Attentats d’Action directe sur le sol français

Publié le 21 octobre 2018 - par - 10 commentaires
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Action Directe est le nom d’un groupe terroriste anarcho-communiste issu de la lutte anti-franquiste et du mouvement autonome. Historiquement, il doit être replacé dans le cadre de ce que l’on a appelé les « années de plomb » qui ont vu l’apparition de mouvements comme la Fraction armée rouge en Allemagne ou les Brigades rouges en Italie. Il emprunte son nom à la théorie anarchiste de l’« action directe ». Ses membres ont revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Action directe a été interdite pour apologie de la lutte armée par un décret du 24 août 1982 portant dissolution du groupement par la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées. L’organisation est, depuis, officiellement considérée comme terroriste par les autorités françaises. Les derniers militants de l’organisation ont été arrêtés en 1987, puis jugés et condamnés par une formation spéciale de la cour d’assises de Paris sous les chefs d’inculpation d’assassinat de Georges Besse, de celui du général René Audran, de tentatives d’assassinat sur le contrôleur général des armées Henri Blandin et du vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF) Guy Brana, et les attentats contre les locaux d’Interpol et ceux de l’Union de l’Europe occidentale.

05/02/80 : Action Directe échoue dans une tentative d’attentat à la bombe visant la Direction Régionale du Travail et de la Main-d’œuvre, à Paris.

10/02/80 : Action Directe fait exploser une bombe contre les bureaux d’une société immobilière, à Paris.

11/02/80 : Action Directe commet un attentat à la bombe contre les bureaux du SEMIREP, à Paris.

16/03/80 : Une bombe, posée par Action Directe, explose contre les bureaux de la DST, Rue Rembrandt, à Paris.

18/03/80 : Un commando d’Action Directe mitraille le Ministère de la Coopération, à Paris.

28/03/80 : Une bombe posée par Action Directe explose contre des locaux du GIGN, à Maison-Alfort.

09/04/80 : Les installations informatiques des sociétés Honey Bull et Philips, à Toulouse, sont sabotées. Ce fait est revendiqué par Action Directe, ainsi que par un mouvement inconnu se faisant appeler le Clodo.

15/04/80 : Une bombe, posée par Action Directe, explose contre les bureaux du Service d’information routière du Ministère des Transports, Rue Raymond-Losserand, à Paris. Un autre commando d’Action Directe tire une roquette antichar contre le quatrième étage d’un immeuble, Rue Marceau, dans le Paris VXIe, endommageant les bureaux de la maison d’édition Hachette. Cependant, il est probable que ce soit le Ministère des Transports qui était visé, celui-ci ayant des bureaux au cinquième étage du même immeuble. Une seconde roquette antichar est tirée contre des bureaux du Ministère des Transports, Avenue du Président Kennedy (Paris).

12/06/80 : Action Directe commet un attentat à la bombe contre la consigne de l’aéroport d’Orly, blessant huit personnes.

05/08/80 : Un commando d’Action Directe attaque la mairie de Paris XIe et y vole des tampons officiels, des cartes d’identité et des passeports.

28/08/80 : Un commando d’Action Directe commet un hold-up contre une agence du Crédit Lyonnais, avenue du Bosquet, dans le Paris VIIe.

13/09/80 : Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, dirigeants d’Action Directe, sont arrêtés, à Paris, à la suite d’une fusillade avec la police, Rue Pergolèse.

19/09/80 : Un commando de quatre membres d’Action Directe ouvre le feu au fusil et au pistolet-mitrailleur contre le bâtiment de l’École militaire, à Paris. Pas de victime.

23/09/80 : La police arrête, à Rochebesse, Marie-Thérèse Merlhiot, Jean-Pierre Bolognini et Bruno Daribert, soupçonnés d’appartenir à Action Directe. De plus, mille deux cent cinquante kilos d’explosifs, ainsi que sept armes à feu sont saisies. Marie-Thérèse Merlhiot et Jean-Pierre Bolognini seront remis en liberté dans le courant du mois d’octobre.

29/10/80 : Un commando d’Action Directe attaque une agence de la Banque Nationale de Paris, à Caluire.

20/01/83 : Un commando, se faisant appeler Groupe Bakounine-Gdansk-Paris-Guatemala-Salvador, mène une attaque, à Paris, contre le bâtiment qui abrite l’Association pour le développement et la diffusion d’informations militaires. Pas de victime. Il est possible qu’Action Directe soit cachée derrière ce groupe.

07/02/83 : Joëlle Aubron, membre d’Action Directe, est condamnée à quatre années de prison, dont deux assorties de sursis, alors que Mohand Hamani est acquitté.

31/05/83 : Le même jour, les agents de police Émile Gondry et Claude Catola sont tués, Rue Trudaine, à Paris, suite à une fusillade qui les a opposés à plusieurs membres d’Action Directe, dont une femme. Un troisième agent, Guy Ade, est quant à lui blessé. La femme du groupe est une italienne, membre des Communistes Organisés pour la Libération Prolétarienne, qui sera arrêtée, en 1984, dans son pays, et condamnée à vingt années de prison pour de nombreux actes terroristes. Les autres membres du commando étaient Claude Halfen, Nicolas Halfen, Régis Schleicher et Mohand Hamani.

29/07/83 : Un commando d’Action Directe attaque une banque, à Saint-Étienne. Un client est blessé d’une balle dans le ventre.

30/07/83 : Un commando d’Action Directe commet un hold-up contre la Bijouterie Aldebert, à Paris.

29/09/83 : Action Directe commet un attentat à la bombe contre le Cercle militaire Interallié, à Paris. Pas de victime.

30/09/83 : Une bombe explose, au Palais des congrès de Marseille, près des pavillons américain, soviétique et algérien, ce, au cours d’une foire commerciale internationale. Cet attentat, qui a fait un mort et vingt-six blessés, est revendiqué par Action Directe, par les F.A.R.L., ainsi que par le Groupe Orly/Asala.

13/10/83 : Un commando d’Action Directe commet un hold-up, Place des Ternes, à Paris, contre une agence de la Société Générale.

14/10/83 : Le terroriste d’Action Directe, Ciro Rizzato est tué, à Paris, suite à une fusillade qui l’oppose à la police. Deux agents sont quant à eux blessés.

29/01/84 : Action Directe commet un attentat à la bombe contre les locaux de la société d’armement Panhard-Levassor, à Paris. Pas de victime.

27/03/84 : Un commando d’Action Directe attaque une agence de la B.N.P., à Lyon. Dans cette agence, le général de gendarmerie Guy Delfosse est abattu de cinq balles tirées à bout portant.

10/07/84 : L’Unité Combattante Ciro Rizzato d’Action Directe fait exploser une bombe, à Paris, devant le bâtiment de l’Institut Atlantique des Affaires Internationales. Pas de victime.

13/07/84 : L’Unité Combattante Benchellal d’Action Directe commet un attentat à la bombe, Rue Crillon, à Paris, contre des locaux du Ministère de l’Industrie. Aucune victime n’est rapportée.

02/08/84 : L’Unité Combattante Ciro Rizzato d’Action Directe fait exploser une bombe contre les bureaux de l’Agence Spatiale Européennen à Paris, blessant six personnes.

23/08/84 : Un appel téléphonique d’Action Directe avertit l’Agence France-Presse et la police qu’une voiture piégée a été placée devant le bâtiment de l’Union de l’Europe Occidentale, à Paris. Cependant, la voiture, qui avait été piégée par vingt-trois kilos d’explosifs, ne sautera pas, suite à une défaillance du système de mise à feu.

28/08/84 : Paris. Une bombe, posée par Action Directe, explose devant le Ministère de la Défense, Boulevard Saint-Germain. Pas de victime. La même organisation commet un autre attentat à la bombe, contre le siège du Parti socialiste, Rue Solferino. Aucune victime n’est rapportée pour ce second attentat non plus.

20/10/84 : L’Unité Combattante Farid d’Action Directe fait exploser une bombe, à Montrouge, contre les bureaux de la société Messier-Hispano-Bugatti, blessant trois personnes.

21/10/84 : Action Directe commet un attentat à la bombe contre des bureaux de la société Marcel Dassault, à Saint-Cloud. Pas de victime.

25/01/85 : Le Commando Elizabeth Van Dyck, agissant pour Action Directe et la Fraction Armée Rouge, assassine, devant sa résidence de Saint-Cloud, le général René Audran, ingénieur en chef de l’Armement et Directeur des affaires internationales au ministère de la Défense. Action Directe et la Fraction Armée Rouge annoncent, dans leur communiqué de revendication, leur fusion.

13/04/85 : L’Unité Combattante Sara Mheidli, d’Action Directe, commet un attentat à la bombe, Boulevard des Italiens, à Paris, contre la banque israélienne Leumi. Pas de victime. La même « unité » fait exploser une seconde bombe, Rue de la Procession (Paris), contre les bureaux de l’Office National d’Immigration.

14/04/85 : Paris. Action Directe commet un attentat à la bombe, Avenue Marceau, contre les locaux du périodique Minute. Pas de victime.

27/04/85 : L’Unité Combattante Benchellal d’Action Directe commet un attentat à la bombe, Avenue d’Iéna, à Paris, contre les bureaux du Fond Monétaire International. Pas de victime.

30/04/85 : L’Unité Combattante Ciro Rizzato, d’Action Directe, fait exploser une bombe, Rue Cantagrel, à Paris, contre les locaux de la société de télécommunications S.A.T. Pas de victime. La même « unité » fait exploser une seconde bombe, toujours à Paris, contre la société de télécommunications T.R.T., blessant une personne.

26/06/85 : Un commando ouvre le feu, à Paris, vers Henri Blandin, contrôleur général des armements, mais le manque. Cette tentative d’assassinat est revendiquée par l’Unité Combattante Lo Muscio d’Action Directe.

05/09/85 : Action Directe commet des attentats à la bombe, à Paris, contre la société Spies-Batignolles, située dans la Tour Winterthur, contre la firme Renault, la société Pechiney et l’A.T.I.C. Une personne est blessée à l’ATIC.

OCTOBRE 1985 : Action Directe commet des attentats à la bombe, à Paris, contre les locaux de la chaîne de télévision Antenne 2, contre les bureaux de la Haute Autorité de l’Audiovisuel, et contre les studios de Radio France.

15/03/86 : Deux membres d’Action Directe échouent dans une tentative d’assassinat visant Guy Brana, vice-président du CNPF. L’attaque a eu lieu devant sa résidence, à « le Vésinet » (Yvelines).

28/03/86 : La police arrête, à Lyon, André Olivier et Bernard Blanc, membres d’Action Directe. Elle saisira également trois revolvers, un pistolet et un pistolet-mitrailleur. Le même jour, le Front National de Libération de la Corse commet treize attentats à la bombe contre des bureaux du gouvernement et des banques. Pas de victime.

29/03/86 : La police arrête, à Lyon, Joëlle Crépet, membre d’Action Directe, et saisit un fusil, ainsi que quatre pistolets.

16/05/86 : Un commando d’Action Directe ouvre le feu, à Paris, sur le bâtiment qui abrite le siège d’Interpol, blessant un policier affecté à la surveillance de l’immeuble. Ensuite, les terroristes font exploser deux bombes qui endommagent les lieux.

06/07/86 : Des locaux, abritant du matériel informatique de la firme Thomson, situés au 105 de la Rue de Castagnary (Paris XVe), sont endommagés par une bombe posée par Action Directe. L’organisation extrémiste fait encore exploser une voiture piégée contre les bureaux de la société L’Air Liquide au 75, Quai d’Orsay (Paris VIIe). Dans sa revendication, Action Directe accuse ces deux sociétés de traiter avec l’Afrique du Sud. Pas de victime.

09/07/86 : Une bombe explose, Quai de Gesvres, à Paris, contre le siège de la Brigade de Répression du Banditisme (BRB), tuant l’inspecteur divisionnaire Marcel Basdevant et blessant vingt autres personnes. L’attentat est revendiqué par Action Directe, sous le nom de Commando Loïc Lefèbvre, du nom d’un jeune homme abattu quelques jours avant au cours d’une fusillade avec la police, rue de la Victoire, à Paris.

21/07/86 : Action Directe fait exploser une voiture piégée, Rue Franqueville (Paris VXIe), contre le siège de l’OCDE. Pas de victime.

01/11/86 : Deux bombes, posées par Action Directe, explosent, à Paris, l’une contre les bureaux de la compagnie aérienne Minerve, au 4 de la Rue Cambon, et, l’autre, contre des locaux de la section parisienne de l’Office National de l’Immigration. Dans leur revendication, les terroristes annoncent avoir agi en signe de représailles contre « la politique injuste du gouvernement à l’égard des immigrés ».

11/11/86 : Action Directe commet un attentat à la bombe, à Paris, contre le siège administratif de la firme automobile Peugeot (Rue de la grande Armée) et, deux autres, aux Tours Total du quartier de la Défense, contre une société pétrolière et contre la firme Pechiney-Ugine-Külhmann. Aucune victime n’est rapportée

17/11/86 : Georges Besse, Directeur général de la régie Renault, est assassiné, à Paris, par un commando d’Action Directe.

15/12/86 : Une bombe explose contre la voiture du Garde des Sceaux, Alain Peyrefitte. Celui-ci n’est pas atteint ; toutefois, son chauffeur est tué. L’attentat est revendiqué par Action Directe.

21/02/87 : AD est définitivement décapitée lors que les policiers du RAID interpellent Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani dans une ferme isolée de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret. Les quatre militants sont condamnés à la la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran et de Georges Besse. Joëlle Aubron, opérée en mars 2004 d’une tumeur au cerveau, est libérée en juin 2004 pour raison médicale, mais décède en mars 2006.

Johan Zweitakter

http://le.raid.free.fr/action-direct.htm

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Notifiez de
Hasso

Merci pour le récapitulatif.
Je n’aime pas l’expression « années de plomb », inventé par les journalistes gauchistes (et même pour certains complices) et qui sert à masquer des années qui devraient s’appeler « années du terrorisme gauchiste ».
Cette expression sert aussi à renvoyer dos à dos les terroristes et l’état de droit (police et justice).
Les gauchistes, suivant Gramsci, sont experts dans le détournement des mots et l’invention d’expressions servant à les dédouaner de leurs responsabilités :
des attentats deviennent « la réaction à l’Etat fasciste », le vol devient « la récupération prolétarienne », etc…

Loupgaulois

Bof

Yohann le debattant

Tous des potes à Melenchon, l’homme « sacré » de la République!

SERGIO

Ne pas oublier dans cette affaire l’amnistie de MITTERAND en 1981 pour tous les membres emprisonnés (Rouillan, et les autres) , qui a remis en selle cette bande de pourris.

Bombastus

Très bonne remarque, il aurait dû être condamné aux mêmes peines que ces salopards.

bandemou

Quelles leçons tirer de cette histoire en lien avec l’immigration africaine et musulmane?

Zweitakter

Bonjour, j’ai adressé cet article à Riposte laïque à titre de comparaison avec les attentats islamistes. Si action directe avait un objectif politique précis et ciblait ses actions ce n’est pas le cas de l’islamisme qui commet des attentats au hasard au nom d’un hypothétique Dieu. Pour les services du ministère de l’intérieur « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad, ce n’est pénalement pas répréhensible ». En revanche le groupe Action directe a été interdit pour apologie de la lutte armée.
Bilan pour 8 ans de terrorisme d’action directe : 10 tués et 96 blessés.
Bilan provisoire des années 2015-2018 pour le terrorisme islamique : 255 morts et 1100 blessés.

Fifi

Oui, dans le terrorisme islamique, il y a une dimension religieuse, ce qui le distingue par rapport à d’autres. L’Etat veut considérer l’islam comme une « religion comme une autre » et ceci, malgré que ce n’est pas le cas. Castaner a dit d’ailleurs que l’islam « est une religion de bonheur, d’amour ». Castaner, c’est aussi celui qui a dit concernant l’enseignante braquée par un élève, un délinquant d’origine d’une certaine immigration « chances pour le France », vouloir « lutter contre la violence à l’école en empêchant la diffusion de vidéos de ces actes sur les réseaux sociaux » alors qu’en réalité, et je pense que beaucoup l’ont compris, c’est pour que ces actes ne soient pas vus par les gens dans des vidéos tout en continuant sans problème, voir même en augmentant parce qu’on sait qu’ils ne feront qu’augmenter ! Castaner, c’est aussi celui qui a dit en mars 2018 vouloir “accueillir” en France les djihadistes (258 adultes) restés en Syrie.
https://www.fdesouche.com/1091837-castaner-veut-lutter-contre-la-violence-dans-les-ecoles-en-empechant-la-diffusion-de-videos-de-ces-actes-sur-les-reseaux-sociaux
https://www.valeursactuelles.com/politique/christophe-castaner-veut-accueillir-en-france-les-djihadistes-restes-en-syrie-94232

Et dans le bilan du terrorisme islamique juste pour les années 2015/2018, tout n’est pas compté, car le terrorisme islamique a fait des attentats en France bien avant 2015 (sans compter les attentats islamiques contre des Français en dehors de la France) donc le bilan du terrorisme islamique contre des Français est en réalité beaucoup plus lourd. Il y a même des attentats islamiques qui n’ont pas été considérés comme tels par l’Etat français, comme par exemple, pour l’explosion de l’usine AZF (31 morts et 8000 blessés). https://www.dreuz.info/2012/08/29/usine-azf-toulouse-attentat-ou-explosion/
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/sept-raisons-de-ne-plus-croire-a-un-accident_497126.html
https://www.lesalonbeige.fr/azf-larousse-vo/

Bombastus

Complètement d’accord pour AZF. Mais le plus lourd en nombre de victimes, non comptabilisées ici, c’est la criminalité « normale » qui est dans une très large majorité (voir la population des prisons) une prédation des CPF (chances pour la France) sur les FDS, encouragée par la religion « RATP » qui absout et justifie toutes les horreurs sur les « mécréants ». C’est un véritable génocide du peuple gaulois qui se produit sous nos yeux.

BERNARD

Dans le cadre de mes anciennes fonctions à la DGA , j’ai travaillé avec L’IGA (Ingénieur Général de l’Armement Audran, une personne très cultivée, très humaine, un grand scientifique et bon manager, j’espère que cette putasse d’Aubron a souffert le martyre avant de crever la gueule ouverte..de son cancer dont le peuple français a payé les soins !

Je souhaite d’ailleurs le même pour notre bon salah abdeslam…
Aleikhoum salam à tous