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La France ou la République : enfin le vrai débat commence

Jacques Philarchein a écrit un article exceptionnel  par le contenu et la qualité de la réflexion qu’il recèle. (1) Il pose une question essentielle qui n’a que trop tardé à être placée au cœur du débat : la France ou la République ? Le couvercle de la marmite étant ainsi ouvert, l’ébullition qui agitait le petit monde des résistants, jusque-là contenue,  éclate au grand jour. Il était temps.

La bataille des mots est fondamentale et Victor Hallidée l’a très bien souligné dans un récent billet, nouvelle contribution au débat. (2) En effet, nous ne gagnerons pas si nous employons le lexique de l’ennemi, c’est-à-dire en nous soumettant à sa logique. Cette question est particulièrement cruciale et je l’ai soulevée à plusieurs reprises, dans des discussions avec des amis résistants, depuis  la réunion fondatrice de Résistance républicaine. Il nous revient donc d’imposer notre lexique, pour nous rassembler, donner du sens à notre combat et opposer notre propre logique à celle de l’adversaire. (3)

Alors, la France ou la République ?

De mon point de vue, il est dérisoire de se réclamer aujourd’hui de la république, présentée comme le parangon de la vertu, héritière des Lumières et tout le tralala, selon la narration lénifiante dont des générations de Français ont été bercés et bernés depuis Michelet. On pourrait même remonter jusqu’à l’abbé Siéyès pour découvrir l’origine de cette rhétorique et comprendre quelles sont ses visées.

Car enfin, qu’est-ce que la République ? Rien du tout, une abstraction.

14 juillet 2013La République n’existe que dans la mesure où il y a des hommes qui la font exister. Et ces hommes, organisés en coteries, voire en mafias, ont conçu un système de pouvoir fondé sur des institutions taillées  à leur mesure aux fins d’assouvir  leurs appétits, au préjudice du peuple et de la nation.  On pourra dire tout ce qu’on voudra mais, dans un bilan, on ne pourra dissimuler que les hommes qui incarnent cette république, peu importe le numéro qu’on lui donne, ont fait la guerre de Vendée,  livré les travailleurs aux patrons en les privant de droits pendant près d’un siècle, fait tirer sur les ouvriers et les mineurs, persécuté les congrégations, asservi par la colonisation des populations qui ne leur ont rien fait, filé les uns après les autres des scandales retentissants et, non contents, travaillent aujourd’hui à la dissolution de la France. (3)

Non, ce n’est pas la France qui déçoit comme le suppose Christine Tasin (4),  ce qui est hors-sujet.  Ce qui déçoit, c’est  le système républicain et sa démocratie « représentative », confectionné pour permettre à des minorités puissantes et structurées d’imposer  leurs vues, leur lexique, leurs normes et leurs intérêts  à une majorité subissante. La République ne peut être identifiée à la France, dont elle n’est qu’une étape dans une longue histoire. S’identifier à la république et à ses « valeurs » au point d’en faire une idole,  c’est  rejeter des pans entiers de l’histoire de ce cher pays pour n’en retenir, comme au supermarché, que l’article désiré : sa France, « la France que nous aimons », comme disent Martine Aubry et tant d’autres imposteurs.

Le débat ouvert par Paul-Antoine Desroches, Jacques Philarcheïn  et quelques autres a tout intérêt à se poursuivre et à s’enrichir. Nous y avons tous à gagner. Peut-être débouchera-t-il sur une charte, un document écrit, un programme rassembleur à l’exemple de celui du CNR, un texte qui définisse clairement les objectifs et la stratégie à déployer pour les atteindre, et qui hiérarchise les priorités. Un document accepté par tous et auquel chacun, quelle que soit sa sensibilité, peut se référer. A défaut, les résistants en resteront au stade groupusculaire, menés au gré des humeurs de petits chefs querelleurs. Un stade marginal, inopérant et ne produisant que des concerts de pleureuses.

Ahmed Ghlamallah

(1) http://ripostelaique.com/la-resistance-patriotique-senracine-dans-la-france-avant-que-detre-republicaine-ou-jacobine.html

(2) http://ripostelaique.com/pour-gagner-la-guerre-des-mots-il-faut-utiliser-france-plutot-que-republique.html

(3) Les termes de dhimmi et de dhimmitude sont, par exemple, absolument à bannir. Le terme de collabo, qui est pertinent,  présente l’avantage de désigner clairement l’ennemi et, à la différence des deux premiers, ne renvoie pas à un statut juridique.  Dans un autre registre, il est légitime de contester l’appellation de Lumières, qui sous-entend qu’elles ont été précédées de ténèbres, ce qui est évidemment faux.

(3) La France d’aujourd’hui n’a plus de frontières, n’a plus de monnaie, n’a quasiment plus de droit national et bientôt plus de peuple.

(4) http://ripostelaique.com/parce-que-la-france-les-decoit-ils-sen-prennent-a-la-republique-et-a-la-laicite.html




Abattage rituel : il faut dénoncer la collusion entre le consistoire juif et les organisations musulmanes

Sylvie Goy-Chavent, sénateur de droite et rapporteuse d’une mission parlementaire sur l’amélioration de la filière viande, a eu l’outrecuidance d’annoncer qu’un étiquetage informant sur le mode d’abattage fait partie des préconisations contenues dans son rapport. Haro sur baudet ! Depuis qu’elle a été rendue publique, l’affaire grossit, enfle, tant et si bien que l’on fait état de menaces de mort et de procès. (1)

MM. Joël Mergui, du consistoire juif, et Dalil Boubaker, du conseil musulman, ont tous les deux hurlé à la stigmatisation.  En langage politiquement correct, ne pas stigmatiser, sont les mots magiques derrière lesquels se cachent l’hypocrisie des uns, les renoncements et les lâchetés des autres.

Casher et halal, même combat ?

Mezza voce, l’un de ces messieurs considèrerait qu’il y a tout de même moyen de lutter, par un tel  étiquetage, contre le faux halal qui envahit les supermarchés ; tandis que l’autre, porté par une autre logique, parle des « négateurs » de pratiques religieuses, dont  la mauvaise foi « a motivé les nazis pour interdire l’abattage religieux dès avril 1933. »

Ah, la rhétorique de circonvolution ! L’information due aux consommateurs est assimilée à du nazisme. Rhétorique archi-usée à laquelle ont manqué « les heures les plus sombres de notre histoire » et tutti quanti. Ras-le-bol du chantage au nazisme et même de tous les chantages en général ! Une âme charitable devrait peut-être dire aux honorables personnes placées à la tête du consistoire juif que cette rhétorique est contreproductive.

Cette affaire nous rappelle, hélas, que nous vivons dans un monde orwellien, où l’information due est le mal et le mensonge (par omission) le bien.

Depuis bientôt deux ans, Résistance républicaine a initié une vigoureuse campagne d’information sur  la viande halal en dénonçant la tromperie organisée qui consiste à injecter dans le circuit courant, à l’insu des consommateurs, la viande non absorbée par les réseaux de distribution communautaires. Elle ne réclamait pas qu’on y mît  fin, mais un étiquetage informant sur le mode d’abattage, le pousseur de caddies pouvant alors choisir quel genre de viande acheter, librement, en connaissance de cause. L’affaire fit tant de bruit qu’un projet de réglementation fut mis à l’étude et finalement rejeté par un sous-ministre UMP, Christian Estrosi, sous prétexte que cela stigmatiserait la communauté musulmane. Le mot était lâché.

Résistance républicaine s’était alors montrée plutôt discrète à propos du cacher, sur le modèle duquel le halal fit pourtant une tonitruante apparition sur le marché. Il y était fait allusion en usant des termes génériques d’abattage rituel, mais pas d’attaque frontale comme celle qui fut, à juste titre, dirigée contre le halal.

Un peu de courage, amis résistants et laïques ! Vous avez avec cette nouvelle affaire  une occasion de vous rattraper. Vous feriez d’une pierre deux coups et vous y gagneriez en crédibilité. Plus généralement, il n’est pas cohérent de se taire en se contentant de regarder ailleurs dès qu’une affaire implique un communautarisme autre que musulman. Car se taire donne raison à ceux qui suspectent votre défense de la laïcité d’être à la carte et votre défense de la république à géométrie variable.

Ahmed Ghlamallah

(1)  http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/18/polemique-autour-du-rapport-sur-l-etiquetage-de-la-viande_3449122_3234.html

http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/sylvie-goy-chavent-la-senatrice-de-40091




Pourquoi Obama et son caniche Hollande soutiennent les Frères musulmans

En Egypte, c’est bien d’un coup d’Etat militaire qui s’est produit, ne craignons pas d’appeler les choses par leur nom.

Mais il s’agit d’une affaire avant tout égyptienne, dans laquelle je ne m’immiscerai pas. Je note cependant que l’ex-président Morsi est un Frère musulman et, selon les révélations de Thierry Meyssan, un ancien employé de la NASA. Dans cette partie du monde, il avait tout pour être l’homme de Washington et du nouvel ordre mondial. Cela a été démontré par sa politique de privatisation à tout va (notamment celle projetée du canal de Suez, convoité entre autres par le Qatar), par son alignement sur la position de « la communauté internationale » en rangeant l’Egypte dans le camp anti Assad, enfin par la confirmation des accords de Camp David en dépit de la rhétorique délirante déployée au cours de sa campagne électorale. (1)

C’est encore une autre illustration de la manière dont procède le nouvel ordre mondial avec ses larbins : Vous faites allégeance au Système en échange de libertés sociétales que vous avez toute latitude de mettre en œuvre dans votre pays. Les libertés sociétales à la mode islamique consistent à rétablir les aspects inacceptables de la charia et à persécuter tous ceux qui en contestent l’application. A la manifestation parisienne de soutien à Mohamed Morsi, on a scandé : Charia ! Charia !

Du moment que les affaires continuent à se faire sans entraves, dans l’esprit « d’ouverture » promu par Georges Soros, la charia est permise.

Or il se trouve que les millions de démunis que compte l’Egypte semblent avoir compris que les versets coraniques et les hadiths ne donnent pas plus de travail qu’ils ne remplissent les ventres affamés. Il se trouve aussi que la corruption n’a pas disparu, bien au contraire ! Il se trouve enfin que l’armée égyptienne soit au cœur de l’appareil économique du pays et qu’elle ait pris conscience du danger qui menace ses intérêts par la politique libérale du Frère musulman Mohamed Morsi. La convergence d’intérêts entre le petit peuple, la frange éduquée des classes moyennes et l’armée est évidente. Convergence fondée sur la base de frustrations multiples, soit tous les ingrédients qui provoquent un coup d’Etat, une révolution, même si les motivations des uns et des autres sont différentes. Et c’est le coup d’Etat qui s’est produit.

Pourquoi Paris a-t-il autorisé la manifestation contre ce coup d’Etat qui a débarqué Morsi ? (2) Parce que Paris a fait depuis belle lurette allégeance à Washington et au nouvel ordre mondial, via l’Union européenne. Il en a adopté les critères, la doxa et, toute honte bue, s’est résigné à son rôle de fourrier : libéralisme économique ravageur, assorti d’absurdes libertés sociétales.

Le même schéma qui opère en Egypte opère en France, sauf qu’en pays non musulmans, les principales « libertés » sociétales ont nom féminisme outrancier, « mariage pour tous », cannabis pour tous, marchandisation des corps (le porno est devenu une industrie comme les autres, qui génère un chiffre d’affaire colossal). Déglingue sociale et morale assurée, sous couvert de conquêtes démocratiques, de progrès et d’égalité. Il est parfois bon de se rappeler de ce bon vieux mot de morale, qui ne s’emploie presque plus, le terme équivoque d’éthique lui ayant été substitué.

Fourrier zélé, Paris travaille partout contre les pays où l’Etat-nation souverain existe encore et où des velléités de résistance au nouvel ordre mondial sont manifestées. Il faut hâter la disparition de toutes les formes de frein qui entravent la marche du mondialisme, quitte à provoquer le chaos, devenu stratégie comme l’explique Noemie Klein (3). Pour rester dans l’aire musulmane, ces pays rétifs ont nom Iraq et Libye (on sait ce qu’il en est advenu) ; ils ont également nom Syrie (on sait ce qui est en train de s’y passer) ; ils ont nom encore Iran et Algérie (sans doute les prochains dans la liste). Ailleurs dans le monde, là où l’Etat-nation est parvenu à se maintenir ou à se reconstituer, les pays rétifs ont nom Russie, Cuba, Corée du Nord, Venezuela, Bolivie et, c’est nouveau, Chine. Ils ont tous cette particularité d’être présentés comme des dictatures quand leurs dirigeants ne sont pas qualifiés de populistes. Abomination des temps modernes, le « déficit » de libertés, de démocratie et de droits de l’homme sont systématiquement mis en avant. La grande lessiveuse qu’est devenu l’appareil médiatique tourne à plein régime, occultant la complexité des choses et des situations dans un contexte globalisé.

L’affront infligé au président bolivien en interdisant à son avion de survoler l’espace aérien français, au motif qu’Edward  Snowden y serait à bord, en dit assez sur la soumission française à Washington et au nouvel ordre mondial. Non content d’avoir procédé à une réforme agraire et nationalisé des entreprises stratégiques dans son pays, le président Evo Moralès a eu encore le toupet de clamer à la face du monde que l’ex-agent de la NSA doit être considéré comme un héros et qu’il s’honorerait de l’accueillir dans son pays. Intolérable.

N’est-il pas scandaleux que l’asile politique soit refusé en France à Edward Snowden, mais accordé à une chef des Femen ? (4) N’est-il pas scandaleux que qu’il soit permis aux Frères musulmans de manifester à Paris alors que cela est refusé à de nombreux citoyens en désaccord avec la politique gouvernementale ? Les choses sont pourtant liées.

Il serait vain de ne blâmer que la gauche et l’actuel président de la république, la droite n’aurait pas agi autrement. Le personnel politique français entretiendra le leurre du clivage gauche-droite tant qu’il y aura des gens pour s’y laisser prendre.

Les tenants du nouvel ordre mondial, par ailleurs promoteurs ardents des libertés sociétales, usent de l’islamisation ici comme ailleurs. Al Qaïda, Talibans et Frères musulmans sont leurs créatures quand ils ne sont pas leurs alliés.

Ahmed Ghlamallah

PS :Un bureau politique des Talibans vient d’être ouvert à Doha, capitale du Qatar, pétromonarchie wahhabite admise à financer la réislamisation et les guerres planifiées dans les Etats-nation du Moyen-Orient. Je ne serais pas surpris d’apprendre un jour prochain que la mission qui leur est assignée est d’intervenir en Syrie et, peut-être même, en Egypte.

(1) http://www.lemondejuif.info/les-4-bonnes-raisons-du-pourquoi-morsi-va-manquer-a-israel/

(2) http://www.youtube.com/watch?v=ekUHPsc8M30

(3) La Stratégie du choc, collections de poche.

(4) http://www.lemonde.fr/societe/video/2013/07/08/inna-shevchenko-le-siege-principal-des-femen-est-a-present-en-france_3444413_3224.html




L’inversion des valeurs, fer de lance du mondialisme : conférence de Jacques Philarcheïn (vidéos)

A l’invitation du Cercle des Patriotes optimistes, notre camarade Jacques Philarcheïn a administré, à Clermont-Ferrand, le 2 mars 2013, une conférence sur le thème de l’inversion des valeurs rapportée au mondialisme.

Le Cercle des Patriotes optimistes est un rassemblement d’authentiques patriotes issus de plusieurs courants politiques et volontairement indépendant des partis institutionnels. Il défend le concept de l’Etat-nation souverain, cadre naturel à l’exercice de la démocratie. La politique étrangère de la France et, plus généralement, le mondialisme sont des thèmes majeurs dans sa réflexion.

Dans cette conférence, dont Riposte laïque a rendu compte (1), Jacques Philarcheïn traite principalement de l’inversion des valeurs, marque du discours mondialiste dominant, mais aussi de la servitude volontaire qui lui fait pendant et sans laquelle son emprise serait inopérante. Les deux mâchoires du Système qui nous enserre seraient donc, d’une part l’inversion des valeurs promue et propagée « par le haut », à laquelle répond d’autre part, « en bas », la servitude volontaire. Le tout est présenté à la lumière des observations ou des analyses dues à de nombreux philosophes, depuis Platon jusqu’à Ortega Y Gasset et  Marcel de Corte, en passant par Etienne de La Boétie.

La conférence se termine par des réflexions personnelles sur l’attitude à observer dans pareille situation.

Ahmed Ghlamallah 

(1) http://ripostelaique.com/linversion-des-valeurs-fer-de-lance-du-mondialisme-jacques-philarchein-a-clermont-ferrand.html

Pour visionner la conférence :

[youtube]9BGzNsWRo2M[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=9BGzNsWRo2M

[youtube]u5RmDeQV2Ok[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=u5RmDeQV2Ok

[youtube]1piWPaGtDf4[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=1piWPaGtDf4

[youtube]UY8FY1kyfKQ[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=UY8FY1kyfKQ




La fable du bras de fer entre la République et l’islam

Cher Maurice,

Je viens de lire votre dernier billet sur l’affaire Baby Loup, où vous donnez à entendre qu’un bras de fer se déroulerait entre l’islam et la République. (1)

Détrompez-vous, cher collègue, il n’y a jamais eu de bras de fer entre l’islam et ce que vous appelez la République. C’est celle-ci qui travaille à l’acclimatation de celui-là, et ce depuis une quarantaine d’années, avec une belle constance, contre vents et marées. Combien de fois faudrait-il le dire ?

Vous voulez des exemples ? En voici des plus criants :

Qui a ouvert les vannes à l’immigration issue de pays musulmans ? Qui a prôné le multiculturalisme en faisant croire aux populations immigrées que leur culture et celle du pays d’accueil se valent ? Qui a bradé la nationalité française et qui s’applique à la dissocier de la citoyenneté ? Qui a fabriqué le CFCM et d’autres structures du même genre ? Qui a mis au point la technique des baux emphytéotiques permettant l’édification de « lieux de culte » au détriment des contribuables ? Qui finance des mosquées avec l’argent de ces mêmes contribuables ? Qui autorise l’établissement d’écoles confessionnelles financées par les deniers publics ? Qui fait des lois iniques et liberticides pour réduire au silence les citoyens alarmés par le train où vont les choses ? Qui finance les associations dites antiracistes après leur avoir fourni le matériau juridique qui légalise la persécution des citoyens dressés contre ce qui est infligé à leur pays ?

Qui donc, sinon la République elle-même, à travers ses institutions, ses cercles d’influence et ses hommes et femmes politiques, pour lesquels vous avez peut-être voté ?

En politique étrangère, qui signe les traités et les conventions qui nous privent de nos libertés et qui vont bientôt nous réduire en esclavage ? Qui déclare le Qatar et l’Arabie Saoudite pays amis, « musulmans modérés » et j’en passe, alors qu’ils financent l’implantation de leur islam dans le monde entier ? Qui finance et pourvoie en armes et en matériel les jihadistes en Syrie ? Qui a réagi aux rapports, publics, rédigés par les services d’ambassades ou d’organisations « amies », où sont détaillées les stratégies à déployer par l’instrumentalisation des minorités afin de détruire de notre pays ? (2)

Non, cher Maurice Vidal, il ne faut plus croire à cette fable du bras de fer entre la République et l’islam. Et si malgré tout vous persistez dans votre croyance, de grâce, ne la propagez plus dans les colonnes de Riposte Laïque. Ouvrez grand vos yeux, reliez les choses entre elles et vous constaterez que la réalité est tout autre.

Croyez-moi, les musulmans sont des gens raisonnables : quand vous leur dites non, c’est non. Quand vous leur dites voici les limites, ils s’y arrêteront. Quand vous leur dites que la règle du jeu est comme ceci et qu’il faudra s’y plier, ils s’y plieront ou s’en iront. Mais si vous leur ouvrez des brèches, ils s’y engouffreront ; si vous leur envoyez des signaux d’encouragement, ils redoubleront d’ardeur.

Entre nous, ce n’est pas à eux qu’il faut le reprocher.

Ahmed Ghlamallah

(1) http://ripostelaique.com/laffaire-de-la-creche-baby-loup-illustre-le-bras-de-fer-entre-lislam-et-la-republique.html

(2) Par exemple le rapport Rivkin : http://www.defrancisation.com/le-projet-rivkin-comment-la-mondialisation-utilise-le-multiculturalisme-pour-assujettir-des-nations-souveraines/ . Pierre Hillard a fait connaître un autre projet, non moins explosif, mais laissons aux lecteurs le soin de chercher.




L’inversion des valeurs, fer de lance du mondialisme – Jacques Philarcheïn à Clermont-Ferrand

Notre camarade Jacques Philarcheïn a administré une brillante conférence dans la métropole auvergnate, au cœur de ce curieux pays où le maître mot est « ’Faut voir… » et où l’on aime s’entourer de prudence roublarde dans tout ce qu’on entreprend.

Devant un parterre partiellement acquis, en réalité composé essentiellement de patriotes et de curieux, les propos et les idées développées furent plutôt bien reçus. Bien reçus malgré le reproche fait à notre professeur de philosophie d’user de « parler gras », un peu par tradition familiale, avoua-t-il pendant le débat, mais aussi par filiation qu’un auditeur amusé se plut à rattacher à une tradition rabelaisienne bien ancrée en France. Le langage politiquement correct n’était donc pas de mise, surtout quand il s’agit d’inversion des valeurs.

Il faut commencer par dire que la thématique de l’inversion des valeurs est un thème récurrent dans la réflexion de Jacques Philarcheïn et les lecteurs attentifs voudront bien se reporter aux articles qu’il a consacrés à ce sujet dans Riposte Laïque.

Dans la conférence clermontoise, structurée en quatre parties fondées d’abord sur les observations de nombreux philosophes, à commencer par Platon (la République, VIII), mais aussi et plus près nous l’espagnol Ortega Y Gasset (1883-1955), le belge Marcel de Corte (1905-1994) et la française Simone Weil (1909-1943). Chacun de ces philosophes a vu dans l’inversion des valeurs, à sa manière et selon les conditions du temps, la marque de la décadence frappant la société et le prélude à la fin de la démocratie par le triomphe de d’oligarchie ploutocrate. Ensemble de situations assez comparables dans le principe à ce que nous vivons aujourd’hui sous le joug mondialiste imposé par les despotes de ce temps. Cela renvoie immanquablement au livre prémonitoire d’Orwell, où la paix c’est la guerre et la liberté l’esclavage. La démocratie par la vertu des bombes en Libye, la déstabilisation meurtrière commandée par les droits de l’homme en Syrie et la racaille délinquante érigée en victime dans notre belle France en sont de contemporaines illustrations. 

Pierre Hillard est présent à l’arrière-fond de l’exposé, mais aussi Alain Soral, Michel Drac (1), François Asselineau  et tant d’autres, parmi lesquels, inattendu, le cheikh Imran Hossein. Mais il est à noter que Jacques Philarcheïn a pris le soin de préciser qu’il n’adhère pas forcément à tout ce qu’ils disent, mais qu’il reconnaît la valeur de l’éclairage qu’ils apportent et, dans bien des mesures, la pertinence de leur analyse.

Si le mécanisme de l’inversion des valeurs est démontré par le contrôle exercé par le haut sur l’appareil institutionnel, sur les moyens d’information et sur le dispositif juridique (qui inclut l’armée et la police), cela ne suffit pas à expliquer les raisons de son emprise. Il y a, en effet, en bas, la servitude volontaire sans laquelle il ne pourrait pas dominer. La Boétie, en écrivant tout jeune encore son Discours, nous a légué un formidable outil de compréhension. La servitude volontaire est systémique.

Les victimes qui trouvent des excuses à leur agresseur, les témoins qui ferment les yeux, se bouchent les oreilles et vont jusqu’à compatir au sort des racailles de préférence à celui de leurs victimes, les êtres veules qui détournent le regard devant les abus et, bien entendu, tous ceux que Riposte laïque désigne par bobos ─ terme inapproprié de mon point de vue ─ ; tous ceux-là donc, ne sont qu’eunuques auto-dévirilisés ayant consenti à leur servitude. Ils réclameraient encore plus d’impôts pour avoir le bonheur de se sentir socialistes, les bougres, ne manquant pas d’applaudir à la « salutaire » austérité régressive dictée par l’Union européenne.

Une fois cela posé, que faire ? dit Jacques Philarcheïn à la suite de Lénine.

Plusieurs possibilités existent et c’est à chacun de déterminer celle qui lui convient le mieux. La sienne inclinerait vers le concept de fractionnaire développé par Michel Drac. (1) On peut citer l’éthique de l’irréprochabilité locale ; le choix des métiers de préférence à la culture et celle-ci de préférence au divertissement ; le rejet du militantisme de posture, violent, fantasmatique et de toute façon récupérable par le Système ; la pratique du militantisme d’abstention ; le survivalisme tel que promu par Piero San Giorgio. Et le tout en pariant sur l’inévitable décomposition du Système, voué à la dégénérescence par consanguinité. En somme, il s’agit d’un état d’esprit qui privilégie l’information, recentre les dires sur l’inversion des valeurs et qui pousse à jouer l’inertie devant l’enlisement du Système plutôt que l’action directe. Dans cet ordre d’idées, il serait inutile de s’épuiser à informer les esclaves consentants car, comme le dit Pierre Hillard dans une récente vidéo, il ne sert à rien de demander à un trisomique 21 de passer son bac. Il s’agit plutôt de s’organiser pour l’après et de construire dès maintenant des réseaux fiables et solidaires.

La grande leçon de cette conférence est d’avoir montré combien « l’homme masse », selon Ortega Y Grasset, est commun à toutes les classes sociales et à tous les milieux.  Les clivages politiques et autres ne l’affectent pas. Il se rencontre aussi bien chez les islamo-racailles que chez les de-souche blonds aux yeux bleus.

La conférence fut suivie de longs débats, plus longs que la conférence elle-même, ce qui nous a montré que Jacques Philarcheïn a été écouté avec intérêt et, oserais-je le hasarder, compris.

La soirée se termina fort agréablement autour d’un couscous arrosé de vin de Carthage.   

Ahmed Ghlamallah

PS : La conférence de Jacques Philarcheïn ayant été filmée, une vidéo sera bientôt mise en ligne afin de permettre aux internautes avertis d’en prendre connaissance.

(1) Je recommanderais à l’attention des lecteurs les ouvrages de Michel Drac, ainsi que sa petite maison d’édition, le Retour aux sources, qui a notamment publié le roman d’anticipation Eurocalypse, les livres de Piero San Giorgio et mon préféré, Choc et simulacre, qui démonte l’escroquerie de la théorie du choc de civilisations




Le mariage homosexuel répond à des exigences de l’Union européenne

Riposte laïque a couvert à sa manière le « mariage pour tous » en permettant à de nombreux avis de s’exprimer sur cette question, à la fois épineuse et absurde. J’ai moi-même dans un article sur les Femen (1) abordé le sujet en analysant tout ce charivari, y voyant essentiellement une stratégie de diversion.

Lisant récemment un article de synthèse juridique, publié dans  l’Observatoire de l’Europe, bulletin dont je recommanderais la lecture à tous les patriotes nationalistes, eurosceptiques ou europhobes, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce « mariage pour tous » a pour fondement la législation européenne. (2) Il ne s’agit pourtant pas d’une directive que les députés, ravalés au rang de secrétaires,  transcrivent servilement dans le droit national, mais d’une jurisprudence constante de la Cours européenne des droits de l’homme, et ce depuis 2003. En effet, on ne compte plus les condamnations infligées à la France par cette institution, sous prétexte de violation de la Convention européenne des droits de l’homme et autres foutaises. Citons ce passage :

«  Sans en tirer une base juridique en faveur de la reconnaissance d’un droit européen au mariage homosexuel, elle [la Cour européenne des droits de l’homme] parachève touche par touche, sujet par sujet, arrêt après arrêt, une jurisprudence qui tend clairement, à une telle reconnaissance. Elle a par exemple jugé, en 2003, que le refus d’inscrire un partenaire homosexuel d’un défunt dans son ordre successoral constituait une violation conjointe des articles 8 et 14 de la CEDH[2]. Dans un arrêt « EB » de 2008, elle a condamné la France pour violation de la Convention EDH parce que ses autorités ont refusé d’octroyer à une femme l’agrément d’adoption. Le fait que cette candidate à l’adoption était lesbienne ayant certainement motivé le refus d’agrément, celui-ci constitue une violation de l’interdiction des discriminations basées sur l’orientation sexuelle (article 14) et de la vie privée et familiale de la plaignante (article 8).]

Ainsi donc, sous  le vote de la loi sur le « mariage pour tous » se cache le souci constant de s’aligner en se soumettant aux oukases d’une instance supranationale. Une mise en conformité, en quelque sorte. L’intégration  de  cette jurisprudence européenne, maquillée sous les dehors d’une loi française, en est encore un exemple criant. Dans cette affaire comme dans bien d’autres, la tromperie du gouvernement a consisté à ne pas le dire au peuple, mais de présenter le mariage homosexuel sous les habits du progrès et des libertés sociétales à conquérir, promises par le candidat Hollande pendant la campagne des présidentielles.

La stratégie de diversion à laquelle nous assistons depuis le projet de loi puis son vote est donc, pour ce gouvernement félon, une cerise sur le gâteau.

Vous croyez que l’on a fini avec cette Cour européenne des droits de l’homme et qu’elle cessera d’infliger de lourdes amendes à l’Etat, c’est-à-dire aux contribuables français ? Que nenni ! Un article de presse nous informe qu’elle vient de se distinguer à nouveau en nous condamnant à payer 4 024 159 euros à titre de préjudice subi par trois sectes reconnue comme telles en France, dont le Mandarom. Motif : violation de « la liberté de pensée, de conscience et de religion. » (3)

Où l’on voit que l’Europe, c’est la paie, ainsi que le dit François Asselineau. (4)

Après avoir cité le fondateur de l’UPR, je ne résiste pas à citer Coluche, « Ne rigolez pas, c’est vous qui paye ! »

Ahmed Ghlamallah

(1) http://ripostelaique.com/femen-neo-feministes-ou-suppletives-du-mondialisme.html

(2) http://www.observatoiredeleurope.com/Ce-que-le-mariage-homo-doit-a-l-Europe_a1847.html

(3) http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_–Liberte-de-pensee-.-Trois-sectes-font-condamner-la-France_55257-2159214_actu.Htm#.UQpjOE6GqPA.twitter

(4) http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/leurope-cest-la-paie




Femen : néo-féministes ou supplétives du mondialisme ?

Riposte laïque, par l’intermédiaire de Stéphane Bornat (1) s’est ému du silence des organisations féministes après la prestation des dames dépoitraillées venues chercher la castagne à la manifestation de Paris contre « le mariage pour tous », soutenu par le gouvernement. Qui ne dit mot consent, dit l’adage. En ce cas, nos féministes patentées seraient-elles complices, ou bien serait-ce à un accès de pudeur soudain qu’il faut imputer leur silence ?

J’ai visionné comme tout le monde les vidéos qui tournent via la Toile, lu les inscriptions bombées sur la chair de ces filles à esthétique nazie et dont on se demande si leur place ne serait pas mieux indiquée dans un parc d’attractions qui mettrait en scène la décadence qui frappe aux portes de notre doux pays. Inscriptions tracées pour la plupart dans la langue du maître, naturellement, celui qui a commandé la prestation et payé les frais annexes.

Désireux d’en savoir davantage sur ces gourgandines, je n’ai pas tardé à découvrir qu’elles sont européistes, parfaitement dans la ligne, et qu’elles sont financées par des officines à la solde de l’Ordre libéral. Les mêmes qui auraient récemment financé la campagne d’affichage du CCIF. Féminisme et islamisation, même combat ?

Il n’est pas insignifiant d’ajouter que les Femen ont par ailleurs soutenu les Pussy Riot, comme la dame au quintuple menton qui se croit de ministre des affaires étrangères de l’UE et comme bien d’autres hypocrites. Car qu’auraient dit ces braves si cela s’était passé dans une mosquée ou une synagogue ?

Le féminisme aurait-il dégénéré en supplétif du mondialisme ?

On ne peut pas ne pas penser aux détracteurs de l’ancêtre qui assurait que la liberté des femmes est d’abord celle de leur porte-monnaie, ces bougres qui goguenardaient Momone de Beauvoir en disant qu’elle a fourni l’alibi idéologique qui manquait au grand patronat, avide de main d’œuvre féminine, abondante et bon marché.

Les Femen n’illustreraient-elles pas ce paradoxe ? N’est-il pas saisissant le parallèle  entre le patronat d’antan, qui aurait soutenu en sous-main le féminisme d’alors, et la finance mondialiste qui soutient aujourd’hui une organisation implantée en Ukraine dans le sillage des révolutions colorées et qui, depuis, a essaimé dans les principales capitales européennes ?

Soyons sérieux. La raison des revendications sociétales et de tous ces droits catégoriels qui leur répondent depuis plus de trente ans n’est-elle pas de masquer les rapports de classe et la guerre à laquelle les élites mondialisées se livrent contre leur peuple ?

Pendant que les gens s’étripent à propos du « mariage pour tous », de l’adoption « homoparentale », du néoféminisme à la Femen et de tant d’autres sujets secondaires, généralement formulés par des questions fermées, auxquelles il faut répondre par oui ou par non, ils ne réfléchissent pas aux raisons de l’emploi qui s’enfuit, au travail qui se fait rare, aux usines qui ferment, au pays qui se tiers-mondise et à la nation qui part en vrille. Cynique, le Système fait alors entrer en scène le politiquement correct par la voie des médias sous contrôle, le fait tourner à plein régime et arbitre pour finir : si vous répondez oui, vous êtes un chic type, de gauche et tout et tout ; si vous répondez non, vous êtes un réac ou un facho et, depuis que ces expressions sont passées de mode, vous êtes un raciste. C’est tellement tendance !

Etre de gauche aujourd’hui, c’est être pour les libertés sociétales comme on s’est évertué à vous le faire admettre, et puis cela présente l’avantage de vous faire oublier votre condition de petit bourgeois minable, méprisé des riches et moqué des classes populaires. Mais les conflits de classe ? Le rapport du capital au mode de production ? La répartition de la plus value ? Le service public ? L’agonie du capitalisme industriel (qui produit !) et bientôt sa mise à mort sous les coups de boutoir du capitalisme financier ? Ajouterais-je la guerre de l’Otan en Syrie ? Mais vous n’y pensez pas ! La gauche institutionnelle, convertie au marché, fait tout pour que vous ne puissiez en débattre. Le « mariage pour tous » et les Femen, ça c’est moderne, coco.

Stratégie de diversion, disions-nous au temps de notre jeunesse. Car pendant que les gens se querellent, la ploutocratie mondiale se frotte les mains. Ses fourriers, les gouvernants qui ne gouvernent plus rien, sont priés de jouer la partition politiquement correcte érigée en langage universel, le seul qui leur soit permis de parler. La guerre déclarée aux peuples dont ils sont complices en est merveilleusement occultée. Le gouvernement Ayrault et Najet Vallaud-Belkassem nous en ont donné un nouvel exemple avec les Femen et le reste.

Il reste que je suis dégoûté d’avoir soutenu pendant très longtemps la cause des femmes.

Ahmed Ghlamallah

http://ripostelaique.com/lincroyable-silence-des-feministes-sur-les-femen-payees-pour-sexiber-a-moitie-nues.html




Alain Soral n’est pas un collabo, mais un authentique résistant et un vrai patriote

Le billet de Paul Le Poulpe paru dans la dernière livraison de Riposte laïque et intitulé Alain Soral est-il un résistant ou un islamo-collabo ? (1) m’a choqué, non par l’opinion de son auteur, mais par l’idée absurde qu’on veuille y faire accroire qu’Alain Soral serait un collabo. Voilà pourquoi il me semble utile de faire part de ma réaction dans le cadre de nos débats laïques.

Le billet est rétrospectivement juste, dans la mesure où il rapporte des faits factuels, vérifiables. Cependant, pour qu’il fût démonstratif et répondre à la question formulée dans le titre, les informations rapportées méritaient qu’on les mît à jour. Est-ce que Paul Le Poulpe a manqué de temps pour approfondir sa documentation et mieux informer les lecteurs de Riposte laïque ? L’objectivité y aurait gagné.

J’avoue que j’ai découvert Alain Soral grâce à ma fille qui, dans nos discussions politiques, parlait de lui de manière souvent élogieuse, paraissant le placer très haut. Et c’est pour mieux la comprendre que je me suis intéressé à ce penseur aussi original que controversé, m’attardant sur son site internet, charmé par sa faconde, jubilant à ses saillies, appréciant ses écrits et ses commentaires de l’actualité, sans partager nécessairement ses analyses et m’interrogeant sur son antisionisme exacerbé.

J’ai ainsi constaté, au fil du temps, qu’Alain Soral a évolué par rapport à certaines questions, l’islam en particulier, nuançant ses prises de position, progressant dans sa réflexion, et j’espère qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Dans son essai désormais célèbre, Comprendre l’Empire (2011), un livre qui s’est frayé tout seul son chemin vers le public, qui se vend mieux que les bouquins emplis d’âneries, sans pudeur ni retenue, confectionnés sans patente par l’inénarrable BHL et ses semblables ; un livre qui se traduit dans plusieurs langues étrangères et dans lequel, surprise, Alain Soral identifie très bien « l’islam de collaboration : Arabie Saoudite, Al-Qaïda, Ben Laden » (p. 216-217). Il aurait même pu ajouter Qatar et confrérie des Frères musulmans, car collaboration sous sa plume s’entend à l’Ordre libéral mondialiste.

Quelques pages plus loin traitent de l’islam en France et là, Alain Soral identifie très bien aussi les « islamo-racailles » (jolie expression, au passage), qu’il oppose aux musulmans patriotes (p.233-236). Je cite :

[Ceux-là sont des] « voyous apatrides, désormais ultraviolents, cultivant la haine du Blanc et qui sont effectivement […] ce que tous les observateurs lucides en disent, que ce soit les démographes intègres, la police débordée, le petit peuple, toutes ethnies confondues, et même les Identitaires […] à mettre rapidement hors d’état de nuire avec, pourquoi pas, déchéance d’une nationalité française qu’ils haïssent et billet gratuit vers ces paradis islamiques qu’ils idéalisent : Kosovo, Tchétchénie, Arabie Saoudite… »

Voilà des propos que la rédaction de Riposte Laïque ne renierait pas. Mais admettons qu’Alain Soral se méprenne sur l’importance réelle des musulmans patriotes français, ce passage et bien d’autres ne méritaient-ils pas d’être signalés, ne fut-ce que par allusion, par souci d’objectivité et sens de la nuance ? Auraient-ils échappé à Paul Le Poulpe ?

D’autre part, les critiques désormais réservées par Alain Soral à Tarik Ramadan, agent enfin démasqué de ce qu’il appelle l’Empire, méritaient également d’être signalées. Cela aurait permis aux lecteurs de mesurer l’évolution de notre penseur au sujet de l’agitateur genevois et de ne pas rester sur le reproche, sous-jacent dans le billet de Paul Le Poulpe, sur la proximité naguère affichée par Soral avec ledit Ramadan.

Enfin, sa réaction au vote musulman lors des dernières présidentielles est assez intéressante : puisque les musulmans ont majoritairement choisi ( ?) de voter François Hollande, ils sont assimilés à des cocus. Autre désillusion d’Alain Soral et, qui sait, effondrement de l’hypothèse sur laquelle il a construit sa théorie de la résistance à l’Empire ?

Toutes ces observations montrent qu’il y a une évolution dans l’analyse soralienne, non prise en compte dans le billet de Paul Le Poulpe. S’en rendre compte n’était pas bien difficile, il aurait suffi de visionner la série des dernières vidéos où Alain Soral s’exprime sur ces sujets, dans Egalité et Réconciliation. Il est vrai aussi que celles-ci sont longues et demandent une attention, de la patience et du temps qui, ont peut-être manqué au collaborateur de Riposte laïque.  Il en résulte que son billet est non seulement entaché de partialité, mais sa conclusion est en plus fausse. Je dirai plus bas en quoi.

Je voudrais enfin dire un mot sur la vidéo à charge de Jean Robin, référencée dans le billet de Paul Le Poulpe : un assemblage manichéen de séquences qui mélange tout, sans les indispensables repères chronologiques qui permettent de comprendre de quoi il s’agit, quand et dans quelles circonstances. C’est comme si on voulait figer Alain Soral dans une posture immuable et comme s’il lui était interdit d’évoluer ou de changer d’avis sur telle ou telle question. Le procédé manipulatoire et la volonté de discréditer y sont manifestes. Il est regrettable que cette vidéo ait été exhibée sans avertissement signifiant aux lecteurs qu’elle n’engage que la responsabilité de son réalisateur. Mais, suprême ironie, la réponse à ce médiocre petit jeu se trouve comme par anticipation dans un propos d’Alain Soral, qui a sans doute échappé à la vigilance du réalisateur au montage. Je cite encore : « Les sauts dans le temps sont des obscénités intellectuelles. »

Je suis désolé de le dire, Alain Soral et Jean Robin ne jouent pas dans la même cour.

En résumé, Alain Soral dénonce comme nous la dictature de l’Union européenne, sa soumission aux Etats-Unis et le rôle qui lui est assigné de briseur de nations, la nôtre en particulier. Il dénonce comme nous la politique de liquidation de la France conduite solidairement par l’UMPS. Il dénonce comme nous l’imposture du clivage gauche – droite qui permet d’appliquer la même politique avec des personnes supposées différentes.  Il dénonce enfin, comme l’a fait si brillamment Jacques Philarcheïn, l’abêtissement du peuple et l’avilissement où il est tombé par sa soumission (apparente ?) au système qui l’asservit. Comme nous enfin, il est la cible de la bienpensance et du politiquement correct des chiens de garde.

Pour toutes ces raisons et en un mot, Alain Soral est aujourd’hui un authentique résistant, certes à sa manière, critiquable à mains égards, mais il n’est assurément pas un collabo.

Ahmed Ghlamallah

(1) http://ripostelaique.com/alain-soral-est-il-un-resistant-ou-un-islamo-collabo.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ripostelaique%2FznSM+%28Riposte+Laique%29




La mort du prince d’Arabie saoudite Bandar Bin Sultan : un accroc dans la stratégie américaine en Syrie

Bien que la nouvelle ne soit pas encore officielle, le prince saoudien Bandar bin Sultan est mort. Si l’on en croit le Réseau Voltaire (1), la presse de nombreux pays musulmans  et quelques sites anglo-saxons, le prince aurait été exécuté par les services secrets syriens en réponse à l’attentat de Damas du 17 juillet dernier, où trois généraux de l’armée loyaliste avaient péri.

Réponse du berger à la bergère

Sans s’attarder sur les péripéties de cette infamie qu’est la guerre menée par  l’Otan en Syrie, par islamistes interposés, posons cette question : Qui est le prince Bandar, dont on sait qu’il fut ambassadeur de son pays à Washington et, récemment, chef des services secrets saoudiens ? Un article de François Asselineau nous le présente sobrement (2) :

Ce « personnage est l’homme-lige des Américains en Arabie, entièrement dévoué au clan Bush, au point que le président George W. Bush l’a surnommé son « fils adoptif » et que la presse américaine l’a affublé du sobriquet « Bandar Bush Bin Sultan.

 [L’homme] est connu dans toutes les chancelleries du monde, pour avoir été le grand organisateur des opérations secrètes américano-saoudiennes. Il est ainsi parvenu à détourner des sommes colossales (notamment sur le fameux contrat d’armement Al-Yamamah), afin de financer l’action de groupes jihadistes partout dans le monde, y compris Al-Qaida, et cela avec la parfaite complicité des plus hautes autorités américaines. 

Début 2010, le prince Bandar avait tenté de renverser l’actuel roi Abdallah pour placer son père Sultan, ministre de la Défense, sur le trône. Mais le complot avait échoué et il fut banni du royaume pendant une année. Depuis la mort du prince Sultan, il était devenu de facto le chef de la maison des Sudeiris, le clan des « faucons » au sein de la famille royale. Et il avait été nommé chef des services secrets saoudiens le 24 juillet.»

L’article de François Asselineau référence aussi une vidéo où l’on voit Hillary Clinton, l’actuelle Secrétaire d’Etat des Etats Unis, reconnaître publiquement qu’Al Qaïda est une création américaine et que celle-ci a reçu l’aval du Congres et des dirigeants états-uniens, républicains et démocrates confondus.

[youtube x3I5839szn4]

http://www.youtube.com/watch?v=x3I5839szn4&feature=player_embedded

Création américaine, Al-Qaïda et ses épigones ? Cela se disait déjà dans les sites d’information alternatifs, taxés de complotistes par le journalisme conformiste et  politiquement correct. Mais maintenant que c’est publiquement reconnu par un personnage considérable de l’administration américaine, des questions jusqu’ici interdites pourront être légitimement posées : les attentats imputés à Al-Quaïda, y compris celui du Word Trade Center, ont-ils été commis avec l’aval de la CIA et des plus hautes autorités étatsuniennes ? Autant de dossiers qu’il convient aujourd’hui de rouvrir.

Nous savions déjà que les services spécialisés américains ont toujours soutenu, financé et manipulé les islamistes, d’abord en Egypte avec les Frères musulmans et ce depuis leur fondation en 1925, puis et de manière éclatante en Afghanistan, puis encore en Tchétchénie et, il n’y a guère, en Libye. Et c’est à nouveau  ce qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux dans le Sahel et en Syrie. Pour les besoins de la cause, une monstruosité linguistique et sémantique a même été forgée en qualifiant des types comme les émirs saoudiens et qataris de « musulmans modérés ».

On ne le dira jamais assez, l’islam n’est pas incompatible à l’Ordre libéral. Les Américains, qui l’ont compris depuis fort longtemps, s’en servent en le propulsant partout où il y va de leur intérêt. Leurs serviteurs européens, à commencer par notre Flamby national, ne font que suivre ─ au préjudice de la nation qu’ils dirigent.

La mort du prince Bandar est peut-être un accroc à cette stratégie mortifère car, avec son élimination, c’est une des pièces maîtresses du dispositif qui vient de tomber. Personnellement, je m’en réjouis.

Ahmed Ghlamallah

(1) On peut penser ce qu’on veut du Réseau Voltaire, mais sur la guerre que l’Otan mène en  Syrie, il est la principale source francophone de réinformation. http://www.voltairenet.org/La-Syrie-aurait-elimine-Bandar-ben

(2) http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/prince-bandar-arabie-syrie-bush