Attentat de l’ultra-droite contre Macron : comme Mitterrand à l’Observatoire ?

Anne Pingeot, la deuxième épouse cachée de Mitterrand, revient sur l’attentat de l’Observatoire : « La droite a failli vraiment l’abattre, définitivement, mais c’était mal connaître cette énergie indomptable » !

L’attentat de l’Observatoire est un attentat simulé mené contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris, dans l’avenue de l’Observatoire, près du jardin du même nom. (Wikipédia)

Vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, ancien ministre de l’Intérieur de Mendès France, est criblée de balles. Les soupçons s’orientent vers les partisans de l’Algérie française.

S’ensuit une controverse politico-judiciaire, appelée l’affaire de l’Observatoire, Mitterrand étant accusé d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité, et aurait planifié l’opération en détail.

Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en mai 1958, à la faveur des événements d’Algérie. Le 16 septembre 1959, il annonce l’autodétermination pour les Algériens. Ils pourront choisir entre la sécession, la francisation ou l’association avec la France. Dans les jours qui suivent, une « rumeur prend naissance : un complot serait en préparation contre de Gaulle et son régime. On annonce des manifestations et des attentats en métropole. L’armée, appelée pour rétablir l’ordre, prendra le pouvoir, renvoyant le général à Colombey« . Des perquisitions menées par la police dans les milieux d’extrême droite semblent confirmer (cette rumeur).

L’attentat : Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Lipp, Mitterrand suspecte une automobile grise de le suivre. Voulant vérifier son soupçon, il modifie son parcours et accélère mais il est pris en chasse par ses poursuivants. Il arrête brusquement sa 403 bleue au niveau de l’avenue de l’Observatoire. Il n’a que le temps d’ouvrir sa portière et sauter une grille du jardin de l’Observatoire pour se cacher derrière une haie de troènes puis retraverse le jardin en courant pour se dissimuler sous une porte cochère au 5 de l’avenue de l’Observatoire : de la fenêtre arrière gauche de la voiture grise, sort un pistolet-mitrailleur qui tire une rafale dont sept balles de 9 mm criblent la portière avant droite de la Peugeot.

Le lendemain de l’affaire, les journaux relatent l’histoire en faisant l’éloge de Mitterrand, qui n’aurait dû son salut qu’à sa rapidité de réaction. Alors qu’il était en perte de vitesse et marginalisé même au sein de son parti, il redevient le chef de la lutte contre l’extrême droite ! On cherche les coupables parmi les partisans de l’Algérie française. La police enquête, sur la base de la plainte et du témoignage de Mitterrand.

Le 8 décembre, le juge Braunschweig inculpe Pesquet et deux comparses (le tireur Abel Dahuron et André Pequignot qui a fourni la mitraillette) pour détention d’armes et Mitterrand (après la levée de son immunité parlementaire de sénateur le 25 novembre 1959) pour « outrage à magistrat », pour avoir caché à la justice ses rencontres avec Pesquet et à la suite de la nouvelle version qu’il donne au juge Braunschweig : Pesquet, devant participer directement à l’attentat, lui aurait suggéré un attentat manqué.

La loi d’amnistie du gouvernement Pompidou clôt les poursuites en 1966. La justice conclut la plainte de Mitterrand par un non-lieu. Ayant perdu en appel, Mitterrand se pourvoit en cassation, puis il se désiste.

France-Macron sur Inter ne peut être en reste : « l’ultra-droite au menu de novembre ! » (Ojim)

Ojim : « Macron aurait été l’objet d’une tentative avortée d’attentat venu de l’ultra-droite. Le concept n’étant pas clair, une émission de France Inter animée et produite par Laurent Goumarre en parle !

Sur le site de la radio, « Ultra-droite : épouvantail ou vrai danger ? » : « Six personnes interpellées pour un projet d’attentat contre Macron, 4 sympathisants d’un groupe d’ultra-droite« . Sur France-Macron Inter, « une branche politique est plus à droite que l’extrême-droite : l’ultra-droite ! » Quatre sympathisants d’un groupe proche de l’ultra-droite avaient évoqué ce projet d’attaque contre Macron lors des commémorations du 11 Novembre. Arrêtés, ces militants âgés de 22 à 62 ans ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention d’armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste ».

Qui sont ces militants de l’ultra-droite ? Que représente l’ultra-droite anti-système, anti-migrants ?

Représente-t-elle un réel danger pour la démocratie et comment lutter contre elle ?

Le spectre de l’ultra-droite plane-t-il sur la France ? Une affaire dite d’ultra-droite avait été mise en scène médiatique en janvier 2017, en Bourgogne. Il s’était avéré que c’était fort peu structuré, et difficilement définissable par le mot « droite » ou même « ultra », très aisé à utiliser à l’approche des élections présidentielles.

Comme à l’approche de toute élection, en novembre 2018, de quoi s’agit-il, si l’on écoute France-Macron sur Inter ? Goumarre : l’expression « internationale de l’ultra-droite » est prononcée. Pourquoi ? Les personnes arrêtées participent-elles réellement d’une organisation agissant à l’échelle internationale ?

Christophe Bourseiller : « L’ultra-droite est à l’extrême-droite ce que les autonomes sont à l’extrême- gauche, des éléments incontrôlés, adeptes du passage à l’acte ». Ils n’auraient pas de doctrine, un corpus de pensée très faible et simpliste type « il y a trop de migrants » et « Macron met en place le remplacement des Français par des étrangers ». Elle serait « largement composée de déçus du RN et du frontisme »…

Guillaume Bigot : l’ultra-droite ne représente quasiment rien, ni politiquement ni en tant que menace. Goumarre voudrait pourtant que la menace existe ! Alya Aglan les juge dangereux : ils seraient dans une « culture de guerre civile », les structures sont « clandestines ». Camus : « C’est du terrorisme de pieds nickelés ».

Devecchio : il y a l’extrême-gauche, les Blacks Blocs, « soutenus par des sociologues médiatiques qui viennent sur les plateaux télé expliquer qu’il faut tuer du flic ». Mais l’ultra-droite ? « Quelques pieds nickelés » et « un fantasme d’une partie de la gauche » : « J’attends le moment où Macron va nous dire que les Gilets jaunes sont des chemises brunes, et la boucle sera bouclée ». Qui est visé ? Pour Camus, le « complotisme » entre là en ligne de compte. Bigot considère que c’est une « expression très radicale qui monte », une adhésion encore forte « au nazisme » en Europe du Nord et en Afrique du Sud ! Quel rapport avec l’ultra-droite ? Devecchio est gêné « qu’on fasse le lien entre ces individus isolés et les partis populistes ». Bourseiller : « Pourtant ce sont les mêmes idées ». Devecchio et Camus : les partis populistes sont démocrates et ne « prônent pas l’action violente ». Aglan s’inquiète de l’existence d’une « armée secrète de réserve » : Ils « prennent l’affaire en main ». Goumarre cherche à inventer un danger grave qui révèle les inclinations du présentateur de la soirée !

André Murawski : « Désinformation : un vrai-faux attentat contre Macron (Polémia). France Info diffuse une nouvelle selon laquelle un groupe « d’ultra-droite » aurait projeté un attentat contre Macron. Bientôt reprise par de nombreux organes de presse, l’information a été reproduite plusieurs jours, avant de connaître une fin discrète et pour cause : tout cela « était un coup monté », qu’un examen critique pouvait découvrir d’emblée tant l’information était invraisemblable. Jean-Jacques Fifre titrait dans Riposte laïque : « Menaces d’attentat contre Macron ou mensonge d’État ? C’est Le Canard Enchaîné qui a dévoilé le pot aux roses dans un article publié le 14 novembre sous le titre humoristique : « Un projet d’attentat bien emballé ». La plupart des médias ont relaté la nouvelle non vérifiée d’un projet hypothétique d’attentat contre Macron en dépit du doute raisonnable qui aurait dû prévaloir dans ces circonstances. Sur les réseaux sociaux, les réactions de certains internautes n’hésitaient pas à parler de désinformation. Alors, y a-t-il eu tentative de manipulation de l’opinion ? »

Thierry Michaud-Nérard

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18 Commentaires

  1. mitteux, la pire ordure socialope!!!
    J’irai pisser sur ta tombe!!!Je le jure.

  2. Pour ceux qui se souviennent de l’Observatoire, la mise en scène fut crédible, même si les relations avec Pesquet l’ont démontée. Bien instrumentalisée !
    Pour Macron ? Des inconnus aux quatre coins de la France, sans réseau réel…
    Attentat bluffé, médiatisation ratée, mais Justice complice, au service du Prince.

  3. Savez vous pourquoi Mitterrand est enterré à Jarnac ?
    Réponse : On a pas trouvé de patelin qui s’appelle Jencule.
    J’ai envoyé cette blague à la société qui distribue les Carambars mais ils n’ont pas voulu l’éditer, je ne comprends pas 🙂

    • Il y a une variante que j’affectionne: « mais il n’y avait plus de place à Jencule ». Par les temps qui courent…

  4. personnellement si Mitterrand ou De Gaulle avait été élimés par un attentat, j’aurais franchement sourit, maintenant cela ne change rien à l’état de décadence des Français qui acceptent d’être dirigés par des corrompus, des tarés, des dégénérés et des immigrés, c’est ça le vrai problème, nous somme devenus des gros crétins inoffensifs, ce qui explique que l’immigré peut nous cracher à la gueule en permanence

    • décidément à part le mot métèque (dont vous ignorez l’origine et qui a été magnifié par moustaki) …..

      • à la place de « immigrés » je dirais bien « les parasites infiltrés qu’on doit expulser et que l’on qualifie scandaleusement de français à cause de cette république de tarés alors que les vrais français sont les français de souche » mais évidemment c’est plus long.. ceci étant, il peut aussi y avoir des immigrés sympas, je propose d’ailleurs la création d’une légion étrangère spéciale dont l’objectif serait de nous débarrasser des immigrés hostiles, avec carte blanche et récompenses à la clé en fonction du résultat..

      • Dico : Personne qui habitait une cité où il n’était pas né, dont il n’était pas originaire, dans la Grèce antique. Le métèque était protégé par la loi et ne votait pas, sans être un véritable citoyen.
        Céphale était un marchand grec, originaire de Syracuse, en Grande-Grèce et le père du célèbre orateur Lysias. Il fut appelé à Athènes par Périclès en sa qualité de marchand d’armes et apparaît dans le célèbre dialogue de Platon La République. Métèque dans la cité d’Athènes, il mena une vie sans incident faite de négoce dans le respect des règles de la cité. Ainsi, si l’on en croit les propos de son fils Lysias, il peut se prévaloir publiquement qu’aucun membre de sa famille n’avait intenté de procès, ni n’avait été accusé par un Athénien pendant tout le séjour de sa famille à Athènes

  5. Ce salopard n’était pas à une mise en scène près, ce vrai faux prisonnier en Allemagne ne portait-il pas la francique numéro 2202 reçue à l’automne 1943 des mains du maréchal Pétain?.
    Une ordure de premier plan, à mettre dans le même sac que tous les salauds qui pullulent sur terre!.

  6. Accuser quelqu’un de vouloir trucider Macron avec un couteau de cuisine en céramique, c’est pas sérieux. Sauf coup de bol, la lame se casse, c’est fait pour couper, pas pour planter. Remarquons aussi que le groupe Les Barjols existe toujours sur internet. Quand aux délires de Raufer, Camus et Bauer, vu les conneries qu’ils ont raconté en juin 2018, passons. Mais vous n’êtes pas au courant de tout !
    Voir http://www.guerredefrance.fr

  7. Je n’ai jamais compris pourquoi on n’a pas fusillé Mitran à la Libération et tondu Danièle, de la tête aux poils du c. ?

    • parce que Mitterrand est un type très intelligent qui a senti le vent tourner au bon moment et s’est couvert en devenant un « résistant », autre exemple : se faire élire président de la gauche avec un passé politique de droite voir d’extrême-droite, c’est quand même admirable.. le résultat c’est qu’à partir de 1981 et pour se maintenir, la gauche a explosé la dette de la France pour alimenter sa clientèle et aujourd’hui nous sommes en quasi-faillite, moralité : il faut se méfier des gens intelligents quand ils n’ont aucune moralité

  8. V.G.E. lui a fourni l’outil, tonton l’a utilisé et mis en œuvre les fondements de la destruction de notre pays, ‘du passé il a fait table rase’ et les suivants ont suivi avec zèle.
    Bon boulot comme dirait fafa…

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