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La Simmenthal et la Montbeliarde

NadineMorano2Dans un article très fouillé où apparaissent les mot biométrie, phénotype, allèle, génome qui en rendent la lecture ardue, la biologie nous explique que la notion de race n’existe pas. Elle a peut-être raison d’un point de vue biologique. Elle nous explique que nous avons à 98 % les mêmes gènes que le chimpanzé, ce qui doit en inquiéter plus d’un ; que nous avons tous du sang rouge, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Et de conclure : dans l’espèce humaine, l’idée de race ne sert à rien. Péremptoire. Ce qui signifie que pour un biologiste, Ella Fitzgerald kif-kif (mot d’origine arabe, pardonnez-moi) Elisabeth Schwarzkopf, Duke Ellington kif-kif Alfred Brendel, Louis Armstrong kif-kif Maurice André. Mais non, ils sont de races différentes, à talent égal au demeurant. Le seul avantage de cette théorie, c’est qu’il n’y a plus de délit de sale gueule puisque nous avons tous la même.
Que la notion de race ait donné lieu à des débordements criminels, c’est avéré. Les massacres des Tutsis, ceux des Juifs de la Shoah, des Tziganes, des Roms, des Kurdes, ah, il y en a eu et ça continue, à petite ou grande échelle. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille supprimer le mot, lequel apparaît à l’article 2, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette avancée de l’humanité. Qu’un président français veuille supprimer le mot dans la constitution de son pays, libre à lui et à ses élus réunis en assemblée, mais cela montre les limites de sa culture. La France a l’obsession orwellienne de l’euphémisme et du langage correct. La France n’est plus jamais en guerre, elle procède à des opérations militaires. On n’arrête plus les malfrats, on les interpelle : « Hep, vous là-bas ! ». On ne les incarcère plus, on les mets à la disposition de la Justice. C’est-y pas plus joli comme ça ?
Ainsi, on a voulu remplacer « race » par « ethnie ». C’est dire l’ignorance. Ethnie et race sont deux choses différentes. Une ethnie est un groupe plus ou moins nombreux lié par des rites, par un langage spécifique, par une cuisine et par un sentiment d’appartenance. Elle ne s’occupe pas de savoir si on a la peau bistre, les pommettes saillantes ou les cheveux crépus, elle demande simplement qu’on s’adapte si on vient d’ailleurs. Il n’y a pas de race juive, ça serait donner raison à Hitler et à Rosenberg, mais il y a une ethnie juive, répartie sur tout le globe où on respecte le sabbat, où on emploie des expressions yiddish et où mange des gefilte fisch. De même, il y a une ethnie suisse divisée en sous-ethnies cantonales. J’entendais naguère un Biennois, candidat à je ne sais poste politique, et qui était un nègre (foin de vocabulaire correct, en Amérique on emploie négro et cela est spiritual ; on a aussi longtemps dit « art nègre » sans que cela choque). Je l’entendis faire suivre les mots « après que » de l’indicatif, comme le demande la grammaire, une règle que bien des francophones ignorent. Je me disais que voilà un homme qui, bien que ne pouvant pas changer de peau, entrait sans problème dans l’ethnie biennoise à qui il avait demandé de l’accepter. Je suis d’ailleurs toujours admiratif du maniement respectueux et irréprochable de notre langue française de certains Africains francophones. Un apport de la colonisation !
La décision du président français est donc une cuistrerie. Elle ne concerne au demeurant que les humains mes frères. Les éleveurs continueront à parler de la race simmenthal et de la race montbéliarde. Il y a encore des races de chien, le bouvier bernois ne ressemble guère au loulou de Poméranie (un boche). Il n’y aurait en revanche pas de races d’homme, c’te blague.
Il nous faut un mot pour distinguer un Thurgovien d’un Japonais, un Vaudois d’un Gabonais. Simplement, il ne faut pas que le mot hiérarchise la chose. Eric Zemmour, lors d’un débat, était confronté à une négresse (voir plus haut). Il en vint à signaler, cela faisait partie du débat, qu’elle avait la peau noire et lui la peau blanche. La dame saute au plafond et parle de racisme. Notre homme eut beaucoup de peine à lui faire comprendre qu’il n’avait pas dit qu’elle lui était inférieure mais seulement différente. C’est le drame de ce mot, on lui prête des significations qu’il n’a pas. Nadine Morano a été victime de cette perversion. On lui cherche des poux dans ses cheveux (blonds) alors qu’elle n’a employé race que dans son sens neutre et acceptable. « Je suis de race blanche. »  Et alors ? Elle a prononcé une évidence : la France est un pays de race blanche, l’Europe aussi. Cela n’est pas niable, même si le biologiste Axel Kahn dit que c’est faux, arguant qu’un Norvégien n’a pas la même peau qu’un Italien, ce qui n’est pas niable non plus. Sauf qu’il s’agit de nuances d’une même couleur de peau et qu’un Italien, même très bronzé, ne ressemble pas à un bantou. On s’étonne qu’un savant réputé ne voie pas les choses comme ça. N.M. a ajouté que ses racines éraient judéo-chrétiennes, ce qui n’est pas répréhensible non plus. Elle aurait pu mentionner qu’elles sont également greco-latines, puisque sa langue maternelle est principalement issue du latin et que la démocratie à laquelle elle participe nous vient de Grèce. En plus, elle a émis le voeu de ne pas devenir musulmane, une ambition négative que nous sommes nombreux à avoir.
Ces propos donc acceptables n’ont pas plu, la classe politique s’est déchaînée, c’était la danse du scalp. On a parlé de « déclaration exécrable », et autres invectives pas faites dans la dentelle, on l’a décrite comme une poissonnière lepéniste (c’est vrai qu’elle ne parle pas « beaux quartiers »). C’était à qui, dans cette lapidation lui jetterait la plus grosse pierre.
Le plus virulent dans la critique a été Nicolas Sarkozy, dont N.M. fut naguère une groupie. C’est que Sarkozy est de race magyare (!) et que cette toute blonde, je ne sais pas, ça ne collait pas. Il doit être jaloux.
Ce qu’on constate, c’est que Morano est une emmerdeuse. Et ce que les Français et surtout ceux qui les dirigent ne comprennent pas, c’est qu’un pays à besoin de ces rebelles, ils nous sont aussi indispensables que la flore intestinale. Sans eux, la digestion sociale ne se fait pas. La France, au cours de son histoire en a connu : Vauban, qui se permettait de critiquer la politique fiscale de Loulou XIV, Zola, qui défendait un juif dans un pays alors profondément antisémite , Péguy, qui prétendait qu’il fallait gueuler la vérité, Jaurès, qui se déclarait pacifiste alors que la France rêvait de guerre pour reconquérir deux provinces, dont l’une était germanophone. Ces hommes (il y a eu des femmes aussi, Olympe de Gouges, qui était féministe avant l’heure et qui paya ce culot par l’échafaud), sont l’honneur d’un pays. Un Franz Weber est l’honneur du nôtre.
Bien qu’ainsi elle doive renoncer à l’investiture de son parti aux prochaines élections, Nadine Morano a refusé de s’excuser. Ça la rend sympathique.
Un soir à la Havane/ un tout petit negro/ jouait dans sa cabane/ du banjo,
(Chanson connue des anciens).
André Thomann




Thalys : Hani Ramadan croit à un complot américain

Hani Ramadan
Hani Ramadan

Un quidam se promène dans un parc de Bruxelles et aperçoit un sac qui traîne sans son propriétaire.
Dans un cas pareil, la police demande de s’éloigner et de l’appeler pour qu’elle vienne avec une équipe de démineurs. Téméraire, notre homme s’empare du sac sans se soucier du danger. Mais il devrait alors le porter aux Objets Trouvés comme tout bon citoyen. Il n’en fait rien et se rend à la gare et monte dans un Thalys qui justement passait par là. Il s’installe et ouvre le sac. Alors là, c’est son jour de chance, il y trouve une kalachnikov et des munitions. Il en rêvait depuis tout petit. Il va tout de suite faire un essai. Vous connaissez la suite.
Que monsieur Hani Ramadan* croie à ce scénario de bébé menteur, c’est son affaire. Après tout, il croit bien à l’archange Gabriel, aux djinns et à tout ce que contient le Coran qui est pour lui parole d’évangile. Alors, un peu plus ou un peu moins de crédulité, pour l’esprit éclairé qu’il se dit être…
Quant aux crimes de l’armée des USA, bien réels certes, mais pas plus que ceux de L’Etat Islamique dont notre blogueur ne parle jamais, ils sont dans le cas qui nous occupe hors du sujet. (voir le texte délirant du monsieur sous ‘blogs tdg).
L’enquête n’en est qu’à ses débuts, on saura plus tard si notre quidam avait pris un billet avant de monter dans le train. Mais vous savez, quand on a un fusil dans ses bagages, un titre de transport paraît largement superflu.
Louons le Seigneur !
André Thomann 
*Hani Ramadan est le frère de Tarik, ce sont un peu les Dupond/t musulmans, je dirais même plus , c’est Mustafa et Mustapha.
 




Pour l’inquiétant imam de la mosquée de Brest, tout ce qui n’est pas hallal est haram

Les musulmans pur jus sont obsédés à l’idée qu’ils pourraient verser de l’hallal dans le haram, soit du licite dans l’illicite, du pur dans l’impur. Cette notion du pur et de l’impur, qu’on trouve à un degré moindre dans le judaïsme et même dans le christianisme a de quoi provoquer des sueurs froides à celui (et celle) qui s’y soumet. C’est que, dans l’islam particulièrement, l’enfer n’est jamais loin pour ceux qui enfreignent la règle. Il faut donc être très prudent.  On doit alors s’adresser à un expert, qu’on trouve sur les sites ‘islam, questions et réponses’. Là, le théologique le dispute au grotesque. Prenons l’exemple de ce quidam-croyant qu’il a une blessure au pied recouverte d’un pansement. Il lui est donc impossible de faire ses ablutions dans les règles, qui sont des plus compliquées. L’expert lui répond d’abord qu’il doit passer de une infirmière à un infirmier. Ensuite, notre expert indique au quémandeur de conseils comment procéder aux sacrées ablutions du pied sans offenser Allah dont les musulmans savent qu’il a l’indignation facile. Hamdulillah !

Mais ce ne sont là que bagatelles.

imambrest1Il y a plus, et plus délétère. Je veux parler de l’imam de la mosquée de Brest, le tonitruant Rachid Abou Houdeyfa, une sorte de Savonarole musulman qui prêche d’abondance, il peut parler de longues minutes, voire des heures sans s’arrêter, en enchaînant les phrases sans reprendre son souffle, avec un jeu de mains incroyable, la droite souvent levée vers le ciel pour indiquer qu’Allah nous regarde tous et tout le temps. Une sorte de phénomène-parleur. Mais c’est surtout le contenu qui fait problème. Il aborde tous les sujets : l’adultère : il est contre, of course ; la tenue vestimentaire des jeunes femmes occidentales : il est contre; la fornication : il est contre ; la musique, et c’est ce qui va nous intéresser, il est aussi contre. Il dit en substance ceci : la musique emplit les cœurs, mais alors il n’y reste plus de place pour Allah (et de lever sa dextre). La musique, c’est donc haram.

Il se réfère au Coran, aux hadiths, dont on sait pourtant ce qu’ils valent. Mahomet ayant dit que celui qui écoute une chanteuse aura du plomb versé dans les oreilles, pour lui c’est chose avérée. Les voix féminines, voilà l’ennemi. Elles sont la perdition de l’homme. Notre imam veut bien admettre que, disons lors d’un mariage, les femmes puissent chanter mais entre elles et que leurs voix soient hors de portée des oreilles masculines, elles ne pourraient qu’inciter à des désirs de viol. Sont également prohibés les instruments de musique, sauf peut-être le tambour qui, seul, ne produit pas de musique mais du bruit. L’islam est bruyant mais pas mélodieux. Il faut se faire une raison, lorsque la oumma sera universelle selon le vœu de tous les imams, il n’y aura plus de musique. Nous avons là affaire à un terrorisme culturel aussi terrifiant que celui des kalachnikofs. Vous, je ne sais pas, mais moi, une vie sans la Neuvième, sans la Jupiter (un rival d’Allah!) de Mozart, sans la Chauve-Souris avec ses voix féminines sataniquement érotiques, je ne sais pas comment je la vivrais. Je parle de mes musiques à moi, vous avez certainement votre propre et substantielle liste. Il faut donc combattre cet imam et tous ceux qui parlent comme lui. Curieusement, des voix s’élèvent de plus en plus souvent pour faire taire des gens raisonnables et qui mènent le bon combat, des Zemmour, des Finkielkraut tandis que notre énergumène brestois a toute liberté de déverser son torrent de fanatisme sans que personne ne s’avise de le remettre en place.

D’autant plus qu’il ne s’en tient pas là. Dans un autre sermon, dantesque, où cette fois il n’apparaît pas (son ego doit souffrir), il décrit l’enfer en des termes effroyables en faisant défiler des images de volcans en fusion et de coulées de lave rougeoyante. Soit une autre forme de terrorisme L’effet sur des esprits simples qui croient tout ce qu’on leur dit doit être terrifiant là aussi. Lorsque la surveillance des médias (?) voit apparaître une fesse ou un bout de sein qui dépasse, elle intervient, car cela pourrait choquer le puritanisme ambiant. Et là, pas de réaction. Comprends pas !

Un mot en conclusion sur l’islamophobie dont certains pourraient penser que ce texte en est teinté. La phobie, selon la psychiatrie, est une peur irraisonnée d’une situation ou d’un animal, la claustrophobie, la peur d’être enfermé dans les toilettes, l’agoraphobie celle de se trouver seul dans la foule innombrable des fans d’un chanteur pop, l’arachnophobie celle de penser qu’une araignée pourrait vous mordre ou vous manger. Or, ma peur de l’islam est au contraire objective, fondée : cette mouvance (déguisée sous la forme d’une religion) proclame ouvertement ses ambitions universelles, son but ne sera atteint que lorsque tous les humains seront devenus musulmans et que ceux qui se rebiffent, on leur fera couic. Le coran est explicite sur ce point, encore faut-il l’avoir lu. La RATP, la régie, pardon, la religion d’Amour (ils haïssent cordialement les mécréants que nous sommes) de Tolérance (ils interdisent dans les pays où ils sont la majorité le culte des autres fois) et de Paix (on les voit partout les armes à la main ou la ceinture d’explosifs autour du bide) ne peut que susciter une attitude défensive. C’est vrai qu’ils ne sont pas tous comme ça, on connaît l’objection, il y a des bons musulmans. Mais sous l’Allemagne nazie, tous les Allemands n’étaient pas des SS, il y avait des bons Allemands, dont ma mère, deux de mes oncles et une flopée de cousins et cousines. Mais il y avait ce petit nombre de porteurs d’uniforme noir qui ont fait les dégâts que l’on sait. On ne saurait donc trop être sur ses gardes.

Légitime défiance, comme dit Mireille Vallette.

André Thomann




Baby Loup : la laïcité agressée, les autorités complices

Sur la saga Baby-Loup

baby-loupC’est une notion qui va dans un sens mais pas dans l’autre, vous allez voir pourquoi. Nous sommes dans le dernier épisode en date de la saga Baby-Loup, cette crèche de la banlieue parisienne qui fait un travail remarquable en ouvrant sept jour sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour rendre la vie possible à des familles aux horaires biscornus. On est dans une structure exemplaire dont la France devrait être fière et qui devrait faire des petits. Eh bien non ! On ne lui créé que des emmerdes. A commencer par cette musulmane qui, après un congé  revient en portant le voile des bonnes pratiquantes. La directrice dont il faut dire le nom : Natalia Baleato, une femme remarquable même si c’est une étrangère, lui fait comprendre que dans le système laïque qui est le sien et où, tant bien que mal, les religions cohabitent, il n’est pas question d’exhiber la sienne. Elle la licencie. Au nom de l’adage un peu oublié que charbonnier est maître chez lui. Sans peut-être le savoir, elle fait sienne la doctrine d’un rabbin célèbre (nom connu de la rédaction) qui disait que la religion, que la prière, c’était entre quatre murs et que autrui n’avait pas à en connaître. La justice, dans ce pays procédurier qu’est la France, s’est emparé de l’affaire et fait un va-et-vient ridicule qui dit tantôt que la directrice a raison, tantôt qu’elle a tort. La musulmane entretient le suspense en menaçant d’aller jusqu’à Strasbourg pour avoir enfin gain de cause. Remarque : elle doit être ‘au pèze’ pour se payer des avocats gourmands et ravis de l’aubaine. C’est que c’est sa conscience religieuse qui parle. On peut se demander à quoi ressemble une conscience, en principe invisible. Porte-t-elle une robe à fleur et des escarpins ?

Le problème est celui-ci : la dame prétend que son licenciement est incompatible avec sa religion. Nos systèmes occidentaux se posent toujours gravement la question de savoir si la loi est compatible avec les usages religieux alors  que cela devrait être l’inverse. Au Tibet, un des modes funéraires est de placer le mort sur un rocher et faire bouffer son cadavre par les vautours et les bêtes errantes. Rien n’empêcherait une communauté tibétaine vivant en Suisse de procéder de cette manière en se réclamant de la liberté du culte des ancêtres. Et nos autorités de fermer l’oeil.

Nous devons donc, dans nos pays laïques ou presque demander que la compatibilité aille dans le bon sens et que la religion, autorisée certes, ne prenne pas le pas sur nos lois. Amen ou quoi.

Résultat des courses pour Baby Loup : ils sont obligés de déménager et de quitter un environnement désormais hostile. Ils sont en butte à des brimades, voire à des violences. L’identité de leurs auteurs est également connue de la rédaction.

André Thomann




Hallali sur le hallal

…..et cacher le casher

abattageLa liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.  C’est la première phrase de  l’article quatre de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Par parenthèse, cette Déclaration est rédigée avec une précision et une élégance qui fait vraiment aimer la langue française. On était en 1789, au départ d’événements considérables, et le premier souci de ces messieurs les bouleverseurs fut d’établir cette charte que tout homme (les femmes aussi) doit considérer comme encore pertinente. Elle a été complétée en 1948 par les Nations-Unies mais la base concise en fut jetée dès le début de la Révolution Française. Elle est en quelque sorte le décalogue des Lumières, même si le nombres des articles est en l’occurrence dix-sept. En 1948,on a ajouté à l’édition complétée l’adjectif ‘universel’. On n’aurait su mieux faire. Les droits de l’homme doivent s’appliquer non seulement à ceux qui sont déjà convaincus de l’utilité de ce libellé libératoire, mais aussi à ceux qui n’en ont jamais entendu parler et qui doivent également en profiter.

Mais voilà que des énergumènes prétendent y relativiser certains articles. La liberté religieuse serait au-dessus de l’énoncé cité supra. Nuire à autrui serait une notion à discuter. On a entendu qu’il doit y avoir une Déclaration islamique des droits de l’homme. Je le dis tout net, attention, je vais être fanatique moi aussi, ces droits de 1789 augmentés 1948 sont un absolu. Ils ne peuvent être ‘interprétés’ que dans des limites très strictes et toujours en faveur de cet homme qui en est l’objet.

Je ne change pas de sujet : il y a quelques années, le Conseil Fédéral a voulu ‘assouplir’ la loi sur l’abattage des animaux en admettant que dans certaines conditions (lisez ‘pour faire une fleur’ aux minorités juives et musulmanes) l’abattage rituel serait autorisé. Au grand scandale des protecteurs des animaux, des vétérinaires et même de ce nom de dieu de peuple suisse qui a une fibre humaniste plus forte qu’on pense. Le projet a été remisé, quitte à resurgir quand le moment sera plus favorable car on sait que les tenants de la cruauté sanctifiée envers les animaux ne lâchent pas facilement prise. Nous somme donc avec la Suède, la Norvège et les Pays-Bas, ces pays qui interdisent l’abattage rituel. Tous des pays dont le niveau démocratique est élevé. En Suisse, si je suis bien renseigné, l’importation de la viande halal et kasher est cependant autorisé, ce qui est une belle hypocrisie. Ainsi, les juifs et les musulmans suisses qui mangent le produit de bonne pureté n’enfreignent que la lettre de la loi, ce qui n’est pas grave, allons ! Et quant aux souffrances infligées aux animaux, elles sont sans comparaison avec celles qui les attendraient s’ils se mettaient à manger comme tout le monde. En d’autres termes, ils s’en foutent.

Reprenons l’article 4 : si autrui, c’était aussi l’animal ? C’est vrai ça. Lorsqu’un paysan maltraite son cheptel, un palefrenier ses chevaux, il est à juste titre poursuivi et les pénalités peuvent être sévères. Il est donc inadmissible que sous prétexte de liberté religieuse on ne puisse pas faire de même. Entre un imam ou un rabbin dogmatiques et un vétérinaire qui sait de quoi ça parle, le choix est vite fait. Il n’y a pas de liberté religieuse, il n’y a que la liberté tout court telle qu’elle est comprise par la Déclaration. On pourrait d’ailleurs imaginer un Mexicain illuminé qui déciderait de reprendre la religion des Mayas avec sacrifices humains. Rien dans la veulerie occidentale qui a décidé que toute religion était acceptable ne s’opposerait à son projet. On ne s’étonne plus que du côté de Cologne, il s’est créé un mouvement qui entend mettre au pas les musulmans envahissants avec des moyens brutaux s’il le faut. Les autorités s’alarment, mais elles auraient dû y penser avant.

Pendant qu’on y est, autrui, c’est aussi les petites filles mutilées dans leurs organes génitaux, avec des souffrances indicibles et qui peuvent conduire à la mort par septicémie. Les imams savent nous dire que cette  mutilation n’est pas inscrite dans le Coran et que par conséquent elle ne les regarde pas. Sauf qu’en Égypte, pays majoritairement musulman à part quelque Coptes chrétiens qui en infectent le territoire,  neuf petites filles sur dix en sont victimes. Il suffirait donc que les imams décrètent l’interdiction de cette chirurgie délétère sous peine d’enfer pour y mettre fin. Mais comme ce ne sont pas leurs couilles qu’on charcute, ils ont décidé de s’en laver islamiquement les mains. C’est fou ce que Ponce Pilate a pu avoir comme descendance. Après tout, raisonnent-ils, il ne s’agit que de gonzesses, et si on peut empêcher que plus tard elles ne deviennent des salopes, (c’est le but à peine caché de l’opération,) c’est tout bénéfice

Il ne saurait donc y avoir des Droits Humains à la carte. Ils sont un absolu dans un monde où il y en a peu. Le Coran relativise. Il y est bien dit qu’un musulman ne doit pas tuer un musulman. Mais en ce qui concerne les infidèles, la chasse est ouverte (Sourate IX, verset 5). Vous pouvez vérifier dans le Coran que vous avez chez vous. Seulement voilà qu’il y a des musulmans dévoyés qui relativisent dans le relatif. Le ‘Tu ne tueras point’ qui concerne leur coreligionnaires est bafoué en ce moment du moins en Syrie où les chiites et les sunnites (ne me demandez pas qui est qui) s’étripent allègrement. Et cela avec une férocité et un mépris des règles humanitaires dont on ne croyait pas capables les fidèles d’une religion dont on vante d’autre part la tolérance et le respect du prochain. En d’autres termes, au cours de cet hallali, les droits humains, musulmans ou pas, sont férocement jetés à la poubelle. Et j’ai dans l’idée que les victimes de ce bain de sang ne sont pas toujours exécutées selon le rite halal. Ni que leur dernier regard est en direction de la Mecque.

André THOMANN

 

 

 




Raciste, moi ? Et pourquoi pas xénophobe ?

Moi qui adore l’été indien, la salade russe et le café turc ? D’ailleurs, comment pourrais-je être raciste puisque des savants distingués (on ne sait pas toujours par quoi ils se distinguent, mais passons) nous expliquent que la race est une notion dépassée, qu’elle n’existe tout simplement pas. Selon eux, Duke Ellington c’est kif-kif Alfred Brendel, Louis Armstrong kif-kif Maurice André, Mahalia Jackson kif-kif Elisabeth Schwarzkopf et un touriste japonais et un touriste vaudois qui viendraient imprudemment visiter Genève ne se distingueraient pas l’un de l’autre.

Cela est bel et bon et les savants ont peut-être raison dans l’absolu scientifique, mais la vox  populi dit autre chose. Les savants, puisqu’ils le sont, doivent savoir qu’on ne change pas le vocabulaire en un tournemain et que s’ils décidaient un jour de supprimer le mot virus, ils ne supprimeraient pas les maladies virales. Ils suggèrent qu’il ne faut plus dire race mais ethnie.

Cela ne fait que déplacer le problème. Mais si on supprime le mot race, on ne supprime pas le racisme,  ce qui semble être le but de l’exercice. Le président Hollande, qui croit à ces fariboles et qui est toujours à lever la main en classe (moi, m’sieu, moi m’sieu!) pour dire une bêtise demande qu’on supprime le mot race dans la Constitution. Il faudra aussi, on compte sur l’ami Fabius, modifier la Déclaration Universelle (moins les pays musulmans)  de 1948 où le mot race apparaît honteusement.

L’idée qu’on supprime la chose en supprimant le mot a été admirablement expliquée et mise en pièce par Orwell dans les Principles of Newspeak. Dans la ‘novlangue’ le mot bad n’apparaît plus, il reste un-good, augmentatif un-good-good. Comptez le nombre de fois que vous avez dit ‘c’est pas mal’. Vous avez newspeaké sans le savoir.

Pour des raisons évidentes, il nous faut lutter contre ces nouveaux dogmes de la ‘correctitude’ qui appauvrissent la langue et les notions anciennes. Le seul avantage que je vois dans ce développement, c’est qu’il n’y aura plus de délit de sale gueule puisque nous avons désormais tous la même.

André Thomann

P.S. Dans ce texte résolument non-raciste, j’ai employé à plusieurs reprises un mot arabe. Les lecteurs sagaces sauront le découvrir. Il n’y a pas de récompense.




Sous la dictature, le silence est d’or

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C’te blague ! Les proverbes m’ont toujours irrité. D’abord il leur arrive de se contredire, ce qui leur donne une sagesse toute relative. Ensuite parce que cette pseudo sagesse se pare de la barbe de celui qui sait et dont on doit accepter les conclusions. Pourtant. Voyez ce proverbe qu’on  prétend chinois : si on lui montre la lune avec le doigt, l’imbécile regarde le doigt. Evidemment qu’il regarde le doigt qu’on lui met devant le nez. La lune, il la voit sans qu’on la lui montre mais le doigt ainsi mis en évidence, il doit être particulier, il a peut-être un ongle incarné, un panaris, que sais-je. L’imbécile n’est pas celui qu’on croit.

Non, le silence n’est pas d’or. Il l’est d’autant moins que ce proverbe, une simple constatation (fallacieuse) est devenu un ordre : TOI, SILENCE, ET DORS, ON S’OCCUPE DE TOUT ! C’est le proverbe de toutes les dictatures. Toutes les publications dont celle-ci en savent quelque chose. Alors que justement, c’est la parole qui est d’or. Peguy écrivait : « Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait le complice des menteurs et des faussaires. » Peguy, qui dans les Cahiers de la Quinzaine envoyait des vannes pas possibles, serait de nos jours traîné devant les tribunaux. Avec d’autres noms connus, Hugo, Flaubert (ah, c’est vrai, lui a connu la honte des poursuites pénales ) avec Mauriac, non seulement romancier mais étourdissant polémiste. Je ne peux pas résister à le citer, c’est dans ses chroniques de la télévision. Sur Johnny Halliday : « … Chez celui-là rien de perceptible que les cris d’un « delirium tremens » érotique, et érotique à froid. … Mais cette pitoyable jeunesse qui casse tout, mais ces danses obscènes de singes méchants et tristes. »

Ecrit-on encore de nos jours avec la même vigueur ? Je crains bien que non.

D’abord parce qu’on ne s’attaque pas à Johnny, idole sacrée, et d’ailleurs on ne s’attaque plus à personne, de nos jours, la réponse à l’attaquant, c’est le tribunal, avec condamnation à la clé. Quand on était gamin, le recours, c’était la mère : « maman, il a dit un gros mot ». Maintenant, maman, c’est le juge.

Pourtant, la culture française, et sa littérature, s’est longtemps moquée du juge et nombreux sont ceux qui lui ont fait un pied de nez. Depuis le Roman de Renart, depuis Rabelais, en passant par des gens pas possibles, des (passez-moi le mot)  emmerdeurs, à la Zola, à la Léon Bloy, (et aussi ce bon monsieur Arouet qui se faisait appeler Voltaire et Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu) la littérature  était un précieux Klondyke charriant les pépites d’un langage des plus drus. Nous avons, plus que jamais, besoin d’emmerdeurs comme nous avons besoin de flore intestinale. Sans eux, sans elle, la digestion ne se fait pas. Lançons un appel.

André Thomann




Suisse : n’en déplaise à une pasionaria musulmane, la liberté d’expression me permet de critiquer sa religion

« Vous êtes  de l’opinion qu’il y a un dieu. Moi je suis  de celle qu’il n’y en a pas. Le tolérance induite par le système de la laïcité veut que vous ayez droit à votre opinion et moi à la mienne. On peut discuter sur laquelle est supérieure à l’autre mais cela me paraît inutile, nous  n’arriverons pas à nous convaincre mutuellement. »

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En revanche, dans un pays non-théocratique  qu’on appelle aussi quelquefois démocratie, un récent article s’est penché sur la question du blasphème. Un théologien affirme que le blasphème existe bel et bien, ce qui est parfaitement exact. Mais j’aimerais nuancer : avec le philosophe Pierre Bayle (1647-1706) , je prétends que le blasphème n’existe qu’à l’intérieur d’une religion et qu’il n’est punissable que par les moyens de cette religion, excommunication,  peines  infernales, etc. Si un croyant s’en prend à une autre religion, cette religion peut se sentir insultée mais ne peut en aucun cas accuser ce croyant de blasphème. Il se trouve que les religions monothéistes ne supportent pas l’insulte et se défendent en parlant de blasphème, ce qui est une faute de vocabulaire. Lors de l’affaire des caricatures, affaire gonflée à l’excès, n’a-t-on pas entendu notre pasionaria musulmane helvétique Nadia Karmouse demander, d’urgence, une loi fédérale contre le blasphème. C’est oublier, et on est là dans une deuxième erreur sémantique, que la religion, avant d’être une foi qu’il faudrait respecter in globo, est d’abord une opinion : il m’est parfaitement licite de critiquer votre opinion au nom de la liberté d’expression sans que cela s’appelle appel à la haine. Je rappelle que dans islamophobie, le suffixe -phobie signifie crainte. Un arachnophobe craint les araignées mais ne les hait pas. On peut dire, pour prendre un exemple musulman (mais j’en ai autant au service des autres monothéismes) que le jeûne du Ramadan est d’abord une hypocrisie puisque les musulmans qui le pratiquent mangent autant qu’en temps normal mais modifient simplement l’horaire des heures de repas ; que le Ramadan est une aberration physiologique, ce que vous diront tous les médecins et diététiciens mécréants. Ne pas boire pendant des heures dans la saison chaude peut avoir des conséquences graves surtout pour les vieux à qui on demande justement de boire plus qu’à leur soif. J’entendais un médecin égyptien déclarer qu’il ne soignait jamais autant d’infarctus qu’en période de jeûne religieux. Alors, en mentionnant tout cela, non seulement je ne blasphème pas mais j’essaye simplement de mettre le doigt sur un fanatisme nuisible à la santé et dont on pourrait diminuer l’intensité.

J’ajoute encore ceci à l’intention des jeunes musulmanes soucieuses de leur aspect que le Ramadan, avec ses excès de table nocturnes, fait grossir sur la durée. Qu’elles ne me remercient pas.

André Thomann, Genève




La gauche porridge

Je l’ai déjà écrit dans un autre texte, les signes religieux, c’est comme les pantoufles, ça se porte à la maison. A l’extérieur, ils sont source de rivalité et de conflit : tu portes le voile, alors je porte la kippa ; et moi une croix sur le bréchet. Et le bouddhiste une robe orange avec une swastika tatouée sur le front. Qui peut les en empêcher ?

On imagine une salle de classe ainsi bariolée. La petite Salimah refuse d’être assise à côté d’Itzak, parce qu’il est juif et les juifs sont les ennemis de sa religion. Et en plus, c’est un garçon, elle n’a pas le droit d’être assise à côté d’un garçon. Cela fait venir de mauvaises pensées, qu’elle trouve d’ailleurs personnellement plutôt bonnes mais on lui a fait croire le contraire. On lui propose de se placer à côté de Monique. Ah non, elle porte une croix, c’est une mécréante. Du fond de la classe, un musulman (pas encore barbu, il n’a que treize ans) se met à apostropher le bouddhiste : ‘vous nous persécutez en Inde et en Birmanie, tu vas voir ta gueule à la récré ! ‘ Le bouddhiste  reste zen.

Toute cette belle jeunesse en oripeaux exhibitionnistes a oublié un principe non-écrit de la laïcité, le principe de discrétion. Il devrait aller de soi mais les prêtres, les rabbins, les imams sont d’un autre avis, pour la conquête, il faut se montrer en uniforme. Dieu, sous ses divers noms, saura se montrer reconnaissant.

Reste le problème du prof. S’il est du gabarit tarzan, il pourra tant bien que mal maintenir le radeau à flot, si c’est une femme, elle est mal barrée. L’une d’elles a écrit le récit de ses expériences traumatisantes sous le titre : ‘Madame, vous êtes une prof de merde.’  Non sans humour, elle raconte que l’élève qui l’insultait ainsi  ne la tutoyait pas et disait même Madame, tout n’était pas perdu.

Nous devons cette situation qui ne peut qu’empirer à une gauche sans ressort, sans boussole, incapable de taper sur la table ou ne le voulant pas pour des motifs intéressés (électoraux). Il y avait, il y a toujours la gauche caviar. On peut aussi dès lors parler d’une gauche porridge, qui sert un brouet que le plus édenté des (é)lecteurs peut avaler sans mâcher. C’est le but.

André Thomann, Genève

 

 




Les ressemblances entre l’islam et le nazisme sont patentes

Faut-il avoir peur de l’islam ? La réponse est évidemment oui.

Il ne s’agit pas, bien sûr de craindre le musulman lambda, qui est une simple victime. Je vais vous dire : j’ai eu un oncle qui était membre de la Nazionalsozialistischedeutschearbeiterpartei, en d’autres termes, il était un nazi. Tailleur à façon dans une bourgade où le chaland était rare, il avait bien dû se résoudre à coudre des uniformes pour la Wehrmacht, question de survie économique. Mais il fallait adhérer au parti, ce qu’il fit la mort dans l’âme. Je le vois encore, ce sont des souvenirs d’enfance comme vous pouvez le penser, dans son uniforme brun, blasphèmant grave contre ceux qui l’obligeaient à ce déguisement à la fois physique et mental. J’aimais bien mon oncle, qui était la crème de hommes.

Il doit y avoir pas mal de musulmans, en Suisse en tout cas, qui n’ont pas une foi intense et qui sont musulmans parce que ça s’est trouvé comme ça, ils sont de musulmans indifférents, comme mon oncle était un nazi indifférent, incapables les deux de descendre dans la rue et de lever le bras ou le poing. Ils sont généralement originaires des Balkans, les musulmans donc, et l’Islam leur est tombé sur la tête comme la grêle en été. Les femmes sont un peu différentes, elles portent quelquefois le voile quand elles sont idiotes et croient tout ce qu’on leur dit. Les femmes intelligentes ont beaucoup de peine à les convaincre de la perversité de ce comportement.

Reste l’Islam, que seuls les politiquement corrects ne veulent pas voir que c’est un nazisme. Les ressemblances sont pourtant patentes. Il y a d’abord le recours à un fuehrer absolu, qu’on vénère et qu’on ne saurait critiquer, Mahomet kif-kif Hitler. L’adhésion à un seul livre : le Coran kif-kif Mein Kampf. On brûle les autres. La profession de foi publique : le salut hitlérien (pour les jeunes générations : on remplaçait bonjour par Heil Hitler, il faut le savoir*) kif-kif la prière en public, le derrière dans une posture obscène (l’Islam est une religion exhibitionniste) pour bien montrer qu’on n’est pas déviant. Quid du mécréant qui resterait debout et refuserait de participer à ce spectacle de guignols ? L’élimination des opposants :  camps de concentration ou d’extermination chez les uns kif-kif le ‘couic’ promis à ceux qui ne considèrent pas Allah comme le fin du fin et ont une autre idée philosophique derrière la tête. Sans parler de l’enfer musulman, conçu par un sadique, où, contrairement à Auschwitz et à Sobibor, les souffrances du réprouvé n’auront pas de fin. Il faut lire ces descriptions atroces de sévices auxquelles on n’échappe pas, et c’est un soulagement, de n’être pas musulman.

Mais ce qui est surtout inquiétant, ce qui fait peur, c’est la pulsion hégémonique de l’Islam, qui ne s’en cache pas d’ailleurs sauf quand il est hypocrite (beaucoup d’hypocrisie dans l’Islam). Qu’un musulman se tourmente à la perspective de l’enfer s’il n’a pas un jour fait ses cinq (5) prières quotidiennes ou qu’il a sauté sa fatmah sans procéder aux ablutions préalables, après tout, c’est son problème. Mais l’Islam veut nous englober tous. C’est logique si on y réfléchit, et même philanthropique, l’Islam étant la meilleure des religions et la Charia la plus équitable des lois (puisque décrétée par Allah lui-même), il faut être bête ou pervers pour vouloir s’y soustraire. D’ailleurs, ceux qui sont nés dans l’Islam ou qui, par égarement, se sont convertis (ou qu’on a forcés à se convertir, si, si, ça existe) et qui voudraient brouter sur d’autres pâturages, on leur fait aussi ‘couic’. On ne quitte pas l’Islam. Point.

Et puis cette religion qui refuse le plaisir hic et nunc et qui est entièrement projetée sur un au-delà plus qu’aléatoire dont elle a réussi à convaincre, (mais les autres religions souvent aussi), les croyants de cette réalité, et qui décrète que les satisfactions d’ici-bas n’ont que la valeur d’une guigne comparées aux blandices palpables (et pelotables !) du paradis. Résultat : il n’y a pas de musique, pas de beaux-arts, pas de littérature, dans cet islam tel en tout cas qu’il existe aujourd’hui. Car à quoi bon ? La musique ne procure que des sensations éphémères, dans chaque symphonie, il y a un accord final après lequel on se trouve tout bête, rien à voir donc avec la bienheureuse éternité promise qui, contrairement aux sonates et aux symphonies, n’a pas de fin (truisme). La peinture, elle, nous plonge dans un puits d’iniquité, sans parler de l’influence qu’elle exerce sur notre prurit sexuel. N’y a-t-il pas des peintres malavisés qui vont jusqu’à peindre des nus, et féminins de surcroît, qui, avant l’invention de la photographie,  encourageaient les mâles, jeunes ou vieux, à commettre le péché d’Onan ?  Abominable.

Surtout, le Coran dit expressément que le musulman doit combattre pour sa foi, c’est-à-dire qu’il doit attaquer ceux qui ne l’ont pas, les polythéistes (?), les chrétiens, les juifs et les pires de tous, les athées. Les armes à la main s’il le faut. Comment ne devrait-on pas craindre cette religion de belligérants ?

André Thomann

* Cela s’appelait ‘der deutsche Grüss’.