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Comment peut-on, au 20e siècle, défendre encore l’abattage casher ?

halalcasherVous avez dit cacher ? Comme c’est bizarre ! Attention! Comme aurait dit Audiard « c’est du brutal »! « En France ce qui a trait aux juifs est abordé sous l’angle du mépris et du rejet ». Ainsi commence la Réponse à Rama Yade qui veut interdire l’abattage rituel juif  que  M. Feigenbaum a donné sur Riposte laïque le 27 juin. Sauf que la dame est sénégalaise  (ethnie Léboue ) musulmane, mariée à un juif et professe que le Français de souche n’existe pas. En somme De Gaulle évoquait « la France  de Dunkerque à Tamanrasset ». Pour les besoins de sa cause M. Feigenbaum, lui, pousse carrément jusqu’à Dakar . Mais quelle cause au juste?

http://ripostelaique.com/reponse-a-rama-yade-veut-interdire-labattage-rituel-juif.html

Ladite Rama Yade, candidate à la présidentielle prévoit dans son programme (Le Point 6 juin) d’« interdire l’abattage rituel sans assommage en France comme l’Islande la Norvège, la Suède, la Pologne, le Danemark et bien d’autres pays européens. Accueillir au préalable en France un sommet de la conférence islamique sur la question ». Et M. Feigenbaum de s’indigner. Quelle mouche le pique pour embrayer illico sur l’abattage rituel juif ? Certes, cacher ou halal, l’abattage rituel qui consiste  à couper jusqu’aux vertèbres. le cou de l’animal en pleine conscience pour le saigner jusqu’à ce que mort s’ensuive,  c’est tout un. Ce faisant M. Feigenbaum rompt bruyamment la discrétion généralement observée sur ce point, vexé peut-être qu’à ne viser que l’islam Rama Yade  fasse le coup du mépris au judaïsme. Est-ce  bien raisonnable par les temps qui courent  de claironner « Yaveh et  Allah même combat »? Honni soit qui mal y pense mais comme disait le Cardinal de Retz on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment.

Outre M. Feigenbaum pourrait reconnaître que la France qu’il répute si malveillante, n’en a pas moins toujours consenti à l’abattage rituel aux juifs quand  la Suisse l’a interdit dès le 19ème siècle. A défaut de dire merci, il devrait actualiser son logiciel car les données changent.. Présumant que ce directeur de recherches a l’outillage intellectuel nécessaire, je lui conseille vivement le livre du philosophe Olivier Rey Une question de taille (ed. Stock 2014). Il comprendra sûrement que lorsqu’une chose change d’échelle, elle change de nature. Dans un pays  où l’étourdissement préalable des bêtes de boucherie est la loi, l’égorgement à vif est possiblement tolérable tant qu’il est marginal. Or il procure désormais 60% de la viande consommée en France selon l’estimation d’Anne de Loisy après 3 ans d’enquête ( Bon appétit ed Presses de la cité 2015).  Quoique méconnus du public, de nombreux travaux scientifiques ont établis les graves risques infectieux inhérents au mode opératoire de l’abattage rituel. A condition que l’expression bien commun ait un sens pour M. Feigenbaum, il conviendra alors peut-être qu’une femme politique est dans son rôle en proposant  de revoir la question.

Toutefois selon M. Feigenbaum Mme Rama Yade serait motivée par le souci de la souffrance inutile que l’abattage rituel inflige à l’animal. Qu’il s’empresse de nier car« les articles  ‘prouvant’ que l’abattage selon le rite juif ferait souffrir d’avantage (sic) ne sont pas plus fondés que les tests de pollution Volkswagen ». Voilà ce qu’on appelle se moquer du monde. Ce ne sont pas des « articles » mais des études  menées par des experts qui disent la douleur de l’animal pendant une agonie qui peut durer ¼ d’heure. Citons le rapport 2009 de l’INRA (cet institut national de la recherche agronomique auquel, sauf erreur, M. Feigenbaum a appartenu) intitulé Douleurs animales ou encore la thèse vétérinaire de Martine Saget Conditions d’abattage et protection de l’animal (1995). Même pas mal vraiment? Faut-il  des experts là où le bon sens suffit?  Que M. Feigenbaum songe que les djihadistes ne raffoleraient pas autant du procédé  pour liquider leurs prisonniers, s’il n’était pas torturant et s’il a le coeur bien accroché qu’il visionne les videos prises dans les abattoirs par l’association L214. Enfin si ça ne lui suffit pas qu’il teste sur son chien.

Quant à citer comme le fait M. Feigenbaum, assez confusément d’ailleurs, le Pr Grandin en défense  de l’abattage rituel juif, il fallait oser. Il table sans doute sur l’ignorance où l’on est en France des travaux de cette chercheuse mondialement connue. Tout au contraire, pour y avoir assisté un jour elle en a conçu  une répugnance  qui est en grande partie à l’origine de ses travaux ainsi qu’elle le raconte dans son livre L’interprète des animaux (ed Odile Jacob 2006). Enfin, pour asseoir définitivement l’excellence de cette pratique, M. Feigenbaum allègue qu’elle est « millénaire ». A quoi l’on répondra que ce n’est pas forcément dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Elle serait également « éthique » sauf  qu’on ne voit pas bien ce que la morale vient faire ici. Au temps de Moïse, être inconscient c’était, semble-t-il, comme être mort. On jugeait prudent de ne consommer que la viande d’une bête saignée à vif pour être certain qu’elle n’était pas avariée. Seulement depuis, observera-t-on, les connaissances sur les états de conscience ont un peu progressé. au point que pour opérer un être vivant on préfère l’anesthésier préalablement. Pourquoi s’obstiner à refuser cette miséricorde  aux animaux de boucherie?  A défaut de faire  un dessin à M. Feigenbaum, je lui propose de goûter le sel de cette blague qui court sur le Net: au patient allongé sur la table d’opération  qui signale au chirurgien qu’il n’est pas encore anesthésié, celui-ci lui répond que c’est un jour où il opère halal.

Serait-ce qu’avec cette Réponse M. Feigenbaum ait voulu nous donner un échantillon de ce qu’en yiddish on appelle chutzpah, un terme  que « culot » traduit imparfaitement? Pour mieux le faire comprendre, Leo Rosen dans son ouvrage  Les joies du yiddish (Poche 1995)  l’illustre par l’histoire de ce parricide qui implore ainsi la clémence des juges: « Ayez pitié d’un pauvre orphelin ».

Anne Buisse




Adieu au FN, merci pour tout, et sans rancune

françaismonnetCertaines déclarations récentes des cadres du FN/RBM donnent à réfléchir. Pour mémoire :

– M. Philippot  comme M. Juppé estime que l’islam fait bon ménage avec la démocratie.  Cet énarque distingué ignore que par deux arrêts la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que la charia, horizon indépassable de l’islam appliqué, est incompatible avec la démocratie. Il utilise également la grosse ficelle dialectique du « padamalgam »  entre l’islam et une soi-disant déviance baptisée islamisme, une ineptie pour  tous ceux qui connaissent un tant soit peu le sujet .

– M. Aliot ne voit pas malice à ce qu’un élu FN rallie l’oumma, l’internationale musulmane -et la charia qui va avec (voir plus haut). M. Buttey aurait tout au plus commis une faute de goût en faisant son outing.

M. Dussaussaye a qualifié le concept de « grand remplacement » de « fantasme racialiste » (Marine Le Pen, quant à elle, se borne à ergoter sur sa connotation complotiste). Ce bon jeune homme qui préside au FNJ devrait approfondir ses connaissances avant de nous la jouer  psy  de comptoir.

– M. Briois  a déconseillé de se mélanger aux contestataires de la mosquée de Quimper. Naguère on parlait d’idiot utile.

– M. Legrand élu  à Beauvais a envisagé l’attribution d’une église aux musulmans. Un autre idiot utile.

De ces niaiseries confondantes il faut tirer deux leçons :

1° le nez dans le guidon de l’économique, les cadres du FN/RBM paraissent mal équipés intellectuellement pour comprendre que fondamentalement l’enjeu est civilisationnel. On pouvait le soupçonner lorsque Marine Le Pen, interrogée au plus fort des contestations de la loi Taubira, avait déclaré que ce n’était qu’un « enfumage » socialiste histoire de détourner l’attention du chômage et tout ça -autant dire que ceux qui en faisaient une montagne étaient  trop bas de plafond pour voir l’astuce.

Pourtant, non seulement Mme Taubira avait bien annoncé la couleur (un « changement de civilisation » donc de peuple) mais la suite a démontré qu’elle ouvrait par là le chantier de déconstruction de notre identité. Les contestataires voyaient donc clair sur ce coup-là alors que le RBM suite à son erreur d’appréciation était aux abonnés absents. Certes il tente de se rattraper  maintenant en s’engageant à abolir la loi Taubira, mais, à entendre ses dirigeants ânonner sur l’islam les poncifs imposés par le Système décidé à euthanasier les Français, force est d’en conclure qu’ils ne perçoivent pas l’ensemble dn projet. Soumission à l’UE et à l’OTAN, paupérisation, submersion exotique, dénaturation, déculturation, tout se tient.

2° en admettant que celui qui prétend à des responsabilités politiques  puisse à la rigueur ne pas avoir d’emblée des idées justes sur tout -quitte à  les acquérir sur le tas- il doit pour faire le job, être à tout le moins, un « animal » politique qui  sent  les dynamiques  à l’oeuvre. Un minimum requis dont les cadres du RBM semblent dépourvus puisqu’ils semblent ne pas « flairer » ce que révèlent  les sondages  rappelés par Damien Rieu au meeting de Génération identitaire. A savoir que, concernant l’islam, majoritairement, voire aux ¾,  les Français n’ont plus envie de jouer. Une donnée qu’il conviendrait d’autant plus d’intégrer qu’Internet et le branle donné par la LMPT ont clairement modifié les règles habituelles du jeu politique.  Faute de changer de logiciel il y a  erreur de casting.  « Le plus triste, écrit Nicolas Bonnal en conclusion d’un billet sur le site bvoltaire, est qu’on se moque en général de son électorat après son arrivée au pouvoir ; mais pas avant. »

Triste, décevant, exaspérant certes, de s’apercevoir par gros temps qu’on a pris un rafiot pour l’Abeille-Flandres du Secours en mer. Sans dénier au FN le mérite de nous avoir aidés à traverser quelques décennies navrantes, disons tout net, en filant la métaphore maritime, qu’à l’heure présente, il ne tient plus la mer. Ceux qui ont à coeur que la France persiste dans l’être ont pu croire longtemps qu’il suffisait, de s’en remettre à une organisation politique moyennant un peu de militantisme. C’était le bon temps où l’on pensait avancer en terrain dument balisé de repères connus. Que l’illusion se soit dissipée est sans doute sain mais à coup sûr inconfortable Nous voilà, comme qui dirait, abandonnés en rase campagne sans feuille de route et guère de visibilité.

Alors, en attendant mieux, à chacun de voir comment œuvrer à sa manière au bien commun. Bref, laissant là ses états d’âme, à chacun de relever les manches et mouiller la chemise.  La divine surprise est de constater combien de choses se font déjà hors des sentiers battus. Certaines, attaquant sur des points inattendus pourraient même paraître a priori hors sujet mais, à y bien regarder, poussent dans le bon sens. Tant pis pour ceux qui, n’imaginant rien au-delà du Système, persistent à vouloir y besogner comme par devant, quitte à en adopter l’argumentaire islamophile. Et là, faites excuse mais si, il y a cent ans, 1.500.000 Français sont morts pour que la France ne soit pas une annexe de l’empire allemand, ce n’est pas pour devenir aujourd’hui celle d’un quelconque califat.

Alors ? Alors  adieu FN ! Merci pour tout et sans rancune !

Anne Buisse

 




Face à la guerre qui leur est déclarée, les autochtones doivent savoir se servir de l’Onu

la-mort-de-la-franceEn février 2013 est remis à M. Ayraut premier ministre le rapport Thuot sur l’intégration. Cinq autres suivront sur le même thème. Leurs préconisations seront  traduites en février 2014  dans une « feuille de route » en 44 propositions à l’attention du gouvernement. Commentaire de Malika Sorel : « Le pouvoir bascule dans la préférence étrangère […] Des Français de souche européenne seront mis de côté uniquement parce qu’ils ne sont pas de la bonne ascendance biologique […] C’est du racisme anti-français » (Le Point du 2/02/ 2014). Cette politique de « grand remplacement » des autochtones que les gouvernements successifs ont menée au moyen de mesures diverses mais allant toutes dans le même sens, est objectivement observable dans la vie quotidienne. Longtemps déguisée en bonne cause par l’Etat collaborateur, elle est désormais assumée comme telle et officialisée.

Il en est pour refuser cette « mort tiède » aurait dit Konrad Lorentz. Ils  dénoncent par la parole ou l’écrit  ce « racisme anti-français » au risque de poursuites judiciaires, le sujet étant un tabou légal,  lancent des pétitions que le pouvoir ignore et des manifestations qu’il  interdit. Soit une position défensive. La meilleure défense étant l’attaque, il est peut-être temps de passer à l’offensive en exploitant un texte adopté par l’ONU à une large majorité de ses membres (dont la France) le 13 septembre 2007 : la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, entendre par là « les peuples (…) qui sont considérés comme indigènes du fait qu’ils descendent des populations qui habitent le pays (…) à l’époque de la conquête » ( OIT, Organisation internationale du travail Convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux 5 septembre 1991). Pas de naïveté ici, ladite Déclaration vise avant tout à réparer le fameux « péché de l’homme blanc », soi-disant commis contre les Kanaks et autres Jivaros. Sauf que, rigoureusement parlant, la définition précitée s’applique aussi aux Français de souche même s’ils n’ont pas l’habitude de se penser en ces termes. Eux aussi sont des « indigènes » dont la traçabilité multiséculaire sur une aire géographique bien identifiée est historiquement établie et qui détiennent de facto ce droit du sol qui fonde la définition onusienne. La négation rabique de cette donnée par certains n’est pas soutenable. Preuve en est que le tribunal de Montpellier a jugé approprié  le néologisme de « souchien ».

L’idée que des leucodermes  encore majoritaires sur leur terre ancestrale demanderaient à bénéficier des droits reconnus aux autochtones surprend peut-être, mais rien dans la Déclaration ne suggère qu’il faille distinguer des ayant-droits plus méritants que d’autres. Elle entend protéger les autochtones quels qu’ils soient, victimes de discriminations sous la pression d’allochtones importés. Indéniablement celles que subissent les Français aujourd’hui sont identiques à celles que pointe la Déclaration : réductions progressives de leurs droits humains (liberté de pensée, liberté d’expression, liberté de circuler et de posséder en sécurité, inégalités devant la loi), remises en cause incessantes, au nom du « vivre-ensemble », de leurs institutions, de leur histoire, de leur culture, de leur sociabilité traditionnelles et pour finir lourdement rançonnés afin de procurer aux allochtones, réputés « défavorisés », des aides dont eux-mêmes sont exclus (AME, CMU, enseignements spéciaux, accès privilégiés aux écoles et aux emplois, «  politique de la ville », etc.).

La situation à laquelle la Déclaration entend remédier résulte d’une conquête. Conquérir c’est « se rendre maître de quelque chose » (Larousse). Le plus souvent la dépossession se mène à force ouverte ce qui, en l’espèce, n’est pas le cas. Toutefois l’histoire passée -voire le présent du Kosovo-, donne à voir des processus « pour se rendre maître de quelque chose » qui, pour être insidieux, sont tout aussi efficaces surtout s’ils bénéficient de la complicité des pouvoirs en place. Force est d’ailleurs de constater qu’il n’est pas rare que les allochtones expriment ouvertement leur intention de « se rendre maître » de l’ethnie des « faces de craies » (voir Sale blanc Gérald Pichon ed. IDées, Al-Qaïda en France Samuel Laurent ed. du Seuil) .

Cela étant, une déclaration de l’ONU n’étant pas juridiquement contraignante, opposer la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DDPA) à un Etat qui l’a signée a-t-il un intérêt? On observera d’abord que cette DDPA  tire sa substance d’autres textes qui, eux, sont contraignants pour leurs signataires : Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, Pacte international relatif aux droits civils et politiques et surtout la Convention 169 de l’OIT plus ciblée. C’est ce qui ressort d’ un Essai de comparaison entre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux 169 de l’OIT (C169) (site gitpa.org). Les deux textes, y lit-on, « présentent des similitudes quant à leur contenu et se complètent à travers ce qui les distinguent ». Plus même, la DDPA ne fait que reprendre les droits affirmés dans la C169 au point que « L’OIT a officiellement adopté une position favorable à l’application complémentaire de la Convention et de la Déclaration ». Les travaux préparatoires de la DDPA n’ont d’ailleurs pas manqué de souligner qu’elle   « s’insérait dans le corpus du droit international » au nombre desquels les deux Pactes signalés plus haut. Ce pourquoi « la Déclaration doit être lue « entièrement à la lumière des normes du droit international actuel […] basé sur des droits approuvés depuis très longtemps par les Nations Unies mais dont les peuples autochtones avaient au fil des années été privés ».

La France  n’a pas signé la C169 qui oblige. Elle a, par contre, signé la DDPA qui  «ne fait que reprendre les droits affirmés dans la Convention » mais qui, elle, n’oblige pas. Finasserie qui rend une éventuelle action en justice certes plus incommode mais qui, à défaut d’ouvrir une brèche, présente tout de même une faille où s’insinuer. Les travaux préparatoires de la DDPA posent clairement en principe que « Les droits reconnus aux peuples autochtones sont donc inscrits dans le cadre plus général des droits de l’Homme, ce qui soustrait la définition et la protection des droits spécifiques aux peuples autochtones à la compétence exclusive de l’Etat sur le territoire duquel ils se trouvent ».

Plus outre, un autre aspect est à considérer. « Cette déclaration n’est pas un instrument juridiquement contraignant pour les Etats » précise la Fiche d’information n°5 des Nations unies  «  mais elle aura néanmoins une force morale considérable ». C’est pourquoi l’auteur de l’Essai cité plus haut considère à juste titre que  « la Déclaration reste un outil stratégique pour les peuples autochtones, peu importe que la Convention ait été signée ou non par l’Etat considéré ». Et de préciser que c’est auxdits autochtones qu’il appartient de s’en saisir. Aujourd’hui où tout s’évalue en  termes d’image, où la « com. » est  une arme essentielle, le simple fait de porter devant une instance internationale l’ampleur et la gravité des violations de la Déclaration par un Etat signataire pourrait s’avérer payant. Dans la guerre qui leur est déclarée,  les autochtones de France doivent faire feu de tout bois. Quel que soit leur dédain pour les textes internationaux, ils devraient réfléchir sérieusement à « l’outil stratégique » qu’ils leur  offrent.

Anne Buisse

 




Les 44 mesures d’Ayrault violent les droits des autochtones reconnus par l’Onu

Traiter d’incompétents les gens au pouvoir parce qu’ils échoueraient à redresser le pays c’est ne rien comprendre. Le recul est désormais suffisant pour se rendre à l’évidence : la déconstruction de notre société par le matraquage de la famille et le racket, la déconsidération de nos institutions ne relèvent nullement d’un « enfumage » destiné à masquer une supposée impuissance comme on le dit trop facilement mais bel et bien d’un projet implacablement mis en œuvre : changer notre civilisation comme l’a dit Mme Taubira. Et pour mieux y parvenir changer de peuple. Tout se tient. Ce mardi une « feuille de route » de 44 propositions pour « lutter contre les discriminations » va être remise au gouvernement. Autant dire pour la faire courte : « le pouvoir bascule vers la préférence étrangère […] C’est du racisme anti-Français. » (Malika Sorel le Figaro 6/02). La guerre est déclarée et elle est sans merci car elle est idéologique. Parmi les armes dont nous disposons il en est une à laquelle les Français ne pensent guère tant les textes internationaux que nos gouvernements signent à tour de bras leur paraissent dénués d’intérêt. Et pourtant… En 2007 l’ONU a pris une résolution relative aux droits…des peuples autochtones dont je recommande vivement la lecture. Dans les considérants de ce texte le Machin « réaffirme que les peuples autochtones ne doivent faire l’objet d’aucune discrimination (et donc pas de discrimination positive en faveur de l’allochtone pour le logement, la santé, les concours  et j’en passe), qu’elle est consciente de la nécessité urgente de respecter et de promouvoir les droits intrinsèques des peuples autochtones qui découlent de leurs structures politiques (la charia faut pas charrier !) économiques (du saucisson et du pinard au supermarché !), convaincue que le contrôle par les peuples autochtones des événements qui les concernent leur permettra de perpétuer  et de renforcer leurs institutions, leur culture (l’histoire de France plutôt que celle du Monomotapa) et leurs traditions (disons,au hasard, mon beau sapin roi des forêts…). Que chacun mette ici en regard les surabondantes données de notre vécu d’autochtones. Comme on dit, y a pas photo ! S’ensuivent 43 articles. En substance : «  les autochtones ont le droit de ne pas subir d’assimilation ou de destruction de leur culture. Les Etats mettent en place des mécanismes de prévention et de réparation de tout transfert de population toute forme d’assimilation ou d’intégration forcée (nommé aussi multiculturalisme), toute forme de propagande dirigée contre eux dans le but d’encourager la discrimination raciale (art. 8). Les peuples autochtones ont le droit d’observer et de revivifier leurs traditions, de conserver, de protéger et de développer les manifestations passées présentes et futures de leur culture (art 11) de promouvoir et d’enseigner leurs traditions (art 12) de revivifier et de transmettre aux générations futures leur histoire leur langue leurs traditions leur philosophie leur littérature et les Etats prennent des mesures efficaces pour protéger ce droit (art 13).Ils ont droit à ce que l’enseignement et les medias reflètent fidèlement la dignité de leur culture, de leurs traditions et de leur histoire (art 15) Etc…etc… Oui il y a des autochtones en France, avec une histoire, une culture, des traditions, des lois auxquelles ils tiennent. Bref avec une identité  et  donc le droit de la défendre pour persister dans l’être. La justice d’ailleurs en a pris acte en légitimant le terme de souchien dont Mme Boutelja se plait à les désigner. Certes je ne suis pas sans savoir qu’une déclaration de l’ONU n’est juridiquement pas contraignante. Cependant le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré : « Toutes les victimes de violation des droits de l’homme devraient être en mesure de se tourner vers le Conseil des droits de l’homme comme un forum et un tremplin pour l’action ». Un forum ? Qu’à cela ne tienne ! Imaginons qu’une délégation d’autochtones français se rende  à Genève afin de dénoncer à grand bruit devant ce Conseil et donc en place publique la liquidation sournoise dont ils sont victimes. Dans un monde où tout est affaire d’image,  ce serait ce serait déjà plaisant de jouer à « bas les masques ». Quant au « tremplin pour l’action » à vous de voir, citoyens autochtones et fiers de l’être. Anne Buisse