Attentat gauchiste contre une librairie à Florence : ils voulaient tuer

Publié le 2 janvier 2017 - par - 4 commentaires - 1 324 vues
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La nouvelle année a commencé en Italie avec une bombe à Florence. Le 1er janvier, vers 5h00 du matin, la police a remarqué un paquet suspect devant une librairie. Étant donné que le paquet était trop grand pour être un pétard oublié dans la rue après la fête pour le nouvel an, la police a fait venir le groupe d’artificiers pour vérification. Mais le paquet-bombe était doué d’un minuteur et il était programmé pour exploser à cette heure-là. Le policier de l’équipe du déminage qui venait de prendre le paquet l’a donc vu exploser entre ses mains. Il a perdu une main et un œil.

Même si les infos n’ont pas dédié beaucoup de temps à ce fait, tous les médias sont d’accord pour le considérer comme un attentat. La librairie qui aurait dû exploser est « Il Bargello », proche du mouvement « CasaPound », un groupe politiquement à droite. Les responsables de cet attentat, que la police cherche dans les centres anarchiques de Florence et de toute la région, n’étaient évidemment pas préoccupés du nombre de personnes qui auraient pu être tuées par cette bombe, programmée pour exploser dans la rue à 5h30 du matin.

En février 2016 une autre librairie proche de CasaPound avait été la cible d’un attentat. Pour cette raison, le responsable de CasaPound de Florence, M. Saverio Di Giulio, s’est adressé à celui qui gouverne la ville tout en rappelant que le conseil de la ville a souvent fait passer «des propositions qui demandaient la fermeture de la librairie pour des raisons purement idéologiques et cela n’a fait qu’augmenter la folie des criminels comme ceux qui ont agi cette nuit». Il a envisagé plus de responsabilité de la part de ceux qui travaillent dans les institutions de la ville.

La police a effectué des perquisitions dans les milieux anarchiques d’extrême gauche, mais certains déjà craignent que, même si on arrive à arrêter les auteurs de l’attentat, on tiendra compte du fait que finalement ils ne voulaient tuer personne, mais juste faire sauter la vitrine de la librairie… Effectivement quand on lit que des membres des comités pour le « oui » au référendum postent des commentaires sur twitter en écrivant : «un agent du déminage blessé gravement par un engin explosif devant une librairie à Florence. Apparemment c’est l’œuvre de Casapound» on ne sait plus quoi dire, sinon que l’idéologie peut vraiment rendre aveugle.

Mais qu’est-ce que c’est que Casapound ? Casapound nait en 2003 à Rome comme le premier centre social qui n’est pas de gauche, mais de droite. Aujourd’hui Casapound a abandonné la différenciation gauche/droite et se décrit sur son site comme une association de promotion sociale. En effet Casapound est très active dans l’aide aux personnes les plus pauvres et fortement critique par rapport aux gouvernements qui se sont succédé qu’elle accuse d’avoir trahi les Italiens. Cet engagement pour l’Italie et l’identité italienne, contre les banques et les multinationales évidemment n’est pas « politiquement correcte » dans cette Europe du XXIème siècle. Ces gens revendiquent le rôle de la famille et défendent les familles italiennes. Au mois d’octobre le vice-président de Casapound a été arrêté à Rome pour avoir essayé de défendre deux familles italiennes (une famille avec un enfant handicapé et une vieille dame malade) qui ont été mises à la rue avec brutalité et dont les meubles ont été jetés par la fenêtre par les policiers. Dans sa vidéo, il a souligné le fait que la politique aurait réagi différemment si les deux familles avaient été étrangères.

 

https://www.youtube.com/watch?v=tDxhCT6R9v8

Même s’il n’aime pas se définir comme mouvement d’extrême droite, Casapound ne cache pas sa sympathie pour le Front national et pour Aube Dorée. Cela, avec le fait de vouloir reprendre ce qu’il y avait de bon dans la politique de Mussolini, fait de cette association la cible des plus fortes critiques des médias.
Qu’est-ce qu’on doit finalement constater ? Un engin explosif a été placé devant la librairie « Il Bargello » en tant qu’attaque contre Casapound, mais certains lecteurs retiennent que c’est Casapound qui a placé l’engin. La majorité des Italiens a voté contre le référendum de Renzi et contre son gouvernement et le gouvernement qui l’a remplacé est exactement le Gouvernement Renzi, avec les mêmes ministres et les mêmes secrétaires, juste sans Renzi.

Marinella Colombo
Journaliste de la European Press Federation
Correspondant d’Italie

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4 réponses à “Attentat gauchiste contre une librairie à Florence : ils voulaient tuer”

  1. markorix dit :

    En Italie comme partout ailleurs ils sont à l’affut de la plus petite bavure de droaaaaate car il ne leur reste plus que ça pour dédouaner leur folie mondialiste et se justifier face à l’invasion totalement insupportable que subit l’Italie . Ils étaient prêts à raconter le contraire …… Quelle bande de vauriens. La violence de l’idéologie est dans cette nébuleuse qui se donne des couleurs rose et vert pâle en montrant les autres du doigt. Au secours!!!! Et merci d’avoir relayé cette info qui en dit long sur l’ambiance .

  2. Franck dit :

    Le gauchisme c’est un cancer qui n’evolue pas, car la connerie maladive du gauchiste reste bien ancree droite dans ses bottes….

  3. Dany posey dit :

    Merci, Marinella COLOMBO. Pourriez vous nous faire un article à propos de  » reprendre ce qu’il y avait de bon dans la politique de Mussolini  » , je connais pas grand chose à ce sujet?

  4. reuri dit :

    Louis Pauwels avait raison en parlant de sida mental, pour le paraphraser je dis que le gôôôchisme c’est le sida mental.