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Pour Sopo, dénoncer la haine raciale d’un Noir, c’est en faire la promo…

Ai-je bien compris ?

SOS Racisme, en la personne de son président Dominique Sopo, accuse l’extrême droite (blanche, évidemment) d’avoir fait la promotion d’un clip du rappeur (noir, évidemment), sorti du néant pas plus tard qu’hier… Oh non ! Non, je ne vais surtout pas nommer ce triste sire à 240 abonnés – des fois qu’en écrivant son nom je lui ferais encore plus de pub !

Le clip appelant à « pendre les Blancs » et à « tuer les enfants blancs pour faire rire les enfants noirs » serait propagé – voire orchestré ! – par l’extrême droite dans le but avoué de faire parler du « racisme anti-Blanc ».

Et pourtant SOS Racisme « n’utilisera jamais ce terme » : « Le racisme n’a pas de couleur, n’a pas de frontière. […] L’expression racisme anti-Blancs est une expression qui a été forgée par l’extrême droite, comme racisme anti-chrétiens ou racisme anti-Français […] et qui consiste à expliquer qu’en France, le vrai racisme qui existerait ne serait pas le racisme que subiraient soi-disant les Noirs et les Arabes, mais serait le racisme dont les Noirs et les Arabes seraient porteurs envers les Blancs, principales victimes du racisme dans leur propre pays », dixit M. Sopo, en s’emmêlant allégrement les pinceaux entre « le racisme n’a pas de couleur » et « le vrai racisme ».

De quelle couleur alors serait-il, ce « vrai » racisme ?

Ça y est ! Nous avons dorénavant une « extrême droite » noire !

Et Sopo de poursuivre : « Si ce clip correspondait à un mouvement puissant dans la société, vous imaginez bien que sur Twitter et YouTube, il aurait eu du succès » – Sopo semble oublier (savamment) que l’anti-culture est aussi sujette aux lois du marché et du marketing et à la sélection naturelle en fonction du talent. Le malheureux Black devait être tout bêtement une nullité.

Si l’on suit bien la logique de SOS Racisme, alors dénoncer la haine raciale revient à en faire la promotion. Curieux sophisme, que l’on pourrait plutôt appliquer à l’association SOS Racisme dont l’activité est essentiellement assurée par les subventions de l’État français, et ceci depuis 35 ans

L’antiracisme voit des « racistes » partout sauf là où ils sont.
L’antifascisme voit des « fascistes » partout… sauf en Ukraine.

Aliona Denissova

 




Y a-t-il une montée de l’islamophobie en Russie ?

La montée de l’islamophobie en Russie coïncide paradoxalement avec la crise migratoire en Europe – et pourtant l’histoire et l’attitude de ces deux ex-monopoles envers la plus jeune religion du monde sont totalement différentes.

La majeure partie des musulmans peuplant la Fédération de Russie ne sont pas issus des migrations mais sont bel et bien autochtones – il s’agit surtout de la partie est de la Fédération de Russie, peuplée de multiples minorités parfaitement russophones mais pratiquant l’islam ou un de ses multiples dérivés assaisonnés aux goût et traditions locaux.

Les musulmans dans la région de Saratov

http://www.dumrf.ru/media/photos/2536

Ces peuplades et tribus, principalement nomades, avaient été progressivement conquises au cours des 17e et 18 siècles, notamment lors de la fameuse conquête de la Sibérie de Yermak par l’Empire russe, et en constituèrent une partie intégrante.

Strictement minoritaires, ils ne constituaient aucune menace pour la religion dominante qui était – et reste – l’orthodoxie et le régime tsariste les avait proprement oubliés, les livrant à leur sort dont la liberté de confession. Nommés d’abord les « basourmans » – synonyme de « infidèle » – puis « mahométans », ces populations s’étaient intégrées sans trop de heurts.

Actuellement, d’après les chiffres très approximatifs du recensement de la population en 2002, les musulmans constituent 10 % de la population de la Fédération de Russie.

Les plus importantes populations musulmanes sont organisées en Républiques ou Régions autonomes – dont la plus connue est la Tchétchénie.

Moscou est plutôt bienveillante envers ces minorités – la langue d’origine est enseignée dans les écoles, de nouvelles mosquées et maisons de prière s’ouvrent sur tout le territoire de la Fédération de Russie et notamment à Moscou. Ainsi, le très loyal envers Poutine « ISLAMTODAY » annonce qu’une nouvelle madrasa (école coranique doublée d’un lieu de prière) a été ouverte à Moscou le 5 septembre de cette année.

On a l’impression d’être dans l’harmonie parfaite. Alors pourquoi parler de l’islamophobie ?

Qui parle « métropole » parle « empire », « colonie » et « guerres coloniales ».

Dans les années 70-90 du 18e siècle, l’Empire russe avait conquis le Turkestan – des vastes plaines désertiques de l’Asie centrale avec quelques khanats dont le plus célèbre est celui de Boukhara.

« Les parlementaires », tableau du peintre russe Véreshaguine

À peine dissipée la fumée sur les champs de bataille du Turkestan, l’Empire russe fut secoué par des mouvement révolutionnaires qui culminèrent à la révolution de 1917 et aboutirent à la création de l’URSS. À la place du Turkestan tsariste, apparurent sur les cartes les Républiques soviétiques socialistes de : Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Kirghizstan à l’est de la mer Caspienne et à l’ouest de l’Azerbaïdjan.

Mais l’URSS implosa (passons ici la période soviétique dans l’existence de l’Asie centrale, c’est un sujet à part entière) et la Russie se retrouva avec des pays musulmans indépendants à ses frontières – même sans la barrière de la Méditerranée pour amortir le choc – de plus avec une grande proportion d’habitants russes et russophones dans ces nouveaux pays.

Si l’on regarde même très brièvement les frontières sud des ces républiques ex-soviétiques, on se rend rapidement compte du danger que représente un tel voisinage pour la Russie.

Et à partir de là, nous pouvons dresser le parallèle entre le danger islamiste en Europe et en Russie

  • Terrorisme manifeste en Europe et croissant en Russie
  • Immigration économique en provenance du Maghreb pour l’Europe et de l’Asie centrale pour la Russie
  • Profanation et dénigrement de la culture chrétienne

Mais si le premier constat est applicable et à l’Europe et à la Russie, la migration économique n’a pas le même visage.

Le corridor migratoire entre les pays de l’Asie centrale et la Fédération de Russie est l’un des plus importants et des plus stables dans le monde car il vise principalement le travail (« se faire un p’tit pactole en Russie pour l’envoyer à son « kichlak »). Environ 15 % de la population active de l’Asie centrale se déplacent en Russie pour « se faire de l’argent ». Il va de soi que ces immigrants exercent des métiers à bas salaire et suscitent le mépris d’une certaine catégorie de Russes, notamment dans les grandes villes.

www.opentown.org/news/20456

Quant à la chasse aux aides sociales, la Russie se montre très ferme et par cette fermeté même décourage les candidats à l’immigration de passer à l’acte. On a beau éplucher le site http://100migrantov.ru/migranty/sotcobespechenie/sotcialnye-posobiia-inostrannym-grazhdanam.html, une sorte de guide pour les candidats à l’émigration, on n’y trouve pas grand-chose. En gros, les textes se résument à ceci : « pas de promesse d’embauche, pas de visa et encore moins de permis de séjour ». Et la Russie ne se gêne pas pour expulser :

«… entre 2013 et 2015, les tribunaux ont rendu plus de 500 000 décisions d’expulsion administrative, c’est-à-dire des expulsions liées à des infractions administratives. La quasi-totalité de ces décisions (98 %) étaient motivées par deux articles de loi, adoptés à la mi-2013. Ils portent sur le durcissement des peines pour violation des règles d’entrée, de séjour et de travail des étrangers en Russie. » (« Russia Beyond »)

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Moscou le 18 septembre dernier, Vladimir Poutine a été invité par un journaliste à commenter la crise migratoire en Europe. « Si l’on encourage l’immigration avec de substantielles aides sociales et autres avantages, pourquoi le flot s’arrêterait-il », a fait remarquer le président russe.

Aliona Denissova

 

 




Orban et Marine, cibles à abattre par tous les moyens

Drôles de coïncidences, derrières lesquelles se dessine, sans nul doute, le nouveau profil de la décision européenne. Du moins, espérons qu’il en soit ainsi !

La déclaration de Viktor Orbán à Bruxelles, lors de Conseil Européen – « Je pense que les peuples demandent deux choses. Première chose : plus d’arrivée de migrants. Deuxième chose : ceux qui sont là doivent être renvoyés. À l’heure de rétablir la démocratie européenne, nous devons aller dans cette direction » – avait été diffusée par TV Libertés le 29 juillet 2018 et a obtenu un taux exceptionnel d’audience sur Internet : 146 000 vues, 6 000 partages et plus de 900 commentaires sur Facebook.

Orban, dont le pays est menacé par l’application de l’article 7 du Traité européen, fait sans nul doute figure – bien que perçu de façon contradictoire par le PPE – de chef de la fronde anti-globaliste qui compte, en dehors du groupe de Visegrad, de plus en plus d’adeptes à l’Ouest. Notamment Marine Le Pen.

Interrogée sur RTL le 12 septembre 2018, Marine Le Pen déclare que « l’Union européenne devient une maison de redressement, […] elle attaque la démocratie, elle attaque la volonté des électeurs hongrois ».

Et en voici une coïncidence !

Le 20 septembre 2018, Marine Le Pen est attaquée à son tour. Elle est dans une position plus délicate que Viktor Orbán car elle est attaquée de l’intérieur de son propre pays et de façon très subtile, impliquant la justice (on n’entrera pas ici dans les détails, bien connus actuellement de tous et de chacun).

Ce qui importe, c’est que le scandale que provoque la décision de la justice française de soumettre la présidente du RN à une expertise psychiatrique réunit dans un seul faisceau, et par le propre fait de son existence, toutes les majeures interrogations socio-politiques de l’UE.

Ce qui importe aussi, c’est que la Thémis française ait laissé choir son bandeau, ayant sans nul doute été utilisée à des fins purement politiques.

Mais quelles sont ces fins ?

Macron l’aurait-il instrumentalisée afin d’atteindre, en vue des élections européennes, sa principale adversaire (souvenons-nous que Macron et Mélenchon « ne sont plus des ennemis ») ? Dans ce cas, il s’est lourdement fourvoyé car il n’a fait qu’augmenter la popularité – déjà constamment croissante – de celle que la majorité française bien-pensante avait si longtemps qualifiée de « fasciste ». Car Marine le Pen peut maintenant assumer de plein droit le rôle, ô combien confortable, de « victime ».

Marine Le Pen aurait-elle elle-même amplifié la médiatisation de l’événement dans le but expliqué ci-dessus ? L’on assiste aujourd’hui à un véritable déferlement des articles, interviews, commentaires de tout bord. Mélenchon lui-même a tweeté : « Désaccord total avec la psychiatrisation de la décision politique. Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques. Tous les moyens ne sont ni bons ni acceptables pour la combattre. Ce n’est pas avec des méthodes pareilles qu’on fera reculer l’extrême droite ».

L’affaire est bien lancée !

Quoi qu’il en soit, dans le contexte socio-politique européen que l’on connaît, l’affaire tombe à point nommé et le scandale – aussi paradoxal que cela puisse paraître – a une connotation nettement positive. Tel un coup de bistouri dans un abcès…

Aliona Denissova




Du Traité de Varsovie aux tenailles Merkel-Macron : les pays de l’Est se rebiffent

Pour le groupe de Visegrad (République tchèque, Pologne, Hongrie, Slovaquie) le sujet des flux migratoires est existentiel et l’Europe serait bien avisée d’en tenir compte.

Créé le 15 février 1991 par la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie (qui se scindera en deux États, la République tchèque et la Slovaquie en 1993), le groupe de Visegrád plonge ses racines dans le XIVe siècle : en cette même villégiature royale, non loin de Budapest où, en 1335, le roi de Hongrie, Charles-Robert d’Anjou, Jean Ier de Bohème et Casimir III de Pologne se retrouvèrent pour sceller une alliance qui fera date.

Toute personne sensée comprendra qu’il s’agit d’une entité, voire d’une identité, géopolitique et culturelle à part entière dont il serait malvenu d’ignorer la spécificité (et l’influence) – ce que semble faire depuis des décennies le noyau de l’UE : l’intégration de l’Europe centrale à l’Occident avait été effectuée et nous étions arrivés à « la fin de l’Histoire ».

Rajoutons à cela la rebelle Hongrie dont l’Histoire est intrinsèquement liée à l’Autriche.

Succédant à l’empire d’Autriche, la dénomination officielle d’Autriche-Hongrie apparaît en 1867, mais désigne un État déjà constitué dès la première partie du XVIIIe siècle. C’est la dernière forme politique qu’ont prise les possessions de la dynastie impériale des Habsbourg-Lorraine en Europe centrale.

N’oublions pas la Slovénie, étroitement liée à la Slovaquie, la Bulgarie et la Croatie issues de la Yougoslavie détruite par les USA et consorts – et nous avons devant nous un véritable continent au sein même de l’Europe.

Ces huit pays de l’Est de l’Union européenne (BulgarieCroatieHongriePologneRépublique TchèqueRoumanieSlovaquie et Slovénie) qui ont accepté le principe d’une augmentation de la contribution des États membres au prochain budget à long terme de l’UE pour compenser le départ du Royaume-Uni.

Et néanmoins…

Les rêves ayant une fâcheuse habitude à se briser, le rêve euro-unioniste des ex-satellites de l’URSS, une fois devenu réalité, répondit-il à une aspiration si forte et si sincère ?

La réponse « non » semble être de mise actuellement.

Laissons de côté, pour le moment, les différences culturelles et sociétales entre les pays de l’Est, conservateurs et souverainistes, et les élites occidentales globalisantes et notons que :

  • Le plus puissant briseur de rêves est le tsunami migratoire qui déferle sur l’Europe.

La grogne monte chez les peuples occidentaux. L’exemple récent le plus « flagrant » étant le soulèvement populaire dans la ville allemande de Chemnitz : 240 000 habitants étaient sortis dans la rue suite à l’assassinat d’un allemand de 35 ans par deux migrants, un Afghan et un Irakien. Les manifestations se sont poursuivies pendant plusieurs jours et de façon si active que la police locale s’est vue dans l’obligation de demander de l’aide aux Leipzig et Dresde voisines. Les manifestants ont, bien évidement, été qualifiés par la presse européenne officielle de « l’extrême droite » et même « fascistes ». Il y a même un côté drôle dans cette histoire – certains médias ont déterré le terme « RDA » (avec un « ex » le précédant, bien sûr) pour désigner cette partie Est de l’Allemagne réunifiée.

Mais à l’Est, elle est clairement exprimée au niveau des politiques et des dirigeants des États :

« La politique migratoire de l’Europe est un échec », déclarait déjà en janvier le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, tout en demandant, avec son homologue polonais, Mateusz Morawiecki, un plus grand pouvoir décisionnaire dans l’avenir du bloc européen.

Une ligne de fracture se dessinant le long de l’ancien rideau de fer se fait de plus en plus concrète et frise la confrontation.

Ainsi, le Parlement européen a demandé au Conseil de l’Europe d’ouvrir la procédure de sanction (article 7 du Traité) contre la Hongrie pour le non-respect des valeurs européennes – respect de la démocratie et de la liberté des médias, des droits de l’homme, de l’indépendance de la justice, mais aussi et surtout, pour le refus du pays de respecter la politique migratoire européenne (en pleine mutation, soit dit en passant).

Et à l’inverse, le Premier ministre de la Pologne Mateusz Morawiecki vient de limoger le ministre des Investissements et du Développement, Pavel Horonjiy : lors de la discussion sur le thème « De quelle politique d’intégration la Pologne a-t-elle besoin ? » Horonjiy avait déclaré qu’il était indispensable d’augmenter le flux des immigrants vers la Pologne car ils « assurent la prospérité des pays qui réussissent le mieux » !

De l’autre côté, le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, a déclaré vendredi 22 juin, à la sortie du Conseil des ministres à Prague : « Nous ne pouvons pas permettre que les migrants illégaux entrent sur notre territoire. […] Les passagers frontaliers seront contrôlés dans ce cas-là par la police, mais nous avons aussi un plan d’urgence aux termes duquel les douaniers et éventuellement l’armée seront déployés ».

Le nouveau rideau de fer sera-t-il bâti par les immigrants ?

Aliona Denissova




Le nouveau mur de Berlin est-il en train de se construire ou de rechuter ?

Cela couve depuis 2014-2015 dans l’Europe centrale et orientale, mais aussi chez les « sujets » du couple infernal Merkel-Macron – mais cela ne fait que commencer à se manifester sur la place publique dans le sens littéral du terme.

2014, année du coup d’état Maïdan en Ukraine.

Le début de ce millénaire avait été marqué par l’entrée en masse des pays de l’ancien Traité de Varsovie dans l’UE, la dernière en date étant la Croatie (juillet 2013).

Il devint évident très rapidement que les mutations à l’œuvre n’affecteraient pas uniquement les États concernés. Car avec l’implosion de ce qu’on avait autrefois coutume d’appeler « le Bloc de l’Est », c’est la question du réaménagement politique, économique, cultuel, identitaire et – militaire du continent européen qui se trouva rapidement soulevée.

Les programmes s’en firent bientôt systématiquement l’écho et de nombreux PECO firent officiellement connaître leur intention d’œuvrer de concert avec les institutions communautaires afin de les intégrer à terme. Différents accords d’association furent conclus en ce sens avec la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie en 1997, la Roumanie et la Bulgarie en 1993, les États baltes en 1995 et la Slovénie en 1996

Eh bien – ils sont intégrés ? Ou c’est ce que vous fait penser la téloche ?

Le propre des rêves étant le don de se briser, l’on assiste actuellement à la désillusion des pays ex-satellites de l’URSS quant à leur attirance vers l’UE – (enfin acceptés !) – mais à quel prix ?

  • Il est plus qu’évident qu’actuellement un nouveau désaccord se construit entre l’Europe centrale /de l’Est et l’Europe de Merkel-Macron. Les nouveaux membres de l’EU découvrent, en marge de l’attitude dictatoriale du noyau européen, les obligations de recevoir des migrants des pays musulmans, soi-disant gérées par les quotas fixés par Bruxelles.

Pour le groupe de Visegrad (République tchèque, Pologne, Hongrie, Slovaquie) le sujet des flux migratoires est existentiel, et l’Europe serait bien avisée d’en tenir compte, selon le correspondant du « Monde » à Vienne.

Alors, le nouveau mur de Berlin ? Ce coup-ci, l’on ne se bat plus contre « les communistes » de l’URSS mais tout bêtement contre la Russie telle qu’elle reste et deviendra.

Rappelons que la majorité des pays de l’ex-Pacte de Varsovie appartiennent en grande partie à la géoculture SLAVE. Restent et se transmettent de génération en génération le folklore, l’histoire version populaire, l’héritage non canonique culturel et historique.

Les pays de l’Est se rebiffent. La Hongrie ô combien médiatisée (ce qui est bon en soi) avec Orban qui ferme les frontières. La Pologne et la Tchéquie qui n’acceptent que les migrants du culte orthodoxe.

Le mur de fer existe bel et bien entre le noyau de l’UE et les pays de l’Est et du Sud.

L’on peut incriminer l’URSS aussi bon que nous semble, le constat reste le même : l’Europe de l’Est rejette la politique migratoire prêchée par Macron.

L’Obs publie : Macron face à Merkel : l’Europe est face à un « choix de civilisation » : « Il faut « une réponse européenne face au défi migratoire », a déclaré à la presse Emmanuel Macron lors d’une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel près de Berlin. L’Europe doit avoir « plus de capacités » pour surveiller ses frontières extérieures mais aussi davantage de « mécanismes de solidarité à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières » face à l’arrivée des migrants », a ajouté le président français. »

Attendez. Attendez… C’est quoi le choix de la civilisation ?

A bas les peuples.

A bas les cultures locales de nos bleds.  A bas notre France, nos cathédrales et les cafés au cœur de village.

Adieu les anchois de Collioure : on va les pasteuriser

Le fromage doit être au lait pasteurisé – QUOI ? Et bien moi, je ne l’accepte pas.

Voyez-vous ? Les crises d’humeur de M. Macron et Cie ne m’amusent même plus.

Je ne pense pas que la France actuelle soit en mesure de répondre aux flux migratoires.

Aliona Denissova




Ils n’ont pas supporté le rapprochement Orban-Salvini

Le Parlement européen a demandé au Conseil de l’Europe d’ouvrir la procédure de sanctions contre la Hongrie pour le non-respect des valeurs européennes – respect de la démocratie et de la liberté des médias, des droits de l’homme, de l’indépendance de la justice, mais aussi pour le refus du pays de respecter la politique migratoire européenne (en pleine mutation, soit dit en passant).

Le recours à des sanctions envers un pays membre de la CE est prévu par le redoutable article 7 du Traité, jamais appliqué jusqu’ici. C’est une première.

Les Instituts européens auraient constaté de multiples défaillances de l’État hongrois quant à ses obligations de respecter les valeurs européennes, et ceci depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban et de son parti Fidesz.

Ce parti est soutenu par l’extrême droite et les eurosceptiques, mais le Parti populaire européen (dont le Fidesz fait partie) a lâché celui-ci. Le PPE n’avait pas donné de consigne de vote mais son président, l’Allemand Manfred Weber, candidat à la présidence du Conseil de l’Europe, avait déclaré qu’il allait voter pour les sanctions.

Maintenant, c’est au Conseil de procéder au vote avec l’obligation de 4/5e des voix.

La veille, le 11/09/2018, à Strasbourg, Viktor Orban n’a pas reculé d’un iota de sa position : « Je sais que vous avez déjà pris votre décision […]. Je suis ici devant vous car ce n’est pas un gouvernement que vous allez condamner, vous allez condamner un pays et un peuple » ; « Je ne tolérerai pas que les forces pro-immigrationnistes nous menacent, nous fassent du chantage et calomnient la Hongrie sur la base des accusations fausses. »

En analysant les commentaires à l’article du Figaro, qui avait diffusé la nouvelle conjointement avec Reuters, l’on obtient le tableau suivant :

  • La majorité estiment que la cause de l’événement réside dans la politique des portes fermées dans le domaine de l’immigration menée par Orban et non pas dans les supposés manquements au respect des valeurs de l’Europe.
  • Une bonne moitié soutiennent la politique migratoire d’Orban.
  • Merkel est sévèrement critiquée ; voici par exemple : « Merkel a réussi ce que Hitler n’a pas réussi : l’Allemagne gouverne l’Europe ».
  • Fréquentes sont les voix appelant la France elle-même à sortir de l’Europe.

L’on ne manquera pas de rappeler que, déjà fin août à Milan, Orban rencontrait Matteo Salvini, le ministre des Affaires étrangères italien, et annonçait qu’il le considérait comme « compagnon de route ». « Nous nous trouvons sur le seuil d’un revirement crucial en Europe. Aujourd’hui commence un parcours commun qui aura des étapes postérieures. »

Viktor Orban et Matteo Salvini sont résolus à changer les règles de jeu à l’intérieur de la Communauté européenne.

Ainsi, de façon assez surprenante, la question migratoire crée un axe de rapprochement entre des pays ô combien différents de l’Europe du Sud et de l’Europe de l’Est.

Aliona Denissova




Suède : et la dernière terre promise des immigrés s’effondra…

Depuis 2015, l’image de tolérance des pays scandinaves en matière d’immigration se dégrade sérieusement.

Pourquoi ces pays restent perçus dans toute l’Europe comme des champions de la tolérance et des havres de paix pour les immigrés ?

– Le journaliste suédois Théophane Le Méné explique – « Si l’on se range à la définition française de la tolérance, on ne peut pas comprendre la tolérance scandinave telle qu’elle est entendue. Alors qu’en France, la tolérance s’incarne dans une sorte de transgression de ce que l’on peut penser ou de ce que la loi édicte, en Scandinavie, la tolérance s’exprime à travers le spectre de la légalité.

« Au Danemark, par exemple, traverser une rue alors que le feu est rouge vous expose à de sévères réprimandes mais des groupes qui s’affichent ouvertement néo-nazis peuvent manifester au nom de la liberté d’expression. »

Mais il existe une fin à tout et la bienveillance de la Suède et surtout du Danemark à l’égard des migrants est actuellement en forte baisse. La tolérance scandinave serait plus pragmatique que ce qu’imaginent ceux qui la portent aux nues en France.

Ainsi, lors des élections du 9 septembre 2018 en Suède, s’est produite une percée spectaculaire des Démocrates suédois (SD), parti d’extrême droite anti-immigrés qui obtient 17,6 % des suffrages. Rappelons que depuis 2012, un total de 400 000 demandes d’asile a été enregistré en Suède, un record en Europe rapporté au nombre d’habitants (une demande pour environ 25 habitants).

La politique migratoire du pays a radicalement changé depuis le 24 novembre 2015, quand le Premier ministre Stefan Löfven et la porte-parole des Verts, Åsa Romson (en pleurs) annoncent, lors d’une conférence de presse, que les capacités d’accueil de la Suède sont saturées et que, tant que le reste de l’UE ne prendra pas ses responsabilités, ils fermeront les frontières du pays.

Quant à l’immigration musulmane, elle a fait de Stockholm la capitale mondiale du viol. Depuis les sept premiers mois de l’année 2014, plus de 1 000 Suédoises ont été violées dans la ville de Stockholm.

Les chercheurs d’or en matière d’aides sociales et de subventions ont dû avoir vent des changements qui sont en train de s’opérer dans les paradis migratoires (dorénavant perdus) : en 2015, la Suède a reçu 162 877 demandeurs d’asile, en 2016, on est descendu à 28 939 et 25 666 en 2017.

Les Danois comme les Suédois continuent de recevoir des immigrés par vagues, au gré des conflits, avec un système de quotas. Il y a un grand nombre d’Irakiens, de Pakistanais, de Yougoslaves, d’Éthiopiens arrivés depuis de longues années.

Mais le pays avait été amené, dès 2017, à pratiquer une thérapie de choc pour lutter contre les « ghettos ethniques » : baisse des allocations pour les réfugiés, peines de prison doublées, éviction des criminels des cités, crèches obligatoires : le gouvernement danois veut éliminer les ghettos d’ici 2030. Ce plan est intitulé Ét Danmark uden parallelsamfund – Igen ghettoer i 2030 (« Un Danemark sans sociétés parallèles : plus de ghettos en 2030 »).

Et bien évidemment, le terrorisme radical est en forte hausse :

« Nous n’avons jamais vu ça » : le patron des services de contre-espionnage et de contre-terrorisme suédois, la Säpo (Säkerhetspolisen), Anders Thornberg a avoué à l’agence TT que le nombre de « militants extrémistes », dont la majorité combattent « pour les idéologies islamistes », est passé de quelque deux-cents en 2010 « à plusieurs milliers actuellement ». L’islamo-terrorisme a de beaux jours devant lui.

Quelle serait la solution pour faire face au tsunami migratoire submergeant et salissant ces pays qui étaient si longtemps restés tolérants voire bienveillants ? La même, peut-être, que pour l’Union européenne en général.

« Le Parisien » publie le 12/09/2018 :

Le Dalaï-Lama a déclaré ce mercredi à Malmø en Suède que « l’Europe appartient aux Européens » et qu’à terme il était souhaitable que les réfugiés retournent chez eux « pour reconstruire leur propre pays ».

S’exprimant à une conférence dans la troisième plus importante ville suédoise, qui abrite une importante population d’immigrés, le Dalaï-Lama, prix Nobel de la paix 1989, a souligné que l’Europe était « moralement responsable » lorsqu’il s’agit d’aider « un réfugié dont la vie est réellement en danger ». Le chef spirituel appelle les Européens à accueillir les réfugiés mais estime qu’à terme, ces derniers doivent rentrer chez eux pour développer leur pays.

Aliona Denissova