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Faut-il être si dur avec Raoult, Ménard, Lassalle et d’autres patriotes ?

Je lis les posts des frères et des sœurs sur bien sûr RL et RR mais aussi ailleurs.

Et je vois, toujours et tout le temps, le même esprit de division, de jugement et de condamnation.

Certes c’est malheureusement bien humain.

Mais ce que cela nous fait du mal et nous affaiblit !

Je vois ici ou là, à propos de celui-ci ou de celle-là, des phrases assassines parfois un peu vraies, souvent excessives.

Notre intransigeance à leur égard n’est-elle pas bien piteusement à l’aune de nos propres renoncements ?

Que savons-nous vraiment des pressions fortes et secrètes subies par ces personnages médiatiques ?

Quelles menaces leur a-t-on faites pour qu’ils opèrent de si brusques retournements ?

Ne nous est-il pas arrivé à tous des faux pas désastreux, que nos proches ont eu tant de mal à interpréter et à comprendre ?

Ainsi M. Raoult, descendu en flèche après un parcours courageux et sans fautes, M. Ménard, souvenons-nous, qui contre vents et marées a bien souvent pris notre défense.

Ici M. Lassalle, insulté par le titre d’un article qui dépasse de loin le reproche que l’on lui fait.

Ailleurs celle-ci ou celui-là, ou paradoxalement certains qui commencent très mal et qui semblent se reprendre et que l’on encense aujourd’hui alors qu’hier nous les vouions aux gémonies.

J’en veux pour exemple M Philippot, que j’ai moi-même décrié comme étant un mal pour le FN-RN de M. Le Pen.

À ce jour il nous semble avoir trouvé son combat, et il se bat bien, m’obligeant à relativiser et à réviser mes jugements radicaux et péremptoires.

Mais il est vrai que cela est bien plus facile dans ce sens que dans l’autre.

N’est-ce pas aussi lié au fait que nous voudrions que ces personnes qui nous représentent un peu, et qui se trouvent sur le devant de la scène, fussent parfaites ?

Comme nous ne le sommes pas.

Cela me rappelle une comptine de mon enfance, « Nous jouerons à cache cache, et je te chercherai là où tu n’es pas ! ».

Cet État profond, instigateur d’une gouvernance mondiale faisant fi des nations, des peuples, des régions, des départements, des villes, des villages, des gens, de nous, de moi, de toi.

Cette bête qui monte, qui s’en vient et qui est là, se rit de nos sottes divisions et de nos sempiternelles récriminations les uns envers les autres.

L’heure n’est-elle pas venue où nous devrions avoir les yeux fixés sur le but plus que sur le voisin ?

Ils nous faut trouver cette vue d’ensemble qui nous fait tant défaut.

Tout soldat ayant connu le feu sait cela, dans l’adversité on se contrefiche des choix et des différences qui nous nous éloignent en temps de paix.

Ainsi untel, là, maintenant, à l’instant, nous regardons dans la même direction, d’où vient le souffle brûlant, nous faisons face côte à côte, ce qui semblait nous séparer s’est évanoui et n’est plus.

Ne reste seulement que nous nous épaulons, nous nous défendons mutuellement, que s’il le faut je la prendrai pleine poitrine, et que je sais sans doute aucun que lui-même fera la même chose pour moi.

Parce que nous sommes frères, presque une famille, et assurément un peuple.

Alors bien sûr, nous critiquerons encore, mais ce peut-il que nous gardions à l’esprit, toujours, l’idée de la victoire et le regard fixé sur la France ?

Faisant abstraction du particulier qui nous agace, pour nous focaliser sur l’ensemble qui nous porte.

Pour que revive enfin notre Nation.

Daniel Gerbier