Art contemporain, santé publique, conflits d’intérêt et Légion d’honneur

Quel rapport entre la présentation d’une boîte de Merda d’artista de Manzoni dans un musée devant lequel les gens font la queue après avoir entendu la critique d’art en souligner l’intérêt, et l’injection d’un produit dans un vaccinodrome devant lequel s’allonge une file de gens qui auront entendu les médias en vanter les bienfaits ?

Si la comparaison entre une déjection et une injection est perçue comme provocante, elle parlera à ceux qui, s’inquiétant des effets secondaires du « vaccin », ne craignent pas de penser qu’après les atteintes portées à la vie de l’esprit, ce sont les atteintes portées à la vie du corps qui sont désormais à l’ordre du jour.

Les thuriféraires de la Macronie commencent de s’étrangler : « Mais ça n’a aucun rapport ! Qu’est-ce que l’art a à voir avec la santé ? » Rien, précisément, puisqu’il ne s’agit ni d’art ni de santé, mais de tout autre chose.

Lorsque Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture de 2002 à 2004, expose en 2008 Jeff Koons au château de Versailles, dont il préside l’établissement public depuis 2007 alors qu’il est depuis 2004 le conseiller de François Pinault, hommes d’affaires et collectionneur d’art contemporain, il n’y a bien entendu aucun conflit d’intérêts ! Sur les dix-sept œuvres exposées, six appartiennent au célèbre milliardaire. Le 10 novembre 2009, une œuvre de Jeff Koons est vendue près de 6 millions de dollars chez Christie’s à New York, la salle de vente dont François Pinault est le principal actionnaire. Le catalogue de la vente publie en double page (pp 35-36) l’exemplaire de l’œuvre (il en existe trois) qui fut présenté dans la chambre de Marie-Antoinette à Versailles, sans préciser qu’il ne s’agit pas du même exemplaire. Vendue une première fois neuf ans plus tôt, l’œuvre a vu sa valeur augmenter de 500 %, grâce notamment à l’aura versaillaise. Quelques mois plus tard, le 15 avril 2010, Jean-Jacques Aillagon est promu officier de la Légion d’honneur.
Lorsque Karine Lacombe, l’infectiologue financée par Gilead, vient expliquer sur les plateaux de télévision le 30 avril 2020 que le remdésivir (commercialisé par ce laboratoire) est « un traitement encourageant », il n’y a bien entendu aucun conflit d’intérêts ! Le 8 octobre, malgré les résultats négatifs d’un essai clinique de l’OMS, la Commission européenne signe un accord avec Gilead. L’objectif est de s’assurer l’approvisionnement de 500 000 traitements pour un montant d’un milliard d’euros. Jugé inefficace et dangereux, ce médicament est finalement mis au rebut. Quelques mois plus tard, le 1er janvier 2021, Karine Lacombe est nommée chevalier de la Légion d’honneur.

Lorsqu’il est question de conflits d’intérêts, vouloir distinguer art et santé est inutile. Le rapport s’établit de lui-même puisque l’argent ignore la distinction des secteurs pourvu qu’il puisse y couler à flots. Ce qu’il cherche, c’est toujours et partout la meilleure pente. C’est  ainsi que coule l’argent. C’est ainsi que coule désormais un pays.

On ne va tout de même pas faire des histoires pour une malheureuse petite boîte de Merda d’artista sur l’étagère d’un musée national ! C’est vrai, après tout, pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas un « Plug anal » place Vendôme ? Pourquoi pas un « Vagin de la Reine » dans les jardins du Château de Versailles ? Pourquoi pas l’auteur de la « Machine à caca » au Louvre ? Pourquoi pas des vidéos d’enfants se masturbant dans un musée à Bordeaux ? Pourquoi pas un crucifix plongé dans l’urine à Avignon ? Pourquoi pas à l’Opéra Garnier un plasticien poursuivi pour pédophilie et dont les œuvres décorent l’Élysée ? Pourquoi pas la photo d’un pauvre type s’essuyant les fesses avec le drapeau français à Nice ? Pourquoi pas une scène géante de zoophilie devant le Centre Pompidou ? Pourquoi pas un Mickey en érection sous les verrières du Grand Palais ? Oui, pourquoi pas, pourquoi pas ? La liste de ces manifestations susceptibles de rendre le monde des adultes respectable aux yeux de leurs enfants est si longue qu’un livre ne suffirait pas à en épuiser l’énumération.

Ce sont les élus qui nomment les administrateurs, les experts, les personnalités qualifiées, leur fixe des objectifs, les écoutent, font parfois semblant de comprendre ce qu’ils disent, les laissent agir sans oser les contrôler, finissent par accepter de voir leur pouvoir se rétrécir au profit du leur. Ce sont eux qui se sont couchés par inculture devant l’imposture contemporaine, par lâcheté devant la puissance financière du marché de l’art, par insuffisance intellectuelle devant l’argument d’une liberté d’expression dont ils ne veulent pas voir le dévoiement. Ce sont ces mêmes parlementaires qui, au nom de la liberté, viennent d’en voter à l’Assemblée nationale et au Sénat la suppression en apportant leur soutien à l’ignominie gouvernementale du « passe sanitaire ». Préférant leur rémunération à leur honneur, ils ont tout simplement voté les pleins pouvoir à Big Pharma.

Jérôme Serri

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7 Commentaires

  1. C’est amusant de mettre en parallèle art officiel et « science officielle » quand on n’a aucun argument scientifique contre le vaccin.

    Vous savez, il y a cent ans déjà, la Fontaine de Duchamp était bien un urinoir et le BCG était bien un vaccin.

  2. A voir, le sketch indémodable des « Inconnus » vieux de 30 ans sur l’art contemporain. Tout est dit dans ce sketch sur l’escroquerie de l’art dit contemporain avec un Didier Bourdon en forme olympique dans ce sketch!

  3. Ce matin j’ai déposé un ministre de la culture dans une porcelaine, puis un homme d’affaires. Heureusement, j’avais un rouleau de députés à proximité.
    Ils se sont tous noyés…..

    • Oui, qui expose de façon cinglante la corruption ordinaire des nos élus. Bêtise, lâcheté, corruption, voilà les mamelles de la politique française (et en bien d’autres endroits) contemporaine.
      Dans ce registre, il me semble que ce sont les journalistes Chesnot et Malbrunot qui ont montré dans un de leurs livres que les politiciens français sont les plus faciles à « acheter » par les Qataris et autres Saoudiens : ils reviennent régulièrement du Golfe avec des valises pleines de billets.
      Comme le dit Charles Gave, nous avons en France deux types de racailles : les racailles de banlieues dites « d’en bas », et les racailles d’en haut.

  4. Pour resumer votre idee plus simplement OUI le marché de l’art est grace a cette pandemie en tres bonne santé…rires !

    Car cette fausse pandémie augmente les écarts de richesse et va encore plus agrandir les differences…. Les plus riches sont devenus encore plus riches.( voir les palmares depuis 2 ans…notamment des fortunes francaises a commencer par le patron du vaccin moderna )
    Cette réalité a bien evidemment des impacts dans le monde de l’art et sur le marché de l’art en particulier, car ce sont des valeurs boursieres….( ils se foutent totalement de l art pour la valeur artistique ! Depuis plus de 70 ans… )
    Donc complicites evidentes de la sante ( enfin l industrie pharmaceutique ) qui sont d ailleurs ( avec la pub ) les grands marionnettistes des bourses du monde…

  5. Pourquoi pas une fillette qui urine en guise de fontaine sur une place de NANTES ?

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