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Après Théo, retour sur un autre fake news d’Etat : Sihem Souid…

Pendant un an, les médias et l’UMPS nous ont conté une belle fable sur le viol d’un « jeune » philosophe de 21 ans prénommé Théo, 1 m 90 de tour de cerveau, par des policiers nazis homosexuels . Bien sûr, tout cela était complètement bidon mais apparemment des gauchistes ont été assez idiots (désolé pour le pléonasme) pour y croire.

En 2010, on s’en souvient (hélas), une certaine Sihem Souid publiait un « brûlot » titré « Omerta dans la police ».

Le site de la Fnac décrit ainsi l’ouvrage : »Abus de pouvoir, corruption, trafics de statistiques et aussi racisme, sexisme, homophobie au sein même de l’institution, voici la face cachée de la police, telle qu’elle n’a jamais été décrite auparavant. »

Mise en place du « fake » avec la canonisation immédiate de la victime. A l’image d’un « jeune Théo de 21 ans », devenu apôtre de la non-violence et du vivre ensemble sous les yeux d’un « président de la République » larmoyant, Sihem Souid est présentée sur le site de la Fnac comme « une femme flic entrée dans la grande maison par vocation et idéalisme, elle a même démissionné d’un emploi de cadre très bien rémunéré dans le privé. »

Ah bon, elle était directrice de recherche chez Areva ? Non, quand même, l’emploi de cadre très bien rémunéré c’était agent aéroportuaire pour la Brink’s, selon l’Observatoire du journalisme. Ouf…

Sihem Souid souligne ensuite dans sa bio qu’elle « a fait l’École de police de Draveil, dont elle est sortie major ». C’est beau de rêver… car dans la vraie vie, Sihem Souid n’a jamais été un fonctionnaire de police, c’est à dire un personnel actif ayant réussi le concours permettant d’intégrer un des trois corps de la Police Nationale . Elle a été « adjoint de sécurité, c’est à dire agent contractuel de droit public, engagé pour une période de 3 ans, sans condition de diplôme », autrement dit : un « emploi jeune ». Madame Souid est donc sortie « major » d’un concours qui n’a existé que dans sa tête. Un peu comme si on finissait « major » de l’Ecole des fans ou de l’examen du permis de conduire.

D’ailleurs, qu’en est-il de toutes les illégalités et autres violences policières illégitimes qu’elle a courageusement dénoncées, allant même jusqu’à évoquer en 2011, sur les ondes de RMC, que des procédures pour viols commis dans des commissariats parisiens auraient été étouffées ?..Et bien, comme pour « le jeune Théo de 21 ans » : Rien !! Tout cela n’était que du vent…

Dans un pays normal, un emploi jeune se faisant passer pour un fonctionnaire de police dans les médias avec comme seul but de diffamer ses collègues de travail et ses supérieurs hiérarchiques se ferait virer sans autre forme de procès. Oui, dans un pays normal… mais au lieu de tout ça elle a été nommée adjointe administrative, encore une fois sans avoir à passer de concours.

Il faut dire qu’en cette période de Sarkozie finissante, Sihem Souid possédait le profil idéal pour devenir une icône de la bien-pensance : fonctionnaire de police (sic) maghrébine dénonçant le climat raciste et homophobe régnant dans les commissariats (sic), l’histoire racontée par l’ex « emploi jeune » correspondait en tous points aux mythes fondateurs de la « gauche ». Le Ps n’allait pas laisser filer une telle perle rare.

En juin 2011, Benoît Hamon, alors « porte-parole du Parti socialiste » (on en rigole maintenant…) demandait à Claude Guéant, selon les Inrocks, « de cesser de s’acharner sur Sihem Souid, en renonçant à lui interdire d’exercer son métier et de s’employer enfin à combattre les discriminations partout dans la société française, y compris dans la police ».

En temps de guerre, ça s’appelle un « laissez-passer » (en allemand on disait « ausweis ») et ça peut se révéler très utile pour poursuivre son petit commerce.

Là, on va donner la version résumée de la suite de cette bouffonnerie, mais elle permet de comprendre le sens de la marche, et celui du vent :

En 2011, Sihem Souid reçoit le prix d’une association anti-corruption pour avoir été un lanceur d’alerte (??).

En 2012, elle accompagne Roselyne Bachelot à l’ONU à New York pour représenter l’association « Parole de femmes » (oui, « Parole de femmes »…).

En 2013, titulaire d’un modeste Bac+2 ou +3, selon les versions de la comptine, elle est embauchée par Christiane Taubira au ministère de la Justice en tant que chargée de mission. Les masters 2 en droit qui cherchaient désespérément du travail ont dû apprécier.

Petite précision, généralement dans la fonction publique, le chargé de mission est souvent celui qui a la lourde tâche de recenser les taille-crayons de son service, 2 heures par jour, pour 4000 euros par mois (hors primes). Mais ce n’était sûrement pas le cas avec la bête à concours qu’est Sihem Souid.

Parallèlement à cette intense activité professionnelle, Madame Souid est recrutée en 2011 pour écrire des chroniques sur le site « Le Point.fr », et non pas pour l’hebdomadaire « Le Point » version papier, comme sa biographie ne le précise pas. Car en plus d’être une policière et une juriste de premier plan, Sihem Souid  a un réel talent journalistique. Certes, celui-ci n’est pas évident lorsqu’on s’efforce de lire sa prose sur internet « Eh tous les mecs de viol vocal qui m’appellent pr vous balancez entre vous. » (Twitter, 3 octobre 2014) mais ses capacités rédactionnelles s’affinent lorsqu’elle écrit pour Le Point.fr ou encore pour le « Huffingtonpost. Certaines mauvaises langues disent d’ailleurs que… Non, je me refuse à relayer ces ragots !!

Et puis, c’est pas parce qu’on est nul(le) en français qu’on ne peut pas devenir journaliste… enfin normalement si, mais quand on a des amis qui s’appellent Franz Olivier Giesbert, Arnaud Montebourg, ou Rokhaya Diallo (tiens, elle nous manquait celle-là !) on doit pouvoir s’arranger.

Il aurait été regrettable de priver les Français des analyses de Madame Souid qui mélangent la pulvérisation de portes ouvertes et la promotion d’un islam angélique. Concrètement cela donne pêle-mêle une critique de la crèche laïque Baby Loup, une dénonciation de Charlie pour cause d’islamophobie, la défense du voile islamique et, plus singulièrement, celle du conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, dont la contribution ultime à la chose publique restera qu’il est bien plus agréable de se faire cirer les pompes à l’Elysée par un laquais plutôt que d’aller soi-même acheter son tube de Baranne.

Petite parenthèse rigolote : le 28 décembre 2015, la journaliste Sihem Souid, celle-là même qui militait 4 ans plus tôt aux côtés du PCF et du Front de gauche pour la création d’un Comité national d’éthique de la sécurité, publiait sur le Point.fr l’interview de deux responsables d’un machin baptisé pompeusement Centre d’étude et de prospective stratégique. Avec un regard certainement très objectif puisque Madame Souid appartient au bureau de cette structure orwellienne rassemblant les « Puissants » (ne cherchez pas, vous n’y êtes pas).

On peut s’en douter, le parcours politique de Sihem Souid est « girouettement » compatible avec celui des mains qui la nourrissent. Par ordre chronologique cela donne  : une adhésion au PS, une nomination en tant que porte-parole d’Arnaud Montebourg pendant la primaire socialiste de 2011 (mauvaise pioche !), un soutien à Hollande en 2012, puis…. eh bien plus rien, sauf l’annonce de son départ du PS (le contraire aurait été surprenant), et la précision qui tue (le Point.fr du 25 février 2012) : »Malgré les réserves que j’avais lors de la nomination d’Emmanuel Macron, j’admets aujourd’hui apprécier son approche ». Madame est trop bonne…

C’est là que les choses deviennent drôles car pour assurer sa reconversion professionnelle, cette militante féministe a monté en 2015 un petit cabinet de conseil en communication, « Edile Consulting ». Avec son mari, Olivier Felten, « détenteur de parts dans des sociétés (?) », Madame Souid s’est vu confier comme mission (et les dollars qui vont avec) de redorer l’image d’Etats pionniers dans la lutte contre le sexisme et l’homophobie que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar. Nouveau venu dans le portefeuille du couple Souid, l’Azerbaïdjan, classé 162e sur 180 pays par Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse.

Sur les réseaux sociaux cela donne une collection de messages lénifiants, dignes d’un album de « Martine en Corée du Nord » (pour les plus de 50 ans), où parmi un millier d’autres exemples, Madame prend la pose avec son époux au « Qatar Prix de l’Arc de Triomphe » 2017. D’ailleurs, Madame, qui s’affiche fièrement sur son site en compagnie de Taubira et de Hollande, en précisant qu’elle avait découvert très tôt (dans la police) « l’envers du décor, le sexisme, le racisme, l’homophobie », a-t-elle demandé à ses nouveaux amis qataris la raison pour laquelle l’homosexualité était dans ce doux pays passible de la peine de mort ?

Jean-Christophe Comet