Attaquer plutôt Riposte Laïque que l'extrême droite islamiste

Cette personne, qui vient d’écrire un article à charge contre RL, devient très utile pour la vraie extrême droite islamique venant de montrer de quoi elle est capable en Iran, du fait de la confusion que madame Brancher entretient entre race et religion, xénophobie et racisme. Elle permet aux vrais totalitaires de s’en donner à cœur joie non seulement en Iran (que soutient un Chavez, sans susciter beaucoup de critiques…), mais aussi en Afghanistan lorsque le fait d’être blanche, occidentale, et désireuse d’enseigner dans une école de filles est non seulement montré du doigt, mais suscite, là, vraiment, du racisme, bien sûr éludé par une Caroline Brancher.
Seulement cette dernière a en effet toujours préféré attaquer bille en tête toutes celles et ceux qui osaient dire et écrire que l’islam n’est pas une nationalité, plutôt une religion dont le corpus spécifique cependant inclut des prétentions politiques qui peuvent être non seulement critiquées mais combattues sans que cependant l’on en appelle au racisme, à la violence physique, ni même à l’attaque diffamatoire. Caroline Brancher excelle, elle, dans cette dernière. Puisqu’il n’en faut pas beaucoup pour être étiquetée par elle « d’extrême droite », de « raciste », ce qui est d’autant plus risible que la vraie extrême droite non seulement officie dans sa version islamiste ici et là comme l’a dit, mais lorsqu’elle est occidentale sa sympathie pour l’islam et/ou pour le nationalisme arabe n’a jamais été prise en défaut : on l’a vu dans les années 30, et, actuellement, même un groupe nationaliste comme Bloc identitaire soutient la cause palestinienne, ce qui ne l’empêche pas d’être xénophobe plus que raciste à vrai dire ; en ce sens lesdits identitaires se distinguent du MNR et se rapprochent plutôt de certains courants du FN et du MPF, car le MNR regroupe, lui, plutôt des anciens nostalgiques racistes de l’OAS et de la nouvelle droite maurrassienne différentialiste.
En fait madame Brancher, confond, sciemment ou non, xénophobie et racisme, elle n’est pas la seule, et elle fait partie de ces gens qui ne voient ce phénomène qu’en Occident alors que la xénophobie est la chose au monde la mieux partagée ( littéralement « peur de l’étranger ») ce qui se distingue du racisme qui prétend à la supériorité de facto d’une race sur toutes les autres. Or, lorsque l’on lit madame Brancher cette confusion s’avère être le lit de son argumentation, à côté il est vrai de son autre confusion entre race et religion on l’a déjà souligné.
Le tout fomente une ambiance délétère où l’on voit la terreur intellectuelle s’abattre sur celles et ceux qui continuent le combat laïque en considérant par exemple que, en effet, l’islam (et pas seulement l’islamisme) ne peut pas être considéré comme un corpus dans lequel il est possible de puiser ce qui serait utile pour critiquer les imperfections de notre société insuffisamment démocratique, affairiste, tout ce que vous voulez, mais qui est toujours en devenir et non pas figée comme ces sociétés islamiques qui auraient pu, elles, se servir de ce ferment paraît-il incomparable qu’est l’islam pour se réformer, se révolutionner, ce qui ne s’est pas fait ; ou alors dans un sens opposé à celui espéré puisque les révolutions wahhabite et khomeyniste n’ont pas été, semble-t-il, dans le sens d’une distinction institutionnelle entre politique et religion, elles ont même été encore plus loin dans la sujétion et l’injustice. Pourquoi ? Puisque l’islam aurait nourri les Lumières européennes : il aurait pu dans ce cas arriver à se nourrir déjà lui-même…
Mais loin de ces considérations, les soutiens actuels à l’islam préfèrent taxer toute critique d’extrême droite en essayant même d’attaquer devant les tribunaux, en pétitionnant contre les universitaires, le tout sous le prétexte de racisme, évidemment, ce qui heureusement ne marche pas toujours. Pour l’anecdote, certains ont porté plainte pour des envois de cartes postales à différents maires désireux de construire des mosquées ; j’ai demandé à lire quelques-unes de ces cartes, et, je l’avoue, je m’attendais à des attaques en effet réellement racistes, or, qu’elle ne fut pas ma stupéfaction de lire des propos regrettant que la réciproque ne soit pas possible dans certains pays islamiques en terme de construction d’églises ! et c’était ce genre de cartes postales, là, qui servaient de principales pièces à conviction pour…racisme ! ce qui ne peut être répondu que par un grand éclat de rire, et heureusement que ces plaintes sont de plus en plus classées sans suite. Mais lisons la prose toute récente de madame Brancher à l’encontre de Riposte Laïque (et d’autres sites) pour observer si elle se détache du niveau des plaintes précédentes, on va voir, hélas, que non.
Que dit-elle ? Son article dès le départ avance qu’une critique de l’institution qu’est la Halde, allant jusqu’à demander sa dissolution, signifie purement et simplement le refus de lutter contre les discriminations. Ce qui est diffamatoire. Car si l’on arrive à démontrer que la Halde se trompe souvent et en fait alimente bien plus le conflit des civilisations qu’elle ne le réduit, le fait de demander sa dissolution est un droit démocratique et républicain et n’a rien à voir avec le refus de lutter contre le racisme.

Une telle attaque est infamante. Et madame Brancher a le culot de poursuivre sur le cas de Fanny Truchelut en osant considérer que le fait que celle-ci parle de « tradition », de « chez nous », de « ces gens là » soit hautement suspect, comme si ces termes étaient désormais réservés à l’intégrisme, ou mieux encore comme si seuls les musulmans avaient le droit de préserver leur tradition, de créer un chez eux, excluant ces gens là, par exemple celles et ceux qui refusent en effet que chez eux la discrimination se sente chez elle, or dans ce gîte, qui est chez elle, elle est en droit d’exiger que la pièce commune reste neutre religieusement, et aussi culturellement alors que madame Brancher suggère, avec une finesse confondante, que Fanny aurait dû « diffuser un porno lesbien » afin de faire fuir ces femmes voilées ! ce qui aurait été là par contre très insultant, non pas comme le croit madame Brancher parce que cela aurait attaqué leur « pureté », mais parce que dans la pièce commune, il n’ a pas lieu d’afficher ses préférences, quelles qu’elles soient, ce que n’arrive pas à comprendre madame Brancher dont le nihilisme patent (qui n’a rien à voir avec l’approche libertaire) confond pièce commune et lieu indifférencié où l’on peut s’afficher sans se soucier d’autrui, à la manière nihiliste.
Par ailleurs, Fanny Truchelut n’empêchait pas que ces militantes islamistes (car c’était des militantes) de mettre le voile (qui exclut) en dehors de cette pièce. Mais il est vrai que la justice, (que l’on croyait aux ordres de la société bourgeoise raciste et libérale si l’on en croit les écrits des amis de Caroline Brancher ou de sa directrice…), a dit le contraire suivant ainsi la plainte déposée par la Halde…(une Halde qui s’en prenait aussi à Ronsard et en particulier au poème Mignonne allons voir si la rose…parce que certains vers pouvaient offenser les « seniors »…).
De plus, et plus grave en réalité selon madame Brancher, Fanny Truchelut a été défendu par l’avocat de Philippe de Villiers, qui défend aussi l’Opus Dei se précipite de dire Caroline Brancher, avec une certaine délectation ; peu importe si Fanny était sans le sou et devait se défendre contre une attaque injuste en s’appuyant en effet sur une épaule secourable, même si celle-ci n’était pas désintéressée, mais peu importe car Caroline Brancher, en procureur d’autant plus implacable qu’improvisé, en parfaite commissaire politique en effet, s’acharne sur ces différents aspects pour discréditer Fanny, pour attaquer Riposte Laïque, l’accusant de collusion avec de Villiers et sa lutte contre l’école publique, ce qui est, encore une fois de la diffamation, et ce de la plus pire eau, puisque cela n’a, strictement rien à voir : l’avocat travaille certes pour le MPF et Cie, il n’en reste pas moins un avocat reconnu en tant que tel ; autant sinon, récuser l’honnêteté d’un enseignant parce qu’il n’est pas de gauche…
Caroline Brancher ne s’arrête pas là. Sans avoir peur du ridicule. Ainsi elle en vient donc à avancer que les sites d’extrême droite se sont emparés de l’affaire, bien sûr, en affirmant qu’un site comme Libertyvox « gravite autour de Riposte Laïque », ce qui est diffamatoire, déjà parce que Libertyvox a surgi sur le Net bien avant Riposte Laïque, et ensuite parce que le fait de reconnaître que certains écrits parus sur Libertyvox puissent être appréciés lorsque leur critique de l’islam reste fondé en droit ne s’assujettit en rien à un quelconque racisme ; et ce sans que pour autant Riposte Laïque partage l’orientation de ce site qui n’ a rien d’extrême droite d’ailleurs. Mais madame Brancher n’a que faire de ces subtilités : en parfaite soldate léniniste qui prétend savoir mieux que tout le monde comment s’y prendre avec les insuffisances de l’islam en matière d’acceptation des différences, et, surtout, du respect que l’on doit avoir pour l’histoire d’un pays, la France, si soucieux de préserver ses acquis laïques, madame Brancher va écumer les graffitis des forums de Libertyvox en dénichant évidemment quelques éructations de nazillons qu’elle se dépêche évidemment de montrer en épingle afin de crucifier Riposte Laïque.
Madame Brancher me fait penser à la revue Art Press lorsqu’elle avait accusé Jean Baudrillard d’être d’extrême droite parce qu’il avait permis à Alain de Benoist de faire paraître un de ses écrits dans sa revue Krisis (alors que Gisèle Halimi et Régis Debray en avaient fait autant) et ce parce que Baudrillard avait osé écrire que l’art contemporain, défendu par la revue Art Press, était nul, or, il fallait non pas répondre à Baudrillard, pourquoi perdre son temps, il suffisait de le traiter d’extrême droite et le tour est joué, madame Brancher continue dans la même veine, mise en place au fond par le vieux fond inquisiteur français lorsque l’on était cloué au pilori, soupçonné de faire le jeu des protestants, de la ligue, des factieux, des francs maçons, des juifs, des capitalistes des social traîtres etc.
Ainsi, parce que Libertyvox compare islam et nazisme, ou doute du désintéressement des anti-racistes et critique que l’on puisse vouloir exclure Philippe de Villiers d’une manifestation à la mémoire de Ilan Halimi, cela fait de ce site un axe raciste pro nazi ou « ultra sioniste » (madame Brancher devrait trancher : peut-on être, sérieusement, l’un et l’autre ?) alors que la littérature ayant étudié le nationalisme arabe et les divers courants islamistes a pu démontré les liens idéologiques avec ceux-ci et le nazisme depuis les années 30. Le fait que le Protocole des Sages de Sion soit imprimé et diffusé en feuilleton dans les médias arabes et que la Shoah soit surtout niée dans les pays dominés par l’islamisme n’effleure évidemment pas madame Brancher qui évidemment est compétente en matière d’étude de l’islam et donc peut s’en prendre à l’islamologue Anne-Marie Delcambre lorsque celle-ci remarque simplement que les islamistes d’Al Keida ont imité Mahomet lorsque celui-ci a effet égorgé de sa propre main des centaines de Juifs, ce qui est parfaitement indiqué dans la biographie de ce dernier écrite par Ibn Hichâm au 9ème siècle…
Mais évidemment madame Brancher s’y connaît, sauf qu’elle ne le dit pas, et préfère plutôt monter en épingle certains écrits pour prouver… quoi ?… L’amalgame évidemment entre islam et islamisme que madame Brancher se fait fort de dénoncer en s’en prenant également à Bivouac-ID, renforçant ainsi l’idée que la moindre critique contre l’islam s’avère une critique raciste ; on ne voit alors pas dans ce cas ce qui la distingue d’un Vincent Geisser qui dit exactement la même chose, même si Geisser, à la différence du courant ProChoix que madame Brancher prétend défendre, ne prétend pas lui qu’il existe une différence entre islam et islamisme et même se targue comme je l’ai montré ailleurs de dénoncer cet islam « light » qui prétendrait réformer l’islam. Sauf que madame Brancher opère le même amalgame que Geisser entre une critique de l’islam et une critique raciste.
Elle va plus loin en assénant sans doute son argument qu’elle croit décisif celui relatif au dernier affrontement entre le Hamas et Israël en pointant là aussi du doigt les sites incriminés avec une démonstration superfétatoire stipulant que ces derniers soutiennent Israël par racisme anti-musulman : CQFD. Sauf que madame Brancher dans sa hâte lourde de porte flingues balourd oublie trois paramètres : tous les palestiniens ne sont pas musulmans, le soutien ou la critique de leur cause n’a rien à voir avec leur religion, enfin il n’est pas sûr qu’il faille uniquement prendre pour argent comptant le chiffre des victimes avancé par le Hamas pour se faire une idée exacte de la situation. Mais Caroline Brancher n’a que faire là aussi de ces subtilités, l’idée étant d’établir un lien sulfureux entre Israël et la critique anti-islamique nécessairement raciste et « ultrasioniste ».
Peu importe si la vraie extrême droite française soutient plutôt la cause palestinienne et que l’on peut fort bien être palestinien et chrétien, et athée, et gay, et pro israélien, même si cela ne se crie pas sur les toits. Sauf que les arabes israéliens refusent toujours d’être intégrés dans un futur État palestinien, par exemple s’il y avait un échange de territoire, on se demande bien pourquoi…. De même, l’on peut être fort bien nord africain, et boire du vin manger du cochon et être anar, chrétien, bouddhiste, ce qui semble cependant inconcevable pour l’essentialisme d’une Brancher qui s’en prend par exemple au film Fitna et à Wafa Sultan parce qu’ils s’en prennent à l’islam même et donc pour madame Brancher à la race alors que ceux-ci s’en prennent plutôt à ces musulmans qui ont décidé de transformer l’Europe en état islamique fustigeant intimidant leur propre congénère refusant de plier. Madame Brancher a une vision anthropocentriste d’un islam de papier qui n’aurait jamais été conquérant seulement libérateur, elle ne s’aperçoit même pas qu’elle véhicule le discours justificatif du colonialisme impérial et républicain français, tout en récusant l’idée que si l’islam, en tant que système théologico-politique, se soit trouvé incapable de surpasser l’Occident, doit aussi chercher la cause en son propre sein et non pas seulement à l’extérieur.
Plus encore pour madame Brancher le fait de comparer l’islam au christianisme est raciste surtout quand on considère que ce dernier permet une plus grande émancipation que le premier ; elle se dépêche d’ailleurs à propos du voile de jeter en pâture St Paul, comme le font la plupart des théoriciens islamistes, Geisser et Ramadan en tête, lorsque St Paul conseille aux femmes de se couvrir, oubliant que Jésus a été le seul à défendre la prostituée en exigeant que celui qui n’a jamais pêché jette la première pierre. On attend toujours de lire ce genre de phrase ailleurs. Quant aux propos de St Paul, ils ne sont plus tenus aujourd’hui par l’Église alors qu’ils font toujours office de parole sacrée pour ces yeux musulmans qui s’offusquent devant une femme portant un pantalon et allant tête nue. Le fait de le dénoncer et de craindre que les populations partageant ce point de vue deviennent légions, ne sont pas des actes racistes mais défensifs.
On ne voit pas en effet pourquoi le pays d’accueil devrait être le seul à changer ses habitudes. Mais madame Granger véhicule une vision différentialiste où il s’avère convenable, si l’on est né musulman, non seulement de le rester, mais d’exiger que l’on fasse en sorte qu’il soit le seul à ne pas être jugé dans ses traditions, comme s’il était un chef d’œuvre en péril qu’il faut préserver tel quel, sans qu’il n’ait besoin de changer, alors que l’on exigera du chrétien, du blanc, d’être de son temps.
Au fond, elle est devenue bien lointaine cette époque où la collègue de madame Granger, Caroline Fourest, écrivait « La tentation obscurantiste », aujourd’hui le titre même serait considéré comme islamophobe, puisqu’il est devenu acquis que l’islam ne s’est jamais comporté en conquérant, qu’il a au contraire éduqué un occident médiéval ignare et barbare, et que celui-ci au lieu de le remercier l’a colonisé, ce qui a brisé ensuite tout élan de développement : CQFD.
Madame Brancher déroule ainsi le tapis de velours pour l’argumentaire islamiste, Geisser doit être aux anges. Car pour elle, comme pour lui, critiquer l’islam, le considérer intrinsèquement comme plus rigide que le christianisme, revient à susciter la haine envers la communauté musulmane. C’est un argumentaire que ne renierait pas Mouloud Aounit tant ce petit monde reste persuadé que la lecture littérale de l’islam n’est pas possible alors que précisément l’islamisme s’est retourné contre son frère ennemi, le nationalisme arabe, parce que ce dernier aurait oublié ce postulat incontournable. Madame Brancher en vient alors à douter du caractère laïque de Riposte Laïque en l’accusant de refuser la construction de mosquées par racisme alors que d’une part, RL s’est toujours différencié en considérant que l’argent public ne doit pas aller à la construction de structures privées, d’autre part madame Brancher ne bat certainement pas pour que dans les centres culturels qui servent de prétexte à leur construction il soit vérifié que les femmes et les minorités aient toute leur place conformément aux principes républicains qui sont en effet loin d’être universalisés.
Madame Brancher n’en a cure de ce travail d’évaluation, elle préfère tomber à bras raccourcis sur toute critique frontale de l’islam en l’accusant de racisme. Voire d’homophobie lorsqu’il est en effet critiqué qu’une certaine forme d’homosexualisme prétendrait n’être uniquement qu’un choix culturel alors que cette interprétation unilatérale de l’homosexualité, présentée jusque dans les manuels d’éducation sexuelle, pousse les plus fragiles à se réfugier dans l’extrémisme religieux. Ce constat est balayé également d’un revers de main par madame Brancher qui n’oublions pas en matière d’éducation civique propose plutôt de diffuser des porno lesbiens dans les salles communes.
Elle fait ainsi partie de ce courant non pas libertaire comme elle le prétend mais nihiliste en ce qu’il utilise la sexualité comme outil politique de destruction de la société démocratique, et, partant, des individus qui la composent et sont composés par elle. Pour madame Brancher en effet une homosexualité qui serait donnée et non pas acquise, devient dans ce cas un non sens ; or, le fait de ne pas la présenter comme un simple choix au même titre qu’une préférence culinaire, mais de considérer qu’elle puisse être appréhendée comme un comportement inné, implique dans ce cas de ne pas la mettre en avant comme élément de choix, mais donnée incompressible.
Autrement dit, il existe une différence entre présenter dans les manuels scolaires différentes sortes de sexualité d’une part, et, d’autre part considérer ces dernières comme étant infiniment réversibles, ce qui est faux et ne peut que susciter des craintes que madame Granger récuse puisque pour elle tout bon musulman doit admettre que l’on ne naît pas homosexuel, mais aussi ni femme, ni homme, on le devient. S’il ne le partage pas il sera considéré comme intégriste, et, évidemment, madame Brancher n’ira pas discuter de la place de l’homosexualité dans les sociétés musulmanes, elle préfèrera hurler avec les loups en se demandant in fine si la plainte déposée par le MRAP mérite ou non d’être soutenue. Vous avez bien lu. Madame Brancher, fière de sa démonstration de porte flingues, ira jusqu’à là, jusqu’à même conseiller le MRAP de bien être sûr de son coup s’il ne veut pas voir Riposte Laïque gagner en audience.
Disant cela, on voit alors apparaître le véritable objet de madame Brancher et de son courant ProChoix de plus en plus appendice, critique, de la mouvance alterislamiste préférant devenir verte, tant pis, Paris vaut bien une messe, surtout si elle est musulmane : il faut empêcher coûte que coûte de voir son concurrent dans le combat laïque devenir de plus en plus une audience incontournable. Étouffons-le dans l’œuf tant qu’il est encore temps. Et après moi le déluge. Madame Brancher préfère ainsi s’acharner sur les sites résilients, c’est son droit, une liberté qu’elle récuse cependant pour RL menacé d’être traîné en justice parce qu’il ose avancer que l’islam n’est pas une ethnie mais un corpus théologico-politique bien plus soucieux de prise de pouvoir que de progrès dans les sciences, on le repère dans les pays qu’ils dominent, ce qui implique la possibilité de sa critique. Madame Brancher n’en a cure. Elle préfère défendre bec et ongles l’argumentaire à la mode confondant race et religion. Grand bien lui fasse. Mais il est temps de tourner la page en lui déniant d’incarner, elle, le combat laïque, qu’elle fourvoie en l’abandonnant à ses ennemis, tout en prétendant le contraire.
Lucien Samir Oulahbib

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