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Mussidan : une affiche Zemmour sur le fleuve de l’Isle

Partout en France, en cette dernière semaine de campagne, les partisans de Zemmour se mobilisent pour soutenir leur candidat. Les militants périgourdins de Reconquête ne sont pas en reste. Cette nuit, trois d’entre eux sont allés ancrer au milieu de l’Isle (un affluent de la Dordogne), devant le pont de Mussidan, un endroit très passant, un radeau affichant le portrait du Z.

La militante, qui a eu l’idée de cette opération, se souvenait que ses parents en avaient fait de même. Mais c’était il y a plus vingt ans et c’était alors, bien sûr, des affiches pour Jean-Marie. Le lendemain matin, ces affiches avaient alors pu être vues par de nombreuses personnes car, non seulement c’était ce jour-là jour de marché mais il y avait aussi, ce qui n’avait pas été prévu, un concours de pêche à la ligne juste à cet endroit. Et c’est donc, sous le regard, bien sûr bienveillant, du plus célèbre fils de pêcheur breton qu’ait jamais connu la politique française, que les concurrents se sont livrés à leur innocente passion pour la capture des poissons !

Impossible n’est pas français ! La France n’a pas dit son dernier mot !

André Pouchet




Mais pour qui se prennent-ils, les Zidane ?

 
Je ne m’intéresse guère au foot mais jusqu’ici je trouvais Zinédine Zidane plutôt sympathique. Pour moi, c’était un « bon Arabe », un Arabe décent (en fait, un Kabyle !), pas du tout une racaille à l’image d’autres tapeurs de ballons que je ne nommerai pas. 

 
Mais là, ce que vient de faire son frère à l’encontre de Zemmour, c’est pas vraiment « cool ». Est-ce que celui-ci aurait, de la même façon, expulsé de son terrain de foot en salle (lequel avait pourtant été dûment loué par les militants de Reconquête, 160€ pour 2 heures) un autre candidat à la présidence, un Mélenchon, un Jadot ou un Macron par exemple ? Je ne le pense pas vraiment. 

 
Que dirait-on d’un restaurateur, d’un hôtelier ou d’un commerçant quelconque qui refuserait de servir un client, sous prétexte que celui-ci serait juif, Arabe, noir, blanc, pédé (excusez-moi, je veux dire gay !), trans, etc. ? On dirait qu’il a un comportement discriminatoire, que c’est un vilain raciste, un sale homo ou transphobe, une graine de nazi. 
 
Les journaux, les radios, les télés, en feraient tout une affaire et crieraient au scandale. Lesdits médias, en effet, ne manquent jamais de mettre en avant des opérations dites de « testing », lesquelles consistent à téléphoner à des agences immobilières dans le seul but de faire apparaître que, quand quelqu’un veut se loger, celui qui se prénomme Mohamed a moins de résultats positifs que celui qui se prénomme Gérard !
Je ne suis pas juriste mais j’imagine que l’indigne comportement que vient d’adopter ce M. Zidane s’apparente à un refus de vente et que cela est pénalement répréhensible. Je ne sais pas si le candidat Zemmour a l’intention de porter plainte mais il me semble qu’il serait pleinement en droit de le faire.
 
De façon plus générale, l’enseignement que l’on peut tirer de ce regrettable incident, c’est que ces gens, les Zidane, mais aussi tous ceux qui les ont approuvés de façon bruyante et souvent grossière,  au nom bien sûr de la démocratie et de la lutte contre le fascisme – ben voyons ! – se considèrent, à Marseille et ailleurs, comme étant chez eux, libres de décider quand ils le veulent qu’un citoyen français, dont la gueule (et surtout l’orientation politique) n’a pas l’heur de leur plaire, peut être impunément traité en paria ! 
 
Faudra-t-il donc inclure aussi la famille Zidane, aux côtés des dealers et des consommateurs de crack de la Porte de La Chapelle, aux côtés des fichés S et des immigrants illégaux, aux côtés des déboutés du droit d’asile et de tous ceux qui abusent de notre hospitalité trop généreuse, dans les futurs charters de la remigration ?
André Pouchet



Petit catéchisme progressiste : ton prochain tu inclusionneras

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Le devoir d’inclusion :

L’inclusion, voilà peut-être le maître mot de l’idéologie que nos maîtres à penser progressistes, et tous leurs zélés sectateurs sévissant dans les médias officiels, veulent aujourd’hui nous imposer. Éric Zemmour vient d’ailleurs de l’éprouver à ses dépens quand il a eu l’outrecuidance de vouloir partager les résultats de sa réflexion sur les modalités d’accueil des enfants handicapés dans l’école (une question délicate, complexe, et qui mérite certainement mieux que des réponses univoques et à l’emporte-pièce) et qu’il s’est vu aussitôt accusé par le chœur des bien-pensants de tous les bords politiques, de Macron à Le Pen, en passant par Pécresse, Mélenchon et Hidalgo, de n’être rien d’autre qu’un vil et méchant « exclusionneur », dépourvu de toute capacité d’empathie envers autrui !

Si l’on y regarde d’un peu plus près, si l’on observe de quelle façon ce concept d’inclusion a été forgé, c’est bien de son antonyme, l’exclusion, qu’il faut partir. Au commencement donc était l’exclusion. L’exclusion que l’on nous présente comme le péché majeur, le mal suprême de notre époque. Sur tous les plans et dans tous les domaines : social, politique, racial, sexuel, linguistique, etc. On commence par « discriminer », c’est-à-dire par regarder et traiter quelqu’un d’une façon différente des autres, sous prétexte que ce quelqu’un est noir, juif, arabe, femme, étranger, pauvre, homosexuel, transsexuel, vieux, jeune, pauvre, handicapé, délinquant (et même criminel) ; parfois on va même jusqu’à les « stigmatiser », c’est-à-dire à les marquer, tous ces quelqu’un, comme avec un fer rouge (ainsi qu’on le faisait au Moyen-Age) ou comme avec une étoile jaune (ainsi qu’on la fait il n’y a pas si longtemps sous l’occupation allemande), les stigmatiser par des façons de parler ou des dispositions légales qui les humilient et les placent dans une situation d’infériorité manifeste par rapport au reste de la société. Comme c’est vilain ! N’est-il pas alors légitime de réagir à toutes ces abominations ?

Il faut donc être inclusif. Pour nommer ceux que jusqu’alors on appelait invertis, bougres ou sodomites, on fabrique le mot « homosexuel ». Cela remonte déjà à une période assez lointaine puisque le mot, si je me souviens bien, a été forgé (d’ailleurs bien mal puisqu’il associe une racine grecque à une racine latine) en 1905 ! Dans la foulée, en 1906 sauf erreur, on va inventer, sur le même modèle, le mot « hétérosexuel » et ainsi les gens relevant d’une sexualité « normale » ou ordinaire vont, à leur tour, se retrouver eux aussi étiquetés comme des spécimens. Aujourd’hui, on a fait mieux : on est allé chercher aux Etats-Unis le mot « gay », lequel présente mieux et sonne bien plus chic… Et, nous autres, on commence, non sans quelque mépris, à nous appeler des « cisgenres » !

Il faut être inclusif. Les personnes venues de régions extra européennes et qui, arrivant chez nous, se retrouvent brutalement projetées au milieu d’une majorité de gens à la peau blanche (des « faces de craie » comme certaines d’entre elles nous appellent aimablement) souffrent de se sentir regardés comme des « pas comme les autres ». Ces « minorités visibles » (minoritaires, année après année, ils le sont pourtant de moins en moins, tandis que, visibles, ils le sont de plus en plus !), il convient donc de leur venir en aide, de prendre des mesures pour palier à l’inconfort cruel qu’il leur faut, les malheureux, quotidiennement endurer en France. Alors on réclame pour eux un plus large accès aux écrans de télévision et de cinéma, aux affiches et aux annonces publicitaires. Il y faut moins de blancs, plus de « racisés ». Et les annonceurs, avec célérité, d’emboîter le pas. On ne peut plus aujourd’hui voir une réclame destinée à promouvoir tel ou tel aliment prêt à consommer, tel ou tel instrument ménager indispensable, sans qu’on ne nous mette en scène une sympathique petite famille, baignant dans la joie et la bonne humeur, avec des enfants bronzés, une maman toute blanche et un papa tout noir…

On a même vu récemment des activistes s’insurger avec véhémence contre le fait que le corps de ballet de l’Opéra ne fasse pas une plus grande place à ce que l’on appelle aujourd’hui la « diversité ». Selon d’autres, c’est dans les orchestres de musique classique (pas dans les équipes de football bien sûr !), qu’il serait urgent de mettre en œuvre des recrutements non plus basés sur une compétence musicale reconnue mais obéissant prioritairement aux impératifs de la « discrimination positive ». Toujours afin d’inclure de prétendus exclus.

Il faut bien sûr être aussi inclusif à l’école. Le pauvre Blanquer, qui a pourtant déjà bien du tracas, bien des soucis, avec la gestion des établissements scolaires en période d’épidémie, avec l’effondrement continu du niveau des élèves, avec la violence et le désordre qui se généralisent, vient de se saisir d’une nouvelle mission impérieuse : favoriser, au nom de l’inclusion, l’accueil des enfants en « transition de genre » (c’est-à-dire, pour parler clairement, qui veulent changer de sexe !). Pour cela, il s’est senti obligé (à moins qu’il n’ait dû obéir à une injonction venue de Macron lui-même) d’adresser aux enseignants et aux divers personnels d’encadrement des collèges et des lycées une circulaire intitulée « Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ».

Ce texte, commence par affirmer que « la non-congruence entre le genre de naissance et le genre vécu ne constitue ni un trouble psychiatrique ni une pathologie ». Ben voyons ! Puis il somme les professeurs de faire preuve « d’une écoute attentive et bienveillante permettant de respecter le libre choix de l’élève » en matière de genre. Si l’élève veut changer de prénom, il faut que « l’établissement scolaire substitue le prénom d’usage, de manière cohérente et simultanée dans tous les documents qui relèvent de l’organisation interne ». Tout cela doit se faire à l’insu des parents. S’ils reçoivent des confidences, il est écrit en effet que les enseignants doivent veiller au « respect du principe de confidentialité », quitte à se garder « d’une communication avec les représentants légaux ». Comme dit Zemmour, encourager ainsi des enfants et des adolescents, sous prétexte qu’ils se trouvent mal dans leur peau ou parce qu’ils sont influencés par la propagande ou même seulement pour suivre la mode, à s’engager dans une transition qui impliquera des transformations physiologiques irréversibles pour leurs corps, c’est criminel, c’est du Josef Mengele !

Je passerai rapidement sur la Réforme Haby, cette réforme calamiteuse qui, sous Giscard, mit en place le collège unique. La réforme Haby, c’était déjà au nom de l’égalité et de l’inclusion qu’elle avait été conçue et mise en place ; c’est toujours au nom de l’égalité et de l’inclusion que cette funeste réforme, en dépit de ses résultats catastrophiques abondamment constatés depuis par tous les observateurs sérieux, n’est toujours pas remise en cause aujourd’hui. Allez voir comment fonctionne l’école en Allemagne ou, comme je l’ai fait, en Hollande. Chez ces peuples d’attardés congénitaux, moins idéologues et plus pragmatiques que nous, pas de Réforme Haby, pas de Collège Unique ! Pourtant ils disposent, eux, d’un système de formation qui marche bien et qui, contrairement au nôtre, remplit à peu près convenablement son rôle.

Je passerai également rapidement sur le « Mariage pour tous » de Hollande et Taubira, lequel, chacun le sait, a été instauré au nom de l’inclusion des minorités sexuelles prétendument discriminées car privées de pouvoir convoler comme les autres en justes noces, alors même qu’aujourd’hui la plupart de nos concitoyens se dispensent du passage par la mairie ! « Mariage pour tous » qui fut une boite de Pandore d’où est ensuite sortie, comme c’était prévisible, la « PMA pour tous » et d’où sortira peut-être malheureusement demain la GPA (gestation pour autrui), c’est-à-dire, tout simplement, l’usine humaine avec mise en location de leurs utérus mercenaires par des malheureuses réduites au statut de pondeuses. Tout cela, toujours au nom de la sacro-sainte inclusion !

Et je m’arrêterai un instant sur l’aspect linguistique du problème. Il y a bien sûr cette saloperie d’écriture inclusive dont on tente aujourd’hui d’imposer l’usage dans bon nombre de facultés et écoles de Sciences Politiques, que l’on a vu apparaître également dans la communication de quelques municipalités à direction écolo ou socialo, comme celle que dirige la mairesse de Périgueux, la valeureuse Delphine Labails, celle qui a trouvé moyen d’exclusionner la statue de Fénelon de sa mairie sous prétexte que celui-ci n’aurait pas été assez laïque ! On sait en quoi ça consiste. Petit rappel : « L’écriture inclusive a pour but d’inclure par le biais du langage tous les genres, orientations sexuelles, ethnies, différences physiques et visions du monde. C’est une manière d’écrire qu’on pourrait qualifier de tendre car elle a pour objectif de ne laisser personne en marge de son discours et d’inclure celleux qui ont été rendu·e·s invisibles par notre société qui, malheureusement, fonctionne sur des mécanismes d’oppression. » En particulier « les personnes dites non binaires, c’est-à-dire celleux qui ne s’identifient ni comme masculin ni comme féminin. » On doit recourir au point milieu, par exemple : les chef·fe·s, on doit utiliser les pronoms « dégenrés », par exemple : iel, ielles, elleux, celleux.

Comme on le voit, ce système d’écriture est si charabiesque et si malcommode à manipuler qu’il ne parviendra pas, à mon avis, à prendre au-delà des cercles assez restreints des gauchistes fanatiques. Mais il existe aussi une inclusivité moins rebutante, plus soft, qui, elle, semble se répandre sans guère d’opposition. Vous aurez sans doute tous observé ce tic verbal qui s’est propagé comme une traînée de poudre et qu’on trouve aujourd’hui dans la bouche de tous nos hommes politiques, à commencer par celle de notre cher président. C’est celui consistant à ponctuer toutes leurs beaux discours par des « celzéceu » inclusifs, comme si se contenter de dire « ceux », comme on le disait naguère, aurait relevé d’une volonté gravement « discriminatoire » visant à l’exclusion symbolique de la moitié féminine de la population !

J’ai même vu apparaître ce ridicule souci d’inclusivité à l’église. Dans l’Acte de Contrition qu’on récite au début de la messe, on ne dit plus désormais : « Je confesse à Dieu tout puissant, je reconnais devant vous, mes frères, que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission ; oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. » A chaque fois l’apostrophe traditionnel « mes frères » étant remplacée par « frères et sœurs » ! Bientôt, sans doute, ira-t-on jusqu’à changer même les mots du Notre Père et l’on devra alors dire « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à celles-et-ceux qui nous ont offensé-e-s. » ! Est-ce que, par hasard, depuis le temps que l’Acte de Contrition et le Pater sont récités par les fidèles, les femmes se seraient senties dispensées de se plier, elles aussi, à cette invitation à prier pour les pécheurs et à pardonner les offenses ?

Comble du délire inclusif, une certaine Helena Dalli, Commissaire Européenne à l’Égalité – rien que ça ! – a présenté, le 26 octobre dernier à Bruxelles, un guide sur la communication inclusive. Elle y dispense des recommandations ahurissantes. « Notre communication ne doit jamais présumer que les personnes sont hétérosexuelles, s’identifient avec le genre attribué à leur naissance, ou s’identifient de manière binaire ». Évitez donc d’évoquer « les deux sexes » ou de débuter un discours par « mesdames et messieurs », recommande ce guide, « de manière à ne pas invisibiliser les personnes intersexes ou queers ». Même « le terme “homosexuel” peut être considéré comme offensant » parce qu’il « s’inscrit dans une optique médicale et qu’il est parfois utilisé par des militants “anti-gay” ». Pour des enquêtes requérant un titre, un genre, incluez des options non-binaires, nous enjoint-on : « féminin », « masculin », « non-binaire », « préfère ne pas dire ». Écartez aussi « l’utilisation de “M.” ou “Mme” basé uniquement sur le sexe assigné à la naissance : en cas de doute, utilisez “Mx” ». Ne demandez pas quel pronom une personne « préfère », insiste encore le document : « Cela présumerait que l’identité de genre est une préférence personnelle, ce qu’elle n’est pas. » Si Molière était encore parmi nous, ne pensez-vous pas qu’il trouverait là ample matière pour nous faire rigoler ?

Enfin, écoutons un peu – c’est très instructif – ce que disent ceux qui mènent campagne contre Zemmour. Par exemple le dénommé Thomas Legrand, que France Inter présente comme son « éditorialiste politique » et qui officie tous les matins dans l’émission de Léa Salamé et Nicolas Demorant. Voici ce que, dans son éditorial du 18 janvier, cet homme d’une partialité assumée et sans complexe, d’une intolérance tranquille, mais qui n’est pas totalement dépourvu néanmoins d’une certaine perspicacité, nous a déclaré : « Pour Zemmour, inclusion est l’un de ces mots valises à la mode, insupportables, politiquement correctes : inclusion, inclusif, comme recyclable, solidaire, le vivre-ensemble, bienveillance, à toutes les sauces. Tout doit être inclusif : la moindre manifestation, réunion, association, pot de fin d’année, même l’écriture ! C’est l’idée que personne ne doit être rejetée et que tout le monde est à peu près à sa place partout. Ce mot est honni par Éric Zemmour parce que sa banalisation signe une victoire culturelle du progressisme, de l’égalitarisme, de l’idéologie dite antiraciste et LGBT, cauchemar, fantasme, des traditionalistes et des réactionnaires. » Tu l’as dit, bouffi ! Cela est fort bien analysé !

Alors, « inclusion », une réponse magique à un mal présenté comme le mal suprême, l’exclusion. « Inclusion », un concept passe-partout et ramasse-tout, qui se décline sur tous les terrains et dans tous les domaines, qui est d’autant plus utile qu’il est plus vague et plus flou. « Inclusion », un mot qui intimide et permet de déclencher chez beaucoup d’esprits (et pas seulement les plus faibles) un réflexe quasi pavlovien de soumission aux dogmes du politiquement correct. Car, comme l’aurait dit, d’après le grand Zemmour, le grand Lénine lui-même : « Faites-leur avaler le mot, vous leur ferez avaler la chose » !

Alors, mes bien chères sœurs et mes bien chers frères, avec moi et tous ensemble, répétons en chœur : Inclusionnons ! Inclusionnons ! Inclusionnons !

Rubrique à suivre.

Prochainement : intersectionnalité, wokisme, racisme systémique, discrimination positive, parité, diversité, minorités visibles, décolonialisme, cancel culture, etc.

André Pouchet, le 31 janvier 2022




Cancel culture à Périgueux : Delphine Labails ne veut plus de Fénélon

Je découvre dans l’édition du 2 décembre de Sud-Ouest (page 17) que l’actuelle mairesse de Périgueux, Mme Delphine Labails, vient sans crier gare de faire retirer de sa mairie la statue de Fénelon. Jusqu’ici, celle-ci, installée de la salle des mariages, y faisait pendant à la statue de Montaigne, laquelle a été, on s’en félicite, jusqu’à présent épargnée ! L’article nous dit aussi que cette surprenante décision de retrait n’aurait pas été préalablement soumise par Mme Labails à son Conseil municipal dans le cadre d’une délibération régulière mais qu’elle l’aurait prise précipitamment et de son propre chef.

Alors pourquoi l’idée saugrenue de chasser comme un malpropre le pauvre Fénelon a-t-elle soudain surgi dans l’esprit de Mme Labails ? En quoi ce grand Périgourdin aurait-il brusquement démérité aux yeux de notre impulsive édile ? Quel horrible forfait aurait-il donc commis pour être de la sorte ostracisé d’urgence et sans préavis ?

Notre mairesse ignorerait-elle que Fénelon fut un des écrivains majeurs du siècle des Lumières ? Il lui aurait pourtant suffi d’ouvrir son Lagarde et Michard ou de consulter Wikipédia pour constater que celui-ci prenait rang parmi les plus grands de nos auteurs classiques, que ses « Aventures de Télémaque », au même titre que les « Lettres Persanes » de Montesquieu, la « Nouvelle Héloïse » de Rousseau ou le « Paul et Virginie » de Bernardin de Saint-Pierre, fut, au XVIIIème siècle et encore au XIXème, ce que l’on appellerait aujourd’hui un best-seller absoluun de ces livres que non seulement tout le monde a lu mais qui exerce sur les mentalités, sur l’imagination et même sur les penchants esthétiques de ses contemporains une influence considérable.

Sait-elle, par exemple, que si le nom commun « mentor » est entré dans notre langage courant (où il désigne un être svouant à guider, au milieu des écueils de la vie, un individu encore jeune et dépourvu d’expérience)c’est à cause de l’extraordinaire succès du Télémaque de Fénelon, roman dans lequel l’autre personnage principal, celui qui assiste le fils d’Ulysse parti à la recherche de son père, se nomme précisément Mentor, que ce Mentor présenté comme étant l’avatar de Minerve, la déesse de la sagesse, apparaît en réalité au lecteur comme étant le double de Fénelon lui-même, auquel la charge d’éduquer le Duc de Bourgogne, le petit-fils de Louis XIV, a été confiée ?

Sait-elle, elle qui se veut féministe, que Fénelon s’est personnellement impliqué dans l’éducation des jeunes filles, qu’il a écrit sur ce sujet un Traité de l’éducation des filles dont les idées novatrices inspireront Mme de Maintenon, puis J.-J. Rousseau lui-même ? Préconisant d’arracher les demoiselles au cadre étriqué de l’enseignement qu’on dispensait alors dans les couvents, de ne plus les confiner dans les exercices de piété et les travaux de couture mais de leur ouvrir tout grand l’accès aux disciplines intellectuelles : histoire, géographie, langues vivantes et même latin, celui-ci peut à bon droit être considéré comme un efficace défenseur de la cause des femmes et un authentique précurseur du féminisme. C’est pour rappeler cela qu’un prestigieux lycée du Quartier latin à Paris, un lycée primitivement réservé aux demoiselles, a été baptisé de son nom.

Sait-elle, elle qui se prétend « progressiste », que Fénelon, qui avait bénéficié dans un premier temps de la faveur du roi, quand celui-ci, à l’instigation de Mme de Maintenon, lui avait confié la charge de précepteur du Duc de Bourgogne avait fini par tomber en disgrâce et avait finalement été chassé de la cour en raison des idées réformatrices jugées subversives qui parsemaient les ouvrages rédigés à l’intention de son royal pupille ?

Voici en effet comment Wikipédia nous rapporte l’enchaînement des choses : «  À partir de 1698, Télémaque commença à circuler à la cour sous forme de copies, et on y vit tout de suite une critique à peine voilée contre la manière autoritaire du gouvernement de Louis XIV, contre sa politique étrangère agressive et belliqueuse et contre sa politique économique mercantiliste, orientée vers l’exportation. Cet ouvrage, que Fénelon n’avait pas voulu rendre public, lui avait été soustrait par un domestique infidèle. Au début de 1699, Fénelon perdit son poste de précepteur et quand, en avril, son Télémaque fut publié (d’abord anonymement et sans son autorisation), Louis XIV y vit une satire de son règne, arrêta l’impression et disgracia l’auteur : Fénelon fut banni de la cour. »

Fénelon, déchu de son préceptorat, banni de la cour, réfugié en Belgique puis à Cambrai dont il était l’archevêque, ses idées n’en ont pas moins continué d’exercer une grande influence sur l’opinion éclairée, d’autant que le courage avec lequel il affronté la persécution royale lui avait gagné respect et admiration. Comme l’écrit Xavier Darcos (in Fénelon ou la voix de Minerve), « au siècle des Lumières, tout le monde ou presque se réclame de Fénelon, de Rousseau à Voltaire, de Condillac à d’Alembert, de Chénier à Bernardin de Saint-Pierre. Les révolutionnaires eux-mêmes ne jurent que par Fénelon, même après la chute de la monarchie. En novembre 1792, la Convention envisage de transférer ses cendres au Panthéon, au moment même où commence le procès de Louis XVI. » Vous avez bien lu, oui, Voltaire lui-même, cet ennemi acharné de la religion chrétienne, qui concluait invariablement ses lettres par cette clausule assassine « Écrasons l’infâme ! », a su, lui aussi, contrairement à nos petits épurateurs minables, à nos honteux déménageurs de salle de mariage, reconnaître ses mérites insignes !

Non, manifestement, avant d’expulser Fénelon de sa mairie, notre mairesse n’a pris, ni le temps ni la peine, de se renseigner sérieusement à son sujet. Elle a préféré prêter une oreille complaisante aux récriminations d’un ramassis d’ignares et d’intolérants pathologiques puisque, comme nous le rapporte également l’article de Sud-Ouest, afin de se justifier, elle nous explique « avoir accédé à la demande de plusieurs associations laïques », qui voyaient dans la croix pendue au cou de l’évêque et intellectuel périgourdin « une atteinte au respect des principes de la laïcité » ! Mais quelles associations ? De quels douteux mentors a-t-elle donc choisi de suivre les incitations et les mises en demeure ? Nous serions décidément très curieux d’en savoir plus !

En fait, les « bonnes raisons » qu’invoque ingénument notre intrépide défenseuse de la laïcité – chacun s’en aperçoit immédiatement – sont d’un ridicule achevé. Elles ne peuvent que susciter l’hilarité de quiconque aura conservé un minimum de bon sens. Comment en effet eût-elle voulu que le sculpteur habillât Fénelon, lequel, ne l’oublions pas, était « professionnellement » archevêque de Cambrai ? En costume civil ? En tenue d’Adam ? Il fallait bien qu’il lui donnât les habits de son état, à savoir la soutane, le col à rabat et la croix pectorale ! Si le sculpteur l’avait représenté la mitre sur la tête et la main armée de sa crosse, on eût alors pu dire que c’était son statut archiépiscopal qui était mis en avant, mais ce n’est pas le cas. Le Fénelon qui est proposé ici à notre admiration, c’est donc clairement l’écrivain et le penseur éminent, pas le prélat. Il n’y a donc là vraiment pas de quoi s’offusquer comme le font ces gens qui ose se présenter comme « libres penseurs » alors qu’ils sont en fait prisonniers de leurs préjugés obtus !

Et puis, se sont-ils penché sur la façon dont Montaigne est ordinairement représenté dans toutes les statues qu’on fait de lui ? Celui-ci bien sûr autour du cou une fraise, ce curieux col de dentelle empesé sans lequel personne ne serait en mesure de l’identifier du premier coup d’oeil. Or, que notre sourcilleuse édile et ses mentors fassent l’effort de se renseignerpar exemple en allant jeter un œil à https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraise_(costume), et ils verront qu’à cette époque le port de la fraise était une pratique vestimentaire qui avait la faveur des seuls catholiques et était au contraire boudépar les protestants. En exhibant ainsi un Montaigne affublé de sa fraise catholique, ne pourrait-on dire que la mairie se livre à une discrimination religieuse caractérisée et à une atteinte flagrante aux principes de la laïcité ? Qu’attend-elle donc pour expulser à son tour l’auteur des Essais de la salle des mariages ?

J’ai l’air de plaisanter, mais on peut cependant sérieusement s’inquiéter. En effet, par delà la sotte mesquinerie et l’inculture crasse dont vient hélas de témoigner la première magistrate du Chef lieu du Périgord, ne voit-on pas transparaître que, ce qui en fait la démange, c’est ce que l’on est bien obligé d’appeler un prurit totalitaire. Un prurit totalitaire à l’égal de celui dont vient de faire preuve son camarade de parti, Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine Saint-Denis, appelant, lui, à interdire le meeting que doit tenir aujourd’hui à Villepinte pour lancer sa campagne présidentielle le candidat Zemmour. Pas de ça, pas dans « mon » département, vient en effet d’impudemment proclamer ce grand démocrate, cet ardent défenseur de la liberté d’expression !

Le plus piquant dans cette affaire, c’est que tous les ans, dans une ville de « son » département, ce département que Troussel semble considérer comme son fief, plus précisément dans la ville du Bourget, se tient le grand rassemblement islamiste organisé par l’UOIF, c’est-à-dire par les Frères musulmans, et que cela semble ne lui faire ni chaud ni froid au bon Troussel ! Pourtant, d’après les comptes-rendus qu’en donnent les journalistes qui assistent à cet événement, il n’est à cette occasion question en ce lieu que de pleurnicheries au sujet de la prétendue islamophobie qui, selon eux, régnerait dans notre pays ; on y proteste à l’envi contre les odieuses interdictions prises contre le port du voile ou du burkini ; on y réclame quasiment ouvertement l’instauration de la charia… Alors, nos braves socialos, dont la complaisance manifeste envers l’islamisme montre qu’en réalité le souci de la laïcité est chez eux à géométrie variable, seraient-ils donc aussi en passe de devenir aujourd’hui de francs et vrais staliniens, des champions de la censure et de l’intolérance totalitaire ?

Comment conclure cette page d’humeur coléreuse ? Eh bien j’aimerais la conclure à la manière d’une fable. Une fable où l’on aurait, placés face à face, dans un tête-à-tête inégal, totalement déséquilibré, d’un côté un auteur, un auteur qui fait honneur au Périgord, qui fait honneur à la France, qui fait honneur à l’Humanité, bref un grand bonhomme, de l’autre un petit bonhomme, ou plutôt, en l’occurrence, une petite bonne femme, qui, elle, n’a rien inventé, rien écrit d’important et de mémorable, mais qui profite seulement de son passage (un passage momentané et qui sera – espérons-le – de très courte durée !) sur le fauteuil de maire de Périgueux, pour humilier le grand bonhomme en le mettant mesquinement au placard ! La petite bonne femme aura-t-elle le dernier mot ? L’emportera-t-elle finalement sur le grand bonhomme ? Je ne veux pas le croire. Mais si c’était le cas, nous serions alors tombé bien bas.

André Pouchet

Coulaures, le 5 décembre 2021




Eric élu le 9 mai 2022 : Zemmour 51,07 % des voix, Philippe 48, 93 %

Paris, le 9 Mai 2022 à 20h 37, l’AFP communique :

C’est, dès 20h hier soir, que les radios et les télévisions ont annoncé l’ahurissante nouvelle : bien que le dépouillement ne fût pas encore complètement achevé, la tendance était tout-à-fait claire ; c’était vers la candidature d’Eric Zemmour que s’était portée la majorité des suffrages et celui-ci l’emportait donc nettement sur Édouard Philippe. A 20h 30, le candidat malheureux a d’ailleurs fait une courte déclaration pour reconnaître sa défaite et souhaiter sportivement bonne chance à son concurrent vainqueur.

Peu de temps après, c’est le vainqueur lui-même qui, à son tour, s’est adressé aux électeurs. Il les a chaleureusement remerciés de lui avoir aussi franchement accordé leur confiance. Puis, les assurant de sa détermination implacable et renouvelant la promesse qu’il avait faite de consacrer toute son énergie au nécessaire redressement du pays, il les a appelés à s’unir et à se mobiliser pour l’appuyer dans la mission de salut public qu’il s’est assignée. Il les invite en particulier à voter massivement lors des prochaines élections législatives (lesquelles seront, comme promis, couplées avec un référendum sur l’immigration) pour les candidats du redressement national qu’il va patronner. Il compte en effet sur les voix de « tous les vrais Français » pour envoyer au Palais Bourbon la majorité d’élus, issus de Vox Populi et de ses alliés du Bloc Patriote, dont il a besoin pour gouverner la France.

Contrairement à ce que les commentateurs politiques les plus réputés s’étaient risqués à pronostiquer, on a donc pu constater l’échec cinglant du “front républicain” qu’avaient tenté de mettre en place la majorité des partis de gauche et de droite du pays, comme le leur avait suggéré le président sortant, au moment où il annonçait qu’il se retirait de la compétition. En effet la quasi totalité des candidats malheureux du premier tour (si l’on excepte Marine Le Pen, laquelle s’était désistée, on le sait, en faveur d’Eric Zemmour), de Jadot à Barnier en passant par Mélenchon, Montebourg et Cazeneuve, avait lancé un appel solennel à tous les démocrates auxquels ils demandaient de faire barrage au candidat de Vox Populi, présenté comme anti-républicain et dangereux pour la démocratie. On voit que cette tentative désespérée se sera révélée impuissante à endiguer la vague irrésistible qui va finalement propulser Eric Zemmour au pouvoir.

Vers 23h, c’est le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui, de la place Beauvau, a pris la parole. Il a d’abord proclamé les résultats définitifs : Zemmour 51,07 % des voix, Philippe 48, 93 %. Puis, il a invité la population à garder son calme, à respecter démocratiquement le verdict des urnes et à s’abstenir de tout désordre. Et il ajoutait qu’il avait donné l’ordre aux forces de police et de gendarmerie de réprimer sans ménagement ceux qui, dans certaines banlieues, cherchaient déjà à instaurer un climat d’émeute en s’attaquant au mobilier urbain et en incendiant des voitures.

Mais au vu du bilan provisoire qui a pu être établi au matin du 9 mai, il semble qu’il n’ait guère été entendu. Qu’on en juge : des centaines de voitures brûlées, plusieurs permanences de Vox et du RN attaquées et dégradées et, plus grave, 5 écoles, 3 gymnases, 2 bibliothèques et 1 mairie annexe, en partie ou en totalité détruits, plusieurs dizaines de pompiers, policiers ou gendarmes caillassés, blessés, certains grièvement.

Face à cette situation inquiétante, le président nouvellement élu a publié un communiqué en début de matinée, dans lequel il exige du gouvernement qu’il se décide à prendre sans délai les mesures drastiques qu’impose la gravité de la situation : instauration d’un couvre-feu dans les banlieues de l’immigration, déploiement de l’armée afin de faire respecter celui-ci de façon intransigeante, arrestation systématique et mise hors d’état de nuire de tous les fauteurs de troubles.

Le futur président n’a pas perdu son temps. Après être allé se recueillir un instant sur la tombe de ses parents, il s’est installé dans son bureau, au quartier général de Vox Populi, rue Jean Goujon, où il a entamé une série de consultations. Se sont d’abord succédés différents responsables régaliens qu’il avait convoqués, le ministre de l’intérieur Gérard Darmanin accompagné du général Christian Rodriguez directeur général de la Gendarmerie Nationale, puis le général Thierry Buckhard, chef d’État-Major des armées.

Il a ensuite reçu la visite de différentes personnalités politiques amies et alliées, comme MM. Ménard, Collard, Bardella, de Villiers et Mme Le Pen, lesquelles l’avaient soutenu au second tour. Il a également reçu certains dirigeants de LR qui, sans pourtant appeler publiquement à voter pour lui, avaient cependant refusé de façon catégorique de se joindre au prétendu « front républicain », MM. Vauquier, Ciotti, Retailleau. Nous ne disposons néanmoins à l’heure actuelle d’aucune indication précise sur la composition du futur gouvernement, ni sur celui ou celle qui pourrait y exercer la charge de premier ministre.

A 18h30, Eric Zemmour a présidé sous l’Arc de Triomphe au rallumage de la flamme en présence du chef d’état-major des armées, assisté des chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air et de l’Espace. De nombreux partisans s’étaient massés sur la place ainsi que sur l’avenue des Champs-Élysées pour acclamer à son passage le nouveau président. Le cortège a fait une première halte au rond-point pour permettre à Eric Zemmour de fleurir les statues de Clemenceau et De Gaulle. Puis, nouvelle halte rue de Rivoli, pour honorer la statue de Jeanne d’Arc de la place des Pyramides.

Il s’est enfin rendu devant Notre-Dame où une tribune avait été dresséet où il a été accueilli par Mgr Aupetit, l’archevêque de Paris, flanqué d’Haïm Korsia, le Grand Rabbin de France, et de Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Là, quelques milliers de personnes se pressaient sur le parvis pour entendre le futur président. Voici les principaux passages de son allocution follement ovationnée par un public survolté :

« Parisiens, Français, mes chers compatriotes, je suis venu ici, avec vous, saluer Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de France. Notre-Dame blessée, martyrisée, Notre-Dame qui a failli disparaître dans les flammes et qui, grâce à l’héroïsme de nos vaillants pompiers, a pu heureusement échapper à la destruction complète qui la menaçait.

Notre-Dame blessée, meurtrie, humiliée, mais Notre-Dame qui renaîtra – je m’y engage – pour continuer à incarner la France éternelle, la France qui n’a pas dit son dernier mot et qui entend poursuivre son destin glorieux, malgré les menaces et les périls, en dépit des forces de dissolution auxquelles elle est aujourd’hui confrontée.

Au pied de Notre-Dame, nous pensons bien sûr à ceux qui ont jadis épargné, qui se sont saignés aux quatre veines, pour élever vers les cieux ce témoignage de leur foi. Nous pensons donc à nos lointains ancêtres, oui je dis « nos ancêtres », car ayant voulu m’agréger au peuple français, moi dont la famille provient pourtant du sud de la Méditerranée, je les ai fait miens, ces ancêtres, au même titre que l’histoire de France et que la langue de France que j’ai aussi faites miennes, avec ferveur.

Notre-Dame, c’est en effet toute notre histoire. Ce sont les grands moments d’émotion de notre nation. Des moments de tristesse, de deuil. Des moments de joie, d’exaltation. Joie de la délivrance en novembre 1918, en août 1944, quand, sous ses augustes voûtes, sonnaient les grandes orgues et retentissaient les Te Deum de la victoire.

Qu’on songe à l’émotion indescriptible qu’ont ressenti les Parisiens (Paris outragéParis martyrisé mais Paris libéré…) quand le soir du 24 août 44afin de saluer l’arrivée des premiers soldats de Leclerc, le gros bourdon de Notre-Dame s’est mit en branle dans la nuitbientôt accompagné de toutes les cloches de Paris. Qui, aujourd’hui encore, peut sans frissonner écouter les enregistrements effectués ce soir-là, enregistrements où l’on croit entendre sourdement vibrer le cœur de bronze de Paris, battre souterrainement le vrai cœur de la France ?

C’est ici, à Notre-Dame, que le 26 août 44, le lendemain de son entrée dans Paris, au soir de sa descente triomphale des Champs-Élysées, s’est rendu le général De Gaulle afin de conclure en apothéose cette journée historique où la France, très loin d’être encore libérée dans sa totalité, prend pourtant conscience que, désormais, elle a de nouveau une capitale digne d’elle, digne de sa volonté de renaître et d’occuper toute sa place parmi les nations libres, parmi les nations debout.

C’est ici, que l’homme du 18 juin, debout dans la nef, imperturbable, malgré les échanges de tirs autour de lui, manifeste à tous, que, plus que jamais, face aux noyautages et aux menées factieuses des rouges inféodés aux soviets, face aux tentatives de notre allié américain pour faire de la France un protectoratune sorte de colonie, face aux risques mortels de l’anarchie et de la guerre civile, c’est lui quide façon déterminée, inflexiblecontinue d’incarner la volonté nationale, la volonté d’unité de la nation, la jalouse, ombrageuse exigence de souveraineté nationale et populaire.

Notre-Dame, c’est aussi le sacre de Napoléon, le 2 décembre 1804. Un sacre qui ouvre l’une des périodes les plus exaltantes de notre histoire, celle où un Français de fraîche date, débarqué de sa Corse natale, va réussir, sans remettre en cause les principales conquêtes de la Révolution, à restaurer l’ordre et la paix civile dans une société française en proie à l’instabilité et à l’anarchie. Ce même Napoléon qui, un an plus tard, le 2 décembre 1805, lors de la journée d’Austerlitz, écrasait les armées qu’avait coalisées contre lui une Angleterre hostile au nouvel ordre européen sous hégémonie française qu’il tentait d’instaurer.

Notre-Dame, c’est bien sûr aussi nos grands romantiques, les Michelet, Hugo, Viollet-le-Duc, ceux qui ont œuvré pour réhabiliter dans les esprits cette cathédrale, laquelleabîmée, en mauvais état, aurait pu finir rasée en 1793 ou en 1830. Ceux qui ont contribué à la replacer dans le cœur des Français à la place éminente qu’elle occupe aujourd’hui, comme on a pu hélas le constater lors du tragique incendie du 15 avril 2019.

Comment enfin ne pas saluer, outre les pompiers dont j’ai déjà parlé, les ouvriers, tous ces hommes de métier, ces compagnons magnifiques, maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, ferronniers, verriers, la crème de la crème de la compétence et du savoir-faire manuel, les dignes héritiers des bâtisseurs du Moyen-Âge, qui œuvrent aujourd’hui à sa renaissance ?

Vive la France, vive la République, vive le sursaut national !

André Pouchet 




France Inter est à votre écoute, contactez-nous, qu’ils disent…

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Courrier adressé à France-Inter et à la médiatrice de Radio France

Pourriez-vous avoir l’amabilité de m’indiquer à quel moment vous avez informé vos auditeurs de l’agression dont, pendant la nuit du 13 au 14 mai, a été victime un policier de Rive-de-Gier (42), lequel s’est vu violemment attaqué par une bande de jeunes auxquels il demandait de respecter le couvre-feu ? Très gravement atteint à la tête, ce policier est resté sur le carreau, inanimé, et on a craint un moment pour sa vie. Le ministre de l’Intérieur a jugé nécessaire le lendemain de communiquer pour condamner cette agression qu’il a jugée gravissime. Bien sûr je ne passe ma journée l’oreille collée au poste et je n’écoute pas votre chaîne 24 h sur 24, mais aucun des bulletins d’information que j’ai pu écouter ne se sont fait l’écho de l’intervention du ministre.

Le 19 mai, Jean-Paul, le policier, sorti du coma, après avoir subi une très délicate intervention chirurgicale sur son crâne fracassé, a enregistré de son lit d’hôpital une vidéo pour donner des nouvelles de sa santé et faire entendre une vigoureuse protestation contre la façon dont, face aux agissements de plus en plus impudents des voyous, les policiers comme lui étaient laissés, à son avis, sans soutien efficace de la part du gouvernement. Là encore, j’ai eu beau écouter vos principaux bulletins d’information et fouiller tous les recoins de votre site, sans rien trouver au sujet de cette vidéo et de ce « fait divers » qui, à mon sens, mériterait autant et même plus de considération que la plupart des sujets sur lesquels vous vous arrêtez et que vous choisissez de développer complaisamment pour les auditeurs.

Ne pensez-vous pas que, dans le domaine de l’information, il pourrait y avoir, sur une chaîne publique comme France-Inter un sérieux problème de choix et de hiérarchisation des sujets que vous décidez de proposer à l’attention de vos auditeurs ? Je vous serais reconnaissant de bien vouloir fournir à mon légitime questionnement une réponse conséquente et non dilatoire.

André Pouchet, le 20/05/21

Envoyé à la médiatrice de Radio France :

Absence de toute réaction à mon courrier du 20/05/21

Madame la médiatrice de Radio France,

Le 20/05/21, je vous ai écrit. J’ai pour cela scrupuleusement suivi la procédure prescrite. Mon message, bien sûr, n’avait aucun caractère injurieux ou grossier. Cela n’est pas du tout mon genre ! Mon questionnement (et la mise en cause de l’objectivité des informations diffusées par France Inter qu’il véhiculait) s’exprimait de façon parfaitement posée et non agressive.

Or, non seulement je n’ai eu aucune réponse, aucun écho, à ma missive contrairement à ce que votre site promet d’une façon que je suis désormais conduit à considérer comme étant parfaitement démagogique et mensongère. Dépité par cette désinvolture méprisante, je me suis un peu penché sur les messages d’auditeurs qu’on a choisi de relayer et de donner à lire sur ce site et j’ai été effaré par ce que j’y pouvais lire.

Si l’on excepte quelques remarques grincheuses sur l’usage d’anglicismes injustifiés et sur des tours grammaticalement critiquables, je n’y ai trouvé aucune sérieuse mise en cause des contenus diffusés ou non diffusés. Rien qu’un florilège de dithyrambes et de louanges parfois ridiculement énamourés ! Or, je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler la célèbre formule de Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ». Je ne pense pas que cet état de chose soit digne d’une radio publique et l’existence de quelqu’un osant se prétendre « médiatrice » me paraît être le comble de l’imposture.

Allez, continuez la conscience tranquille d’animer votre cirque hypocrite. Pour ma part, on ne m’y prendra plus à tenter de mettre mon grain de sel dans votre lieu prétendument ouvert à tous les auditeurs et manifestement réservé uniquement aux vils flagorneurs.

André Pouchet, le 01/06/21

AUTRES ENVOIS À FRANCE INTER

Curieuse sélection des informations auxquelles ont accès les auditeurs

J’ai cherché en vain sur votre site… Quand avez-vous rendu compte de la violente agression subie par une pacifique procession catholique, le 29 mai à Ménilmontant, par des extrémistes de gauche ? S’agirait-il d’une information dont il n’était pas utile que vos auditeurs aient à connaître ?

Merci de ne pas me répondre comme d’habitude.

01/06/21

Curieuse présentation des informations sur le 6/9 de France Inter

Comment évoquer l’incident raciste de Cergy sans jamais indiquer que le Dupont-La-Joie qui agresse et injurie des noirs, qui les traite de vils esclaves, est un Maghrébin ? Eh bien, le bulletin d’information de France-Inter que je viens d’entendre l’a fait ! Bravo à lui : ça c’est vraiment fort !

02/06/21

Toujours des occultations et des présentations biaisées qui lèsent le droit qu’ont les auditeurs à une information complète et objective.

Dans votre bulletin d’information de 13h, la façon dont vous avez rendu compte du procès des persécuteurs en ligne de la jeune Mila qui s’ouvre aujourd’hui, m’apparait très curieuse. Vous nous avez en effet expliqué que, à la suite de deux vidéos violemment islamophobes publiées par la jeune lycéenne, celle-ci s’était trouvée en butte à des milliers de propos haineux, insultes grossières et menaces de mort. Bien.

Il manque cependant quelque chose d’essentiel à cette présentation, quelque chose que vous n’avez pas hésité à occulter. Quelle mouche avait donc piqué cette provocatrice ? Pourquoi Mila s’était-elle donc ainsi attaqué à l’Islam ? Eh bien, tout simplement parce qu’elle avait été préalablement victime, de la part de gens se revendiquant comme musulmans, d’attaques odieuses prenant comme prétexte le fait qu’elle se soit déclarée lesbienne ! Ne serait-ce pas là ce que vous appelez de « l’homophobie », un « crime » qu’habituellement vous n’êtes pourtant pas les derniers à dénoncer ?

Curieuse pudeur ! Admirable façon de noyer le poisson et d’escamoter le véritable sujet de l’affaire Mila : l’existence aujourd’hui dans notre pays de milliers de sectateurs de la RATP (Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix), lesquels, par l’intimidation et la menace, par le harcèlement pratiqué en meute, prétendent imposer à tous les préceptes et les préjugés rétrogrades de leur secte fanatique.

André Pouchet




Les indécentes jérémiades de M. Kofi Yamgnane

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Circulant hier en voiture, j’ai entendu une partie de l’émission de grossière propagande consacrée par France-Inter à M. Kofi Yamgnane. J’ai été sidéré par les propos ahurissants (propos recueillis avec une complaisance flagorneuse par une intervieweuse dont manifestement l’unique objectif était de lui servir docilement la soupe) que l’ancien secrétaire d’État s’est permis d’y déverser : https://www.franceinter.fr/emissions/une-semaine-en-france/une-semaine-en-france-14-mai-2021

Voilà donc un homme né au Togo, distingué et poussé dans les études par les Pères blancs qui ont eu la mauvaise idée de le scolariser, puis accueilli dans la France raciste pour y effectuer des études supérieures, au bout de quelques années démocratiquement élu maire de son village, puis député, par les électeurs racistes du Finistère, avant de se voir attribuer un portefeuille ministériel au sein du Gouvernement français, qui, sous prétexte que des imbéciles lui ont envoyé des lettres haineuses (lettres qu’il a collectionnées et précieusement conservées avec une sorte de gourmandise), vient nous raconter que les Français sont d’affreux racistes et que les Blancs sont méchants ! Ce personnage ne manque décidément pas de culot. Comment peut-il avoir ainsi l’audace de se présenter comme la pitoyable victime de la discrimination et de l’exclusion qui règneraient, selon lui, dans notre vilain pays raciste ?

L’entretien roule ensuite sur les « horreurs » de la colonisation. Sur ce terrain encore, on a pu entendre notre « vieux sage » dérouler un réquisitoire absolument unilatéral, nourri d’édifiantes anecdotes opportunément montées en épingle. Pourquoi notre intervieweuse s’est-elle abstenue d’évoquer les propos que lui-même, naguère, a publiquement tenus (propos que tout le monde peut facilement se procurer sur Internet), quand il commentait sa vaine tentative pour conquérir le pouvoir dans son pays natal ? Un pouvoir togolais confisqué depuis l’Indépendance par une famille de dictateurs aussi indéboulonnables qu’insensibles aux besoins et aux aspirations légitimes de la population. À cette occasion, il s’était fait l’écho des naïves doléances recueillies auprès des villageois visités lors de ses tournées électorales : « Kofi, c’était quand même mieux du temps des Blancs. Dans nos dispensaires, on n’a pas un flacon de mercurochrome, les Blancs nous en donnaient. On était vaccinés, on ne l’est plus. Les écoles fonctionnaient, il n’y en a plus. Il y avait des pistes qui étaient entretenues, il n’y en a plus. Quand est-ce que ça va finir l’Indépendance ? » (https://www.youtube.com/watch?v=fGkyAvsxoec)

Bravo donc à France-Inter pour son inlassable travail de bourrage de crâne partisan, aux antipodes de l’information objective et équilibrée que l’on serait en droit d’attendre d’un média public financé par l’État grâce aux impôts de l’ensemble des Français, de ces sales racistes de Français !

André Pouchet

Envoyé à France-Inter le 15/05/2021




Ce que pourrait être un référendum, en France

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Oui, Macron a raison !

Dans son édition du 19 avril, Le Figaro a fait paraître une interview du Président Macron. Ce dernier s’est soumis aux questions qui lui ont été posées par quatre journalistes de ce quotidien. Comme d’habitude, il a fait montre de sa très grande habileté à noyer le poisson et à trouver, pour toutes les questions qui fâchent (insécurité, police, justice, immigration, « séparatisme », islam), des réponses dilatoires ou spécieuses. Ainsi, quand l’un des journalistes a évoqué l’éventuelle organisation d’un référendum sur l’immigration, il s’est empressé de « botter en touche » : « Sur le sujet du référendum, la démocratie permet aux Français de s’exprimer lors des prochaines échéances électorales. Ils le feront. »

En réalité, Macron a parfaitement raison et il nous montre ainsi très clairement la voie que nous nous devons de suivre. Puisqu’on ne peut – c’est l’évidence ! – compter ni sur lui, ni sur la majorité de nos politiciens indignes pour organiser, démocratiquement, par référendum, la consultation de notre peuple (dont on sait par les sondages qu’une majorité de plus de 70 % est opposée à la poursuite de l’immigration actuelle), il nous faut faire élire le (la) candidat(e) qui s’engagera solennellement à organiser, et ce dès son élection à la présidence, un tel référendum.

Quel pourrait être le contenu exact de cet indispensable référendum ? Pour ma part, je le verrais bien subdivisé en une série de questions claires et précises, déclinées par exemple de la façon suivante :

– Souhaitez-vous qu’à l’heure où certains Français n’ont pas les moyens de se soigner correctement, l’AME ou Aide médicale aux étrangers, une aide médicale gratuite versée aux immigrés illégaux « sans-papiers » qui coûte chaque année aux contribuables français plus d’un milliard d’euros, soit supprimée ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que le regroupement familial (pourquoi faudrait-il que les familles étrangères qui veulent se regrouper le fassent prioritairement sur le sol français et non dans leur pays d’origine ?) soit suspendu en France ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que les allocations familiales soient uniquement réservées aux citoyens français, respectant scrupuleusement les lois françaises, et qu’en soient rigoureusement écartées les familles d’Africains polygames ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que notre pays accueille fraternellement les réfugiés politiques ou religieux (notamment chrétiens) gravement persécutés dans leur pays d’origine, mais refoule systématiquement les prétendus réfugiés économiques, climatiques ou autres, lesquels n’ont en réalité aucun droit à légalement bénéficier du droit d’asile ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que soit immédiatement abrogé le Droit du sol, un droit qui paraît profondément inadapté à une époque comme la nôtre où les migrations massives ont été grandement facilitées par le développement des moyens de transport ? C’est en effet un droit manifestement dépassé, devenu profondément néfaste et même criminel quand, comme à Mayotte, on constate que c’est le désir de bénéficier de ce droit du sol (avec tous les avantages matériels qui lui sont associés) qui encourage des femmes comoriennes ou africaines à venir accoucher sur le territoire français et que c’est donc à cause de ce droit du sol que chaque année, hélas, plusieurs centaines d’entre elles périssent en mer !

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que les étrangers et binationaux reconnus coupables d’un délit quelconque soient, après exécution de leur peine, automatiquement reconduits à la frontière, ce qui aurait l’avantage supplémentaire de considérablement désencombrer, et nos prétoires, et nos prisons, auxquels ils fournissent actuellement la majorité de leur clientèle ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que la naturalisation soit réservée aux personnes qui auront donné des gages sérieux et indiscutables de leur volonté de s’assimiler à nos mœurs (sur le plan culturel, linguistique et même vestimentaire) et que ceux qui se révéleront inassimilables soient poliment invités à regagner sans délai leur territoire d’origine, là où il leur sera loisible de vivre à leur guise, en pleine conformité avec leurs coutumes, croyances et traditions particulières ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

– Souhaitez-vous que l’on mette un coup d’arrêt à la construction sur notre sol de nouvelles mosquées (il en existe déjà 2 449, sans compter les clandestines et celles, plusieurs centaines, actuellement en construction, souvent comme à Strasbourg avec un financement municipal !), quand on sait que la plupart de celles-ci relèvent d’un islamisme radical, absolument incompatible avec notre civilisation et notre conception du « vivre-ensemble » (salafisme, wahhabisme, tabligh, Frères musulmans) et sont de plus inféodées à des puissances étrangères ouvertement hostiles à notre pays (comme la Turquie d’Erdogan, lequel a proclamé en 1997 : « Les mosquées seront nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats ! » ou l’Algérie, dont un ministre du gouvernement actuel vient de se permettre de nous injurier grossièrement et de lancer : « La France est notre ennemi traditionnel et éternel ») et quand 4 fédérations de mosquées, sur les 9 qui constituent le Conseil français du culte musulman, sont allées jusqu’à refuser de signer la charte « républicaine » que leur a concoctée Darmanin ?

Oui, je le souhaite / Non, je le refuse

Mais, diront certains, le (la) nouveau(elle) président(e) fraîchement élu(e) n’aura pas le pouvoir de mettre en œuvre un tel référendum. Le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel, la Cour de justice européenne, la Cour européenne des droits de l’Homme, à coup sûr, opposeront leur veto à une telle initiative… Mais la Ligue des droits de l’Homme, la Licra, SOS Racisme, le MRAP, le GISTI, la Cimade et toutes les officines immigrationnistes grassement subventionnées par l’État, vont se mettre à brailler comme des putois et appeler à descendre dans la rue. Certes, peut-être le feront-elles… Pourtant, sur ce sujet-là, comme sur tous les autres, pensent-ils que ce soit à ces gens-là de décider ? N’est-ce pas plutôt au peuple français souverain, seule entité légitime pour trancher en cette matière, de faire entendre sa voix de façon démocratique ? Et puis, pense-t-on sérieusement que l’Europe en vienne à nous déclarer la guerre si, sans lui en avoir préalablement demandé la permission, nous nous décidions à organiser un référendum afin de donner notre avis et légiférer démocratiquement sur une question qui engage, selon nous, l’avenir de la France ?

Le 16 avril Éric Zemmour et Philippe de Villiers étaient réunis sur CNews à l’occasion d’un face-à-face. J’ai une grande estime pour l’intelligence et le courage de chacun de ces deux hommes, lesquels s’accordent d’ailleurs sur de nombreux points. Mais, vers la fin du débat, ils se sont opposés quant à la définition des priorités politiques. Villiers, pour sa part, mettait en avant son projet ambitieux de refondation de l’Europe, une Europe des nations s’étendant de l’Atlantique à l’Oural, son souhait d’une redéfinition des perspectives géostratégiques de la France, lesquelles devraient notamment appuyer leur redéploiement sur une politique offensive de la francophonie… Tandis que Zemmour sensible au risque qu’il y aurait à diviser l’électorat patriote, entre ceux qui sont partisans de sortir de l’Europe et de l’euro et ceux qui préféreraient y rester, entre ceux qui sont pour notre maintien dans l’alliance atlantique et ceux qui militent pour un rapprochement privilégié avec la Russie, insistait, lui, pour que l’on se concentre sur l’objectif prioritaire et unique d’endiguer les flots migratoires.

À mon avis, c’est Zemmour qui a raison. Ce qu’il importe en effet avant tout, c’est de réunir, par-delà toutes les divergences politiques, la majorité du peuple de France autour du seul combat essentiel qui vaille aujourd’hui, celui qui a pour objectif, en mettant un coup d’arrêt à l’actuelle submersion migratoire, d’assurer la survie de notre peuple, la survie de son identité et de sa culture aujourd’hui menacées. Dans cette optique, faire de l’exigence d’un référendum sur l’immigration l’enjeu majeur des prochaines présidentielles, apparaît comme le meilleur axe stratégique, la revendication la plus « porteuse », la plus à même de rassembler la grande masse des Français de bon sens et de bonne volonté. Un tel projet de référendum pourrait ainsi constituer un formidable levier pour construire une force politique puissante, déterminée, apte à contrecarrer l’éparpillement et la démoralisation qui nous menace, apte à renverser radicalement le cours actuel des choses. Mais pour cela, il nous manque un outil, un outil pour organiser, canaliser, structurer la levée en masse des patriotes, un outil indépendant de tous les partis, un outil ayant pour seul objectif d’assurer le triomphe du candidat pro-référendum quel qu’il soit.

J’appelle donc à la constitution d’un CNR, Comité national pour le référendum, constitué de citoyens de tous bords, de toutes origines et de toutes religions, libres de toutes attaches partisanes, des patriotes sincères issus de la droite, du centre ou de la gauche. Il serait aussi souhaitable qu’un tel comité puisse s’adosser à une instance de parrainage composée de personnalités éminentes, recrutées aussi bien parmi des chercheurs et les scientifiques reconnus pour l’excellence de leurs travaux (je pense à des gens comme Michèle Tribalat, Jean-Paul Gourévitch, Christophe Guilluy, Pierre-André Taguieff, etc.), que parmi des écrivains et penseurs respectés de tous (par exemple Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Régis Debray, Jacques Julliard, Michel Houellebecq, Renaud Camus, etc.), parmi les artistes patriotes motivés par la survie de notre culture nationale (ça doit bien exister, si on cherche un peu !), parmi les militaires ayant donné sur le terrain des preuves de leur entier dévouement pour le pays (ce n’est pas ça qui manque !) et parmi les journalistes vraiment libres, ceux qui refusent de se plier aux injonctions du politiquement correct et résistent vaillamment à l’offensive des minorités intolérantes complaisamment mises en vedette par la plupart des grands médias (Éric Zemmour, Mathieu Bock-Côté, Eugénie Bastié, Chantal Delsol, Malika Sorel, William Goldnadel, Lydia Guirous, etc.)

Ce comité national pourrait essaimer en comités régionaux, départementaux, communaux, couvrant ainsi l’ensemble du territoire. Ces derniers pourraient accueillir fraternellement, sans sectarisme, tous les citoyens de droite, de centre ou de gauche, de toutes origines, religions ou couleurs de peau, qui souffrent de voir leur patrie plonger irrésistiblement vers l’abîme par la faute de politiciens irresponsables ou impuissants ; des citoyens qui exigent que la question de l’immigration soit tranchée démocratiquement par un référendum, permettant enfin au peuple de faire entendre sa voix et imposer en ce domaine sa volonté souveraine. Nul doute que de telles organismes unitaires, s’ils se mettaient en place, pourraient rapidement devenir le creuset d’une mobilisation victorieuse pour des millions de Français de bon sens et de bonne volonté déterminés à faire accéder à l’Élysée le(la) candidat(e) qui leur garantira l’organisation de cet indispensable référendum.

André Pouchet




Les questions qu’on ne nous pose jamais

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 – Seriez-vous favorable à ce que se poursuive l’immigration massive que connaît notre pays depuis 30 ans (bon an, mal an, environ 400 000 nouveaux arrivants) ou seriez-vous partisan d’y mettre fin, notamment en expulsant sans états d’âme tous les immigrants illégaux, ainsi que tous ceux qui abusent du regroupement familial et du droit d’asile ? OUI à la poursuite de l’immigration / NON à la poursuite de l’immigration.

– Seriez-vous favorable à ce que les étrangers, ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays comme ceux qui y sont entrés légalement, à partir du moment où un tribunal les aura régulièrement reconnus coupables d’un délit quelconque, soient automatiquement renvoyés d’où ils viennent ? OUI / NON

– Seriez-vous favorable à ce que le gouvernement cesse de verser de grasses subventions aux organisations prétendument antiracistes (type SOS Racisme, LICRA, MRAP, Ligue des droits de l’homme) et aux organisations d’aide aux migrants (type GISTI, ASTI, CIMADE) dont l’activité principale consiste à aider les migrants illégaux en leur dictant les discours mensongers qu’ils doivent tenir pour tromper les services de l’immigration et en profitant de toutes les failles d’une législation exagérément complexe pour empêcher leur expulsion et leur permettre ainsi de rester indûment en France ? OUI / NON

– Seriez-vous favorable à ce que notre gouvernement se décide à adopter des mesures de rétorsion rigoureuses (arrêt de la délivrance de tous visas et suspension de toutes subventions ou aides financières quelles qu’elles soient) à l’encontre des États (comme l’Algérie, le Mali et d’autres États du Maghreb et d’Afrique noire) qui trouvent malin, afin de ne pas réintégrer ceux de leurs ressortissants dont nous ne voulons pas chez nous, de refuser de leur délivrer en temps utile les indispensables « laissez-passer consulaires » ? OUI / NON

– Approuvez-vous la décision que vient de prendre l’actuel ministre de l’Intérieur Darmanin de dissoudre l’association Génération Identitaire qu’il présente comme une « milice extrémiste », alors qu’elle n’a jamais fait autre chose que de se livrer à des opérations de propagande pacifiques pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à l’immigration illégale et alors qu’un activiste comme Cédric Herrou peut tranquillement se glorifier d’avoir violé les lois de la République en organisant pour des migrants illégaux des franchissements répétés de la frontière avec l’Italie ? OUI / NON

– Seriez-vous favorable à ce que l’on persiste à autoriser les personnes étrangères ou d’origine étrangère venues s’installer sur le sol français à imposer au reste de la société leur mode de vie et leurs coutumes ancestrales incompatibles avec la civilisation européenne (y compris celles qui contreviennent de façon flagrante avec la législation française actuellement en vigueur comme la polygamie, l’excision, les mariages forcés, le port du voile et du burkini, l’infériorisation des femmes) ? OUI / NON

– Ne pensez-vous pas qu’il conviendrait que, face à la montée d’un communautarisme musulman de plus en plus agressif (également appelé « séparatisme » par le pouvoir actuel), soient expulsés tous ceux qui refusent de s’engager dans une démarche d’assimilation à la société française et d’inviter ces derniers à aller s’installer dans l’un des 49 pays islamiques existant à travers le monde, pays dans lequel il leur serait loisible de vivre leur foi et de pratiquer leur religion en parfaite compatibilité avec leurs coreligionnaires ? OUI / NON

– Seriez-vous favorable à ce que la peine de mort redevienne la peine capitale, la peine suprême couronnant la pyramide des peines mises à la disposition de nos tribunaux, la peine à laquelle, bien sûr, on ne recourt pas tous les quatre matins mais seulement pour châtier de façon exceptionnelle et exemplaire des crimes exceptionnellement graves, les crimes considérés comme les plus abominables (par exemple ceux qui ont été commis à l’égard d’enfants) ?  OUI / NON

– Seriez-vous favorable à ce que des instances constituées de juges non élus comme le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel, la Cour de justice de l’Union européenne et la Cour européenne des droits de l’homme puissent continuer à disposer du droit de censurer et de bloquer les décisions votées démocratiquement par la représentation nationale (les députés et les sénateurs) élue par le peuple ? OUI / NON

On voit bien que toutes ces questions, et bien d’autres encore (par exemple : approuvez-vous le droit accordé par notre loi actuelle aux squatteurs de s’installer, parfois pendant plusieurs d’années, dans un logement qui ne leur appartient pas et ce au détriment de l’occupant légitime ? Pourquoi donc le cambrioleur qui fracture la porte d’un logement pour y commettre des vols risque-t-il d’être arrêté et condamné pour « violation de domicile », alors que le squatteur qui fracture la porte d’un logement pour s’y installer aurait, lui, le droit à l’impunité et au maintien dans les lieux ?) ne sont jamais posées à nos concitoyens alors qu’il suffirait pour cela d’organiser un référendum dans les formes prévues par la Constitution de la Ve République ?

Et pourquoi ne nous les pose-t-on pas ?

Eh bien tout simplement parce que – tout le monde le sait bien – les réponses que le peuple français, composé d’une majorité de vilains « populistes », apporterait à de telles questions ne conviendraient pas – tous les sondages en apportent la preuve – au pouvoir et aux partis qui monopolisent actuellement celui-ci dans notre pays !

La démocratie, officiellement, c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple. Mais, en fait, ce que l’on a aujourd’hui, c’est le pouvoir de l’oligarchie, pour l’oligarchie et par l’oligarchie ! C’est le pouvoir contre le peuple, un pouvoir qui n’hésite pas à faire fi des décisions prises démocratiquement par le « démos ». On se souvient de ce qu’il est advenu du vote de notre peuple par lequel, le 29 mai 2005, celui-ci refusait de façon éloquente (par près de 55 % des voix) la Constitution européenne qu’on lui demandait d’entériner et que Sarkozy, afin de contourner ce refus pourtant nettement exprimé, n’a pas craint de faire avaliser sous une forme à peine modifiée baptisée « Traité de Lisbonne », le .4 février 2008, par un vote du Congrès à Versailles.

Ce que l’on a le culot d’appeler « l’État de droit » n’est en fait rien d’autre que l’usurpation, la confiscation, par des juges non élus baptisés « sages », avec la complicité de partis politiques félons et la bénédiction des médias complices, de la souveraineté politique dont notre peuple est théoriquement le seul détenteur selon l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

André Pouchet




L’hypothèse Z

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Un ami qui – peut-être à tort – me fait l’honneur de s’intéresser au regard que je porte sur la situation politique, m’a demandé comment je me positionnerais aujourd’hui face aux perspectives de la prochaine élection présidentielle. Pour le satisfaire, je me suis donc efforcé de mettre en mots la perception que j’avais du problème, de dégager ce qui me paraissait probable ou possible, ou plutôt ce qu’il n’était pas totalement déraisonnable d’espérer.

Voici donc ce à quoi j’ai abouti. J’ai pensé que cela pourrait peut-être intéresser aussi les lecteurs de RL. Mais je mets ceux-ci en garde. Il me faut rester modeste ; mes compétences sont limitées ; je ne prétends nullement être un politologue extralucide, doté d’une clairvoyance infaillible ; je ne suis qu’un patriote inquiet du sort actuel de son pays et qui cherche ardemment des raisons de croire à la possibilité de son redressement.

Quid d’une candidature Zemmour ?

Pour le moment Z. paraît laisser monter avec satisfaction dans le pays le désir de son accession à la Présidence. À mon avis, il a raison de ne pas dévoiler trop tôt ses batteries, ce qui l’exposerait prématurément aux feux croisés de ses ennemis, aux attaques conjuguées de tous ceux, à droite comme à gauche, qui redoutent son éventuelle mise en orbite. Il a raison d’attendre que les sondages montent plus haut et que les ralliements se manifestent en plus grand nombre. Pour le moment, seuls Ménard et Bompart n’ont pas caché que c’était lui leur champion et qu’ils se préparaient à marcher hardiment au combat derrière lui.

Mais on peut raisonnablement espérer qu’un jour prochain ce sera aussi le tour de Marion Maréchal, de Villiers, de Dupont-Aignan, de Messiha, de Poisson, de Philippot, de Goldnadel de se positionner en sa faveur. Voire celui de Bruno Gollnisch et – pourquoi pas ? – celui de Jean-Marie lui-même ! Il faudrait aussi que ça bouge un peu du côté des anciens partisans de Fillon, que des gens comme Ciotti, Bellamy ou Aubert consentent à se rapprocher de lui. On peut escompter que certains de ces généraux qui, ces dernières années, se sont mobilisés et ont fait connaître publiquement leur condamnation de la façon dont aujourd’hui vont les choses dans notre pays, pourront également, sans trop de difficultés, entrer dans la danse. Si, à ce stade, les pourcentages de voix en faveur de Z et ceux en faveur de Marine parvenaient à se rapprocher et commençaient à s’équilibrer, je crois qu’on verrait alors certains secteurs du RN (Ravier, Bay, Collard, Mariani, etc.) basculer progressivement de l’autre côté. On espère que cela amènerait Marine à décider sagement de s’effacer pour se ranger derrière Z (comme, dans le cas inverse, Z, j’en suis sûr, saurait se ranger derrière elle).

Arrivé à ce stade, disposant d’un aussi substantiel socle électoral, il faudrait alors mettre en place, jeter les bases d’un large front patriotique, résolument anti-islamique et anti-mondialiste, afin de soutenir et porter jusqu’à la victoire « le projet Z ». Sur la base d’un tel front clairement constitué, avec des structures locales vivantes et ouvertes à tous les patriotes sincères, notre « bien-aimé leader », pourrait se permettre d’envisager d’audacieuses et habiles « manœuvres » ayant pour but de neutraliser, voire de satelliser des forces comme celles qui se reconnaissent aujourd’hui dans un Onfray, un Chevènement ou un Montebourg, voire de provoquer des fractures dans le camp des mélenchonistes (surtout si Macron apparaissait comme devant être le favori du camp d’en face).

On a le droit de rêver ! C’est à quoi pour ma part je me suis laissé aller, même si je sais bien que les chances que cela marche sont malgré tout assez minces… Si – par malheur – l’opération Z qui se dessine actuellement finissait par capoter, je me rallierais bien sûr – la mort dans l’âme – à un vote Le Pen, tout en sachant pertinemment que la candidature de Marine, même si celle-ci parvenait à attirer une quantité accrue de suffrages, la rapprochant un peu plus de la majorité que lors de ses précédentes tentatives, cela ne déboucherait finalement, face à une candidature Hidalgo, Macron, Bertrand ou Barnier, que sur un sanglant et désespérant échec.

J’ai regardé vendredi dernier sur CNews le face-à-face Zemmour/Djebarri (l’actuel ministre des Transports), un jeune macroniste brillant (pas une caricature, pas un vulgaire Castaner, un impudent Darmanin ou une effrontée Schiappa, mais un homme qui connaît ses dossiers et qui réfléchit). Très impressionnant, ce débat ! Les deux débatteurs ont échangé leurs points de vue de façon fort courtoise, se laissant interrompre pour une mise au point ou une précision, s’écoutant respectueusement et n’hésitant pas à reconnaître que sur tel ou tel point l’autre disait vrai. Z, pour sa part, sans jamais chercher à écraser le ministre, a nettement marqué des points, parvenant à plusieurs reprises à mettre D en porte-à-faux avec certaines positions discutables défendues par ses amis ou à faire apparaître le caractère improbable ou illusoire de certaines des promesses mirifiques qu’il se risquait à décliner.

Au vu d’une telle prestation, on ne peut que constater que notre Z ne se contente pas d’être le plus virulent des dénonciateurs de l’immigrationnisme dominant et de tous les traîtres qui pactisent avec l’islamisme conquérant, et cautionnent par leur lâche passivité la montée de l’insécurité et de la délinquance dans notre pays. Refusant de se laisser enfermer dans ce seul rôle contestataire, il fait la démonstration, jour après jour, de sa compétence sur le terrain économique et diplomatique (malgré un peu trop de complaisance, à mon sens, envers Poutine), sur celui de la politique industrielle ou militaire.

Bref, il s’efforce avec succès de faire la preuve qu’il possède une indiscutable carrure d’homme d’État. Ce que la pauvre Marine – pour son propre compte – malgré tous ses efforts pour édulcorer son discours au risque de le rendre insipide aux yeux de beaucoup de nos concitoyens exaspérés, se révèle visiblement incapable de faire.

Avec Z, c’est clair, c’est franc, pas de « en même temps », pas de faux-fuyant ! Pas question pour lui de finasser et de se cacher derrière son petit doigt :

– Non les jeunes patriotes de Génération Identitaire n’ont rien commis de répréhensible ; ils n’ont fait qu’user de leur droit constitutionnel d’expression et de manifestation, sans transgresser aucune loi de la République ; les dissoudre, comme le propose Darmanin, serait par conséquent une forfaiture.

– Non, il n’y a pas de frontière étanche entre l’islamisme et l’islam. Les djihadistes sont de bons musulmans qui ne font que mettre en application ce qu’ils ont lu dans le Coran, la parole incréée d’Allah fidèlement recueillie par son prophète Mohamed. Les djihadistes ne constituent pas la majorité des musulmans mais ils sont, au milieu de la masse des musulmans dits « modérés », comme des poissons dans l’eau.

– Oui, je suis pour l’arrêt total de l’immigration, l’immigration illégale comme l’immigration légale. Je suis même pour qu’on envisage sérieusement l’hypothèse d’une remigration. Comment peut-on faire semblant de déplorer le communautarisme (ou le séparatisme) et ne pas voir que celui-ci est nourri, renforcé, par les nouveaux arrivants qui, vague après vague, viennent s’intégrer, non dans la société française, mais dans les colonies d’allogènes déjà installées ?

– Oui, ce que l’on appelle aujourd’hui « l’état de droit » n’est en réalité rien d’autre que l’usurpation, par des juges non élus, de la souveraineté du peuple, laquelle constitue pourtant officiellement le fondement de la démocratie. Un nouvel exemple de cet état de chose scandaleux vient de nous être donné par le Conseil d’État. Celui-ci vient en effet de décider qu’un étranger quatre fois condamné par un tribunal, la dernière fois pour « propagande terroriste », ne pouvait pas être expulsé sous prétexte que, selon lui, la propagande terroriste ne doit pas être assimilée à du terrorisme !

Mais ce n’est pas parce que Z parle clair, parce que c’est toujours sans détour qu’il s’exprime et parce qu’il se refuse à nous épargner ses diagnostics même les plus sévères que – nouveau Savonarole – il se comporterait comme un imprécateur intolérant et sectaire, et se laisserait aller à la vitupération et aux insultes. Sans renier aucune de ses convictions, il nous apporte quotidiennement la preuve de sa capacité à discuter posément et même courtoisement avec quiconque accepte de débattre avec lui. Cela a été le cas de Djebarri, j’en ai déjà parlé, mais aussi celui d’un Pascal Blanchard, universitaire « décolonial » en vue, qui face à Zemmour s’est tenu prudemment à carreau et en a beaucoup rabattu sur les contestables affirmations qui nourrissent habituellement son discours.

Ce n’est qu’un début, le combat décisif ne fait que commencer !

André Pouchet