Attentat antisémite de Bruxelles : de nombreux précédents

Publié le 28 mai 2014 - par - 1 430 vues
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Comme le rappelait ce dimanche, Michel Ciardi, dans son article sur l’attentat antisémite de Bruxelles, celui-ci n’intervient certainement pas par hasard. Au-delà du groupe « sharia4belgium ».

Les autorités belges s’inquiètent du départ et surtout du retour de quelques 200 musulmans, ressortissants belges, qui combattent dans les rangs djihadistes en Syrie.
Certes il y a des risques, mais Mohamed Merah a pu assassiner des soldats français et des enfants juifs bien avant le déclenchement de la guerre en Syrie.
Aussi qu’importe le contexte pour les islamistes et leurs amis. Dès qu’ils peuvent attenter à la vie de juifs, ils le font sans autre justification que l’antisémitisme.

Quiconque a entendu parler de ce qui se passe dans le monde arabe ne sera pas surpris qu’un récent salon du livre au Maroc en mars 2014 ait mis en vedette des classiques antisémites tels que « Mein Kampf » et « Les Protocoles des Sages de Sion ».
Les livres, dont également “L’exposition de complots sionistes pour contrôler le monde”, ont été affichés dans le cadre du Salon International de l’Édition du Livre de Casablanca, le salon culturel le plus important de la région (Moyen-Orient et Maghreb). Selon le Centre Simon Wiesenthal il s’agissait du pire Salon du livre.
Mais plus important encore, Jürgen Boos, le directeur du festival dans le monde de l’édition à la Foire du livre de Francfort accepte des éditeurs de livres antisémites.

Le Centre Wiesenthal constate par ailleurs que : “année après année, notre Centre proteste contre le comportement des maisons d’édition, même récidivistes, sans qu’aucune action efficace soit prise pour prévenir la récidive.”

Certes nous attendons les premiers éléments de l’enquête, de l’attentat de Bruxelles pour nous faire une opinion définitive, mais l’histoire récente nous enseigne qu’en privilégiant la piste islamiste il y a peu de chance de se tromper.

Le 21 mai le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison 19 Belges musulmans pour participation à une filière de recrutement à destination de la Syrie et de la Somalie. Cet attentat est peut-être une réponse, mais ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un attentat antisémite vise la communauté juive de Belgique.

Une longue liste d’attentats marque son histoire.
En décembre 1988, Joseph Wybran accède à la présidence du CCOJB (comité de coordination des communautés juives de Belgique).
Le 3 octobre 1989, il est abattu sur le parking de l’établissement hospitalier2. Touché à la tête, il décédera des suites de ses blessures dans la nuit du 3 au 4 octobre. Rapidement, la thèse de l’attentat politique et antisémite fut privilégiée.

Ce n’est que le 18 février 2008, à la faveur d’un coup de filet opéré au Maroc contre un réseau criminel et terroriste dirigé par le Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj, que le dossier de l’assassinat de Joseph Wybran remontera à la surface. Depuis, Belliraj est en aveux au Maroc pour avoir personnellement exécuté Joseph Wybran. Après plusieurs ajournements, son procès ainsi que celui de 34 autres islamistes aurait dû débuter à Rabat le 26 décembre 2008.

Le Rapport 2008 de la Sûreté de l’État belge, publié en ligne début 2010, consacre une section très critique sur l’“affaire Belliraj”, soulignant que “Sept seulement des quatorze mandats d’arrêt internationaux émis par les autorités marocaines ont pu être examinés, les autres personnes possédant la nationalité belge au moment des faits, ce qui interdisait leur extradition. Parmi les détenus, aucun ne sera finalement extradé, les éléments communiqués par les autorités marocaines n’ayant pas été jugés pertinents.” et concluant “Les éléments avancés par le Maroc n’ont donc pas permis de démontrer de manière indiscutable l’existence d’un réseau et l’implication de celui-ci dans six meurtres en Belgique. » Et donc les assassins du Pr Joseph Wibran courent en toute liberté.

Le 27 juillet 1980, un dimanche en début d’après-midi, un commando terroriste jette deux grenades vers un groupe d’une soixantaine d’enfants qui vont monter dans un car, rue Lamorinière à Anvers. Les enfants, de l’association culturelle juive Agoudath-Israël, partaient en vacances dans les Ardennes. David Kuhan, un jeune Français de 15 ans, est tué. Une quinzaine d’autres enfants sont blessés, deux terroristes, se revendiquant du Fatah, seront arrêtés plus tard. L’un d’eux, Said Nasser, a été échangé en 1990 contre les Houtekins, otages du bateau Silco arraisonné en novembre 1987 par des terroristes.
Le 20 octobre 1981, une voiture piégée explose contre une synagogue d’Anvers, 3 morts et 100 blessés.
Une série d’actes de vandalisme, de jets de cocktails Molotov ou de tirs ont eu lieu assez récemment, surtout au printemps 2002.
Le mitraillage de la synagogue de Charleroi, déjà, fin avril 2002, et le jet, début avril 2002, de deux cocktails Molotov contre une synagogue à Anvers, Lange Leemstraat.
Le dimanche 31 mars 2002, la synagogue d’Anderlecht, rue du Chapeau, était visée par 5 cocktails Molotov, deux bouteilles brisant les vitres et boutant le feu à des livres et à du mobilier.
Le 8 septembre 1969, un attentat à la grenade est commis au Cantersteen, à Bruxelles, contre les bureaux d’El Al, la compagnie aérienne israélienne. Deux employés sont blessés.
Le 10 septembre 1972, un fonctionnaire de l’ambassade d’Israël à Bruxelles est blessé de trois balles de revolver par un inconnu, place de Brouckère.
Le 18 septembre 1982, un homme armé d’un pistolet-mitrailleur ouvre le feu à l’entrée de la synagogue de Bruxelles, rue de la Régence. Il vise des fidèles sortant d’un service religieux. Il y a quatre blessés, dont deux sérieusement atteints. Cet attentat s’est produit quelques semaines après l’attaque du restaurant juif Goldenberg, rue des Rosiers à Paris [9 août, 6 morts, 20 blessés].

Seul après l’attentat Laurent Louis[selon certaines sources, converti à l’islam] s’est empressé de déclarer sur Twitter que cet attentat est peut-être ‘un faux’ [avec 3 faux morts ?] ‘: https://twitter.com/Laurent_LOUIS’
Laurent LOUIS ‏@Laurent_LOUIS 2 h
Suspect cet attentat contre la communauté juive à la veille des élections.
Laurent LOUIS ‏@Laurent_LOUIS 2 h

‘Est-ce 1 false flag pour réduire le succès de DEBOUT LES BELGES aux élections ? Je ne crois pas au hasard ce crime est certainement téléguidé.’

Le même réflexe négationniste que ceux pour qui le 11 septembre fut co-organisé par la NSA et le Mossad.

Et ce personnage de se plaindre en se présentant comme une victime, et en pleurnichant qu’il est menacé, toujours le même refrain avec les antisémites ‘ils sont toujours les victimes à chaque attentat contre les Juifs…’, mais ils sont toujours vivants.
Quand on pense que c’est avec de telles raclures que le parti ‘la droite’ s’est ‘techniquement associé’ pour les Européennes.

Comme nous l’apprend le consistoire israélite de Belgique, ‘au début de ce mois, la ville d’Anderlecht, à la périphérie de la capitale, avait dû interdire un soi-disant ‘Congrès antisémite’ auquel était invité l’un des polémistes de la mouvance, le Français Dieudonné, en compagnie de l’essayiste Alain Soral et de Kemi Seba, figure de l’organisation noire radicale Tribu Ka. La manifestation était organisée par un député belge d’extrême droite, Laurent Louis, connu pour ses tirades contre les Roms, les Juifs, les francs-maçons et les médias’.

http://www.israel-flash.com/2014/05/belgiqueattentat-antisemite-au-musee-juif-de-bruxelles-4-morts/

Nous devons prendre en compte la jonction entre des islamistes, des petites crapules antisémites telles Dieudonné, Laurent Louis, Soral et leurs amis, qui instrumentalisent leur antisionisme pour faire passer l’antisémitisme du racisme à ‘la lutte de libération des peuples’, ainsi la boucle est bouclée et nous savons désormais ce qu’il en est de l’antisionisme, c’est la justification des attentats antisémites commis par les musulmans, en Israël où ailleurs, comme en Europe.

Ce que nous apprenons de l’agression samedi contre deux jeunes Français juifs sortants de la Synagogue de Créteil, par des maghrébins, met en perspective la fuite de la sœur de Mohamed Merah en Syrie.

La guerre sainte là-bas, la guerre sainte ici et la guerre sainte à Bruxelles. La ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, Joelle Milquet, dont le titre rappelle étrangement la langue de bois socialiste est du fait de son engagement pro-immigrationniste, mal à l’aise pour reconnaître que, comme la France, la Belgique est submergée par une immigration islamique non désirée par le peuple belge.

Mais dans un pays comme dans l’autre une immigration musulmane légale et illégale est souhaitée et encouragée par les pouvoirs publics et des centaines d’associations, bâtons armés de la dé-civilisation française et occidentale.
Le discours, de l’extrême droite à l’extrême gauche, voire de la gauche sur les méchants juifs israëliens qui utilisent l’apartheid contre ces « pauvres palestiniens » a sa logique qui encourage de plus en plus les musulmans installés en Belgique comme en France, à mener leur petit jihad en Europe.

Déjà pendant la guerre le « parti REX » de Léon Degrelle « le fils que Adolf Hitler aurait aimé avoir », parlait de son tropisme pro-musulman comme celui d’Adolf Hitler. « Une chose aussi que le public ignore : 60.000 de nos camarades (Waffen SS) étaient des musulmans. Hitler était très sensible à… l’islam, ça c’est vrai. Mais d’autre part, il savait les possibilités immenses que représentait l’islam, du point de vue religieux pour une Europe unie. « C’est un homme profondément religieux, quoiqu’on en pense. Et qui est resté tout le temps catholique. Il était anti-clérical, c’est autre chose, parce que le clergé politique, avant Hitler, avait été féroce contre le National-Socialisme. Et puis après avait été à plat ventre, comme ça c’est toujours passé : l’église a toujours été en retard puis se précipite aux pieds du vainqueur…

« Hitler avait pris ces musulmans, avait ouvert ses rangs aux musulmans, parce que, tôt ou tard, l’Europe allait avoir besoin de cet immense monde musulman, et que c’était proche, et qu’il fallait avoir là des camarades.

Et ce que Hitler voulait c’était former des divisions de jeunes SS, Waffen SS musulmans, qui après ça feraient dans leur pays la transformation nationale et socialiste ce qui ferait qu’on aurait lutté en camarades, au lieu d’être livré comme maintenant à d’abominables disputes d’intérêt.

Et c’est… c’est à tel point que j’ai vu, au nouvel an 45, les 60.000 Waffen SS (musulmans) recevoir d’Hitler une petite chaînette en or avec un coran : chacun recevait un coran, comme souvenir.

http://www.coranix.org/114/leon_degrelle.htm

Lazare Zylbergleitt

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