Après l’incendie de l’Institut d’Egypte, à quand une Cléopâtre voilée ?

Publié le 21 décembre 2011 - par - 1 348 vues
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On apprend que l’Institut d’Égypte fondé par Bonaparte est parti en fumée au Caire, suite à des manifestations.

http://www.liberation.fr/monde/01012378369-l-institut-d-egypte-fonde-par-bonaparte-est-parti-en-fumee

La destruction de cet établissement d’une valeur archéologique essentielle est une véritable catastrophe pour la communauté scientifique et historique.

Mais cela ne me surprend aucunement. Dans toute leur Histoire, les arabo-musulmans n’ont eu que mépris pour toute trace de civilisation préislamisque.

L’ Égypte ne doit la sauvegarde de son patrimoine mondial qu’aux Occidentaux. Un seul exemple de cette chasse aux idoles. L’ Égypte ancienne était riche de nombreuses statues en bois. Or peu d’entre elles ont survécu dans nos musées. Pourquoi ? Au fur et à mesure qu’elles furent découvertes ou pillées, elles furent incinérées dans des foyers musulmans pratiquant l’iconoclastie.

On pourrait également rappeler le phare d’Alexandrie, merveille du monde qui survécu plusieurs siècles entre l’invasion arabo-musulmane et sa destruction par un tremblement de terre… sans jamais être évoqué par la littérature arabe de l’époque.

On rappellera évidemment la destruction des statues de Bouddha en Afghanistan par les talibans musulmans.

Aujourd’hui, les islamistes sortent vainqueurs des urnes égyptiennes. 40% pour les Frères musulmans, 20 à 30% pour les salafistes.

Alors que les Frères musulmans tentent d’amadouer les touristes et les professionnels du tourisme, les salafistes affichent clairement leurs intentions : interdiction de la vente d’alcool, voile obligatoire pour toutes les occidentales visitant le pays, bannissement du maillot de bain sur les plages, et baignade séparée pour les hommes et pour les femmes, que ceux-ci soient musulmans, coptes ou étrangers.

Ils évoquent même une interdiction de visite des sites archéologiques où l’on verra des représentations de femmes de l’Égypte ancienne non voilées !

La condamnation de toute trace de civilisation préislamique en terre d’islam est une constante. L’ Arabie Saoudite interdit les fouilles archéologiques qui iraient dans ce sens. En Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye), la restauration du patrimoine romain ou grec n’est dû qu’au colonisateur européen.

L’ Égypte des Pharaons et des chrétiens coptes mourra-t-elle sous la loi islamique et dans l’indifférence des Bernard-Henri Lévy et des Caroline Fourest ? On peut le craindre, d’autant plus que ces derniers n’ont que mépris pour tout ce qui ferait civilisation en dehors de leur idéologie nihiliste.

Ce qui risque de se passer en Égypte doit nous interpeller, non seulement par le risque de destruction ou d’oubli d’un trésor de l’Humanité, mais aussi parce que nous connaissons la même négation en France. Quand une Dounia Bouzar veut interdire les chants de Noël et les crèches dans nos manifestations populaires de fin d’année tout en y réclamant des menus hallal et des hijabs, elle se comporte exactement comme les fous d’Allah d’Afghanistan et d’Égypte : il faut tuer toute trace de civilisation non islamique, il faut voiler Cléopâtre et islamiser le petit Jésus.

Djamila GERARD

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