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Pierre Cassen et Pascal Hilout ont-ils été jugés par des militants du Syndicat de la Magistrature ?

« Con ne saurait s’appliquer qu’à quelqu’un avec qui l’on n’est pas d’accord »

                                                                   San Antonio

Mais vis-à-vis de qui l’on se croit beaucoup plus intelligent

Le « Mur des cons » ! Quelle révélation sur l’état d’esprit de nos magistrats en herbe (ou en barbe) ! Pas tous, bien sûr… mais pouvons-nous savoir combien sont différents ? En fait, incapables de s’élever au-dessus des idéologies en cours ou dans le vent, ils révèlent ne pas être moralement et professionnellement affranchis ni de parti pris ni de positions passionnelles.  Ils devraient changer de métier. Car leur noble mission, dont ils se révèlent ne pas être dignes, exige d’eux une éthique hors du commun, le respect sacré de leur déontologie et une moralité monacale. Cela dans un seul but : la neutralité ! Fut-ce pour certains de l’abnégation, comme dans tout sacerdoce. La neutralité la plus absolue, ou l’inaptitude reconnue suivie de l’exclusion définitive !

Ils font peur

Non, on n’a pas envie de plaisanter avec ceux qui exercent le métier qui donne le droit de juger les autres. Hélas, ou tant mieux, ce « Mur des cons » nous révèle que ceux qui devraient être des élites, des modèles et des exemples, fussent-ils encore à l’école, ne sont pas capables de faire abstraction de l’émotionnel et du passionnel, donc de la haine. Ils sont sujets à des sympathies ou des antipathies idéologiques. Jusqu’à quel degré ? Ils sont sensibles aux couleurs politiques. Jusqu’à quel niveau d’attraction ou de rejet ? Jusqu’à quelle influence sur leur jugement ? Indulgence a priori ou sévérité vengeresse ? Cela fait peur. On ne peut s’empêcher de penser que de tels personnages sont dangereux… Il est des juges maintenant si sévères d’un côté et si laxistes de l’autre qu’ils ne peuvent cacher leur appartenance à un camp, sinon un clan. Ne serait-ce pas sur ce type de juge que seraient tombés Pierre Cassen et Pascal Hilout ? Un juge capable de penser que ceux-là il va se les faire, les accusant d’incitation à la haine alors que c’est lui qui la pratique à l’instant, la haine, en les condamnant aussi démesurément ! Qu’est-ce d’autre que de l’imposture ?

Ri7Jugement  RLUn mot sur ce jugement. Mais auparavant, revenons sur l’excuse laxiste (on s’en serait douté) du Syndicat de la magistrature concernant les auteurs du « Mur des cons ». Ce ne serait que blague de « potaches », paraît-il. Qu’est-ce qu’ils sont bien inspirés, ces potaches ! Des lumières ! Quand j’ai entendu la douce interprétation de leurs supérieurs hiérarchiques, il m’est venu instinctivement à l’esprit deux écoles, entre autres, qui se trouveraient dans la même situation. L’école d’officiers de Saint-Cyr, par exemple, où l’on peut imaginer un « Mur des lâches » où seraient exposées les photos d’officiers ou autres officiels… ou un séminaire où les séminaristes en terminale de leurs études, donc à la veille d’être prêtres, feraient un « Mur des putes » en choisissant des photos de mères patronnesses, de femmes du show business ou d’épouses de personnalités qu’ils ne pourraient blairer. Que croyez-vous qu’il adviendrait dans l’une et l’autre de ces écoles ? Que leurs supérieurs roucouleraient des mots d’excuse ? Je pense qu’au contraire ils seraient définitivement jugés inaptes et exclus. Dans la magistrature non, il en faut bien plus…

Le terrorisme moral

Quant au jugement de Pierre Cassen et Pascal Hilout, sans parler du fond qu’il est aussi ignoble de juger que l’était en d’autres temps le jugement de résistants voulant sauver leur pays, qui n’a été choqué en entendant la somme exorbitante à laquelle, simples citoyens, ils ont été condamnés ? Je n’avais de ma vie entendu des sommes pareilles. Alors que les « potaches » injuriant sur photo n’encourent même pas cinquante euros, paraît-il ! Pas la peine de nous faire un dessin sur la couleur idéologique de tels juges. Pourtant, en démocratie, comment résoudre un problème d’une extrême gravité, sauf pour ceux qui le nient alors qu’ils ne sont pas assez bêtes pour ne pas le voir, si l’autorité judiciaire persiste à interdire de le poser ? Et l’interdire en assassinant par l’argent ceux que l’on veut faire taire… pour plaire à un antiracisme idéologique qui, lui, oui, fait monter le vrai racisme en pervertissant une cause juste, cela n’est rien d’autre que du terrorisme moral. C’est dire qu’il y en a qui endossent dans une bien lourde responsabilité !

Pour peu que l’on jette un œil dans certains forums pour prendre la température de ce qui se pense et se dit dans le « populus », on est effaré de l’opinion en général sur la Justice. Même de la part de ceux qui n’ont pas eu affaire à elle (mais qui ont des oreilles), car ils tremblent de devoir l’affronter un jour. Comment une telle institution en est-elle arrivée là, alors que tout le monde est d’accord pour la situer au sommet de toutes ? Comment lui faire confiance désormais ? On peut se passer de toutes les autres confiances, du président de la République au pape… mais des seuls qui un jour peuvent nous sauver d’une injustice… Que peut-il nous arriver de pire ?

Indépendance d’accord, mais pas au détriment du contrôle

Comment supporter toutes ces erreurs judiciaires que cette orgueilleuse corporation ne reconnaît jamais ? Sur lesquelles elle ne recevra même pas de critiques officielles, sous prétexte d’indépendance. Ne parlons pas de sanctions ! Indépendance, soit. Mais le contrôle ? Qui contrôle si elle respecte ou non les règles de son fonctionnement ? Et si oui, pourquoi tant d’invraisemblances ? A qui doit-elle des comptes ? Cela échappe au public non initié et le scandalise. Quand on libère de grands voyous parce qu’un gratte papier a « oublié » un jour de mettre sa signature sur un vulgaire parchemin les concernant… sans que le gratte papier en question n’encoure la moindre sanction, probablement parce que c’est un magistrat, cela révolte le bon sens populaire jusqu’à le mettre en colère. Il n’en veut plus de ces tout- puissants. Il n’en peut plus de leur impunité. Il en a marre qu’on les prenne pour des multi-compétents en toutes les matières pouvant juger de tout et de rien, comme s’ils avaient fait toutes les écoles du monde. Il boue quand on les croit toujours infaillibles, comme s’ils étaient des demi-dieux. Pourquoi pas des dieux tant qu’on y est ? Ils rêvent qu’eux aussi, comme la police a sa police, aient leurs juges internes et se retrouvent de temps en temps à la barre des accusés comme de simples citoyens, et non toujours en face, sur l’estrade, protégés par leur statut d’intouchables.

Ces erreurs trop fréquentes ne rendent pas pour autant les auteurs plus modestes et la profession plus humble. Contrairement à toutes les autres corporations, elle est au-dessus de toute honte.

Alain Var




On ne parle pas assez des conversions à l’islam sur le territoire français

Jamais je n’ai lu dans R.L. la moindre inquiétude que devraient pourtant nous inspirer les conversions. Plusieurs milliers en France… tous les ans, surtout des chrétiens (même des prêtres, paraît-il) ! Pourtant, le père Boulad que vous faites heureusement parler dans votre éditorial cite les conversions comme l’une des causes de l’islamisation de l’occident. Pourquoi cela semble passer inaperçu ? Pour une fois qu’une importante émission télé nous en parlait, il m’a semblé qu’il ne fallait pas rater l’occasion. Et pourquoi surtout des femmes, jeunes, qui ont besoin de s’habiller comme des bonnes-soeurs ? Croyez-vous qu’il n’y aurait pas à creuser, là, sur le plan psychologique ? En plus, dégringoler du christianisme qui a donné tant de grands mystiques, illustres saints et grands écrivains… dans un islam stupide et cruel, qu’arrive-t-il donc à nos enfants ? Jamais je ne vous ai lu là-dessus. Alors que là, on peut y aller, ce sont des gens de chez nous, on ne pourra pas nous accuser de racisme comme c’est le cas avec des musulmanes d’origine arabe !
Mon deuxième thème sur lequel j’ai dû être tout aussi mauvais, c’est la théologie absurde de l’islam (l’exemple de la femme créature de Dieu ou d’Allah mais qu’il faut couvrir…). Vous ne l’attaquez que sous l’angle laïque pour, peut-être, ne pas vous mêler de religion. Quelle erreur ! Vous savez bien que la laïcité pour l’islam ne vaut pas tripette, d’autant plus que c’est à peu près une spécificité française. Parce qu’elle est foncièrement incompatible avec l’islam, il ne lutte même pas là-dessus étant donné qu’il sait que dès qu’il sera au pouvoir (ce qu’il croit), elle s’effondrera toute seule avec la charia. Donc, si l’islam se prétend une religion, il faut l’attaquer sur son propre terrain plus que sur le nôtre. Démontrer que l’islam ne peut être compatible avec la notion universelle de la perfection divine conceptualisée par certains de nos plus grands philosophes non moins rationalistes pour autant, voilà une attaque à la racine. Si cela aura peu d’effet sur des esprits fanatiques, au moins on pourrait espérer que ça en aura auprès de nos compatriotes plus ou moins cartésiens.
Excusez-moi encore d’avoir été long, mais ne m’en veuillez pas de râler parfois contre les faux combats ou du moins des combats qui négligent les bons terrains. Je crains que ce soit un peu le cas de R.L. désormais, alors que vous avez les collaborateurs tout à fait capables de traiter et l’un et l’autre de ces deux sujets jusqu’ici inexploités. Mais… ceci n’est que mon avis.

Alain Var




Qu'attend Riposte Laïque pour demander des comptes à Joffrin ?

On aura tout vu ! Que des associations prétendues anti-racistes n’attendent même pas la fin de l’enquête pour accuser ceux qu’ils haïssent d’être les coupables de l’affreux carnage d’Oslo, c’est choquant, mais on n’est pas surpris du procédé, il leur ressemble, il est odieux, il nous les montre enfin tels qu’ils sont. Cela peut servir à ceux qui en doutaient encore. Que dans la foulée un Harlem Désir, ex de SOS Racisme à la carrière particulièrement chanceuse, demande « l’interdiction » de la Droite populaire, on n’est pas surpris non plus, il est de la même couvée. Voilà ces donneurs de leçons contre la soi-disant haine et qui, une fois encore, affichent la leur au point de leur faire perdre toute décence. En fait, les Désir et prétendus anti-racistes, on voit ce que ça vaut, ça n’a pas grande importance désormais, sauf par leur scandaleuse puissance financière sortie de nos poches. On peut dire d’eux ce que Nicolas Hulot dit des Verts : « Ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes les valeurs qu’ils prônent pour les autres ».

Mais qu’un journaliste comme Joffrin en fasse autant à l’encontre de Riposte Laïque, là… c’est plus grave. Un journaliste qui veut faire interdire la parole, comme l’ont fait tous les fascismes de droite comme de gauche dont il se croit très éloigné ; un professionnel de la parole ne tolérant désormais que celle qui lui plait, comme un vrai petit dictateur stalinien… c’est vraiment un paradoxe difficile à avaler. On lui prêtait une tout autre envergure. Joffrin refusant le débat, alors que ce n’est que par le débat que peut jaillir la lumière… Joffrin voulant réduire au silence ses adversaires pour ne plus les entendre, avec le faux prétexte qu’ils sont dangereux… Joffrin préférant étouffer la parole des autres, au lieu d’avoir à leur répondre par des arguments… Joffrin tueur de la parole contradictoire quand elle vient par Internet libérant enfin la parole du peuple pour la première fois de l’Histoire… Joffrin préférant le terrorisme intellectuel de l’interdiction pure et simple pour n’avoir pas à rendre compte un jour de sa cécité… Quelle déchéance ! Qu’attend Riposte Laïque pour le mettre devant l’obligation de citer les passages du journal, et dans leur contexte, pour démontrer en quoi elles incitent à la haine ?

La haine ! Toujours la haine. Ils n’ont que ce mot à la bouche les représentants du Bien. Ils ne connaissent pas les nuances. Tout est haine. La moindre critique, le moindre doute, la moindre méfiance envers l’islam, c’est la haine voyons ! Et ce n’est pas la haine dont ils usent eux-mêmes qu’il faut haïr, non, il faut haïr ceux qu’ils désignent du doigt comme étant les seuls porteurs de haine. Car ces accusateurs-là sont, cela va de soi, les bons, les justes, les saints… puisqu’ils sont de gauche. C’est évident, non ? Donc, tous ceux qui ne pensent pas comme eux ne peuvent être que de l’affreuse, la dégoûtante, l’ignoble, l’innommable extrême droite… Quand on vous traite d’extrême droite, chez ces gens-là, on a tout dit, on a répondu à tous les problèmes, à toutes les objections. Avec l’étiquette d’extrême droite collée où ils veulent, à qui ils veulent et quand ils veulent, ces maîtres en morale répondent à tout. C’est le mot magique, le poison idéal qui veut guérir en tuant. Il vaut tous les arguments, il explique tout, y a pas photo, y a plus rien à voir, rideau !… Oui, chez ces virtuoses des étiquettes infamantes, traiter quelqu’un d’ « extrême droite » est la suprême injure, la piqure mortelle. On reste sidérés par tant d’hypocrisie, de pharisaïsme et de bêtise. Quel orgueil dément ! Pour qui se prennent-ils pour en être arrivés à prétendre sans le moindre sens du ridicule qu’ils sont la clairvoyance même, la seule et unique référence à la pensée pure, puisque eux seuls incarnent la vérité ? Ils se croient anti-racistes, alors qu’ils sont les racistes, non pas de la pure race, mais de la pure pensée, leur propriété, à l’image des islamistes propriétaires de la « parole d’Allah ». Or, « qui se ressemble s’assemble » dit le proverbe. Quand on est l’incarnation de la Vérité, n’est-il pas un devoir sacré que d’étouffer tout le reste, parce que tout le reste ne peut être qu’idées et pensées impures qui doivent être éradiquées de la planète comme s’y efforça pendant trois quarts de siècle le communisme des goulags avec 100 millions de morts pour résultat ? Car, quelle différence entre celui qui meurt pour sa race avec les nazis et celui qui meurt pour ses opinions avec les communistes ?

Le malaise qui persistera d’Oslo sera que cette horreur aura été saisie comme une aubaine, un miracle, une providence, une chance inespérée pour enfin déclarer la guerre à tous ceux dont se réclame ce criminel délirant (je refuse de répéter son nom pour ne pas participer à la notoriété qu’il recherche). Il se réclame des chrétiens « fondamentalistes » ( ?), de l’ordre des Templiers, des Franc-Maçons, des islamophobes… et quoi encore dans ce méli-mélo ? Et voilà que ce méli-méloiste est pris très au sérieux par les fins analystes anti-racistes ! Quel gage de lucidité ils nous donnent là ! Quelle envie ils nous donnent de les prendre à leur tour au sérieux et de leur faire confiance !

Pour ne pas imiter l’ignominie de ces buveurs de sang, j’aurai la pudeur de ne pas dire, comme eux l’ont fait en parlant de la droite, qu’ils viennent de la gauche. Comme disait une américaine à un micro de radio norvégien en parlant du tueur : « C’est un fou. Nous en avons malheureusement très souvent des fous comme ça aux Etats-Unis qui se réclament de tout et de n’importe quoi. Est-ce qu’on les prend au sérieux et qu’on va incriminer ceux dont ils se réclament ? » Cela va de soi, Madame, mais nous sommes en France… et le vieux continent si orgueilleux prouve parfois qu’il n’a pas la sagesse du nouveau, car ici il lui faut se chamailler quitte à faire flèche d’un bois pourri. Combien il y eût de gourous tueurs et massacreurs, jusqu’à tous les membres de leur secte ? Et quand ces fous se disent être Jésus-Christ revenu, faut-il incriminer Jésus et interdire la parole de l’Evangile ?

Oui, le malaise qui persistera pèsera lourd sur la réputation de ceux qui ont osé se servir de cette folie meurtrière pour vouloir faire interdire une certaine parole sous le seul prétexte qu’elle est la « coupable intellectuelle » (selon la formule de Ignacio Ramonet du Monde diplomatique en espagnol) du massacre d’Oslo. Il n’y a que les dictateurs qui interdisent la parole qui les gêne. Alors que les intellectuels dignes de ce nom la souhaitent pour qu’il y ait débat, ou la contredire avec des arguments. Des arguments et non pas des imprécations et des injures !

Même le christianisme y passe, puisque le massacreur s’y réfère. Et là, dès qu’il s’agit de religion, les ignares en la matière (1) s’y cassent la figure comme sur une plaque de verglas. L’individu se réclamerait « chrétien fondamentaliste » nous dit-on. Fichtre ! Qu’es aco ? Un musulman fondamentaliste, oui, ça on sait ce que c’est, hélas ! C’est quelqu’un qui veut vivre aujourd’hui comme du temps de Mahomet dont l’enseignement fondamental se trouve dans le Coran. Quand on connaît un peu les sourates « sataniques » (comme les appelle Salman Rushdie) dont s’inspire la charia à laquelle le monde entier doit ou devra se soumettre, on comprend que le qualificatif de « fondamentaliste » soit inquiétant. Mais un chrétien fondamentaliste ?… D’abord, quelle sorte de chrétien ? Un orthodoxe ? Un catholique ? Un protestant ? Un anglican ? Un mormon ? Un témoin de Jéhovah ? Un membre de je ne sais quelle obédience, voire secte, chrétienne ?… Quand on est ignorant, on s’en fout. L’ignorance n’a que faire de ces détails. « Un
chrétien »… comme on dirait un animal, sans préciser l’espèce. Le criminel serait « fondamentaliste ». Ah bon ! Cela voudrait donc dire, en principe, que lui aussi se fonde sur le texte fondamental de tous les chrétiens, non ? Et quel est donc ce livre ? A moins d’être complètement ignare, on sait que c’est l’Evangile qui contient l’enseignement de Jésus, le Christ (pour ceux qui y croient), et plus généralement le Nouveau Testament. Alors, c’est si dangereux, ce fondamentalisme-là ? Où y a-t-il un seul verset, donc une seule phrase de l’enseignement de ce Jésus qui pourrait être traité de « satanique » ? Où une obligation quelconque (je ne parle pas ici des obligations instituées par la suite par l’Eglise catholique ou les Eglises chrétiennes) sinon que des conseils ? Où la moindre incitation à la violence envers les autres, aux punitions mutilantes et à la guerre ? Non ! Partout le pardon et l’amour du prochain. Seul « le péché » est condamné, oui, mais pas le pécheur. Mahomet aurait-il sauvé (je n’en sais rien, peut-être oui, puisqu’on dit qu’il aimait les femmes, mais en tout cas pas les Ayatollah) de la lapidation une femme prise « en flagrant délit d’adultère » ? Vous vous souvenez peut-être, si vous avez lu l’Evangile, de cet épisode (Jn7). Prise en flagrant délit d’adultère, des barbus amènent cette femme à Jésus pour qu’il la condamne lui-aussi à être lapidée selon la loi de Moïse. Il sait que c’est un piège. Que fait-il ? Il ne dit rien, il s’assied à côté et s’amuse à dessiner dans la poussière. Et puis, il ne dit qu’une chose : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ». La conclusion est d’un réalisme admirable : ceux qui allaient la lapider partirent les uns après les autres « à commencer par les plus vieux ». Pardi ! Et quand il n’y eut personne, Jésus la libéra. Hélas, deux mille ans après, on continue à lapider les femmes, même sans flagrant délit ou innocentes, dans de nombreux pays musulmans du Moyen Orient !

Si donc c’est se référer à l’enseignement de Jésus que d’être un « chrétien fondamentaliste », alors ça ne me gêne pas. Au contraire. Mais quel rapport peut-il y avoir avec le psychopathe d’Oslo ? Nous sommes aux antipodes… ainsi que du Coran. Il faut être particulièrement ignare ou idiot pour prendre au sérieux ce mégalomane quand il prétend être un « chrétien fondamentaliste ». Et s’il n’est déjà pas crédible sur ce point important, pourquoi le serait-il sur tout le reste ? Mais c’est tellement commode d’être des ignorants et de le prendre au sérieux pour accuser les autres de ses crimes !

Alain Var




Peut-on être une religion si son contenu est faux ou mauvais ?

Ne tournons pas autour du pot. Une prétendue religion qui ne propose pas une « parole » parfaite ne peut prétendre posséder la « Parole de Dieu ». A la rigueur, on pourrait concevoir une religion qui, sans prétendre posséder la « Parole de Dieu », en aurait une propre qui, plus humblement, exhorterait à l’élévation de ses auditeurs ou fidèles vers « l’inaccessible Etoile » (comme chantait Jacques Brel), c’est-à-dire vers la sublime Perfection et Toute Puissance que l’humanité éclairée symbolise sous le nom de Dieu (quelle que soit la réalité ou non de son existence). Peu importe les moyens utilisés pourvu qu’ils aident à la transcendance mentale : parole, musique, belles images ou peintures, contemplation de la nature, du cosmos, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’amour dans toutes ses expressions, d’une prise de conscience de plus en plus aigue de la réalité et de la vie… etc. Pourvu aussi qu’une telle prétendue « religion », si elle en est vraiment une, ne prétende pas posséder la vérité mais la chercher ; ni surtout être parfaite, l’imperfection faisant partie de notre nature humaine avec toutes ses vicissitudes. L’humilité devant être la première des ses règles, avec l’infini respect du cheminement individuel de la personne, fut-il très chaotique.
Je ne prétends pas définir ci-dessus ce qu’est ou doit être une religion. Plutôt essayer de voir ce qu’elle ne peut pas être. Le débat est ouvert. Mais il est clair que s’il peut, à la rigueur, exister une « vraie » religion, il ne peut pas en exister de fausses. Par définition, une religion est « vraie » ou n’est pas ! Tout comme Dieu (s’il existe) est Perfection absolue ou n’est pas.
On a tous intérêt à ce que ces « choses-là » soient claires. Cela éviterait bien des chamailleries pénibles et des frustrations inutiles. Que de problèmes avec les religions dans l’Histoire des hommes ! Que de disputes, de guerres et de fleuves de sang !… Nous pensions en être sortis, ou presque (puisqu’en Irlande des chrétiens, ô scandale ! veulent encore s’entretuer), et voilà qu’un islam primitif et conquérant nous tombe sur le dos.
Or, l’islam repose sur une « parole divine », le Coran, qui, le moins qu’on puisse dire, pose quelques problèmes à notre conception occidentale ou chrétienne du parfait amour de Dieu (s’il existe) impliquant une Bonté infinie. Au nom de ce Dieu ou Allah, des hommes jugent d’autres hommes et les châtient, comme s’il n’était pas assez « grand » pour le faire Lui-même ! Des châtiments tellement cruels qu’il est stupéfiant que nos prétendus humanistes de droite comme de gauche, du moins la plupart, n’objectent jamais qu’une telle cruauté puisse être inspirée par Dieu ! Ils acceptent donc qu’une religion puisse lapider des femmes, couper la main des voleurs, pendre en tirant de bas en haut par le crochet d’une grue les homosexuels, égorger comme un mouton un homme à terre soupçonné d’adultère, proclamer que tout infidèle (non musulman) devra se convertir ou mourir… et j’en passe. Certes, les lois de nos pays (encore) civilisés interdisent de telles pratiques barbares, mais elles n’en sont pas moins pratiquées à quelques petits milliers de kilomètres de chez nous. Personne n’a le droit de dire qu’il l’ignore, pas plus de nier que ces horreurs sont prescrites par le Coran et considérées par tout bon musulman comme « parole divine ». Dans quel abyme sommes-nous tombés pour ne pas condamner une telle prétendue religion, ou plutôt la nier en tant que telle ? Par respect de nos amis musulmans ? Et le respect des femmes lapidées, des hommes égorgés… qu’en fait-on ? Le meilleur respect des musulmans ne tient-il pas à essayer de leur faire comprendre, du moins à ceux qui ont la chance d’être en occident, sans hostilité ni violence pour si difficile que cela soit, que Dieu ou Allah ne peut se concevoir avec le mal, et que c’est lui faire injure que de penser qu’en plus il ferait de sa créature un assassin en lui commandant d’accomplir en son nom de tels crimes ? Que seul, Lui, peut « sonder les reins et les cœurs » et juger de la gravité ou non des péchés des ses créatures.
Le pire, c’est que nos classes dirigeantes et tout un pan de la classe intellectuelle, de droite comme de gauche – la même gauche qui, dans son aveuglement, a chanté pendant 75 ans les bienfaits du communisme soviétique – n’y voient aucun danger et même n’y voient que du bien. Faut-il une telle circonstance (providentielle ?) pour qu’elles nous fassent prendre conscience de leur ignorance en matière de religion ? Car, pourquoi s’acharnent-t-elles, ces classes, à n’y voir que du bien jusqu’à réciter le même sempiternel chapelet d’insultes envers ceux qui ne voient pas comme elles : « racistes », « xénophobes », « fachos », et même « nazis » tant qu’on y est ? L’évocation au fascisme et nazisme confirmant on ne peut mieux leur ignorance crasse. Car il est évident que si leurs membres actuels y avaient un tant soit peu goûté même du bout de leurs fesses, ils ne pourraient pas utiliser de si terribles insultes à tort et à travers, jusqu’à tomber dans le paradoxe de confondre ceux qui en portent les germes dans leurs idéologies ou religions avec ceux qui, justement, en dénoncent les prémices aux aveugles.
Dès que l’on parle de religion, tout ce beau monde prétendu laïque s’écrase, à genoux moralement, bientôt physiquement, les fesses en l’air. Le même beau monde, je vous fais remarquer, que celui qui, toujours au nom de leur sacro-sainte laïcité, fut féroce envers un catholicisme qui pourtant n’appelle plus depuis longtemps à la mort des infidèles. Pour avoir droit à la même indulgence que l’islam, peut-être lui manquait-il alors un certain saupoudrage d’exotisme à la mode ?
Ce n’est peut-être pas un hasard que nous arrive maintenant un islam resté en l’an 600. Ni pour nous ni pour lui. Il faut peut-être que nous soyons éprouvés dans l’endormissement de notre rationnel. Quant à l’islam, il faut peut-être qu’il se heurte à notre rationnel retrouvé pour évoluer vers une vraie religion. Car la raison et la foi ne sont pas incompatibles. Si nous pouvions nous rendre un tel service mutuel, alors oui nous pourrions vivre ensemble.
Alain Var




A propos de l'article de Martine Chapouton sur la progression du vote Marine Le Pen

Revue très complète, dans le remarquable article de Martine Chapouton, de tout ce que les Français ne peuvent plus supporter. Est-ce à cela que Martine Aubry pense quand elle n’arrête pas de dire : « Les Français n’en peuvent plus… » ou « Les Français en ont assez de… » ? On le voudrait bien ! Hélas, on sait bien qu’elle veut dire : les Français n’en peuvent plus ou en ont assez… des autres que moi. Pour qui se prend-elle de parler au nom des Français ? Croit-elle, comme Georges Marchais qui s’exprimait aussi de cette manière, nous incarner tous ? Quel culot ! Lui effleure-t-il l’esprit qu’au contraire les Français en ont assez et n’en peuvent plus de tout ce que cite Martine Chapouton ? Et qu’elle est pour beaucoup, avec ses autres copains de la gauche, même ceux qu’elle ne peut pas voir, la cause de ce ras-le-bol jusqu’à la nausée qui précipite les Français vers Marine Le Pen envers qui la diabolisation ne marche plus ? Imagine-t-elle un instant que les Français dont elle se gorge jusqu’à l’imposture sont très nombreux à ne plus la supporter dans sa faconde à tout critiquer sans jamais s’attaquer aux problèmes qu’ils exècrent le plus ? Alors que si, par malheur, elle venait au pouvoir, ils savent que ces problèmes seront amplifiés jusqu’à les désespérer ?
Espérons que Martine Chapouton ait raison quand elle dit : « La progression de ce vote est surtout un terrible pied de nez pour le PS et toute sa gauche, qui, incapables de comprendre la souffrance du peuple de France devant la montée de la délinquance et la progression de l’islamisation de notre pays (parce qu’il n’y a plus d’ouvriers chez eux), continue à réclamer davantage d’immigration, montrant par là un mépris pour les classes populaires qui ne leur sera pas pardonné, en 2012. »
Oui mais… ne nous cachons pas non plus que si Marine Le Pen prenait le pouvoir en France le plus démocratiquement du monde, toute la gauche réunie nous jouerait le drame hypocrite du danger envers cette même démocratie pour légitimer la pire des insurrections. Même ne représentant plus la majorité ayant pourtant voté démocratiquement, cette gauche-là saurait inverser les valeurs (c’est l’art sinistre le plus à la mode) pour s’insurger au nom de cette même démocratie trahie par les mauvais Français qui sont si bêtes et votent si mal ! On connaît le talent inouï de la gauche pour le bon discours jusqu’aux pires conséquences des goulags. Les goulags avec un mauvais discours, c’était Hitler, c’est pourquoi on en parle toujours (à juste raison) ; les goulags avec un bon discours, c’était Staline, c’est pourquoi on n’en parle plus (hélas!). Il y a toujours les bons et les mauvais goulags.
D’où l’intérêt majeur de prêter le mauvais discours au F.N., ce qui était d’autant plus facile que Jean-Marie Le Pen s’y efforçait on ne peut mieux. Oust, Jean-Marie ! Voilà Marine qui ne tient pas le même discours que le père (d’aucuns lui prêtent même le vrai discours de la vraie gauche), au grand désespoir de la gauche bien-pensante qui prétend le contraire et proclame même qu’elle est pire. Faut-il un dessin à ceux qui n’ont pas encore compris ? Peut-être ces médisants ont-ils raison. Mais alors qu’ils le démontrent avant qu’il ne soit trop tard, vite ! Pas de barattin à coup d’insultes et d’anathèmes. Des arguments. Des preuves. Car la critique gratuite c’est comme la louange gratuite : de la publicité.
« Ce vote (pour Marine), pourtant criminalisé dans les grands médias, a de plus en plus l’allure d’une insurrection démocratique du peuple de France contre ses élites, mais aussi d’un terrible camouflet pour une gauche qui a renié ses valeurs. Ce n’est pas l’épisode Strauss-Kahn qui risque d’inverser la tendance ! » conclut Martine Chapouton. Méfions-nous d’une gauche qui, même minoritaire, garderait dans ses troupes des individus prêts à tout et capables de monter à l’assaut de l’Elysée avec le bon discours des sauveurs de la France pour y déloger une Marine Le Pen. Beaucoup l’en croient capable dans la fureur d’un fauve blessé, fut-ce au prix d’une guerre civile. Le bon discours saura rassembler les fervents supporters un instant sonnés… et, comme au siège de Béziers, « Dieu y reconnaîtra les siens »… Qu’Il nous en préserve, plutôt… mais je crains qu’Il n’intervienne dans la folie des hommes laissés libres de s’entretuer.
Alain Var