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Changer la vie, le gagne pain de la gauche

changerlavieIl faut bien vivre et la place est bonne. La politique de gauche, un métier comme un autre, comme le bonimenteur sur le marché qui pour vendre sa camelote enrobe ses contradictions dans un assemblage de mots creux à la mode, mots qu’on se doit d’utiliser comme l’étudiant un jour d’examen devant le jury. Lisez les professions de foi de vos maires sortant de gauche, c’est pathétique.

Voici le discours totalement creux du mien, qui ne nous apprend rien. Il promet uniquement du changement, ce mot qui plait à l’électeur, comme d’autres promettent 72 vierges au paradis.

Chers concitoyens

J’ai choisi de vivre ici car comme vous, j’aime profondément cette ville. En 2008, j’ai été confirmé dans mes responsabilités et j’ai pu poursuivre les changements engagés durant mon premier mandat.

Pourquoi alors changer ce qu’on aime ? C’est vrai que Hollande aussi aimait Valérie.

Aujourd’hui je souhaite poursuivre le travail de transformation déjà accompli (sic)

C’est une manie.

Une ville citoyenne et durable se bâtit collectivement dans le dialogue et la confiance…Une ville pour tous. Je ne veux pas que notre ville retourne en arrière (sic).

En arrière ? Je croyais qu’il était venu parce qu’il aimait la ville ?

Je suis fier de vivre ici et je pense que vous l’êtes aussi. Pour autant, il nous faut encore œuvrer pour accomplir la mutation de notre ville, pour en faire une ville accueillante et bienveillante.

La ville était donc ni accueillante ni bienveillante, et pourtant il l’aimait au point d’y venir ?

Je dirais à ce maire que moi, j’y suis né dans cette ville, 50 ans avant qu’il n’arrive à y faire son changement. Elle me convenait parfaitement, les boucheries étaient traditionnelles, les femmes en jupes. Le changement, il n’y a plus aucune boucherie traditionnelle, et une femme sur deux dans la rue est voilée.

Pourquoi donc cette manie de changer la vie ?

A partir du moment où la politique est devenue un métier, et même très rémunérateur, on retrouve les mêmes principes que dans le commerce : faire du nouveau pour attirer le gogo. Tel l’industriel qui pour survivre doit créer sans cesse de nouveaux besoins auprès des consommateurs afin de leur faire acheter ses produits censés les satisfaire, les socialistes, champions dans le domaine de ceux qui n’ont jamais travaillé, doivent eux aussi justifier l’existence de leur ministère et assurer leur chiffre d’affaires annuel, en faisant découvrir au peuple que sa vie est mal faite et qu’il faut la changer.

C’était d’ailleurs un slogan du parti communiste dans les années 70 : changer la vie.

Tel le jeune qui a sacrifié des années d’études de marketing. Une fois qu’il a décroché un emploi (le chanceux) il ne va pas cracher dans la soupe et dire à son patron que le produit est mauvais. Il va oublier qu’il est votre voisin et se mettre au service de son patron, vous le vendre avec la sincérité d’un arracheur de dents.

Tel le publiciste qui décroche un contrat pour une grande marque, il ne va pas dire au client que son produit est inutile au peuple et refuser d’en faire un clip. Il va oublier ses idées généreuses de gauche et vous l’emballer d’une pub trompeuse.

Il en est de même pour Belkacem, qui doit justifier son salaire, et trouver sans cesse, au service de son patron, de nouveaux domaines où la vie est mal faite. C’est ainsi que l’infirmière découvre qu’elle est malheureuse, elle ne savait pas qu’elle aurait pu être maçonne. Et comme par hasard, comme pour tout nouveau produit sur le marché, la pub pour les innovations « Belkacem » arrive à France Info dans une rubrique « histoire d’égalité ».

André Monnet




Voici revenu le temps des cafteurs

Les Français (nos parents, nos grands-parents), après les années noires de 39-45 ont aspiré à retrouver le plaisir de rire. Et ces gens là savaient rire. Les moqueries, la dérision, ne prêtaient pas à conséquence, et tout le monde s’esclaffait, moqueurs et moqués, dans ce spasme propre à l’Homme, bénéfique à l’organisme et à la société. Et les chansonniers de l’époque, les Maurice Horgues, Jean Amadou, Edmond Meunier, et autres Robert Rocca n’étaient pas les dernier à participer à cette bonne « humeur », mot que les Anglais ont transformé en « humour », forme d’esprit railleuse « qui s’attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

Ces mêmes Français qui ont connu la seconde guerre mondiale en sont également ressortis traumatisés par les dénonciations. En est suivi un climat libertaire typiquement français, sous l’impulsion de chanteurs à textes comme Léo Ferré, comme Georges Brassens qui disait : « on hésite beaucoup à livrer quelqu’un aux cognes ». La délation était donc mal vue en France, contrairement aux pays Anglo-Saxons, qui ont d’autres raisons historiques, notamment un plus grand respect des libertés individuelles et privées.

Puis il y a eu des remplacements de population. Remplacement par décès, naissances, ou autres. Les souvenirs de guerre sont estompés pour les uns, voire ignorés pour les autres. Cohabitent donc des Français n’ayant plus la même histoire, la même culture. Ce n’est pas « notre culture », se voient répondre des professeurs qui enseignent la seconde guerre mondiale. Cohabitent donc des Français n’ayant pas reçu la même éducation autour de tablées familiales joyeuses, le poste à lampes diffusant l’insolence du « club des chansonniers » ou du gorille de Brassens. On ne pouvait plus rire des mêmes choses, on n’effaçait plus une moquerie en en riant soi-même, on se crispait.

Vous avez été bercé dans l’humour titi parisien de Belleville, mais votre humour de Ménilmuch est-il bien compris par les habitants de Ménilmontant ? Vous avez appris, dans un mouvement général d’une France qui avançait une et indivisible, à rire de tout, et de vous, et de votre religion. Mais vous êtes maintenant confronté à d’autres, pour qui rire n’est pas drôle.

Après donc plusieurs décennies de paix, la « récré » réparatrice d’après guerre n’avait plus lieu de perdurer, il était temps de siffler sa fin. Brassens et ses bouffées d’air frais est mort depuis 30 ans, et dans la cour, les enfants ne parlent plus le même langage, n’apprécient plus les mêmes blagues. La guerre est finie depuis 70 ans, il est temps d’assainir l’atmosphère et de relancer la chasse aux résistants, ceux qui refusent la société qu’on veut leur imposer.

Vous avez connu le gaullisme avant 68, la censure sur les ondes, les CRS au service de la bourgeoisie contre l’ouvrier, et vous chantiez le « ni dieu ni maître » de Léo Ferré : « cette procédure qui guette, ceux quela Sociétérejette, sous prétexte qu’ils n’ont peut-être, ni dieu ni maître ». Mais ce dieu là était miséricordieux et acceptait vos blasphèmes. Vous avez chanté Brassens parlant de son curé « il me laisse dire merde, je lui laisse dire amen », mais ce curé était charitable. D’autres ne vous diront jamais amen, ils ont d’autres maîtres, et n’entendent pas non plus vous laisser dire merde.

Ce que vous dites ou écrivez est donc surveillé, dénoncé, voire monétisé, crise oblige. Il faut bien récompenser le civisme du délateur, et il faut bien gagner sa vie en rendant justice, un métier comme un autre. Par ces temps de crise, un bon métier ça se garde, et entre les professionnels de l’indignation et les professionnels de la justice, le citoyen ordinaire est le seul perdant de l’affaire : au minimum de sa journée de salaire. Qu’un président d’association soit au tribunal ou à son bureau, il touche la même paye. Pas vous. D’emblée la balance est faussée.

Les fayots ont donc de beaux jours devant eux. En plus des rutabagas pour les riches, il y aura des fayots pour les résistants. Les fayots qui se sentaient vaguement péteux sous une France de droite, sentent désormais le vent en poupe grâce à la gauche olfactive. Ils vont pousser plus fort leur lutte intestine pour faire dela Franceune pétaudière, pour nous faire bouffer des rutabagas en tapant à la caisse, ou mieux des fayots, de préférence sans sursis.

Prudence donc dans la rédaction de vos petites annonces. Pas de second degré qui risque d’être mal compris par tous. Prudence quand vous donnez des instructions à un responsable d’agence immobilière. L’agent lui-même, une employée, même une simple stagiaire, peut saisir l’occasion de se faire mousser comme bon citoyen au service du bien vivre ensemble.

Par ces temps de crise, on arrondi ses fins de mois comme on peut. Et si par la même occasion, on peut décrocher une place au parti pour services rendus, c’est encore mieux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Humour

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/la-delation-peut-elle-etre-civique_486414.html

Délation : tournée contre un individu ou un groupe d’individus, elle est faite par un délateur, individu ou groupe de personnes, pour son gain propre. Le délateur peut être rémunéré par un pouvoir qui cherche à obtenir des renseignements contre ses adversaires. C’est une forme d’opportunisme que l’on retrouve de manière récurrente dans l’histoire.

André Monnet




Le vote stratégique des extrêmes pour ses pires ennemis n’a jamais rien apporté

Sympathisants de gauche virés à droite, ne répétons pas toute notre vie les mêmes erreurs.

J’ai longtemps voté pour un parti de gauche qui n’est jamais arrivé au pouvoir. Et ce parti, dans un subtil stratagème hautement calculé comme seuls savent les pondre les cadres de partis, préférait voir gagner son pire ennemi (de droite) afin de mécontenter un peu plus de couche populaire en vue de La Prochaine, alias Le Grand Soir. Et probablement punir par la même occasion l’électorat théorique du parti ayant mal voté. La flagellation, on aime toujours, car on a beau être de gauche et athée, on n’en est pas moins judéo-chrétien.

Et on s’auto-encourageait à coup de tapes dans le dos : « en votant l’autre, cette fois, c’est sûr, La Prochaine sera la bonne. »

L’Histoire ne dira jamais aux adeptes de cette théorie fumeuse au bout de combien d’élections ce diabolique plan arrivera à ses fins, car l’espérance de vie humaine est insuffisante dans l’état actuel des connaissance médicales.

Et je vois aujourd’hui nos amis de l’autre extrême, penser la même chose, préférer Hollande plutôt que Sarko. Décidément, moi qui dans ma jeunesse avait horreur des dictions qui nous font croire que tout est déjà écrit, j’apprends petit à petit au fil des années qu’ils sont tous vrai. Oui, la vie est un balancier et les mêmes conneries se répètent dans l’autre sens.

Alors, pour contredire Brassens qui dit que le temps ne fait rien à l’affaire, cons débutants, écoutez un con caduc pour ne pas risquer de l’être toute votre vie. Votez Sarko, pour au moins une fois dans votre existence envoyer au pouvoir le moins pire et non le pire.

D’ailleurs, c’est bon pour la santé, comme ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé. Car passer sa vie à haïr le pouvoir, c’est bon pour les révolutionnaires, mais mauvais pour les ulcères.

André Monnet




Qu’attend la CGT pour soutenir le combat laïque de RL contre l’islamisation des entreprises ?

La CGT défendra t-elle la laïcité autant qu’elle défend les valeurs de gauche ?

J’ai reçu ce mail de la CGT début janvier à l’occasion de la venue de Marine Le Pen à Saint Denis pour les présidentielles : « Le FN n’a pas sa place ici ». Ça m’a amusé de voir le même jour le MEDEF dire la même chose. La CGT et le MEDEF main dans la main contre l’ennemi commun, décidément, les alliances contre nature ont de l’avenir. 

Oui, je suis adhérent à la CGT, non, je ne vote pas Marine Le Pen.

Mais puisque la CGT ne se limite pas à l’entreprise et prend aussi des positions politiques, que pense t-elle de la religion ? Que pense la CGT de la laïcité remise en question dans de nombreux domaines, cantines scolaires, salles de prières en entreprise, horaires de piscine ? Non, ne refaites pas le coup du FN = haine pour vous défiler. Que pensez-vous de la laïcité remise en question dans de nombreux domaines ?

Ce n’est pas parce que le slogan génial « FN = haine » a été trouvé un jour, qu’il faut ne voir que ce slogan et s’empêcher de penser au reste comme de bons petits militants enrégimentés. Comment choisir, messieurs de la CGT, entre ces deux camps, l’un qualifié de « facho » comme Riposte Laïque mais qui défend la laïcité, et l’autre, pas facho, mais qui veut des repas comme dictés par une religion ? Dur dilemme. Lequel est le plus dangereux selon vous, le politique ou le religieux ? Avec lequel s’allier contre l’autre ? Devez-vous éternellement, au nom de l’union sacrée contre l’ennemi commun, fermer les yeux sur les revendications religieuses de vos amis ? N’avez-vous plus que ce mot à la bouche, « facho », pour soulever les masses laborieuses ?

Difficile sûrement de refuser cette union sacrée quand Le Parti et Le Syndicat perdent des sympathisants.

Qu’attendez vous donc pour soutenir Riposte Laïque sur le seul plan de la laïcité, et pour dire à madame la Procureur « je ne partage pas les idées de RL mais je me battrai pour qu’ils puissent les exprimer ». Car s’il n’y avait pas eu les revendications pour le voile, les repas halal et les prières dans les rues de vos amis, ce procès n’aurait jamais eu lieu. A moins que vous viviez toujours selon des lois de la jungle, en vous disant lâchement : « je partage certaines idées de Riposte Laïque, mais cela fera un em***** de moins quand le site sera fermé et ce facho de Cassen ruiné ».

Je précise qu’on a toujours été de gauche dans ma famille. Avec un arrière grand père communard passé au peloton d’exécution par les Versaillais, des parents qui on fait une grève dure en 1936 : six mois de grève dure par pure solidarité pour les ouvriers alors qu’ils ne l’étaient pas eux-mêmes, ce qui leur a valu d’être licenciés et de redevenir ouvriers. Et la famille d’après guerre qui vote communiste et est adhérente au SNES ou à la CGT éduc.

Mais suis-je crédible, car je cumule de nombreuses tares pour beaucoup à droite comme à gauche : communard, coco, cgtiste, athée. Je dois donc être facho.

André Monnet