Au secours, des mutants méchants arrivent !

« Pour son chien, tout homme est Napoléon. C’est ce qui explique la grande popularité des chiens. »
(Aldous Huxley, Le meilleur des mondes).

On aura décidément tout fait pour nous terroriser. Voici donc l’arrivée d’effroyables mutants : des virus affichant une mutation génétique en provenance non pas de Mars, mais de Grande-Bretagne, d’Afrique du sud et du Brésil… Malgré le climat anxiogène véhiculé à longueur de journée, les frontières françaises sont pourtant restées grandes ouvertes depuis près d’an d’épidémie mondiale, sans tests ni contrôles systématiques dans les gares et aéroports. Et, pendant ce temps, du soir au matin, du matin au soir, sur toutes les chaines, « le virus » : sa vie, son œuvre, et ses mutations…

La maladie se propage en effet lorsqu’on la laisse filer. Et certains pays affichent plus de 1000 morts attribués au covid par jour en cette période, notamment en Angleterre, malgré le début de la campagne de vaccination. En France, l’année 2020 présente environ 50 000 morts de plus que les autres années (habituellement autour de 600 000 morts en moyenne, les personnes décédées du covid19 étant essentiellement âgées et fragilisées). Soit 10% de mortalité en plus. Un pays bloqué durant une année. Une économie paralysée, dont les catastrophes à plus long terme seront désastreuses. Des entreprises maintenues sous la perfusion d’une dette abyssale, avec des aides d’Etat qui paraissent tomber du ciel et des chiffres qui ne semblent plus avoir le moindre sens. Des milliards par-ci, des millions par-là… Il est vrai que depuis la loi « Pompidou-Giscard » de 1973, l’endettement et le surendettement de la nation sont tout autant de perte de souveraineté vis-à-vis de ses créanciers.

Ajoutez à cela une jeunesse oubliée !… Qu’il doit être triste d’avoir vingt ans en 2020 ! « Il est interdit d’interdire » scandaient les étudiants de mai 68, dorénavant au pouvoir ou bien au chaud dans une retraite confortable… Ceux d’aujourd’hui doivent rester cloîtrés dans leur chambrette de 9m2. Une « génération fantôme », laissée à l’abandon, comme le décrit Iris Bridier dans son article sur Boulevard Voltaire, où 30% présenteraient des états anxieux ou dépressifs, sans espoir, sans perspective, sans horizon ni débouchés.

Malgré cela, face aux risques de contagiosité accrue liés aux variants, le gouvernement ordonne en ce jour un nouveau tour de vis. Des mesures « préventives » alors que 2710 personnes sont hospitalisées en service de réanimation, dans un pays de près de 70 000 000 d’habitants. Ponctuel et d’une voix gourmande, le premier ministre Jean Castex a annoncé un nouveau couvre-feu à 18H pour toute la France. Cher Castex, dont le charisme naturel lui permettrait d’être un instituteur respectable ou un chef cuisinier traditionnel dans un petit restaurant du sud-ouest proposant sa saucisse de Toulouse accompagnée de ses pommes de terre sarladaises, son cassoulet de Castelnaudary maison, sa salade de gésiers confits ou son magret de canard (certifié AOP du Périgord) !

C’est donc reparti pour un tour de privations de libertés ! Tout ceci masqués et en se tartinant allègrement la peau de gel hydroalcoolique au moindre contact avec un autre membre de l’espèce ! Une espèce bien « brave » qui, décidemment, présente de belles qualités pour accepter le conditionnement et l’asservissement ! Il est vrai que la population est encore globalement bien nourrie !

Mais, dans l’histoire, les mouvements populaires partent souvent d’une crise majeure. Donc cette crise sanitaire et bientôt économique sera peut-être le point de départ d’une révolte plus profonde et civilisationnelle.

Axel Vontargier

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8 Commentaires

  1. Une jeunesse dépourvue d’un idéal pour lequel elle serait prête à risquer sa vie,une jeunesse dont l’adolescence se prolonge bien au-delà de ce qu’en dit le code civil,cette jeunesse,plus désespérante que désespérée ,livree aux passions tristes qu’alimente le consumérisme ,plus portée sur les réseaux sociaux que sur la lecture des classiques,cette jeunesse n’ a pas droit à ma compassion.La liberté,la joie,l’enthousiasme,la foi en l’avenir,l’engagement demandent une qualité d’âme dont nos jeunes adulescents » sont dépourvus.Puisqu’on les enferme,qu’ils en profitent pour lire Rabelais,Montaigne,Hugo,Rimbaud,Nietzsche,Camus,etc…autant de fortifiants intellectuels dont ils ont le plus grand besoin.Qu’ils apprennent à cultiver leur esprit et a grandir.

  2. Qu’il doit être triste d’avoir 20 ans en 2020 !!!!! Pauvres chéris !!
    Moi j’ai eu 20 ans en 1960 et je bossais dur pour mes études .
    On a frappé à ma porte et deux gendarmes m’ont dit de partir illico faire un service militaire de 28 mois en Algérie. (On ne sait toujours pas ce qu’on allait faire làbas). J’y ai tout de même frôlé la mort à plusieurs reprises.
    Jamais personne ne nous a dit qu’il était triste d’avoir 20 ans en 1960.
    Mainténant il faudrait plaindre tous ces petits cons qui dorment « cloitrés » (sic) chez papa-maman parce qu’ils ne peuvent aller en boîte de nuit .
    Ils sont anxieux et dépressifs (sic) ces petits chéris. Qhand on pense qu’on attend ça pour nous débarrasser des bougnoules !!!!

    • Je suis d’accord. J’ai un fils qui travaille quand même et s’arrange pour voir ses potes, et une fille qui déprime un peu mais en profite pour écrire son mémoire de master… Je compatis au sort des étudiants en détresse financière, mais les autres devraient en profiter pour lire (comme moi) et s’instruire, ils s’éclateront mieux plus tard, être chez soi dans le confort avec de quoi s’occuper en se cultivant est quand même moins pénible que de vivre dans un pays en guerre.

  3. Lorsque les frigos seront vides, c est alors que tout partira en vrille. Tic-tac, tic-tac..

    • Et si les frigos étaient déjà vides pour tous ces intervenants, experts, médecins, élus, non élus, journalistes et autres qu’on affiche sur tous les écrans télés depuis le début de la « pandémie », …il y a tout lieu de penser que la révolte aurait démarré dès le début de l’affaire…

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