Attitudes de rue en France, nouveau miroir des temps et des tribus ?

Celui qui s’est déjà promené dans la rue à Jérusalem connaît le poids du regard guidé par la religion. Quand l’autre se définit d’abord par son obédience, qui fait de lui la partie d’un clan. Quand le premier coup d’œil dit où l’on se trouve, qui peut être des siens, qui est des autres, qui peut être un danger. A priori devenus instinctifs, réflexes, comme d’éviter certains quartiers, certaines heures, certaines tenues dans certains lieux. Codification selon une rhétorique vitale, toujours pensée et jamais parlée, qui classe selon un degré ennemi/ami, instinct animal qui aiguise le désir de combat ou fait envisager les options de fuite. Poids des différences trop mêlées qu’elles ont surpassé les points communs, insurmontables et dangereuses qui font ressentir intensément le besoin de se rassembler avec ceux qui nous ressemblent.

C’est aussi le rôle des uniformes, que le regard se porte d’abord sur l’épaule pour lire le grade avant de toucher le visage, c’est ainsi que sont formées les armées là où la fonction importe, ou encore les entreprises sans âme qui entassent leurs hordes de mains interchangeables dans des hangars ouverts et suspicieux présentés comme le comble de la modernité, où l’emplacement vaut classification hiérarchique et définit l’étiquette.

Ai-je vieilli ? Suis-je devenu plus observateur ? Est-ce que j’imagine ce qui n’est pas ? Il me semble que la France devient de plus en plus comme Jérusalem pour cela. Que le regard analyse, évalue, jauge selon cette éthique de survie : ami/ennemi ? Selon des critères ô combien incorrects (mais depuis quand Psyché serait-elle correcte ?) : tenue, couleur de peau, objets. Est-il un agresseur potentiel susceptible de venir trop vite sur moi (la « distanciation sociale » aurait-elle fait renaître le besoin de distance de sécurité) : 5 mètres pour un couteau, beaucoup trop pour une balle, 2 mètres pour un poing ou une pierre ? Porte-t-il une tenue, exotique encore, qui le marque comme faisant partie des sectateurs d’un Coran qui prône la conversion ou l’égorgement ? Plus simple, plus raciste même : combien de Noirs, combien de Blancs, dit notre cerveau. Combien de mon côté a priori, combien en face, car si … ? Que dissimule tel objet, ce grand sac, cette main sous une veste ? Quel rapport de force, là, maintenant ?

Les lettres de militaires et policiers y sont-elles pour quelque chose ? J’ai l’impression de ne pas être le seul à transformer mon regard, presque incidemment, hors de ma volonté consciente, en une analyse de situation tel un Résistant de 1940 cherchant son contact sans alerter, habitué des signes, du cloisonnement et de la connaissance de l’ennemi, du suspect, du danger en un mot tel l’animal traqué, toujours en danger, toujours alerte. Vivant, actif, courageux.

C’est peut-être optimisme de ma part que de penser que ce regard évolue aujourd’hui en France, que la compréhension se fait instinctivement, qu’un danger commun est identifié sans qu’il soit besoin de l’exprimer. Ce n’est pas ouvert, mais c’est cependant réel.

Observation qui fera hurler les mondialistes aveugles face à la perte de puissance, de richesse, de substance de la France, face aux morts du Coran, mais qui réconfortera ceux qui espèrent encore que la disparition n’est pas pour cette fois, en cette heure du plus grand danger. Que le besoin de se rassembler sous une bannière France, né quelque part au temps des Mérovingiens, porte encore une signification, des rites, des mythes, une morale qui justifie la réunion de ceux qui la partagent, et l’exclusion de ceux qui fondent leurs espérances opposées.

Mais… je vieillis sans doute, ou je rêve peut-être.

John Vallès

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7 Commentaires

  1. Bien remarqué … mais comment fait-on pour reconnaître son camp ?

  2. Je vois que la plupart de ces singes arborent fièrement le maillot du PSG. Y’aurait-il une relation de causes à effets?

  3. —L’islam entrainera l’humanité à l’âge de pierre si on laisse faire! Certains pensaient que çà serait la bombe atomique qui provoquerait le désastre, finalement cela pourrait bien être cette pseudo religion.—

  4. il n’y a pas qu’à jérusalem …
    ici aussi en vous baladant dans les rues on en voit de toutes les tribus

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