Au diable la diversité !

Publié le 12 mars 2021 - par - 16 commentaires - 2 430 vues
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Voici le troisième article de ma petite série iconoclaste, après « Au diable l’écologie et les écologistes ! » et « Au diable le réchauffement climatique ! » :
https://ripostelaique.com/au-diable-lecologie-et-les-ecologistes.html
https://ripostelaique.com/au-diable-le-rechauffement-climatique.html

Comme précédemment, ma critique ne vise pas le concept en lui-même, mais l’objet d’idolâtrie que les idéologues écologistes, puis immigrationnistes, en ont fait.
Depuis l’Antiquité, la diversité du monde vivant a été considérée comme une évidence, mais on n’estimait pas autrefois que son évaluation pût avoir un intérêt pratique. Lorsque j’étais étudiant (dans les années 1960), on cherchait plutôt, dans les cours d’écologie, à définir, au travers de cette diversité, quelles étaient les espèces dominantes, principalement végétales, permettant de caractériser les différents écosystèmes. On se rendait bien compte, par ailleurs, des effets pervers induits par l’exploitation de la nature par l’homme. On observait que l’agriculture, en particulier, créait des écosystèmes artificiels dont la stabilité ne tenait qu’à un entretien permanent à coups d’engrais et de pesticides divers, eux-mêmes nuisibles pour la nature environnante. Cette prise de conscience fut à l’origine d’une réflexion, au demeurant salutaire, sur une gestion plus économe des ressources naturelles (Conférence de la biosphère, Paris, 1968).

Dans les années qui suivirent, l’étude des écosystèmes fit ressortir l’intérêt de prendre en compte non seulement leurs espèces dominantes, mais aussi les interactions entre espèces à différents niveaux trophiques (végétaux, animaux herbivores, parasites, prédateurs, etc.). Ainsi fut valorisée la notion de « diversité biologique » (Thomas Lovejoy, 1980), terme ensuite contracté en « biodiversité » (Walter Rosen, 1986). Mais c’est aussi à cette époque que se développa l’écologie politique : à partir de problématiques réelles qu’il eût fallu traiter avec bon sens, des idéalistes élaborèrent une doctrine quasi religieuse basée sur une vision fantasmée de la nature, sorte de déesse mère menacée par la croissance de la méchante humanité. Dans cette doctrine, la biodiversité devenait l’essence même de la nature, et sa préservation un devoir sacré, hors de toute évaluation objective. En 1992 à Rio de Janeiro, un cadre officiel fut donné à ce devoir sacré, grâce à une conférence internationale appelée « Sommet de la Terre » qui hissa la protection de la nature au rang de « préoccupation commune à l’humanité ».

Sainte biodiversité… mais sait-on seulement de quoi on parle ?… Globalement, c’est la variabilité des organismes vivants dans tous les écosystèmes (terrestres et aquatiques), non seulement entre espèces mais aussi au sein de chacune d’elles (diversité génétique) : autant dire une notion certes intuitive, mais tellement complexe qu’elle n’est pas mesurable ! Ce qui fait que pratiquement, pour comparer différents milieux, on se limite à évaluer le nombre d’espèces à l’intérieur de certaines communautés, surtout végétales – les plantes herbacées dans les prairies par exemple. Et encore, un simple inventaire des espèces est-il insuffisant, car il ne tient pas compte de leurs abondances relatives : il est évident que si seulement une ou deux espèces contribuent à 90 % du peuplement total, la diversité réelle est limitée d’autant… On a donc imaginé des indices de diversité tenant compte à la fois du nombre d’espèces et de l’équilibre de leurs effectifs… Je vous ferai grâce des formules mathématiques, mais retenez seulement que l’approche scientifique de la biodiversité naturelle est autrement plus complexe que la propagande qu’en font les écologistes militants !
Et quels ont été les résultats de ces puissantes recherches scientifiques ?… D’abord que la biodiversité varie en raison inverse de la taille des individus concernés : les grands mammifères se répartissent en beaucoup moins d’espèces que les insectes (lesquels constituent plus de 80 % de la biodiversité animale) – ils sont aussi beaucoup moins nombreux, ceci expliquant peut-être cela… Ensuite que la biodiversité varie en raison inverse de la latitude : les milieux les plus riches en biodiversité, tant terrestres que marins, sont ceux de la zone équatoriale, tandis que la biodiversité diminue lorsqu’on s’en éloigne en allant vers les pôles – il semblerait que la fraîcheur du climat puisse expliquer la chose… Enfin que la biodiversité est réduite par l’altitude (haute montagne), par la sécheresse (déserts), par la salinité (littoraux) – bref par tout ce qui présente des conditions défavorables à la végétation, donc à ses consommateurs… Oserais-je résumer tout cela en disant qu’il s’agit de constats de simple bon sens ?

La biodiversité est donc hautement variable, indépendamment de toute action humaine. Et en quoi influence-t-elle le fonctionnement des écosystèmes ? Le bon sens, encore lui, permet de prévoir que la biodiversité, en facilitant les interactions et les complémentarités, favorise l’exploitation des ressources et contribue donc à la productivité de l’écosystème. Elle est aussi, bien évidemment, un facteur d’équilibre et de stabilité écologique face à des perturbations accidentelles. Tout cela se vérifie-t-il expérimentalement ? Oui, mais… regardez bien les graphiques ci-dessous :

Source : https://www.sfecologie.org/regard/regards-3-mouquet/

Ces graphiques proviennent respectivement de deux études, l’une en Europe (a) et l’autre aux USA (b), où l’on a comparé des parcelles de prairies présentant divers niveaux de diversité, en mesurant respectivement (a) la production de biomasse et (b) la stabilité de la production après une perturbation (sécheresse). Dans les deux cas, on observe que, indépendamment de la grande variabilité des résultats, la diversité a un effet positif très net. Mais cet effet n’est pas linéaire : autant, dans les valeurs faibles, un manque de diversité est préjudiciable, autant la diversité devient inefficace lorsqu’elle augmente au-delà de ce qui est nécessaire. Lorsqu’au nom de la diversité on critique la monoculture intensive, on a raison – encore faut-il bien que l’humanité se nourrisse… Mais lorsque des activistes font un scandale de la possible disparition d’un petit insecte rare (donc d’un poids écologique négligeable) dans un secteur où la diversité naturelle est suffisante, ils se foutent du monde, tout simplement !

En tous lieux de notre planète, des espèces disparaissent constamment, compensées par l’apparition de nouvelles espèces. Mais autant on voit les extinctions, souvent rapides (surtout lorsque provoquées par l’activité humaine), autant la lente amplification des différences variétales génératrices de spéciations passe inaperçue. Ce qui permet aux prophètes de malheur du fameux réchauffement climatique (cf. mon dernier article) d’annoncer une prochaine (et, bien entendu, catastrophique) extinction massive d’espèces. Et d’évoquer, pour terroriser le bon peuple, les cinq extinctions qui ont, au cours des temps géologiques, émaillé l’histoire du monde vivant… Sans pour autant le détruire, remarquez bien : les mammifères ont remplacé les dinosaures… Mais heureusement, nos écolos militants sont là pour sauver la biodiversité : lâcher quelques ours d’Europe de l’Est dans les Pyrénées – en dehors de pourrir la vie des bergers et des randonneurs – ça va sûrement régénérer l’écosystème !

Mais au fait, à ce propos, que se passe-t-il lorsqu’une nouvelle espèce immigre dans un milieu qui n’est pas le sien ?… Habituellement, rien, si ce milieu est déjà bien rempli : tout au plus trouvera-t-elle peut-être sa place dans une niche écologique incomplètement occupée – la nature a horreur du vide. Mais il peut arriver que cette nouvelle espèce trouve un espace ou une alimentation disponible (souvent du fait de l’activité humaine), auquel cas elle peut devenir invasive : la renouée du Japon envahit les bords de rivières dont on a supprimé le couvert arboré, le frelon asiatique attaque les ruches et les vergers, et cætera. Les choses peuvent être encore plus graves lorsque certaines espèces immigrantes, souvent introduites volontairement par l’homme, présentent des aptitudes particulières, notamment prédatrices, contre lesquelles l’écosystème en place ne sait pas se défendre : ce fut le cas, notamment, des chiens et chats introduits en Australie, qui en massacrèrent la faune indigène, en particulier les petits marsupiaux… Bonjour la diversité !

Sainte diversité… qui a été finalement bien utile aux mondialistes, ces contempteurs des identités nationales ! En effet, l’immigration, c’est bon pour la diversité, ce qui, dans le dogme de l’écologie politique, ne peut être qu’un bienfait absolu : vous le savez bien d’ailleurs, on ne dit pas « racailles », on dit « jeunes issus de la diversité » et ça change tout… Soyons sérieux : le dogme est faux, la diversité au- delà du nécessaire n’apporte rien de bon et peut même être néfaste. Or, il en va de même dans l’espèce humaine – l’homme n’est jamais qu’un grand prédateur –, certaines ethnies sont incompatibles entre elles : face à l’immigration islamique, par exemple, les peuples européens sont vulnérables au point de risquer l’extinction culturelle et peut-être physique – l’analogie avec l’histoire de la faune australienne est flagrante. Je n’en dirai pas plus ici, m’étant antérieurement exprimé sur ce sujet :
https://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-7-les-dogmes-de-lantiracisme-et-de-la-diversite-ou-comment-une-culture-sautodetruit.html
https://ripostelaique.com/australie-la-diversite-ne-serait-donc-pas-toujours-une-richesse.html
Ainsi, l’écologisme politique est-il devenu le meilleur allié de l’islamo-gauchisme. Ce pourquoi je le combats : Au diable la diversité !

Jean-Marie BLANC
(mars 2021)

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Notifiez de
zéphyrin

oui au diable la diverse cité…venez au large des mégalopoles et créez des boites, faites revivre nos villages. Nos jeunes ne rêvent pas tous de la fourmilière , et la misère silencieuse et non violente attend votre aide et votre présence sur place, chers compatriotes.

Annette

Il faudrait arrêter les raccourcis, genre diversité = racaille. Moi je suis des DOM-TOM et je vis à Metz, il y a des politiques pro-ghettoïsation pour faciliter les stigmatisations et l’exclusions. Et en qualité de Diversité, le tapis rouge dérouler au Monde Arabe nous a aussi fait subir la double peine. Il serait judicieux de ne pas alimenter la lutte des races, pour nous axer sur la lutte des classes. Les progressistes font des lois farfelues, mais on a le devoir de désobéir. Car les lois inutiles entérinent les lois nécessaires.

fraxino

C’est pourtant bien vers la lutte des races vers laquelle nous nous dirigeons inévitablement de plus en plus, c’est une loi biologique incontournable. Il faut ouvroir les yeux et regarder la réalité.
La lutte des religions n’en est qu’un symptôme, car les religions servent ici d’étendards de ralliement des peuples, donc des races.

zéphyrin

laissez la nature s’occuper de la diversité….ne laissons pas la diversité s’occuper de notre nature

Vova

Que vous le vouliez ou non , il y a bel et bien des espèces qui sont disparues et d ‘ autres en voie de l ‘ être . Ce ne sont pas les écolos qui le chantent , mais les scientifiques de tout bord , nous mêmes observons la lente diminution d ‘ insectes , d ‘ oiseaux , etc …. Vous ne serez pas crédibles en racontant des conneries !!
Je ne suis pas “écolo” , loin de là , mais je pratique les principes écologiques dans la vie courante ! Le véritable problème écologique est la SURPOPULATION , hors ,les “verts” prônent la CROISSANCE , hormis Yves Cochet , cherchez l ‘ erreur !!!

Fradth

Les verts n’arrêtent pas de prôner la décroissance bien au contraire, même si dans les faits ils sont les copains du pire des capitalismes et du pire des communismes à la fois.

Vova

@Fradth : en paroles ils prônent la décroissance , mais dans les faits ils PRATIQUENT la croissance en exigeant la prise en charge de toute la misère du monde . Les Africains qui viennent en Europe , c ‘ est pas pour consommer comme en Afrique , mais pour consommer comme les Européens !! Cherchez l ‘ erreur …

zéphyrin

hé oui, c’est du grand écart entre intelligence et bêtise absolue…
le grand écart vert…quel cirque.

Marie france Cheikh

L humain depense un fric de fou pour detruire la planete puis depense un fric de fou pour la sauver.
L humain ne serait il pas un peu con?

Vova

…” des espèces disparaissent constamment, compensées par l’apparition de nouvelles espèces”…Déclaration iconoclaste : que des espèces disparaissent — dodo , dingo , marsouin de Chine … — , c ‘ est un fait , ça peut aller très vite , pourquoi ?? Mais que de nouvelles espèces apparaissent , ça relève du délire !! Toutes les espèces sont le fruit de mutations successives , façonnées au long de MILLIONS d ‘ années !! On n ‘ en est pas là !! Par contre on découvre de temps en temps des espèces inconnues , mais existant depuis longtemps , essentiellement dans de petits êtres . tel le CERCOPE qui vit dans nos prairies depuis des temps immémoriaux , mais qu ‘ on a découvert que depuis une vingtaine d ‘ années …. hé oui !!

François BLANC

diversité, réchauffement climatique, refus de traitements covid, les trois escroqueries de l’époque

Prosper la vipère

Je ne suis sans doute pas le seul à l’avoir constaté, mais ceux et celles qui prônent à tout bout de champ la diversité ne mentionnent jamais les asiatiques et les latino-américains (il y en a quelques-uns en France et aux 4 coins de l’Europe, pourtant). Il faudrait le rappeler avec insistance à tous ces pro-diversité.

patphil

ouais mais les asiatiques bossent, ne réclament pas du pognon de dingue, ne brulent pas de voiture, ne caillassent ni les flics ni les pompiers etc.

Hagdik

Pour avoir longtemps bossé avec eux, je confirme et je dis que c’est vraiment autre chose que de subir les maghrébins.
Cependant j’ai un bémol. L’organisation sociale des asiatiques est silencieuse et opaque. C’est un iceberg et je peux vous dire que la partie immergée n’est pas aussi lisse et douce qu’on le croit.
Attention aux images d’Epinal.

fraxino

Bien dit. si les races de QI inférieur nous font chier tous les jours au point de susciter notre réaction de rejet, les races à QI élevée comme le asiatique nous envahissent de façon bien plus discrète, lentement mais surement. Les seconds sont bien plus dangereux à long terme et il sera bien plus difficiles de la chasser quand ils seront trop nombreux chez nous, et il seront autrement plus néfastes lorsqu’ils seront en position de force vis à vis de nous. Ceux qui pense qu’il n’y a rien à craindre des asiatiques parce qu’ils bossent, respectes les lois (en apparence) et sont poli, sont d’une naïveté suicidaire. En plus derrière la diaspora chinoise il y a la future première puissance mondiale, la Chine, qui utilisera cette diaspora pour dominer l’Occident, et cela commence déjà.

Résistante.ch

Covid-19 : Les misères de Véran – JT du vendredi 12 mars 2021
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