Au Caire, l’islamo-collabo Juppé a préféré dialoguer avec les Frères musulmans que défendre les Coptes

Juppé, L’ancien premier ministre reconverti en ministre des affaires étrangères, s’est rendu au Caire. De quelle manière notre homme compte-t-il peser « français » sur la situation égyptienne ? En réclamant des droits intangibles, des Droits démocratiques organiques pour les Coptes qui, du point de vue de la Démocratie, n’ont pas moins de légitimité à disposer de Droits que les descendants des conquérants Arabes d’Egypte et que les Egyptiens arabisés et islamisés ?

Or, Juppé n’a pas eu un mot pour dénoncer les tueries à répétition dont sont victimes les Coptes. A l’inverse, l’ancien premier ministre s’est déclaré enchanté, par les Frères Musulmans qu’il a rencontrés. Ces derniers seraient méconnus. C’est pour cela que l’on aurait des préventions à leur égard.

L’ancien premier ministre est devenu un parfait diplomate du Quai d’Orsay : Mentir, mentir, et encore mentir, travestir la réalité et nous servir de la langue de bois à chaque repas, voilà lui convient parfaitement. Il ne voit même plus lorsque son nez s’allonge.
Rappelons à notre nouveau ministre de la diplomatie quelques principes régissant l’action de ces hommes qu’il a trouvés si chevaleresques et parfaitement fréquentables.

Dans un livre écrit par Moustafa Mashour, qui dirigea l’organisation des Frères musulmans de 1996 à 2002, -livre qu’il pourra aisément se procurer-, Juppé pourra lire les principes de cette confrérie aspirant à l’instauration de la domination mondiale du système totalitaire soumettant toute l’humanité à la dictature de la charia.
Ce qui constitue le socle de l’action de cette organisation, c’est : le Djihad, le djihad, encore le djihad et toujours le djihad.
Pour que les choses soient claires, même pour un cerveau embrumé, comme celui des énarques, Mashour écrit : « le djihad est la voie…le djihad d’Allah ne se limite pas à une région spécifique des pays d’islam (…) le djihad est un devoir religieux… le djihad est notre voie, et mourir pour Allah est notre vœu le plus cher ».

Mais peut-être que Juppé reste sous le charme des arguments de son enchanteur et un peu précieux voisin bordelais, l’imam Obrou, et qu’il croie encore, notre candide, que le « djihad », ce n’est pas bien méchant, que ce n’est qu’un pur effort intellectuel personnel, et que « mourir pour Allah » ça n’a rien à voir avec ces hommes et ces femmes, voire ces adolescents ou ces enfants que l’on envoie se faire exploser au milieu de policiers irakiens, de chalands Afghans faisant leurs emplettes, au milieu de pèlerins chiites irakiens, -de « mauvais musulmans » quasi hérétiques-, dans un bus ou dans le métro londonien ou madrilène pour tuer un maximum d’impies…

Peut-être que notre ministre croit que « mourir pour Allah », c’est s’évanouir, c’est parfois perdre la vie à force d’avoir tourné sur soi, comme les Soufis derviches tourneurs ottomans.
L’ouvrage de Mashour présente aussi l’intérêt d’expliquer qu’il faut savoir frapper, sans pitié, mais seulement lorsque l’on a les moyens de le faire avec une efficacité maximale, sans quoi, il faut savoir attendre, il faut savoir faire des risettes, il faut faire du Tarik Ramadan qui est capable de manifester, -bras dessus-bras dessous-, avec une jeune et jolie militante NPA même en minijupe et la main dans la main avec sa conjointe non moins avenante…
En d’autres termes, si les Frères musulmans ne sont pas présentement derrière les pogromes anti coptes, c’est parce qu’ils les considèrent prématurés, c’est parce qu’ils pensent qu’ils risquent de susciter des réactions fortes de sympathies envers les Coptes, ces aborigènes égyptiens opprimés et objets depuis trop longtemps de violences meurtrières qui s’aggravent en cette période de « révolution égyptienne ».

Au lieu de favoriser le djihad décisif, le djihad prématuré des pogromes anti coptes peut favoriser les réactions de défense des victimes et les amener à dresser un efficace barrage repoussant bien loin dans un avenir aléatoire les ambitions totalitaires des « Frères ».

Ce sont ces calculs tactiques, fondés sur une stratégie de violence destinée à obtenir une domination mondiale, qui ont séduits notre chef diplomate. Réveille-toi Voltaire, Pangloss est de retour.
Piètre ministre et piètre gouvernement qu’un ministre et un gouvernement acceptant de se laisser ainsi abuser ?

Alon Gilad

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