1

Arte a eu du mal à révéler l’antisémitisme islamique

Finalement, la mort dans l’âme, la chaîne franco-allemande Arte a diffusé – mercredi 21 juillet, à 23 heures – le documentaire Les nouveaux visages de l’antisémitisme, réalisé par Joachim Schröder et Sophie Hafner, qui écorne sévèrement les petits protégés de ladite chaîne, à savoir les musulmans.

Pour mémoire : « “En 2015, Arte avait accepté la proposition du Westdeutscher Rundfunk (WDR) de réaliser un panorama de la montée récente de l’antisémitisme dans plusieurs pays européens, la Norvège, la Suède, la Grande-Bretagne, la Hongrie, la Grèce, la France et l’Allemagne”, rappelle Arte.
“Or, le programme livré portait essentiellement sur le Proche-Orient et ne correspondait que très partiellement au projet validé par la conférence des programmes d’Arte, ce qui a motivé son refus”, poursuit-elle. »
(http://www.lepoint.fr/societe/arte-diffusera-un-documentaire-sur-l-antisemitisme-initialement-refuse-20-06-2017-2136807_23.php)
Évidemment, l’argumentaire d’Arte ne tient pas. La vraie raison c’était encore et toujours la crainte de heurter la sensibilité des musulmans. Aussi, lors du débat qui a suivi la diffusion, le directeur des programmes du WDR s’est fourvoyé lorsqu’il a évoqué le déficit journalistique du documentaire, dont l’avant-propos très prudent et distancié imposé par la chaîne en disait long sur l’inféodation de celle-ci à l’islam.
Maintenant, voyons le contenu dudit documentaire…
On peut dire qu’il commence fort, avec un discours de Mahmoud Abbas dans lequel ce dernier reprend le vieux poncif de l’eau empoisonnée par les juifs, qu’on retrouve par exemple au milieu du XIVe siècle en Europe, pendant la Peste noire, où l’on accusait les juifs d’avoir infecté les puits. Le discours du leader palestinien est mis en parallèle avec une déclaration de Julius Streicher – compagnon de route d’Hitler et directeur du journal violemment antisémite Der Stürmer –, déclarant : « Sans solution à la question juive, l’humanité n’aura pas de répit. »
Vient ensuite un long passage – trop long à mon goût puisque hors-sujet à en juger par la suite – sur l’antisémitisme historique de l’Occident chrétien, notamment chez les intellectuels. Ceci n’a plus vraiment cours, il me semble. Va pour cette digression, étant entendu que les juifs ne réclament pas l’interdiction d’œuvres européennes ouvertement antisémites quand le Cran – Conseil représentatif des associations noire de France – pleurniche en lisant Tintin au Congo !
Hélas, on tombe parfois dans le simplisme, notamment en comparant la lutte contre l’actuelle finance internationale avec le vieux discours d’avant-guerre sur la finance juive. Que je sache, Warren Buffet, investisseur multimilliardaire américain, n’est pas juif. Combattre la finance ce n’est pas obligatoirement verser dans l’antisémitisme.
Passé ces légers écueils, le documentaire entre dans le vif du sujet. Là se dévoile la connivence entre l’Europe des élites et l’islam, symbolisée par le cofinancement du mausolée de Yasser Arafat, parent d’al-Husseini, le copain d’Hitler. Bon sang ne saurait mentir !
Le Palestinien est devenu le nouveau martyr à défendre et l’on découvre une gauche allemande aussi virulente que la française, quitte à devenir obscène : « Anne Franck serait dans la rue à nos côtés ! » hurle un activiste allemand pro-palestinien.
Pire : « Le besoin de relativiser le national-socialisme est parfois encore plus marqué à gauche qu’à droite », affirme le politologue Stephan Grigat. Cette relativisation permet un antisémitisme décomplexé, sous couvert de lutte contre Israël. Il y a aussi quelque chose de schizophrénique chez certains Allemands qui ne digèrent sans doute pas leur passé : les Palestiniens seraient les nouveaux juifs et les juifs, les nouveaux nazis ! Ce que résume ainsi une bénévole de l’EAPPI (Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et Israël) : « Ils se comportent en fait comme on s’est comportés avec eux. »
Sauf que les reporters se sont déplacés à Gaza et le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne ressemble pas à Auschwitz !
La Palestine est l’endroit du monde qui reçoit les plus importantes aides financières des quatre coins du monde et ce, sans contrôle international. Et si la corruption y règne, on aperçoit tout de même de grosses cylindrées, des immeubles modernes, des restaurants au bord de la plage, des mosquées rutilantes, etc.
Mais ce qui est étonnant, c’est le discours des Gazaouis. Une jeune femme belle comme le jour – et, quoique voilée, maquillée comme savent le faire les Orientales –, fatiguée par la dictature islamique du Hamas, déclare : « On doit se tendre la main. » Une autre : « J’avoue que le gouvernement est responsable de ce qui arrive ici. » Un autre encore, mais hors caméra : « L’Occident doit stopper toute aide à Gaza. » Car l’Occident nourrit le terrorisme du Hamas, qui suscite des vocations ailleurs.
Vient ensuite le cas du BDS – Boycott-Désinvestissement-Sanctions –, aux actions violentes et qui réunit une belle brochette d’intégristes, choyés par des idiots utiles à la cause islamique. Tout comme ces Noirs américains qui jouent l’identification avec les Palestiniens en arborant ce slogan : « When I see them, I see us » (quand je les vois, je nous vois).
Les rappeurs du monde entier – désormais porte-voix de l’islam – sont aussi pointés du doigt, nombre d’entre eux faisant l’apologie de l’antisémitisme : « Je hais ces youpins encore plus que les nazis ! » éructe l’un d’eux.
Mieux, dans une manifestation de musulmans à Berlin, on peut entendre : « Juifs, sales porcs dégonflés ! » Là, on ne prend même plus la peine de dire « sionistes » ou « Israéliens » ; ça a le mérite d’être clair !
Puis, comme un crève-cœur pour nous, le documentaire se penche sur la France. Là, on constate que Riposte laïque avait raison de tirer la sonnette d’alarme. Exemple : un témoin de Nuit Debout, ce happening sauvage d’extrême gauche, raconte qu’il y a entendu plusieurs propos antisémites. Il parle à juste titre de « réactionnaires de gauche ».
Interrogé, Malek Boutih rappelle au passage que beaucoup de Palestiniens vivent grâce à Israël. En effet, « 30 000 Palestiniens travaillent dans 900 entreprises israéliennes », apprend-on. Et les hôpitaux israéliens soignent tous les patients, sans distinction particulière.
L’antisémitisme français – enfin, islamique, nuance ! – n’empêche pas Emmanuel Macron, dans l’exercice de ses fonctions, d’aller rompre le jeûne du ramadan au CFCM !
Peu importe que lors des émeutes anti-juifs de Sarcelles – « la petite Jérusalem » – en 2014, on ait entendu : « Mort aux juifs ! Hitler avait raison ! »
Ainsi que l’explique le psychologue Ahmad Mansour – d’origine palestinienne –, la composante religieuse de l’antisémitisme musulman est indéniable, donc indiscutable selon les fidèles.
Conclusion : les juifs sont le baromètre de notre avenir. En les abandonnant à leur sort, en prétendant que ça ne nous concerne pas, le réveil risque d’être douloureux. Après eux, ce sera nous, c’est-à-dire tous ceux qui ne croient pas en la parole coranique.
L’abdication des élites face à l’islam est un fait, mais il reste le peuple. Et là encore, les juifs nous montrent la voie, eux qui ont longtemps été victimes jusqu’au jour où Israël leur a donné la force nécessaire pour résister à la fatalité, ce que, visiblement, on ne leur pardonne pas.
Quant aux réactions viscérales des juifs lorsqu’on émet des critiques à l’endroit d’Israël, elles peuvent être agaçantes, car Israël n’est pas une nation parfaite, mais si critique il y a, elle doit admettre une bonne fois pou toutes qu’on parle d’un État souverain, donc légitime. Ajoutons que ces critiques ne mettent toutefois pas notre vie en danger !
Pour terminer, Arte est un média méprisable et servile dont l’idéologie délétère, sous couvert de culture, est insupportable. Et le fait de diffuser des films d’Orson Welles ou Jean Renoir n’en fait pas une chaîne exemplaire, ces deux metteurs en scène n’ayant pas besoin d’Arte pour être reconnus pour ce qu’ils sont : des génies du 7e Art.
Ne jamais oublier que : « Les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotie » (Jorge Luis Borges).

Charles Demassieux