Attali, l’imposteur d’un mondialisme condamné à l’échec

Ecoutons Jacque Attali :

« Il est évident que ça se terminera un jour par un gouvernement mondial, équilibré, démocratique, qui mettra en place des règles, qui dominera le système financier et ne sera pas dominé par lui. Tout ça aura lieu. Les plus jeunes dans cette salle le verront. Comme il y a une monnaie européenne, il y aura une monnaie mondiale. Il y aura un revenu minimal mondial. Tout ça existera à mon sens. L’humanité va se diviser en trois catégories : les nomades de luxe qui disposeront de tous les outils de la liberté dont on vient de parler y compris de la liberté génétique de devenir un autre. Ceux-là ils vont être, peut-être, 150 millions et ils auront tous les moyens du mouvement absolu, déracinés, libres, mais la liberté, le déracinement sera un luxe et non pas une souffrance. A l’autre bout il y aura 5 à 6 milliards de nomades de misère qui seront obligés de bouger de la campagne à la ville d’une ville à l’autre, simplement pour trouver à manger. Et au milieu, il y aura une catégorie centrale, une sorte de classe moyenne qui vivra dans l’espérance illusoire de rejoindre les nomades de luxe et dans la terreur réelle de basculer dans l’infra-nomadisme, et qui regardera les gens à la télé, dans les journaux qui leur montrent la vie des nomades de luxe et qui à la télé se réjouira de voir le spectacle de la misère des autres, en se réjouissant de ne pas en être.»

(https://odysee.com/@LeDissident:c/mais-que-reste-t-il-aux-complotistes-s-il-dit-tout-ouvertement:7😉

Cet extrait est connu. Mais que dit-il de la pensée de Jacque Attali ? Dystopie ? Infantilisme ? Cynisme ? Prospective crédible, manipulation ?

Les contradictions d’Attali

La vision est séduisante mais les contradictions paraissent nombreuses.

Commençons par la toute première entre l’affirmation d’une démocratie mondiale et l’existence d’une immense misère pour les 3/4 de l’humanité ? Est-ce bien raisonnable de penser que nous serions réellement dans une démocratie mondiale tout en ayant 6 milliards dans la misère ainsi décrite par Jacques Attali ? Comment peut-on imaginer raisonnablement que ces milliards d’électeurs miséreux puissent être manipulés à ce point, pour accepter leur sort pitoyable ? Comment ne pas envisager qu’ils aspireront à autre chose en agissant politiquement et en votant pour des représentants en charge de faire évoluer cet enfer ? Et ces représentants ne pourraient pas indéfiniment défendre la fameuse caste supérieure des « nomades de luxe » ? Il y a là une première forfaiture ou contradiction. Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle sans des citoyens malgré tout satisfaits de leur gouvernement et dont le niveau de vie reste suffisamment digne pour accepter de participer à une organisation démocratique de la cité. Il y a donc un mensonge chez Jacques Attali, s’il prétend que peuvent coexister une démocratie, telle que nous la comprenons usuellement, et cette misère effroyable qu’il dépeint avec une certaine délectation perverse.

La 2e contradiction tient à cette expression étonnante sur « la liberté génétique de devenir un autre ». Que cache vraiment, chez cet apologue du transhumanisme, cette promotion des manipulations génétiques futures ? Ne viseraient-elles pas à la fois une transformation de quelques-uns qui aspireraient à une forme de surhumanité, voire d’éternité ? Et de fait, les mêmes recherches génétiques ne fabriqueraient-elles une sous-humanité à mi-chemin entre le robot et l’organe, comme envisagé dans les recherches folles de biotechnologie aux USA, voire en Chine ? Comment imaginer une société démocratique dès lors qu’il y aurait plusieurs « castes » pour ne pas dire plusieurs humanités, rendues radicalement différentes les unes des autres ? Improbable.

Il y a une 3e contradiction entre la notion même de démocratie, qui sous-entend la liberté et le pluralisme, ainsi qu’une souveraineté exercée par une population dans une aire géographie qui rend possible cette organisation et une économie et politique mondiale. En fait, en disposant d’une seule monnaie et en assurant comme il le dit un salaire minimum à tous, cette société ressemblerait plus à un nouvel idéal communiste mondial qui fournirait, non pas un travail à tous, mais un revenu permettant à chacun d’assumer quelques besoins rudimentaires, quoique miséreux par ailleurs.

C’est ici la pire de ses contradictions d’ailleurs. Comment tenir en si peu de phrases un propos où l’on parle d’un nomadisme mondial : « le nomadisme de misère » nous dit-il, alors subi par des populations en position de grande misère ; tout en affirmant installer « un revenu minimum mondial », je cite ? Or, un tel revenu minimum, dans l’esprit de leurs promoteurs et pour le bon sens, cela signifie être à l’abri d’une extrême misère ? Le propos est ici totalement contradictoire.

Attali, promoteur d’une société de Seigneur et de miséreux

Seulement, pour que puisse exister une telle société, il est difficile d’échapper à l’hypothèse d’un pouvoir autoritaire, policier, voire totalitaire qui ne laisserait plus aucune place à la controverse, encore moins au progrès social ou à des dynamiques historiques. C’est d’ailleurs l’ultime et dernière contradiction de la présentation de Jacques Attali. Il projette, comme un photographe, l’image d’un univers fermé, sorti de l’histoire, sans aucune conflictualité interne, bloqué en quelque sorte, et qui serait promis à perdurer, sans nouveau projet, visant sa seule survie, désespérant toute forme de créativité ou d’invention politique et sociale. Cela ressemble plus à l’inverse même du progrès et de l’intelligence ou des inventions véritables des sciences. Il y a là un rêve cauchemardesque d’enfermement de toute notre société dans une image glacée, figée, prophétisée, pour ne pas dire assénée par un Jacque Attali qui veut nous priver de notre liberté, de notre esprit critique, de notre aptitude à refuser sa description délirante.

Jacques Attali colporte en fait cette ultime vision politique qu’il s’agirait de réaliser. Mais il faut écouter servilement le faux-prophète et surtout ne pas imaginer une seconde qu’il puisse en être autrement. Le Seigneur, selon Attali, ne tolère pas l’opposition ou des alternatives. La manière même de dire consiste à prophétiser un futur inéluctable. C’est une provocation, une privation de la liberté de penser. Ce qu’il dit n’est pas ce qui adviendra, c’est simplement ce que certains veulent créer à leur profit. Et selon les bonnes vieilles techniques de bonimenteurs et manipulateurs de foires, notre Attali commence par affirmer : « gouvernement mondial, équilibré, démocratique, qui mettra en place des règles » de peur que nous en doutions ! Avec 6 milliards de « nomades de la misère », il est bien sûr que nous serions en présence de l’équilibre et de la démocratie. Comment cela est-il compatible sans trahir le sens de la moitié des concepts en question ?

Une vision indigente du futur, mais un vrai projet des puissants

Mais ne nous trompons pas sur la nature du discours de Jacques Attali. Il est d’une indigence intellectuelle manifeste, d’une faiblesse théorique inouïe, d’une ignorance de toutes les sciences sociales et politiques où historiques et plus encore d’une incompréhension des perspectives des recherches scientifiques et de ce qu’elles peuvent révéler en dehors des seuls projets de domination technicienne. Le faux prophète est pourtant écouté, le bonimenteur fascine, parce qu’il décrit un enfer comme s’il s’agissait d’une fatalité à laquelle certains tenteront par tous les moyens d’échapper, comme pour la crise sanitaire et son salut par la vaccination.

Malgré cette vision indigente du futur, il faut être lucide sur le fait qu’Attali, comme d’autres avant lui, décrit un projet de domination universelle auquel aspirent quelques puissants pour lesquels le bien-être d’une petite minorité se conçoit avec la mise en esclavage du plus grand nombre. Cette vision n’a pas de valeur autre que de nous influencer et de nous y soumettre comme si la vision était une prédiction scientifique, un déterminisme historique ou social auquel nous ne pourrions échapper. Il nous appartient d’agir librement et d’échapper à l’emprise. Il faut agir, entreprendre, construire, proposer, participer, agir, militer, penser, etc. L’avenir est à ceux qui voudront le bâtir en liberté. Et il nous faut aussi démasquer l’imposteur et l’imposture.

Pierre-Antoine Pontoizeau

 

 

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14 Commentaires

  1. Magnifique (psych)analyse d’Attali, de plus en plus abject, jusqu’à atteindre l’obscène.

  2. Ce qu’il faut surtout, c’est TOUS les PENDRE !!! HAUT & COURT !!!

    Si cet abruti n’avait, ne serait-ce, qu’une once d’intelligence, il ne dirait pas que 6 milliards d’individus vont « gentiment » accepter de crever pour que quelques enflures puissent vivre comme des rois …

    Surtout les dégénérés genre muzzs, ceux-là ne « rêvent » que d’une chose : NAZISLAMISER le monde, et si l’invasion dans les pays en Europe arrive à son terme, c’est un autre débat, là, je vois mal les « 150 millions » réussir à vivre en sécurité …

    Mais il va falloir attendre, soit l’incident, ou plutôt « accident nucléaire », soit la déclaration de guerre officielle en France, contre le mécréant que nous sommes en majorité !!

    Que chaque personne lucide se prépare, sur le plan physique, psychologique, et matériel, dans la mesure du possible, et continue à tenter de ré-informer les gens qui se réveillent, les autres, même si c’est leur famille, laissez-les tomber …

  3. attali faisait l’apologie de l’euthanasie des vieux, encore une fois faites ce que je dis, pas ce que je fais (et là ce que je ne fais pas)

  4. leur trip ? plus aucune frontière nulle part partout sur le globe sauf israel évidemment chargé de « gérer » toussa, la guerre d’Ukraine contre la Russie participant pleinement de ce praujet censé rester secret, incompréhensible à tous peu importe le nombre de morts pour y parvenir, d’alleurs c’est écrit donc il faut faire.

  5. On se demande encore pourquoi cet « homme » est encore écouté, passe à la télé devant des millions de spectateurs qui assimilent ses élucubrations.Dès que je le vois , ou l’écoute , je coupe.

  6. —-Cet énergumène maléfique qui s’est trompé sur tout depuis qu’il parle à l’oreille des présidents de notre pays, est responsable de bien des maux qui affectent notre pays!
    —-Sa fortune est estimée à plusieurs millions d’Euros ce qui prouve le côté calculateur et cynique du bonhomme!—-
    —-Il est bien évident que dans le monde qu’il décrit et qu’il désire ardemment il se place au sommet de la pyramide!!—–

  7. Deux vidéos avec Attali:
    – l’une où il se fait allumer par Zemmour.
    – l’autre où il fait signe à 1 jeune journaliste de remonter son masque alors que lui-même n’en porte pas. Elle s’exécute!
    Ce type est abject.

  8. Très bon article. Bravo. Et la cerise sur le gâteau, ce seront les juifs qui domineront le monde. En fait, il travaille pour sa confrérie, bien évidemment. Et Israel sera le centre du monde. Et les 2 guerres mondiales avaient pour but, en partie, la création d’Israel. Déclaration Balfour en 1917 et reconnaissance de l’Etat d’Israel en 1948 par Truman. Bien joué.

  9. Sa vision du futur est très déprimante et le pire est qu’elle est voulue par nos « élites » au nom du Progrès !
    Rien qu’à la lire, je déprime, je crois lire une vision dantesque de l’humanité, retournée à un état proche de l’animalité.
    Pour ma part je vois une contradiction dans le fait que Jacquot dit dans sa vision dantesque que les faméliques sont obligés d’aller de ville en ville pour trouver du travail pour survivre. A leur place, mieux vaudrait rester à la campagne et vivre en autarcie, s’occuper à construire leur cabane avec le bois comme les trappeurs de l’Arkansas ! Mais pour ça, il faudrait que la terre ne soit pas possédée par des « nomades de luxe » !

  10. Quand on sait que cet abruti souffle à l’oreille des présidents depuis 40 ANS , on aune idée du niveau des imbéciles élus ;ensuite, le règne d’ATTALI correspond à la période ou tout est parti en vrille : 40ans pour arriver à lasituation ou nous nous ytrouvons aujourd’hui: la dictature de la commission UE , un président immature , menteur , incapable , plus de monnaie nationale donc plus de souveraineté , l’inflation , la récession , la fin de l’ETAT , de la destruction de la santé , de la police , justice , instruction publique , et par dessus tout la guerre ,contre le pays le plus puissant de la planète , pour un trou de merde qui nous est étranger et qu’une majorité des gens ne peuvent situer sur la carte : BRAVO ATTALI !

  11. Je préfère ne pas commenter car j’ai une telle haine en moi des USA, de Biden, des woke, des écoféministes, et de ces oiseaux de malheur, ces traîtres, que sont les mondialistes que je risquerai d’aller trop loin. Je place tout mon espoir en la Russie et en Poutine pour nous sauver de ceux qui sont aux manettes de cet Occident malfaisant, dégénéré, pourri jusqu’à la moelle qui veut notre disparition, et nous débarrasser d’eux .

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