arrête là cette chronique de la gauche en phase terminale, tu trouveras sans mal à la poursuivre toi-même à l’infini. Juste une remarque pour terminer : désormais, conformément au climat d’anti-racisme paranoïaque qui empuantit l’air, tout ce que l’on dit ou fait, même en privé, donc même cette lettre, peut être utilisé pour déclencher les foudres de la justice ; quand mes amis seront au pouvoir, tu pourras toujours t’exprimer librement ; mais quand tes amis seront au pouvoir, mes amis et moi seront en prison…

Alors t’ai-je convaincu ? Vas-tu enfin te réveiller ? Cesser de nier l’évidence ? J’attends ta réponse avec confiance ; un esprit aussi rationnel, réaliste et sensé que le tien ne peut pas indéfiniment préférer l’illusion au réel, les chimères aux faits, les lendemains qui ne chanteront jamais aux aujourd’huis qui n’arrêtent pas de pleurer. Sinon, je peux prédire sans être expert et sans me forcer, qu’une nouvelle guerre du genre le plus sanglant qui soit, celui qui mêle pour le pire guerre civile, guerre raciale, guerre ethnique et guerre de religions, celui du Liban et de l’ex-Yougoslavie, nous pend au nez dans pas longtemps ; j’espère que j’y survivrai (et toi aussi, bien sûr). Sinon encore, en 2012 ce n’est pas un Président qu’il nous faudra élire, ni même un médecin psychiatre mais un Hôpital Psychiatrique au grand complet avec le peuple français encamisolé à l’intérieur pour sa propre survie !

Merci la gauche, merci pour tout !

Bien à toi,

Michel Tonarelli

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.