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Bruxelles ville musulmane en 2030 ?

Le mardi 18 mai s’est tenu à Bruxelles le meeting national du Parti Populaire.
A cette occasion, je devais prononcer un discours que j’avais intitulé « Bruxelles, ville musulmane en 2030 ? ».
Je n’ai pas pu prononcer ce discours étant interdit de parole à un meeting que j’ai initié et organisé.
Le co-président Rudy Aernoudt en a décidé ainsi car il est un supporter d’ECOLO, un parti qui prône les « accommodements raisonnables », ce qu’aucun membre ou électeur du PP ne souhaite.
Ne pouvant donc y prendre la parole, je vous livre en annexe ce discours censuré.
Aldo-Michel Mungo
Ancien membre du Bureau Politique du Parti Populaire

Bonsoir.
Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire Le Vif/L’Express titrait en couverture « Bruxelles musulmane en 2030 ?».
Ce titre m’a interpellé, et le contenu du dossier encore davantage.
Car s’il y a un point d’interrogation en couverture, l’analyse n’exclut pas le scénario d’une capitale européenne devenue musulmane dans à peine 20 ans.
Ce n’est donc pas de la politique fiction.
Pourquoi ce scénario est-il inquiétant ?
Pas parce que nous serions opposés aux religions, notamment à l’islam.
Pour ma part, les croyances des gens, leur spiritualité, je ne m’en soucie guère. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire.
Comme vous le savez, il existe en Belgique deux principes qui règlent cette question : la liberté religieuse et la neutralité de l’Etat.
Cela veut dire que la religion est libre de s’exprimer tant qu’elle n’interfère pas dans le fonctionnement des institutions, et tant que le prescrit religieux ne s’impose pas aux autres citoyens.
Notre cohésion sociale repose en grande partie sur ce socle égalitaire.
C’est un contrat social qui garantit la neutralité de l’Etat dans le traitement égal de chaque citoyen.
Dans nos états occidentaux, la religion n’a pas à intervenir dans la vie de la Cité. Aucune loi, aucune norme ne peut être dictée par une autorité ou une pratique religieuse et s’imposer aux autres citoyens.
La neutralité de l’Etat n’a pas été facile à obtenir : souvenons-nous des conflits qu’il a fallu régler pour que l’Eglise catholique se retire du champ politique. Mais dans le même temps, les chrétiens ont conservé le droit de croire et de pratiquer en toute liberté leur religion, dans la sphère privée.
Le problème est ailleurs. Il n’est pas religieux, il est politique.
Ce qui est en cause, ce n’est pas la religion musulmane, c’est l’islam politique qui veut introduire la charia dans notre société.
Car tout nous démontre que l’islam politique veut transformer la façon de vivre des habitants de ce pays.
Et n’ayons pas peur des mots : l’islam politique est une idéologie d’extrême droite, fascisante, qui instrumentalise la religion pour parvenir au pouvoir et régir la Cité de manière totalitaire.
Le problème n’est pas religieux, il est politique. ET SOCIAL.
J’insiste sur le mot : social.
Car que se passera-t-il si nous continuons à faire des concessions à ceux qu’on appelle les « barbus » ?
Nous vivrons tout simplement une vaste régression sociale.
Nous reviendrons sur plus d’un siècle de conquêtes : l’émancipation de l’individu face au clergé, l’égalité hommes-femmes, la laïcité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la mixité, le droit à l’enseignement pour tous, le droit au travail, la fin des prescrits religieux, la liberté d’expression et de pensée. En un mot, la fin des dogmes imposés par les clercs.
C’est cela qu’une minorité de musulmans tente de remettre en question. Je parle d’une minorité de musulmans.
Mais hélas, ce sont les plus actifs, les plus visibles.
Je dirais : les plus malins.
J’insiste vraiment sur ce mot : social.
Dans notre programme, nous affirmons que « les politiques actuelles conduisent au communautarisme et au repli sur soi identitaire ». Nous proposons donc de rompre avec cette mauvaise politique qui multiple les concessions à l’islam rigoriste.
Notre attitude est la plus humaniste, la plus sociale.
C’est le combat des Lumières.
Et je dis à ceux qui nous traitent de populistes : nous sommes les plus sociaux, les plus progressistes.
Que constatons-nous dans certains quartiers de Bruxelles ?
Une atmosphère étouffante, des pressions et des injures visant les femmes qui ne portent pas le voile, l’interdiction de fait des commerces qui ne sont pas halal. C’est-à-dire la disparition de tout commerce vendant de l’alcool, du porc et tout ce qui est « illicite » aux yeux des nouveaux inquisiteurs religieux.
Des écoles où les professeurs ne peuvent plus parler du darwinisme, des croisades ou de la Shoah sans se faire insulter.
Des mosquées qui dictent leur volonté à des dirigeants de gauche qui, par électoralisme, ont tourné le dos à la laïcité.
Par actions disséminées, les islamistes transforment notre ville et introduisent petit à petit des éléments de la charia pour tenter d’en faire une ville musulmane.
Mais il faut oser le dire : la charia est contraire aux valeurs de notre civilisation gréco-chrétienne. D’ailleurs, la plus haute juridiction du continent, la Cour européenne des Droits de l’Homme, a dit pour droit le 31 juillet 2001 que la charia est incompatible avec le régime démocratique.
Il faut donc cesser de discutailler avec les islamistes sur leurs revendications.
Il faut cesser d’accepter leurs coutumes qu’ils tentent de nous imposer.
Car il faut être sot ou lâche pour ne pas admettre que l’islam est à l’assaut de l’Europe et de sa capitale.
Mais il y a plus grave : un nouveau racisme, qui s’identifie aux vociférations des rappeurs, se manifeste de manière effrayante. Des nouveaux barbares, au vocabulaire limité, crient leur haine contre « les fils de pute » que sont les Belges, les juifs, les femmes, les homosexuels et les blancs en général. Cela se traduit de plus en plus souvent par des agressions gratuites ultra-violentes. Dont sont victimes en premier lieu les homosexuels et les juifs.
Il est intolérable que, dans notre ville, les enfants juifs ne puissent plus aller à l’école publique et doivent se terrer dans des blockhaus gardés par la police.
Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?
La Belgique est une société d’accueil qui, historiquement, ne doit rien aux nations islamiques.
Il est vrai que les contingents d’immigrés musulmans, à partir des années ’60, ont été recrutés pour servir les intérêts de l’industrie belge, nous ne l’oublions pas.
Mais aucun ouvrier n’a été déporté de force, chacun a été payé et personne n’a été retenu contre son gré en Belgique.
Ils ont été accueillis comme l’ont été les immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, et bien d’autres avant eux.
Comme l’a été mon père.
Comme l’ont été vos pères, mères ou grands-parents.
Car cette terre est depuis toujours une terre d’immigration et nous sommes tous des descendants d’étrangers.
Nous avons ensuite permis à ces nouveaux immigrés de s’établir et de faire venir leur famille ; nous leur avons octroyé les droits et les avantages acquis par nos aïeux ; nous avons accordé la nationalité belge à ceux qui la demandaient. Nous avons ouvert nos dispositifs sociaux à des dizaines de milliers de réfugiés conformément aux conventions de Genève ; nous avons régularisé massivement les sans-papiers, nous avons financé la formation des arrivants et l’instruction de leurs enfants pour permettre leur intégration.
Pour éviter la concentration des enfants d’immigrés, nous avons même perdu la liberté d’inscrire les nôtres dans l’école de notre choix.
Tout cela, les Belges l’ont fait par souci de responsabilité sociale. Nous l’avons fait avec un esprit universaliste, croyant de bonne foi que ces immigrés musulmans souhaitaient vraiment partager nos valeurs et notre style de vie.
La société belge a accepté ces efforts parce que l’on a cru que « ça allait prendre », que l’apaisement viendrait, que le « creuset » finirait par fonctionner comme avec les Italiens ou les Espagnols intégrés depuis belle lurette.
Mais il faut bien constater que, pendant ce temps, l’ensemble des citoyens belges a dû supporter au quotidien les débordements violents d’une partie de la jeunesse édifiant une culture de la haine qui n’a plus de limites aujourd’hui.
Il faut bien constater aussi que certains musulmans radicaux tendent maintenant à revendiquer la non-intégration comme un droit.
Nos dirigeants politiques n’ont pas eu le courage d’identifier les signes de l’échec. Ils n’ont pas osé prendre les mesures indispensables pour préserver la cohésion sociale quand il devenait évident qu’elle était en péril … et quand il était encore temps !
Ils ont préféré taxer ceux qui ne se plaignent pas pour apaiser à coups de subsides ceux qui se plaignent sans arrêt.
Les nains ont regardé leurs chaussures dès que les problèmes ont surgi.
Paralysés par le « politiquement correct », les politiciens ont abandonné le principe – pourtant parfaitement légitime – qui commandait aux immigrés de s’intégrer dans la société d’accueil en assimilant sa culture.
Quelques associations antiracistes ont réussi à imposer le droit à la différence pour les immigrés musulmans et l’obligation de s’adapter pour le reste de la population.
Les politiciens au pouvoir sont allés jusqu’à entériner le « multiculturalisme », cette idéologie hasardeuse selon laquelle des patrimoines de valeurs complètement différents peuvent former une société cohérente.
Ce multiculturalisme n’a jamais été un projet politique examiné démocratiquement ; il a été imposé par quelques associations qui ne représentent pas le peuple belge. Et les politiciens au pouvoir, à quelques exceptions près, n’ont pas eu le courage de s’y opposer.
Les nains à nouveau ont regardé leurs chaussures.
Aujourd’hui, la multiculturalité est désormais rebaptisée interculturalité, un nouveau concept qui signifie essentiellement que toute croyance – aussi ridicule ou ignoble soit-elle – est correcte et acceptable au nom de la diversité.
Ce qu’il aurait fallu c’est fixer l’intégration sociale comme mesure de notre capacité d’accepter de nouveaux arrivants.
En d’autres mots : au moment où l’intégration est tombée en panne, il aurait fallu arrêter l’immigration et consacrer l’effort public à intégrer ceux qui se trouvaient déjà là.
Au lieu de cela, on continue à ouvrir nos frontières à des pauvres gens que nous ne sommes pas en mesure d’intégrer, pour lesquels nous n’avons ni logement, ni travail.
Evidemment, il aurait fallu prendre des mesures impopulaires ; il aurait fallu être ferme ; affronter les gémissements de la gauche bourgeoise et les accusations de racisme des Bobos.
Les politiciens n’ont pas eu ce courage ; ils se sont laissé intimider par l’Inquisition antiraciste ; ils ont préféré soigner leur image, assurer leur carrière… Et regarder leurs chaussures.
Mais il faudra un jour mettre les pieds dans le plat en posant la question fondamentale : à qui doit-on la radicalisation des musulmans en raison du laxisme et de l’instauration du tabou autour de l’intégration ?
Pour résoudre le bien-vivre ensemble, il faudra davantage que cinq minutes de courage politique.
Il faudra faire le choix de la parole vraie, de la rigueur intellectuelle.
Que faire, me demanderez-vous ? Que proposer face à ce défi ?
Il n’y a pas de solution miracle mais il y a un passage obligé : nous devons faire front devant les atteintes à la neutralité de l’Etat.
Nous devons refuser catégoriquement les privilèges qui sont réclamés pour des raisons religieuses, en dérogation à nos lois démocratiques.
Il nous revient le droit de contraindre à respecter notre contrat social quiconque prétend le violer.
Le vivre ensemble implique un changement radical d’attitude de la part de chacun.
D’une part, il faut cesser de voir en étranger tout homme dès lors qu’il n’est pas blanc: le sens de la citoyenneté n’a pas de couleur.
Mais il faut être intraitable avec ceux qui escomptent violer les valeurs du contrat social sous prétexte de leur propre origine.
A cet égard, la tolérance n’est pas de mise, et la contrainte est de rigueur.
Le mérite de l’Etat moderne est d’avoir aboli les privilèges ; nous ne devons pas tolérer qu’ils soient rétablis, au nom d’un dieu hypothétique.
Nous devons refuser toute concession au communautarisme. Et attention, aux soi-disant « accommodements raisonnables » qui ne sont rien d’autre, absolument rien d’autre, que des privilèges religieux, des lois particulières édictées pour quelques-uns. Si nous en admettons le principe, il sera impossible de faire marche arrière ensuite.
Il faut refuser ces revendications déjà acceptées par les ECOLOS et le CDH. Des revendications qui tendent à instaurer le développement séparé des différentes composantes de notre société.
Ceux qui prônent ces « accommodements raisonnables » vont dresser définitivement des murs infranchissables.
En effet, si chacun obtient satisfaction sur des particularismes identitaires, que restera-t-il du « vivre-ensemble » ?
Rien.
Il restera une société fondée sur le développement séparé. Une société ségrégationniste.
Une société fondée sur le principe de l’apartheid.
Il faut dire non aux accommodements raisonnables qui sont la porte ouverte à la scission de la société sur des bases uniquement religieuses et qui vont organiser la société dans l’hystérie piétiste du « pur » (le Halal) et de l’ « impur » (le Haram).
Nous ne pouvons nous accommoder de différences religieuses essentiellement revendiquées par des idéologues fondamentalistes et rétrogrades.
Car, dans notre société, aucun groupe ne peut se prévaloir de privilèges : tout le monde est sur le même pied.
Ces revendications se fondent sur le postulat que plusieurs civilisations peuvent coexister sur le même sol.
Cela est faux car cela mène à la guerre civile.
Et, c’est évident, seule la position laïque est à même d’assurer la paix civile.
Les seuls « accommodements vraiment raisonnables » sont ceux qui s’imposent aux derniers arrivants, comme l’exige la plus élémentaire courtoisie.
Ce que nous proposons à nos concitoyens musulmans, en plus de toute notre assistance, de toute notre solidarité sociale, à côté de tous les avantages qu’il y a à vivre en Belgique, c’est simplement qu’ils s’accommodent de nos institutions, de notre mode de vie et de nos traditions.
Ce que nous leur proposons – amicalement, avec tout le respect qui leur est dû, avec toute la considération pour les circonstances parfois difficiles qui les ont amenés à émigrer – c’est de devenir partenaires de notre contrat social et de devenir belges à part entière.
Mais nous ne pouvons accepter l’ingérence de considérations religieuses, ni donner une légitimité institutionnelle quelconque à cet effet, et encore moins considérer des financements pour de tels agencements.
Un contrat, c’est un accord par lequel chacune des parties obtient un droit qui est assorti d’un devoir. En l’occurrence, le devoir est de se soumettre aux mêmes règles que les autres citoyens.
Le rejet de ce devoir doit être compris comme un rejet de la citoyenneté belge.
Et de cela, chacun doit tirer les conséquences qui s’imposent.
Nous devons être intraitables sur la liberté de conscience et d’expression; sur le pluralisme philosophique ; sur l’égalité des droits entre les individus, hommes et femmes ; sur la neutralité de l’Etat ; sur le respect de toutes les minorités ; sur la soumission au processus démocratique ; sur la soumission aux lois nationales ; et sur le respect des traditions et des usages qui sont les nôtres.
Les valeurs de la démocratie bénéficient à tous, y compris aux ennemis de la démocratie.
Ces valeurs sont notre force. Prenons garde à ce qu’elles ne deviennent pas notre faiblesse.
Nul n’entend renoncer à l’Etat de droit ; ce serait renoncer à nous-mêmes. Mais si notre droit est impuissant à faire respecter notre mode de vie, changeons-le !
Mais que constatons-nous encore ?
Une vaste régression sociale que beaucoup refusent de voir.
Je veux parler de la relégation d’un nombre croissant de femmes musulmanes à la maison parce que leurs maris rétrogrades ne veulent pas qu’elles travaillent avec des hommes.
D’une dégradation sanitaire parce que des hommes qui pensent encore vivre au Moyen-âge interdisent à leurs femmes de se faire soigner par d’autres hommes.
Des organisations islamistes sont arrivées en très peu de temps à mettre en place une société parallèle, avec son propre ordre, ses propres lois.
Pourquoi accepterait-on des imams ce qu’on a dénoncé chez les curés ou chez les rabbins ? Pourquoi cherche-t-on à se rendre sympathique auprès de ceux qui considèrent nos filles comme des putes parce qu’elles ne sont plus vierges ?
Lors des prochaines années, de nouvelles revendications vont surgir et contrarier notre droit. Elles seront influencées par les nouveaux bigots et piétistes qui seront appuyés et financés par des organisations et des pays du Moyen-Orient.
Parmi ces organisations, celle des Frères Musulmans, la plus dangereuse, a déjà infiltré divers mouvements et associations, ici en Belgique.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un vaste chantier d’endoctrinement sur l’infériorité des femmes mené par des prédicateurs, via les télévisions par satellite, les cassettes audio et les prêches dans les mosquées de certains imams autodidactes.
Que cela soit clair : nous nous opposerons de toutes nos forces à toute volonté d’imposer dans notre pays les lois tribales des bédouins du septième siècle !
Le regroupement familial, qui n’a jamais été sérieusement régulé dans ce pays, aboutit à l’arrivée en grand nombre de femmes et de jeunes femmes sévèrement voilées. Ces femmes sont les victimes d’un endoctrinement politique dispensé sous couvert de la religion.
Mais c’est clair : elles ne peuvent pas s’intégrer, elles ne s’intégreront jamais dans le marché du travail.
Leur famille, leur mari, ne le veulent d’ailleurs pas.
La Belgique en est donc réduite à ne plus être qu’un vaste guichet de CPAS. Une machine à distribuer l’assistanat.
Ce n’est pas tenable. Ce n’est pas digne.
Ni pour ces femmes, ni pour leurs enfants, ni pour les travailleurs belges ou immigrés installés de longue date et qui, eux, se sont intégrés.
Pour résoudre de manière efficace et rapide ces problèmes, il faut que les populations immigrées soient coupées des Etats étrangers qui tentent d’influer sur notre territoire.
Il faut réguler plus strictement le regroupement familial et les régularisations.
Il faut réformer l’accès à la nationalité.
Ce stop migratoire permettra aux ghettos de se dissoudre dans l’ensemble de la population et de refonder le contrat social qui est le socle du vivre ensemble.
Mais il faut aller vite, on ne peut plus attendre des décennies pour renverser la vapeur. Il faudra déplaire, il faudra mettre absolument les points sur les « i ».
Ce sera un combat quotidien et le résultat dépendra des électeurs qui, conscients de la situation actuelle, décideront de nous suivre.
Car dans une démocratie, ce sont les électeurs qui ont le dernier mot.
Quels sont les principales victimes d’une immigration mal ou pas régulée, et qui est majoritairement, c’est un fait, d’origine musulmane ?
Les études sont formelles, à cet égard : ce ne sont pas les grands patrons qui sont pénalisés !
C’est le peuple, bien sûr !
Les victimes sont les travailleurs qui ont un petit salaire, et parmi eux beaucoup de Belges d’origine immigrée qui bossent, vivent paisiblement et refusent que l’islam politique contrôle leur vie.
Lorsque nous disons « Bruxelles, ville musulmane rétrograde, non merci ! ».
Lorsque nous disons « immigration non contrôlée, non merci ! ».
Lorsque nous disons « les passe-droits pour les partisans de l’islam politique et les barbus, non merci ! ».
Lorsque nous nous battons pour défendre nos valeurs, notre mode de vie.
Lorsque nous dénonçons cette gauche irresponsable qui renie la laïcité et noue des alliances avec les représentants les plus bigots des mosquées.
Lorsque nous nous opposons aux ECOLOS et au CDH qui font élire des femmes voilées ou les nomment dans l’administration.
Lorsque nous tenons ce discours, lorsque nous agissons à vos côtés pour que notre société se ressaisisse et relève la tête,
Nous sommes à la pointe d’un combat qui est profondément social.
Nous sommes les remparts de la démocratie.
Pendant trop longtemps, le politiquement correct imposé par la gauche a malmené notre liberté d‘expression.
Une petite caste d’intellectuels gauchistes et des staliniens rabiques comme Philippe Moureaux, l’homme qui a transformé certains quartiers de sa commune Molenbeek en vitrine du Hamas, nous ont muselés durant trop d’années.
Tous ces gens nous ont interdit de tenir un langage de vérité.
Ils nous ont interdit, tout simplement, de décrire les faits.
Chers amis, je crois que ce temps là est révolu.
Ils ne nous feront plus taire !
Leurs insultes, plus personne ne les écoute.
Ils sont pathétiques quand ils nous accusent d’être « racistes » ou « xénophobes ».
Ils ne sont pas seulement odieux. Ils sont surtout ridicules.
Voilà pourquoi j’affirme que les conservateurs, ceux qui organisent la régression sociale pour les femmes, les travailleurs et les jeunes, ce sont les leaders de gauche.
C’est particulièrement clair ici, à Bruxelles, où le gouvernement de l’olivier montre son aveuglement et son incompétence face à la volonté d’islamisation de certaines zones de la ville où nos valeurs, nos priorités, notre conception de la démocratie, n’ont plus droit de cité.
Cette Gauche liberticide nous dit « ce débat est nauséabond » !
Et je leur demande pourquoi ne peut-on en débattre ?
Parce qu’il y est question d’immigration et d’islam ?
Quelle surprise !
En 50 ans, la composition ethnique, culturelle et religieuse de nos villes et campagnes a changé plus vite et plus profondément qu’au cours des 10 derniers siècles, mais il ne faudrait surtout pas en parler ?
L’islam identitaire de nos villes a progressé en même temps que le djihad mondial mais ceux qui posent des questions sont des salauds.
Que des « jeunes en colère » revendiquent leur citoyenneté en proclamant leur haine de l’Occident, rien de plus normal.
C’est de l’amour déçu – une déception dont nous serions largement fautifs.
Sur tout cela, silence radio parce qu’on risque de déraper, c’est-à-dire de sortir des clous tracés par la coalition de l’aveuglement.
Il faut comprendre ces bons esprits : quand on n’a à sa disposition qu’un bouton pour dire oui et un autre pour dire non, ou un seul pouce qu’on peut lever ou baisser, toute question est un piège affreux.
Soit l’immigration est une chance, soit elle est une catastrophe.
Ange ou salaud, nuance interdite.
Citoyens, n’ayons plus peur ! Ne restons plus sur la défensive.
Nous sommes animés par la seule volonté que l’Europe ne bascule pas dans une autre civilisation !
Affirmons sereinement, mais avec détermination :
Le refus du communautarisme, c’est nous !
La volonté de vivre mieux, dans une ville plus conviviale, qui ne peut plus être ouverte à une immigration non régulée, c’est nous !
Le refus de la loi de la jungle, où les plus radicaux font la pluie et le beau temps et écrasent les faibles, c’est nous !
La solidarité avec ces jeunes filles qui refusent de porter le voile islamique et sont persécutées par les « grands frères », les extrémistes et les adeptes du double discours de Tariq Ramadan, c’est nous !
Chers amis, votre présence massive, ce soir, montre que vous aussi, vous êtes des Résistants.
Ensemble, résistons à l’injustice, à l’obscurantisme, à la remise en cause de l’égalité hommes-femmes.
A la négation de notre identité.
Citoyens, RESISTONS et partons à la reconquête de nos valeurs.
Ce combat, c’est celui de la démocratie au service de la liberté.
C’est le combat de la démocratie au service des droits individuels dans une société dont l’Etat garanti aussi la sécurité de chacun.
Ensemble, ayons la passion de convaincre autour de nos idées et de nos projets.
Citoyens, les seuls combats que l’on perd sont ceux que l’on ne mène pas !
Menons ensemble celui-ci.
Je vous remercie de votre attention.
Aldo-Michel Mungo




Vous êtes un homme dangereux pour la démocratie belge, Richard Miller

Lettre ouverte à Richard Miller

Monsieur, vous êtes le Président de l’Intergroupe Parlementaire du MR (Mouvement Réformateur), le parti libéral belge. Je le précise pour nos lecteurs français peu au fait des subtilités de la politique belge.

Vous m’avez interpellé suite à la publication de mon article « Belgique : le parti ECOLO allié objectif des Frères Musulmans » paru dans Riposte Laïque (N°127 du 8 février 2010). Et vous me dites :
« Permettez-moi de vous demander de diffuser, de la même façon que le texte ci-dessous, le fait que vous avez mal lu le Rapport que j’ai présenté devant le Congrès du MR, et que le mot « laïcs » y est bien présent. Par ailleurs, la totalité du Rapport prône l’impartialité et la neutralité de l’Etat : vous ne le signalez pas. Enfin, vous reprochez beaucoup aux autres de manipuler les faits. Mais vous-même ne dites pas un mot de l’attitude du Parti Socialiste, présent à tous les niveaux de pouvoir, et qui a de plus choisi de ramener le CDH dans tous les gouvernements. Il faudrait peut-être apprendre à vous appliquer aussi l’honnêteté intellectuelle nécessaire au libre-examinisme. »
Vous avez en effet été choqué que j’écrive en fin de mon article :
« Le parti libéral MR (Mouvement Réformateur), dont le chef de groupe à la Chambre a interpellé la ministre compétente suite aux révélations de Claude Demelenne et du Collectif Vigilance Citoyenne, a une attitude contradictoire. Il proteste contre cette nomination mais semble oublier que Fatima Zibouh a été nommée par une décision gouvernementale, donc par les ministres MR au pouvoir. Personne dans leurs cabinets ministériels pléthoriques n’a semble-t-il pris la peine de « screener » son profil. Ce n’est pas la seule contradiction du MR. Certains de ses parlementaires (Denis Ducarme notamment) jurent, la main sur le cœur, que jamais ils n’accepteront l’adoption des « accommodements raisonnables », oubliant un peu vite que les Assises de l’Interculturalité chargées d’explorer et de faire des propositions en la matière ont été mises en place par le gouvernement auquel ils appartiennent. Et cela n’augure rien de bon lorsque l’on constate que le mot laïcité a purement et simplement disparu du nouveau programme politique de ce parti qui est l’héritier du Parti Libéral fondé par des libre-penseurs au 19ème siècle. »

Ancien membre de votre parti, auquel j’ai adhéré il y a 36 ans et où j’ai assumé des responsabilités, j’ai très bien lu le nouveau Manifeste du MR que vous avez rédigé. Un document porté par le seul mandataire MR présent lors d’une manifestation ouvertement antisémite. J’y reviendrai.
En fait, j’ai dû le lire à sept reprises, n’en croyant pas mes yeux. Oui, Monsieur Miller, le mot « laïcs » est cité ; mais à une seule et unique reprise : page 5 dans la phrase « Il (le MR) rassemble croyants et non-croyants, laïcs, catholiques, protestants, juifs, musulmans…, en vue de bâtir une société de justice, de prospérité et de solidarité. »
Comme si laïc était le fait d’appartenir à une religion.
Le mot « laïcité », quant-à-lui n’est pas cité une seule fois sur les trente-cinq pages, comme si c’était une nouvelle maladie honteuse. Incroyable, au moment où sa survie est mise en cause par les nouveaux bigots. Vous ne croyez manifestement plus en la laïcité dont dépend la paix et la concorde civile.
Comment expliquez-vous l’abandon manifeste d’une valeur fondatrice du Parti Libéral au 19ème siècle ?
Une laïcité définie comme active par Daniel Ducarme, ancien président du MR, dans un appel vibrant publié en mars 2009 (Appel humaniste à l’Europe : non à Durban II, oui à la laïcité active) et dont l’ensemble des propositions a été balayé d’un revers de main méprisant ; comme son appel au boycott de Durban II auquel vous avez expressément refusé, à l’époque, de vous joindre.
Au-delà de la lutte pour la laïcité, il y a le combat à mener contre le communautarisme de la société et vous ne le proposez pas. L’Europe est influencée par la conception anglo-saxonne des rapports entre la religion et l’Etat, ainsi que par le multiculturalisme. Or il faut imposer la conception universaliste des Lumières qui consiste à faire passer la notion de citoyen avant celle de juif, de noir, de maghrébin, d’homosexuel, d’hétérosexuel, etc. Il faut arriver à faire comprendre que ce qui nous réunit est l’idée que notre civilisation a de l’homme.
J’ai relu votre rapport jusqu’à en avoir mal aux yeux à force de chercher le mot libéralisme qui n’apparaît qu’à trois reprises : une fois dans un titre et deux fois dans le texte.
Pour le reste, le document que vous avez rédigé est d’une banalité affligeante, si j’avais du remettre ce type de travail, en première année de Science Politique, j’aurais été busé à la vitesse de la lumière.
Votre brillante idée de mettre « l’humain » au centre des préoccupations est un gadget sans signification. Cela veut dire quoi « s’occuper de l’humain » ? On le fait tous, non? Tous les partis s’occupent de l’humain et non des chiens ou des chats.
La référence à une société interculturelle est encore plus affligeante, personne ne parviendra à me démontrer qu’il s’agit d’une définition différente d’une société multiculturelle. Car si la notion de l’interculturalité laisse entendre qu’on puisse atteindre une société dans laquelle plusieurs cultures coexistent sur pied d’égalité, sans aucune intégration à une culture dominante, il faut repousser ce concept comme inconsistant et dangereux pour notre civilisation.
Mais vous êtes un grand spécialiste des cultures. Ainsi pour justifier votre militantisme en faveur de l’adhésion de la Turquie islamiste à l’Union Européenne vous écriviez dans une Carte Blanche parue dans le journal bruxellois Le Soir (13 février 2008) :
« Notre philosophie, notre façon de penser le monde et la vie est née dans cette partie du monde. Après Thalès, ce furent, toujours à Milet, Anaximandre et Anaximène. Ensuite, après un déplacement de la philosophie vers l’Italie et la Sicile, c’est à nouveau dans l’actuelle Turquie qu’apparaissent Héraclite d’Ephèse et Anaxagore, qui vint séjourner à Athènes et fut un proche de Périclès, fondateur de la démocratie. »
Quel beau raccourci intellectuel pour faire avaler la pilule. Oui Monsieur Miller, notre civilisation a pris naissance dans les cités grecques situées dans l’actuelle Turquie. Les Grecs y ont vécus jusqu’au début du siècle passé qui a vu leur massacre méconnu (350.000 grecs exterminés par les Turcs dans les 20 premières années du siècle), la spoliation de leurs biens et pour finir leur expulsion définitive des terres de leurs ancêtres par la barbarie de ceux dont vous voulez faire des Européens. Depuis le génocide de ses minorités européennes, la Turquie démontre que si elle a effectivement adopté les outils de notre modernité, elle en rejette depuis toujours les fondements ontologiques. Elle n’a jamais présenté d’excuses, jamais reconnu la faute, jamais indemnisé les descendants. Et elle ne le fera jamais.
Votre fascination pour l’islam est évidente et vous êtes le compagnon de route de son expansion.
C’est Henri Goldman, directeur de Politique, la revue des bobos de gauche, qui le rappelle sur son blog : « … le député wallon Richard Miller terminait ainsi sa lettre à la rédactrice en chef du Vif/l’Express après la publication du numéro controversé du 29 août 2008 titré Comment l’islam menace l’école? : « Les Québécois, notamment, développent une pratique appelée accommodements raisonnables qui pourrait, plus utilement, faire l’objet d’une enquête par le Vif/l’express, magazine de qualité. » ajoutant « Richard Miller, qui s’est toujours montré intéressé par l’expérience québécoise comme d’autres libéraux, sait bien que les valeurs fondamentales ne sont nullement en cause dans la plupart des demandes susceptibles d’accommodements. » et plus loin « Il n’est donc nullement étonnant que le premier groupe politique à avoir découvert les accommodements raisonnables ne soit pas un groupe de gauche : il s’agit de la Fédération des étudiants libéraux qui organisa, dès octobre 2007, la première (et à ma connaissance la seule) mission d’études au Québec pour s’inspirer des politiques d’intégration des communautés culturelles à l’œuvre dans ce pays ».
Il est clair que sous votre influence votre parti, le MR, prépare ses électeurs à l’acceptation des « accommodements raisonnables » qui seront rebaptisés d’un autre nom pour faire passer la pilule. D’ailleurs le MR a approuvé et soutenu la création de ces pseudos « Assises de l’Interculturalité » lors de l’actuel accord de gouvernement. Or ces assises ont pour objet « la définition d’une politique d’ « accommodements raisonnables » en matière d’interculturalité ».
Votre parti ment à l’électeur lorsqu’il affirme la bouche en cœur qu’il n’acceptera jamais ces « accommodements raisonnables » et vous êtes partie prenante dans ce mensonge ! Comme tous vos camarades qui jurent leurs grands dieux qu’ils renforceront l’interdiction du voile islamique dans la fonction publique et qui mentent. A preuve cette femme voilée (N.M.), expert financier, qui travaille au ministère de la politique scientifique, rue de la Science à Bruxelles, dans l’entourage immédiat de votre ministre MR Sabine Laruelle. Une voilée qui n’a jamais fait l’objet de la moindre sanction (je vous fournis son nom, son téléphone et son mail sans problème). N’est ce pas votre parti qui a adopté en septembre 2009 « dix propositions pour favoriser le vivre ensemble » ? Et qui précisent « Ces propositions incluent l’interdiction du port de tout signe «convictionnel», c’est-à-dire évocateur d’une religion, quelle qu’elle soit, d’une appartenance politique ou philosophique par les personnes employées dans les administrations, les entreprises publiques, l’enseignement, les assemblées élues, ainsi que par tous les élèves de l’enseignement officiel, garçons et filles ».
Vous mentez honteusement à vos électeurs. Entre ce que l’on dit et ce que l’on fait il y a une marge qui s’appelle la trahison.
Cette pratique des « accommodements raisonnables » est la gestion communautariste des revendications religieuses musulmanes. Elle consiste à négocier, de façon quasi systématique, un assouplissement de la règle ou de la loi afin de rencontrer les exigences d’un individu ou d’un groupe minoritaire. Dès qu’un de ceux-ci se sent discriminé, il peut enclencher un processus de négociation avec l’institution ou l’entreprise concernée, qui aboutit soit à un accord à l’amiable, soit à un recours devant les tribunaux. La discrimination présumée portera systématiquement sur la religion dans un contexte où les musulmans font le forcing pour réintroduire le religieux dans l’espace public. Et traitent d’islamophobes ceux qui tentent d’endiguer leur offensive.
Les accommodements raisonnables sont une aubaine pour ceux qui sont davantage soucieux d’islamiser notre mode de vie que de s’intégrer dans une société laïque. Tous les fondamentalistes exercent ce chantage sur les démocrates : « Assouplissez les lois et les règlements pour que nos prescrits religieux aient partout droit de cité. Si vous refusez, vous êtes des intolérants et nous vous traînerons devant le tribunal. ».
Les accommodements raisonnables c’est la séparation entre les « purs » (eux) et les « impurs » (nous), c’est le développement séparé, ce qui en d’autres temps s’appelait l’apartheid, une pratique condamnée par l’ONU à une époque où cette dernière n’était pas inféodée aux pays islamiques. Déjà la Chambre de Commerce de Bruxelles, dirigée par des membres MR, certifie des chambres d’hôtel « hallal » c’est-à-dire des chambres non-utilisée par des impurs ! Une honte payée par le contribuable.
Je pense, comme l’a admirablement exprimé Willy Wolsztajn, que « Les accommodements dits “raisonnables” sont une fumisterie. Ils visent à séduire une population conservatrice et dévote. Tout un courant politico-intellectuel (de manière absurde, principalement athée) de gauche mais aussi libéral se sent pétri de mansuétude à son égard. Féru du téléprédicateur islamiste pseudo moderne Tariq Ramadan, à grandes giclées de sociologisme sirupeux, il s’abstient de la contrer, sous prétexte que, fragilisée, elle se trouve en butte au racisme, aux discriminations et à la pauvreté – condition sociale certes bien réelle et révoltante. Faut-il pour autant baisser pavillon devant un puritanisme rance, un traditionalisme prétendument religieux, un patriarcat oppressant ? Saisissante façon de tirer son épingle du jeu ! Eloquente illustration du paternalisme, du mépris et de l’insulte parfois contenus dans le mot “tolérance”! “Mais mon bon monsieur, mais ma bonne dame, ces gens sont des immigrés. Ils s’accrochent à des mœurs d’un autre âge ? Il faut les comprendre, voyoooons. Et, de vous à moi, laissons-les se débrouiller entre eux.” On hume comme un fumet de trahison envers les grands héritages libérateurs, ceux de Victor Hugo, Emile Zola, Jean Jaurès, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir,… »
La bigoterie en marche aspire à recléricaliser la société. A Bruxelles comme à Paris ou à Londres, la mouvance islamiste est dans la démonstration de sa force et de son arrogance et vous, Richard Miller, faites partie des idiots utiles de service.
Au contraire de votre action, il y a lieu de réfléchir au type de société dans laquelle nous voulons vivre, une juxtaposition de communautés ne se mélangeant pas ou une société fondée sur la reconnaissance de valeurs qui transcendent les particularismes, fussent-ils religieux.
Mais vous êtes comme beaucoup d’hommes politiques plus intéressé par le racolage électoraliste que par la défense des valeurs fondamentales. Et votre parti, le MR, est devenu à votre image : un mouvement racoleur. Comme vous, plus intéressé par les maroquins ministériels que par la défense des valeurs de notre civilisation. Vous nous le démontrez vous-même en me disant « Mais vous-même ne dites pas un mot de l’attitude du Parti Socialiste, présent à tous les niveaux de pouvoir, et qui a de plus choisi de ramener le CDH dans tous les gouvernements. ». Vous êtes pathétique Monsieur Miller et je me contrefiche comme calembredaine que vous et vos amis ne soyez pas ministres !
Ce qui m’intéresse c’est de savoir à quel moment vous avez protesté lorsque Mahinur Ozdemir a pénétré dans une assemblée parlementaire avec son voile islamique. La présidence de cette assemblée était assurée par une député MR qui avait seule le pouvoir de police de l’assemblée propre à empêcher cette forfaiture. La contraindre à enlever son foulard serait-ce la forcer à renoncer à ses convictions religieuses ? Faibles convictions que celles qui tiennent à un bout de tissu.

Vous ai-je entendu protester lorsque la néo-réactionnaire voilée Fatima Zibouh fut nommée au conseil d’administration du Centre pour l’Egalité des Chances présidé par votre ami le MR Hervé Hasquin ?
Vous ai-je entendu protester lorsqu’un jeune rappeur hurle dans un clip « J’épouserai le Maroc après avoir baisé la Belgique » ? De même lorsque ce Centre pour l’Egalité des Chances, présidé par le pseudo-libéral Hasquin, rejette une plainte sur cette chanson en arguant qu’il s’agirait de paroles « entrant dans le cadre de la liberté d’expression » ?
En réalité votre principal fait d’armes s’est déroulé le 11 janvier 2009 lorsque, dans les rues de Bruxelles, vous vous êtes joint aux courants islamiques les plus extrêmes dont les slogans à la gloire du Hamas et du Hezbollah transpiraient la haine de l’Occident et de ses valeurs. Une manifestation ouvertement antisémite que vous avez accompagnée jusqu’au bout et qui fut une journée noire pour la démocratie. Un an après vous n’avez toujours pas expliqué pourquoi vous êtes resté impassible lorsque l’on criait à vos côtés « les juifs au four ».
Honte à vous Richard Miller.
Honte à vous pour avoir qualifié les démocrates du nouveau Parti Populaire, créé par Mischaël Modrikamen, d’extrémistes de droite parce qu’ils s’opposent à vos amis islamistes. En bon démagogue que vous êtes, vous avez ouvert la porte à toutes les dérives verbales. C’est vous qui avez permis à Mahinur Ozdemir, la passionaria islamiste du parlement bruxellois, de nazifier dans une interview les adversaires de l’islamisation et d’Eurabia.
On ne m’enlèvera pas l’idée que vous êtes un homme dangereux pour la démocratie.
Aldo-Michel Mungo




Belgique : le parti ECOLO allié objectif des Frères Musulmans

Seul parti politique belge à prôner ouvertement l’introduction des « accommodements raisonnables » dans le droit belge (une revendication des Frères Musulmans), ECOLO vient de choisir une musulmane radicale voilée, proche de Tariq Ramadan, pour les représenter au Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme, équivalant belge de la Halde, un organisme gouvernemental. C’est la première fois, en Belgique, qu’une femme voilée occupera une telle fonction au sein d’une institution publique fédérale.
Fatima Zibouh est chercheuse à l’Université de Liège. Cette spécialiste en matière d’ethnicité et de migrations est connue pour sa proximité avec la mouvance des Frères Musulmans. Son profil idéologique réactionnaire n’a pas empêché le parti écologiste – dont elle n’est pas membre – de la soutenir. Ce soutien ne surprend qu’à moitié : ECOLO est en effet le seul parti belge à avoir inscrit dans son programme l’autorisation du port du voile à l’école et dans les administrations.
La chef de groupe des Verts belges à la Chambre, Muriel Gerkens, a expliqué que son parti l’a choisie parce qu’elle est « une universitaire remarquable ».
Cette désignation a déclenché une vive polémique, en Belgique. Le sénateur libéral (MR), Alain Destexhe a déploré « le signal négatif que représente ce type de nomination pour toutes les jeunes filles et toutes les femmes contraintes de porter le foulard ». Et il souligne que « ce type de décision est totalement en porte-à-faux par rapport aux exigences de neutralité et d’exclusion des signes religieux de la sphère publique, notamment dans l’administration ». Il s’est inquiété que « certains partis politiques belges contribuent au renforcement du fait religieux dans la sphère publique ».

En juin 2009, le CDH « Centre des Démocrates Humanistes » – l’équivalent belge du Modem de François Bayrou – avait déjà permis à une femme portant le foulard, Mahinur Ozdemir, d’être élue au Parlement régional bruxellois, devenant ainsi la première parlementaire voilée d’Europe, présentée comme l’avant-garde de la tolérance et de la multiculturalité mais qui s’est depuis révélée être une réactionnaire homophobe.
Elles portent le voile. Mais, au delà de ce qu’elles ont « sur la tête », il y a ce qu’elles ont « dans la tête ». Et là, peu de doute : le profil de Fatima Zibouh, comme de Mahinur Ozdemir, est franchement réactionnaire.
Au-delà de son voile, ce qui est plus important encore, c’est le profil politique de Fatima Zibouh. Celui-ci laisse peu de doute sur l’idéologie que défend la nouvelle représentante d’ECOLO au Centre pour l’Egalité des Chances.
Très rapidement, les révélations ont fusé concernant son vrai profil idéologique. En septembre 2009, l’hebdomadaire belge Le Vif L’Express avait déjà souligné son « militantisme inspiré des Frères Musulmans » et l’avait présentée comme une « Tariq Ramadan girl ». Selon Le Vif, Fatima Zibouh a été l’une des premières signataires belges de la pétition internationale demandant le retrait du Hamas (branche palestinienne des Frères Musulmans) de la liste européenne des organisations terroristes.
Le 10 février dernier, Fatima Zibouh a nié avoir signé cette pétition. Il apparaît qu’après les révélations du Vif, datant du 25 septembre 2009, qu’elle n’a jamais démentis, craignant pour sa carrière académique, Fatima Zibouh a fait retirer son nom de la pétition pro-Hamas diffusée sur Internet. Cette pétition a été lancée le 1er février 2009 par une de ses amies, Nadine Rosa-Rosso, ancienne dirigeante exclue du parti PTB (extrême-gauche maoïste) et candidate bruxelloise, en juin 2009, sur la liste islamo-gauchiste « Egalité ». Pour rappel, se trouvait en tête de cette liste, Nordine Saïdi, récemment écarté du Bureau du MRAX (équivalent belge du MRAP), mais toujours administrateur, pour avoir publié sur son blog des textes antisémites.
Au printemps 2007, Fatima Zibouh participe avec lui au « putsch légal » organisé par Radouane Bouhlal pour renforcer son pouvoir et noyauter le MRAX.
Président du MRAX depuis 2004, Radouane Bouhlal soumet, lors d’une Assemblée générale organisée le 31 mai 2007, une liste de 75 nouveaux membres, dont Fatima Zibouh. Ils deviennent membres effectifs, avec droit de vote, sans le moindre débat, lors d’une seconde AG, organisée une semaine plus tard. Par cette adhésion soudaine et massive, en quelques jours, le nombre de membres effectifs du MRAX augmente de… 50%. Parmi ces 75 membres, 45 sont d’origine maghrébine et beaucoup d’entre eux évoluent parmi la frange la plus radicale et rigoriste de la communauté arabo-musulmane. Parmi eux : Fatima Zibouh, (l’amie sur Facebook de Nordine Saïdi), Nordine Saïdi lui-même, plusieurs personnalités candidates du parti islamo-gauchiste « Egalité » (Nadia Boumazoughe, Fatima Hamyani, Sandrine Corten…), Miloud Merzguioui, l’organisateur des derniers spectacles de Dieudonné en Belgique, des membres du Mouvement Citoyen Palestine, proche des thèses du Hamas… sans oublier Michaël Privot un chrétien converti à l’Islam, qui ne cache pas son appartenance aux Frères Musulmans, ainsi qu’Isabelle Praisle une autre chrétienne convertie au chiisme et qui est vice-présidente de l’Exécutif des musulmans de Belgique, l’organe faîtier du culte mahométan en Belgique. Cette dernière, alors qu’Ahminedjad nargue une fois de plus la planète, s’est envolée jeudi dernier vers Téhéran pour l’anniversaire de la prise du pouvoir par Khomeiny en 1979. Et quand on connaît la proximité de Tariq Ramadan et des Frères Musulmans avec le régime terroriste iranien on doit regarder tout ce petit monde avec la plus grande circonspection.

La nouvelle représentante d’ECOLO est en tout cas en bonne compagnie !

La semaine dernière, le Collectif Vigilance Citoyenne, animé par le journaliste de gauche Claude Demelenne, a rappelé l’adhésion de Fatima Zibouh à l’organisation Présence Musulmane, une structure affiliée à la nébuleuse des organisations inféodées au prédicateur salafiste Tariq Ramadan, dont l’organisation faîtière (European Muslim Network) a son siège à Bruxelles, plaque tournante de ses activités.
Entre autres prises de position conservatrices, Présence Musulmane Belgique milite contre le droit d’adoption par les couples homosexuels, un droit pour lequel s’est toujours battu le parti ECOLO.
Actuellement, la branche belge de Présence Musulmane reste discrète dans le débat public. Cette discrétion est aussi de mise pour Présence Musulmane France. Ce n’est pas le cas au Canada, par exemple, où l’organisation multiplie interventions, conférences, communiqués de presse… toujours en relayant les positions de Tariq Ramadan, y compris les plus controversées et les plus choquantes. Ainsi, Présence Musulmane « soutient la position de Tariq Ramadan prônant un moratoire sur l’application dans le monde musulman des hudûd, sanctions corporelles relevant du code pénal islamique ».
Un simple « moratoire » ? On croit rêver…
Lors de l’affaire des caricatures, tout en condamnant les actions violentes de certains musulmans, Présence Musulmane a dénoncé « les caricatures insultantes du dernier des prophètes de l’islam ».
Le droit à la libre expression et au blasphème ? Visiblement, cela inspire peu Présence Musulmane et Fatima Zibouh.
Dans une interview accordée le 19 septembre 2009 au périodique « La Gauche » (organe de la Ligue Communiste Révolutionnaire), Fatima Zibouh considère que la décision du Conseil de l’enseignement de la communauté flamande d’interdire le port du foulard dans les écoles de son réseau est « gravissime ». Elle se dit « atterrée par les arguments en faveur de l’interdiction », évoquant une « vision paternaliste et colonialiste ».
Un discours « hard » pour une « modérée »….
Dans la même interview, Fatima Zibouh explique que toute interdiction de la burqa ou du niqab sur la voie publique, même au nom de la sécurité publique (comme cela existe dans plusieurs communes belges, dont Molenbeek, la commune de Philippe Moureaux) est inacceptable, car « cela touche aux libertés individuelles… C’est notre regard ethnocentré qui est à remettre en question ».

Une modérée, vraiment, Fatima Zibouh ?

La nouvelle représentante voilée d’ECOLO a aussi participé à des événements organisés par l’European Muslim Network et Centrum voor Islam in Europa, diffusant régulièrement les thèses de Tariq Ramadan.
Fatima Zibouh sera en tout cas en bonne compagnie au Centre pour l’Egalité des Chances : deux de ses membres sont amis sur Facebook avec les dirigeants de la Ligue Arabe Européenne, l’antenne du Hezbollah en Belgique. L’une d’elle Rachida Lamrabet est connue pour ses signatures de pétitions anti-israéliennes. Un Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme qui n’a pas hésité la semaine dernière de qualifier les paroles d’un rappeur magrébin « Je marierai le Maroc après avoir baisé la Belgique » de simple droit à la liberté d’expression. On rêve ….
L’une des dernières conférences de Fatima Zibouh a été filmée par Mediane TV, qui la diffuse actuellement sur le Net. La discrète Mediane TV, peu connue du public, se présente comme une « chaine de télévision citoyenne musulmane ». Elle se fait remarquer par ses interviews de Dieudonné et la diffusion de prêches radicaux de prédicateurs salafistes, dont Hani Ramadan, chef de la Confrérie des Frères Musulmans en Europe et frère de Tariq.

Le compagnonnage et la proximité intellectuelle entre Fatima Zibouh, Tariq Ramadan et les Frères Musulmans sont flagrants

ECOLO n’est-il pas perturbé lorsque le mentor de sa nouvelle représentante voit, dans « l’acceptation de l’homosexualité… un nouveau dogmatisme avec quelques relents coloniaux voire xénophobes de la part de lobbies qui imposent à tous la façon d’être ‘ouvert’ » ?
Un discours finalement plus à droite que celui de Monseigneur Lefebvre.
Au fond et si Fatima Zibouh avait été chrétienne ne serait-elle pas classée dans la catégorie politique la plus infâmante ?
Celle des fachos.
Il y a trois semaines sur la chaîne télévisée Rtl.Tvi, lors de l’émission dominicale « Citoyens-Citoyennes » de Pascal Vrebos, un citoyen a fait remarquer à la nouvelle coprésidente d’ECOLO, Sarah Turine, que les accommodements raisonnables, défendus par son parti, étaient une revendication des Frères Musulmans. « Je ne savais pas », répondit Sarah Turine, qui se présente pourtant comme « islamologue ».
Face aux informations sur le profil réactionnaire de Fatima Zibouh, les leaders d’ECOLO répondront-ils, une fois encore, « nous ne savions pas ! » ?
Au sein d’ECOLO, le choix de Fatima Zibouh, voilée et musulmane radicale, provoque la consternation de nombreux élus et militants laïcs. Pour l’heure, ceux-ci s’étripent en interne. La bagarre entre écologistes devrait bientôt éclater publiquement. Le Collectif Vigilance Citoyenne met la pression sur ECOLO, soulignant le discours très à droite et réac de Fatima Zibouh, en contradiction avec ce parti sur pratiquement toutes les positions des Verts en matière éthique : avortement, homosexualité, droit d’adoption pour les couples homosexuels, etc. Il ne lui reste plus qu’à revendiquer haut et fort son credo dans le créationnisme pour pouvoir la classer dans la pire catégorie politique, celle des néoconservateurs réactionnaires.

A quel jeu joue ECOLO ?

Mais ECOLO a aussi d’autres chats à fouetter, son coprésident Jean-Michel Javaux vient de révéler publiquement qu’il est catholique pratiquant. Cet ancien étudiant de l’Université Libre de Bruxelles, fondée au 19ème siècle par des franc-maçons du Grand Orient de Belgique, a bien caché son jeu, lui qu’on pensait plutôt libre-penseur, lui qu’on pensait sincère lorsqu’il chantait Le Semeur (le chant des étudiants de l’ULB) reprenant en chœur ces paroles tellement explicites :
La Science immortelle
Éclaire la Raison.
Rome tremble et chancelle
Devant la Vérité;
Serrons-nous autour d’elle
Contre la papauté !
Mais ECOLO n’est pas le seul parti politique à se trouver en contradiction dans cette affaire.
Le parti libéral MR (Mouvement Réformateur), dont le chef de groupe à la Chambre a interpellé la ministre compétente suite aux révélations de Claude Demelenne et du Collectif Vigilance Citoyenne, a une attitude contradictoire.
Il proteste contre cette nomination mais semble oublier que Fatima Zibouh a été nommée par une décision gouvernementale, donc par les ministres MR au pouvoir. Personne dans leurs cabinets ministériels pléthoriques n’a semble-t-il pris la peine de « screener » son profil.
Ce n’est pas la seule contradiction du MR.
Certains de ses parlementaires (Denis Ducarme notamment) jurent, la main sur le cœur, que jamais ils n’accepteront l’adoption des « accommodements raisonnables », oubliant un peu vite que les Assises de l’Interculturalité chargées d’explorer et de faire des propositions en la matière ont été mises en place par le gouvernement auquel ils appartiennent.
Et cela n’augure rien de bon lorsque l’on constate que le mot laïcité a purement et simplement disparu du nouveau programme politique de ce parti qui est l’héritier du Parti Libéral fondé par des libre-penseurs au 19ème siècle.
Aldo-Michel Mungo




Belgique, l'intelligentsia commence à se positionner face à l'Islam

Depuis l’apparition d’une élue voilée au parlement de la Région de Bruxelles, le débat sur l’islam a rebondi dans le plat pays.
Les décisions d’interdiction du voile islamique dans les écoles se suivent et se ressemblent suscitant une radicalisation des « pro » et « anti ». Intellectuels et personnel politique sont dans l’obligation de se positionner clairement et cela fait grincer des dents.
Dans tous les partis politiques la réflexion est menée et des clans se forment. Mais indiscutablement ce sont les libéraux du MR qui se sont le plus clairement exprimés.
C’est dans ce contexte que vient de paraitre un opuscule pamphlétaire qui fait débat : «Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac» par le sénateur libéral-réformateur Alain Destexhe et le journaliste Claude Demelenne.
Le premier est un ancien de Médecins sans Frontières connu pour ses prises de position polémiques ; le second, un ancien collaborateur du stalinien Philippe Moureaux (l’emblématique Maire de Molenbeek), est rédacteur en chef d’un hebdo de gauche.
Cette «Lettre» dénonce la passivité de certains démocrates face à la progression exponentielle du port du voile, de la remise en cause de la mixité et des programmes scolaires, de la banalisation de l’antisémitisme et de la montée d’un racisme anti-blanc. Passivité électoraliste mais aussi idéologique, comme si les musulmans de tous courants étaient forcément des damnés de la terre.
Des propos lucides au sujet de l’alliance contre nature entre une certaine gauche et le cléricalisme musulman, vecteur du progrès de l’islam radical partout en Occident.
Il s’agit d’un appel à oser un autre discours, indique Claude Demelenne. «Il faut oser dire qu’il existe une extrême droite musulmane. Il faut des signaux forts et oser établir des règles claires».
Dans ce pamphlet qu’ils adressent comme un cri d’alarme aux progressistes, ils font valoir leur opposition aux accommodements raisonnables, cet assouplissement des règles au profit des communautés religieuses, un système qui est en train de faire faillite au Québec où il est né. Et ils fustigent, les Ecolos, le Parti Socialiste et l’ancien Parti Catholique devenu CdH (Centre Democrate Humaniste) pour les besoins de recrutement d’électeurs musulmans, coupables de complaisance avec les tenants du Coran.
Ils leur reprochent de vouloir mettre au devant de l’actualité le concept d’accommodements raisonnables qui pourraient se retrouver au centre des conclusions des Assises de l’interculturalité voulues par la ministre de l’Egalité des Chances, Joëlle Milquet, présidente du CdH, le parti qui a permis la première élection d’une femme voilée dans un pays européen.
Ils dénoncent le fait que le PS, Ecolo et le CdH ont clairement joué la carte du communautarisme ; et qu’aujourd’hui, quand on est d’origine étrangère, il faut avoir le soutien des mosquées pour être élu.
Mais de ces trois partis, c’est incontestablement l’hypocrisie d’Ecolo qui retient le plus leur attention «Les Verts ont une face cachée. Ecolo plaide pour la pratique de l’accommodement raisonnable, qui privilégie une gestion de type communautariste des revendications religieuses en général et musulmanes en particulier, mais se garde bien de médiatiser cette position et la réserve aux électeurs potentiellement pro-voile. Habile mais hypocrite». Et il est vrai que l’on voit régulièrement Jean-Michel Javaux, leur président, venir se pavaner dans son ancien Cercle des étudiants de Science-Po de l’Université de Bruxelles, comme pour faire passer le message qu’il n’a pas oublié ses anciens engagements libre-exaministes qui devraient lui faire honnir toute la logorrhée islamisante.
Déjà en juillet dernier, Claude Demelenne et Alain Destexhe cosignaient, dans le quotidien Le Soir, une Carte blanche intitulée «Voile: où sont les progressistes?». Un appel aux démocrates de droite et de gauche où ils appelaient à «cesser de faire l’autruche face au retour d’un cléricalisme moyenâgeux maquillé en progressisme d’opérette. Les droits de l’homme et surtout de la femme sont en jeu, nous appartenons tous au même camp».
Un pamphlet qui a fait grincer les dents des vigiles de la pensée. Il n’en a pas fallu plus pour que le groupe de pression Vigilance Musulmane ne dépose plainte contre les deux auteurs auprès du Centre pour l’Egalité des Chances (l’équivalent belge de la Halde) au motif que leur plaidoyer anti-voile attiserait l’islamophobie ; ce concept inventé par l’Ayatollah Khomeiny et repris en chœur par tous les idiots utiles des Frères Musulmans.
Egalement dans le viseur du tandem, le MRAX (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie), l’équivalant belge du MRAP, qu’ils accusent d’être devenu le syndicat de l’islam conservateur et rigoriste, une véritable machine à accuser les gens d’islamophobie.

A peine sorti de presse, le livre a suscité de nombreux débats sur les chaines de télévision. Débats où l’on a vu les auteurs réclamer la suspension du financement public du MRAX, dénonçant la présence dans le Bureau de cette association de Nordine Saïdi, un militant de l’islam radical proche des Frères Musulmans et des autres mouvances salafistes. Lequel a déclaré : «Je comprends les attentats suicides ou terroristes. Je m’interdis de condamner des faits sans parler des causes. Oui, je refuse de condamner des attentats terroristes! Si on veut éviter les attentats, il faudra un moment accepter de discuter même avec Ben Laden». Ces déclarations étaient faites au site indépendant Parlamento.com dans le cadre de la campagne électorale de juin dernier au cours de laquelle Nordine Saïdi menait la liste Egalité avec le soutien actif des antisémites Dieudonné et Alain Soral, deux grands démocrates.
En tout état de cause, il est clair que le MRAX, sous l’impulsion de son président Radouane Bouhlal, s’est complètement aligné sur les positions des Frères Musulmans et qu’il en est l’une des officines les plus influentes. A telle enseigne, qu’une des administratrices historiques, la respectée professeure d’université Anne Morelli, a quitté la boutique en déclarant «Je vous avoue que je me sens de plus en plus détachée de ce Mouvement auquel j’ai tant donné car je ne me sens plus concernée par ses prises de position communautaristes, sa défense systématique de la religion musulmane et ses exagérations continuelles d’une soi-disant « islamophobie » menaçante. Peut-on me citer des exemples concrets d’écoles où il y a « obligation » de manger du porc ? Est-il normal qu’un malade refuse d’être soigné par un médecin qu’il discrimine en fonction du sexe de ce dernier ? Doit-on soutenir une telle discrimination sexiste comme une juste revendication de respect des convictions ? Il est faux qu’il manque de parcelles musulmanes pour enterrer les morts; selon mes informations elles sont, au contraire, trop peu demandées et restent inoccupées. Colporter l’inverse est accréditer une victimisation sans objet. Il est incongru de se plaindre que l’Islam ne soit pas encore financé au même titre que les autres religions quand on voit les scandales qui se succèdent à l’Exécutif des musulmans. Mettre ces faux problèmes sur le même pied que les vrais actes racistes, qui existent malheureusement et sont d’une autre nature, déforce notre position. De plus en plus le MRAX apparaît à l’extérieur comme un groupement d’auto-défense utilisé par des musulmans avec quelques hommes liges extérieurs».
La lutte contre le racisme est donc passée tout à fait à l’arrière-plan, par contre la moindre réflexion sur l’islam, ou dénonciation de ses abus, donne lieu à des ripostes enflammées de l’omniprésent Radouane Bouhlal ; dont la Sureté de l’Etat soupçonne son appartenance à l’organisation subversive des Frères Musulmans et qui a signé un appel pour le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes. Les membres fondateurs du MRAX ont presque tous été neutralisés ou sont partis ; se sont dès lors installés les petits soldats de Tariq Ramadan qui ont transformé, un comble, l’association en officine antisémite et anti-occidentale. A telle enseigne qu’apparaissait encore, il y a quelques semaines, deux liens pour le moins douteux sur le site internet du MRAX: l’un vers le site web de la nébuleuse de l’ultra gauche violente Indymedia et l’autre vers le site conspirationiste du Réseau Voltaire animé par l’antisémite Thierry Meyssan dont l’essentiel des subsides proviennent de Damas.
A peine le brûlot de Destexhe et Demelenne était-il sorti de presse que les travailleurs du MRAX en front syndical se mettaient en grève pour dénoncer les dysfonctionnements de l’association et que la Ministre de tutelle annonçait dans un communiqué « L’administration a été chargée par sa ministre Fadila Laanan de mener un contrôle approfondi auprès du MRAX, à la suite des plaintes de certains travailleurs de l’association y dénonçant des dysfonctionnements, des comportements empreints de népotisme ou encore une utilisation douteuse des fonds publics mis à disposition de l’association ». Mais quelques jours plus tard s’agissant du cas de Nordine Saïdi, la Ministre (ancienne membre d’un groupe anti-israélien sur Facebook) déclarait que ces propos avait été tenus «durant une période électorale propice à la controverse» ; oui bien sûr et alors ? Les pires dérapages de Le Pen aussi ont été tenus durant des campagnes électorales, cela ne l’absout pas. D’ailleurs, comme Le Pen, Nordine Saïdi ne cache pas son antisémitisme au travers d’innombrables vidéos postées sur YouTube et qui devraient être les pièces à conviction pour son exclusion du MRAX. Pour autant que ce dernier ait encore comme objet réel de lutter contre l’antisémitisme.
Comme le font remarquer Destexhe et Demelenne, la Belgique est devenue un véritable laboratoire de l’islamisme. Mais le constat oublie de dire que c’est à cause de la pleutrerie des politiciens de tous les bords que le pays est arrivé à ce stade d’infiltration. Pleutrerie et complaisance. Et cela vaut également pour une partie des élus du MR libéral-réformateur.
Tout le monde se rappelle la présence du député MR Richard Miller, un collègue d’Alain Destexhe, vociférant avec tous les antisémites du pays lors de la manifestation en faveur du Hamas en janvier dernier à Bruxelles. Sa condamnation a été quasi unanime au sein de son parti. Cela ne l’a pas empêché, avec le ministre fédéral Charles Michel, un autre MR libéral-réformateur, de participer quelques jours plus tard à une réunion-meeting de Nordine Saïdi, utilisant sa casquette de fondateur du Mouvement Citoyen Palestine (l’officine du Hamas à Bruxelles), avec pour objet de stigmatiser les juifs en général et les israéliens en particulier ; sous la houlette de l’incontournable Radouane Bouhlal (toujours lui) affublé du titre de modérateur. Précision : le meeting se déroulait bien entendu à Molenbeek. Un moment fort où le ministre Charles Michel s’est cru obligé de tenir des propos anti-israéliens ovationnés par la foule des barbus. Il est vrai que Charles Michel est le fils de l’ancien commissaire européen Louis Michel dont on connaît les sympathies pour la Turquie pro-iranienne de Recep Tayyip Erdoğan.
Toutes les officines islamistes sont connues, qu’il s’agisse du Cercle des étudiants arabo-musulmans de l’Université de Bruxelles ou de l’UIPP (Union Internationale des Parlementaires pour la Palestine) de Dyab Abou Jahjah (fondateur de la Ligue arabe européenne), en passant par la radio bruxelloise Al-Manar. Elles sont toutes reliées entre-elles et mènent invariablement aux financements par l’Iran via le QG de Tariq Ramadan à Bruxelles qui assure la formation de ses petits soldats. Elles n’ont qu’un seul objectif : introduire des affidés dans les rouages de contrôle de l’Etat, par la bonne vieille technique entriste des trotskystes. L’entourage des principaux décideurs est déjà complètement pollué comme l’a été celui de Jack Straw, l’ancien ministre de Tony Blair, dont le MI5 exigea la démission.
En avril déjà, Claude Demelenne dénonçait dans le quotidien La Libre Belgique l’existence en Belgique d’un véritable «Parti Iranien» dont les rangs se gonflent de toutes les composantes de l’immigration musulmane.
Le fait est que depuis 20 ans tous les intervenants au débat camouflent la réalité de l’implantation musulmane dans le pays en fixant leur nombre à 400.000 personnes dont la moitié à Bruxelles. Le chiffre est faux et chacun le sait, mais il faut rassurer le bon peuple.
Pour la première fois lors d’une réunion tenue en octobre dernier, le député Denis Ducarme, membre de la commission de l’Intérieur, a sorti un chiffre : un million à un million deux cent cinquante mille musulmans vivent en Belgique. Soit plus de 10% de la population du pays et cela n’est qu’un commencement, les conversions des belges de souche vers l’islam s’accélérant en même temps qu’une immigration, quasi exclusivement musulmane, qui n’est plus contrôlée depuis belle lurette.
Il y a quinze jours, sur un plateau de télé, la sénatrice Anne-Marie Lizin a affirmé «Nous ne reculerons plus» en s’adressant à une voilée.
Il est bien temps ! De toute façon, nous sommes maintenant dos au mur ; il n’est plus possible de reculer.
Aldo-Michel Mungo
« Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac », de Claude Demelenne et Alain Destexhe, Editions du Cerisier, 8,5 euros, 124 pages.