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Touche pas à mon pote Zidane

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Un monstre sacré, une légende, une idole ? Non, plus que ça. Il faut croire que Zidane est un Dieu, puisque lui manquer de respect, si peu que ce soit, est un véritable blasphème. Le malheureux Noël Le Graët (a-t-on idée, d’ailleurs, de s’appeler Noël…), le président de la Fédération Française de Football (FFF), vient d’en faire la douloureuse expérience. Un homme d’expérience pourtant, à 81 ans, qui a fait preuve, il est vrai, d’un peu de légèreté, en avouant qu’il n’avait à cirer de Zidane, ses œuvres et ses pompes.

Il était déjà sur un siège éjectable, on se demandait juste comment descendre l’avion, alors, pensez, une parole malheureuse et c’est l’hallali. Pourtant, s’il apparaît comme la nouvelle tête de Turc, homme de tous les vices ou peu s’en faut, il n’est pas le véritable homme à abattre.
De quoi est-il question, en effet, et ce n’est pas d’hier ? Il est question de virer Didier Deschamps (a-t-on idée de s’appeler Deschamps, d’ailleurs, comme le faisait si justement remarquer naguère Éric Cantona…).

Mais pourquoi virer Deschamps, champion du monde 2018 et vice-champion du monde 2022, en dépit d’un arbitrage douteux en finale, et avec une demi-équipe de remplaçants, souvent talentueux mais éclopés de surcroît ? Bon sang mais c’est bien sûr ! Pour mettre à sa place le divin Zinedine Zidane. Qui par miracle ferait aussitôt revenir le prestigieux Benzema.

Alors, bien sûr, virer Deschamps après ses performances, difficile. On a tendance à tout lui pardonner, même d’avoir rappelé Olivier Giroud. Et voilà l’astuce : on vire Le Graët, qui a prolongé le règne de Deschamps, et le malheureux Didier, mouillé d’avoir été choisi par un si odieux personnage, n’a plus qu’à rendre son tablier, de gré ou de force. Et… comment dire ? Le tour est joué. Pof ! dans la lucarne.
Zinedine, qui n’attendait que cela dans l’ombre depuis des années, peut faire son entrée triomphale pour ainsi dire sur le tapis vert. Bien joué, sans un seul coup de boule, chapeau.
Enfin, si tout se passe bien….

Didier Blonay, le Renard des surfaces

 

 

 

 




Les « boomers » ont bon dos pour disculper la gauche

Quand Isabeau de Bavière – d’origine étrangère, comme M. Cohn-Bendit – a livré la France aux Anglais en 1420, à la faveur de la folie de son pauvre mari Charles VI, on n’a pas pour autant déclaré traîtres tous les Français et tous les Parisiens. Est-il juste et réfléchi, quelques siècles plus tard, de traiter de profiteurs égoïstes tous les gens nés aux alentours de 1950 ?

La raison de cette accusation est assez astucieuse, en vérité. En accusant toute une génération, on détourne les reproches justifiés qui devraient viser la gauche. Rappelons un seul chiffre : le nombre de candidats au bac en 1968 est de 208 000, soit un peu moins que le quart des naissances en 1950 : 862 000. Autant dire que le mouvement, d’abord estudiantin et qui l’est resté pour une bonne part, au moins dans ses manifestations violentes, ne concernait qu’une minorité des personnes de l’époque.
Les manifestants et agitateurs qui « foutaient le bordel », selon les mots de la bourgeoisie de droite d’alors, étaient surtout des jeunes bourgeois de gauche, souvent enfants des premiers. Souvenons-nous de ce père, bourgeois de droite exaspéré, incendiant lui-même la voiture qu’il avait offerte à son fils, très impliqué dans le mouvement libérateur.

Il serait injuste de jeter tout ce qui est arrivé en 1968, l’ambiance récré, les gens qui se mettaient à se parler, l’augmentation des bas salaires, misérables à l’époque, même si elle fut vite avalée en partie par l’inflation. On en profitera pour dire, comme beaucoup l’ont oublié, qu’une large proportion de la population restait pauvre à l’époque, même si la prospérité, à grand renfort de voitures, télévisions, machines à laver, etc. commençait à se diffuser dans le pays depuis le début et surtout le milieu des années 1960. Ceux qui croient que la richesse matérielle de la France remonte à loin ont la mémoire courte.

Ainsi, les boomers aujourd’hui mis en accusation ont pour la plupart beaucoup travaillé, pour de petits salaires au début de la période. S’ils n’ont pas connu le chômage, c’est justement parce qu’ils bossaient, fréquemment depuis l’âge de 14 ans. Cela relativise les remarques sur les jeunes d’aujourd’hui, génération sacrifiée qui poursuit des études souvent hasardeuses jusqu’à un âge avancé, quand ce ne sont pas de pures études d’agrément… Ajoutons que les retraités boomers, qui ont beaucoup cotisé, ont des retraites beaucoup moins avantageuses que celles de la génération précédente, retraites par ailleurs quasiment bloquées depuis six ans au moins, ce qui est une véritable spoliation.

Si aujourd’hui la France va mal, ce n’est pas à l’ensemble des « boomers » qu’il faut le reprocher. En revanche, la gauche notamment issue de mai 68 a une responsabilité écrasante dans la faillite politique, économique et morale que connaît notre pays. Les « petits maîtres » de la gauche soixante-huitarde, comme on les a justement appelés, ont pris le pouvoir en politique mais surtout se sont arrogé le pouvoir moral, relayé par tous les médias, en passant par Libé, Le Monde, Télérama, pour ne citer que ceux-là.
Le pire dans cette affaire, c’est que même les partis dits de droite ont été presque totalement contaminés par les idées les plus destructrices, notamment dans le domaine dit « sociétal ». Déjà Maurice Druon notait il y a longtemps : en France, il y a deux grands partis, tous deux de gauche, mais dont l’un est appelé « de droite » par convention.

Nul n’ignore par ailleurs que les petits maîtres ont envahi l’Éducation nationale, réinventant pour les enfants une histoire de France honteuse, esclavagiste, colonialiste, collabo etc. On a bâti une France collabo, où tous ceux qu’on allait bientôt appeler les « Franchouillards » ne pensaient qu’à s’enrichir au marché noir et à obéir servilement aux Allemands. Tout cela est faux, l’immense majorité des Français détestaient les Boches et s’efforçaient de pratiquer une résistance passive. Il fallait élever ses gosses, et tout le monde n’est pas un héros. Et malgré un antisémitisme très répandu à l’époque, beaucoup de Français ont sauvé leurs voisins juifs.
Aujourd’hui, il est bien commode d’accuser les boomers de tous les maux. Accusons-les, oui, mais en désignant ceux qui ont bâti cette gauche méprisante (qu’on se rappelle le film « Dupont la Joie »), arrogante, se croyant supérieure en tout, et détestant ce peuple qu’elle était censée défendre, mais qu’elle trouvait « pue-la-sueur », ridicule avec son goût pour le camping et la bière à bon marché.

Certes, les boomers dans leur ensemble n’ont pas su transmettre le merveilleux patrimoine de la culture française et l’amour légitime du pays. Mais il était bien difficile de défendre les enfants et les jeunes contre les puissants « éducateurs » du temps : l’école, la télé, la radio, puis l’ordinateur, le téléphone etc. Beaucoup ont été faibles, lâches, c’est vrai. Beaucoup avaient honte de ne pas avoir les « bonnes idées ». Et c’est d’autant plus terrible qu’une large majorité, sans doute, n’épousait pas les idées et commandements en vigueur. C’est ainsi qu’on a laissé les jeunes s’éprendre d’une vaste entreprise commerciale à succès à base de vulgarité, d’obscénité souvent, de haine presque toujours et, peut-être surtout, de laideur : le rap. Les vieux croyants vous diront que le goût voire le culte de la laideur est « satanique ». Mais on sait que la plus grande ruse de Satan est de faire croire qu’il n’existe pas.
Aujourd’hui encore, bouclant la boucle, les enfants de la « gauche caviar », si bien nommée et si désastreuse, font souvent le même choix que la jeunesse dorée de 1968, celui de l’extrême-gauche, des pavés, de la violence et de la casse. Peut-être faut-il en passer par là pour changer d’époque. On rappellera en passant ce mot du cinéaste italien Pasolini, lequel, sans aimer spécialement la police, déclarait ceci lors de manifs de la jeunesse : entre les étudiants manifestants et la police, je choisis les policiers, car ce sont eux les vrais fils du peuple. Mais où sont aujourd’hui les fils du peuple, où est le peuple ?

Didier Blonay




La défaite des pères

Tout le monde pense que la fonction paternelle est connue de tout temps. C’est ce que croyait notamment une personne avisée comme l’anthropologue Françoise Héritier. Dommage de passer ainsi à côté du plus grand choc mental qu’ait connu l’humanité.

On pourrait parler de choc intellectuel et moral, mais ce serait peut-être trop pour l’être humain brut de décoffrage qui vivait il y a 10 000 ans. C’est l’époque où, d’après les spécialistes, apparaissent les premiers éleveurs, après la dernière glaciation, dans le soudain paradis verdoyant du Croissant fertile, en Mésopotamie.

L’humanité n’a pas attendu cette époque, évidemment, pour se reproduire, croître et multiplier. Les femelles, qui deviennent de plus en plus des femmes, ont ce pouvoir magique d’avoir des enfants et d’assurer la prospérité et la survie du groupe. Il y a certes des mâles dominants. Certains des enfants sont ceux de la femme ou des femmes du mâle dominant, rien de plus.

C’est l’époque où règnent sans partage, et depuis des milliers d’années, les opulentes déesses de la fécondité. Il en reste des statues et statuettes. Dans l’île de Malte, on voit encore les murs de temples ayant forme féminine (il s’agit peut-être des plus anciens monuments au monde).
Que se passe-t-il vers 8 000 ans av. J.-C. ? On dira que ce n’est qu’une supposition, mais elle est solide : les éleveurs, surveillant jalousement leurs troupeaux, comprennent, au fil du temps, qu’il y a un lien entre les ébats de leurs bêtes et la naissance, après une assez longue attente, de tous ces agneaux et chevreaux si rassurants pour l’avenir de la tribu.

C’est alors que les déesses mères et fécondes amorcent leur déclin (sans toutefois devoir disparaître), tandis que s’imposent des représentations viriles animales – boucs et taureaux – et surtout humaines et masculines. Voici venu le temps des dieux pères. La statuaire témoigne avec éloquence de ce basculement.
Sigmund Freud évoque dans « Totem et tabou » des tribus qui ignorent encore à la fin du XIXe siècle le rôle du père dans la conception. Il note aussi le lien pour lui évident entre la figure du père et le monothéisme, on y reviendra plus tard.

Peut-on imaginer cet incroyable bouleversement que provoque la découverte, on pourrait presque dire l’invention du père ? Une mère et un père, c’est en somme un croisement qui définit une identité. L’individu vient de naître, avec l’angoisse d’être séparé qui s’appelle solitude. Dans cette solitude parlent l’angoisse et la voix intérieure, qui sera bientôt celle des dieux. La métaphysique fait son apparition.
Mais, avant peut-être les tourments intérieurs, il y a les réalités concrètes, souvent pressantes. Avec l’identité naît la propriété individuelle, puis la notion de dynastie, et finalement… l’Histoire. Qui sera bien sûr une interminable suite de batailles et de guerres entre des dynasties rivales et des peuples s’identifiant à elles.

Avec l’identité est née la notion d’âme individuelle et donc la question de la survie personnelle après la mort. Il y a une profusion de dieux qui semble répondre à la profusion d’êtres et de peuples, chacun de ces derniers ayant ses dieux propres. Mais peu à peu émerge un dieu primordial ou un dieu dominant, finalement « le » Dieu père. Il y a une latence du Dieu unique, du monothéisme, qui travaille les anciennes religions de Sumer, d’Égypte, de Crète et de Grèce, et même d’Inde et de Perse avec notamment le dieu Mithra.

À quoi bon rappeler tout ça, dira-t-on ? Par nostalgie ? En se rappelant les mots de Balzac disant qu’en guillotinant le roi on avant guillotiné tous les pères de famille ? En se souvenant de Françoise Dolto, disant que « c’est le père qui dit la loi » ? (Et quand le père n’est plus là ? Débrouillez-vous avec les fils !)
À quoi bon rappeler tout ça à l’heure où la « déconstruction » du père s’achève méthodiquement, tandis que « la » femme monopolise de l’avis général toutes les qualités et vertus ? Tandis que l’on s’achemine triomphalement vers le fin du fin des lois « sociétales » : feu vert pour les couples de femmes et les enfants sans père (et le commerce des ventres et des bébés sur commande).

On imagine bien que ces lignes seront attribuées à un vieux grincheux ignare et totalement dépassé par les lumières des temps nouveaux. Qu’il soit juste permis à ce triste sire de se demander si ce n’est pas la parenthèse de la civilisation, ouverte avec la survenue du père, qui se referme avec sa disparition.
Encore faut-il ajouter que cette disparition n’est pas universelle, qu’elle n’a pas cours notamment dans la civilisation arabo-musulmane, ce qui fragilise la nôtre, entre autres faiblesses.

Que dire de plus, sinon qu’il nous reste, momentanément, le Père Noël, pauvre simulacre à fausse barbe, qui ne sera sûrement pas à la hauteur à l’heure où, ironiquement, la science tire la sonnette d’alarme : le sperme des sujets européens n’a plus la vigueur d’antan. Existe-t-il une potion magique pour reprendre du poil de la bête ?

Didier Blonay




Actualité politique : tout sonne faux

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Quelle étrange impression, qui devrait pourtant être familière. Le nouveau chef de gouvernement (« Première » ministre) vient parler à 20 heures à la télévision. Comment se fait-il que tous ses propos sonnent faux ? Et comment se fait-il que cela nous gêne, alors que nous sommes tellement habitués à ce genre de fausses notes ? Et comme si cela ne suffisait pas, le sourire, pourtant appliqué, ne convient pas à ce genre de visage. Le président de la République a choisi une personne qui ne s’imposera pas par son charme personnel.

À la vérité, si on se donne la peine de réfléchir quelques secondes, en « ayant le courage de voir ce que l’on voit » et d’entendre ce que l’on entend, pour reprendre la pensée de Charles Péguy, une certitude s’impose : tout est faux.
Il serait injuste d’incriminer en particulier Mme Borne. Toutes les déclarations des nouveaux ministres, projets, intentions et bonnes résolutions, tout sonne faux. Et non seulement ces déclarations sont à côté de toute réalité, leurs auteurs, de surcroît, le savent parfaitement.

Et c’est le cas de manière générale, boniments plus ou moins bien argumentés mais délibérément mensongers ou trompeurs, que ce soit chez la plupart des responsables politiques, comme chez les hauts fonctionnaires ou les leaders syndicaux. Même dans l’entreprise, le mensonge est omniprésent, il suffit de lire les annonces recrutant le personnel avec tout un baratin édifiant et vertueux, dont nul n’ignore la fausseté.
Inutile d’évoquer la publicité, mensonge perpétuel, avec toutes les idées pieuses de rigueur, et creusant de plus en plus profondément dans l’appel à la bêtise du public.

Bien sûr, hélas, il n’y a pas que les discours et les différents écrits, articles de presse compris. Les faits qu’on nous décrit, les faits eux-mêmes sont falsifiés, les constats gênants occultés, les chiffres trafiqués. Dans la France heureuse où nous sommes, on nous dit que la sécurité s’améliore, que le chômage est au plus bas, les créations d’emplois et d’entreprises au plus haut. Qui peut le croire ?

Et ce qui se passe sur la Terre, à part la température, le carbone et autres nouvelles terrifiantes, qu’en savons-nous ? Qui sait vraiment ce qui se passe en Ukraine, sinon par le reflet qu’en donne sur les plateaux de télé une armée grouillante d’experts et prophètes ? Comment peut-on passer sous silence l’action américaine à l’origine du conflit, et cacher les buts peu secrets des US dans cette affaire ? Pourquoi n’a-t-on pas posé la question qui s’imposait au départ : Poutine avait-il le choix ?

Dernière question, presque les larmes aux yeux : est-ce qu’une société peut vivre ou survivre longtemps dans le mensonge permanent et le simulacre ? (Et encore a-t-on oublié l’inversion à la Orwell – « 1984 » – de toutes les vérités transmises au fil du temps, comme la réalité des sexes, et non des « genres », notion purement grammaticale. Et encore a-t-on oublié l’enlaidissement général, la répudiation de la beauté, qui est le plus grand réconfort du cœur humain.)

Didier Blonay




Passe sanitaire : le peuple de France présente sa démission

Paris au mois d’août comme autrefois, dans la chanson d’Aznavour. Les rues sont vides. Les gens ne sont pas remontés après le 15 août. De toute façon, il n’y a pas eu de pont du 15 août, qui tombait exprès le dimanche. Il n’y a plus de pont du 15 août, il n’y a plus rien. Chacun est resté loin, dans son jardin, là où les képis, jusqu’à présent du moins, ne viennent pas vous ordonner de mettre un masque ou d’ajuster votre pantalon.

Les gens restent loin, sur un lopin de terre, ou dans un van planqué derrière un buisson, ou dans une grange pas encore retapée et qui sent toujours la paille et le foin. Ou au bord de la mer, à la rigueur, dans les rochers avec les crabes.
Eh bien voilà, voilà la nouvelle : le peuple de France présente sa démission. Ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas, ceux qui ont le passe sanitaire et ceux qui ne l’ont pas – et qui souvent s’en foutent comme de leur premier vaccin. Le peuple de France présente sa démission. Et même, la donne, au diable l’avarice. Avec ou sans passe. Un passe « sanitaire », du reste, pour quoi faire ?

Un passe sanitaire pour avoir le droit d’entrer dans un bâtiment hideux et de gagner un bureau tristouille où accomplir des tâches rebutantes et idiotes ? Un passe sanitaire pour avoir le droit d’entrer dans des grandes surfaces où acheter des tas d’objets et ustensiles inutiles et de la bouffe plus ou moins… mangeable (pour ne pas dire pire) ?

Un passe sanitaire pour accéder à un marchand de journaux afin de lire des nouvelles trafiquées, le journalisme ne consistant plus, semble-t-il, à dire ce qui se passe mais à le cacher ? Un passe sanitaire pour aller au cinéma voir des films français minables de propagande « sociétale » ou des productions américaines monstrueuses par le budget et la connerie ?

Un passe sanitaire pour avoir le droit de prendre un café dans un boui-boui ou de manger des frites surgelées à la terrasse dans une rue à la chaussée défoncée et aux trottoirs jonchés d’immondices ? Un passe sanitaire pour pouvoir aller à la messe écouter un prélat parler comme un député servile et niais de la majorité gouvernementale ?

Et enfin, apothéose, un passe sanitaire pour pouvoir aller à l’hôpital se faire soigner quand on est malade, à supposer que le service approprié ne soit pas fermé momentanément, voire définitivement.

Alors voilà, le passe sanitaire, le peuple de France a décidé qu’il s’en passe. Chacun chez soi, dans son jardin ou son cabinet ministériel ou non, et les vaches seront bien gardées (ainsi que les peaux de vaches, on l’espère). Le peuple de France, belles dames et beaux messieurs, vous donne sa démission avec ses compliments (et quelques noms d’oiseaux en prime). Il serait tout à fait déplacé d’y voir on ne sait quel complotisme ou quel abominable populisme. Car le peuple n’a pas besoin d’être populiste, il est le peuple et c’est assez, que cela vous plaise ou non.

À présent, que les cheffes et chefs se retroussent les manches et se démerdent. Il paraît qu’il y a encore un peu de boulot sur les chantiers et dans les quelques usines qui ont survécu de loin en loin.

Didier Blonay

P.S. Pour ceux qui reprocheraient à ce texte un manque de réalisme, on précisera qu’il peut se lire à la manière d’une fable inspirée de notre bon Jean de La Fontaine.




Mia, 8 ans, kidnappée par sa mère, était-elle vraiment en danger ?


Oh ! nous en avions déjà, des mauvais, des sales types – femmes comprises -, à commencer par les populistes, bientôt suivis des complotistes, puis des identitaires, ceux-ci exclusivement d’origine européenne, à ne pas confondre, par exemple, avec les patriotes algériens en exil et équipés de drapeaux. Et voici qu’arrive le dernier cri des méchantes gens : les « survivalistes ».

Le grand public découvre ces scélérats avec l’enlèvement de la petite Mia, 8 ans, le mardi 13 avril. Ce rapt supposé fait l’objet d’une alerte enlèvement, bizarrement stoppée très vite. On apprend en effet que les ravisseurs agissent pour le compte de la mère, à qui les services sociaux avaient retiré son enfant.
On ne se prononcera pas sur le bien-fondé de cet arrachement d’une petite fille à sa mère. On sait que les services sociaux sont tout-puissants, même s’il leur est arrivé parfois de traîner et d’arriver trop tard pour sauver des pauvres gamins en danger de mort. Dans le cas de Mia, bornons-nous à constater que sa mère, Lola, tient à elle au point d’avoir organisé son enlèvement. On la décrit comme une femme à la fois gentille et un peu spéciale – ce qui n’est pas encore strictement interdit. Elle ne voulait pas, semble-t-il, que sa fille fréquente l’école publique, étant inquiète, comme beaucoup d’autres, de l’état de notre « Éducation nationale ».

À propos de Lola, « Le Parisien » écrit le 17 avril qu’elle avait « dérivé vers une certaine radicalisation ». Les mots sont choisis, ce sont ceux aussi des autorités : les « complotistes » et autres identitaires se radicalisent, comme les islamistes, en somme – bien qu’à la différence de ces derniers, on ne puisse pas leur reprocher grand-chose, autant qu’on sache. Mais sait-on jamais, à l’heure où, dans notre vieille France, deux prêtres sont placés en garde à vue pour avoir célébré presque normalement la messe pascale. Au train où vont les choses, il ne sera bientôt plus nécessaire de préciser « catho tradi », il suffira de parler de catholiques pratiquants pour désigner de sales individus. Ce qui est quand même bien curieux à l’heure où l’islam est l’objet de tant de mansuétude…

Dimanche 18 avril, chacun se félicite, la petite est retrouvée. Sur BFM TV, on reçoit les lumières de Dominique Rizet, journaliste venu du « Figaro » (journal naguère réputé de droite). Cet expert nous explique que les ravisseurs de la petite fille sont liés au mouvement « survivaliste ». Un courant de pensée qui vient des États-Unis et dont les adeptes seraient proches de Trump (on ne met plus le prénom, on dit juste « Trump »), ex-Président officiel de ce pays et bandit bien connu. On sent que dire « proches de Trump » suffit à classer ces individus au plus bas de l’abjection.

Qui sont, en fait, ces « survivalistes », que veulent-ils ? Ce sont des gens qui pensent que tout est foutu, que nos sociétés coulent, que l’humanité va s’effondrer. Qu’il faut essayer de survivre, de fuir dans la forêt ou Dieu sait où. Bon, on peut avoir des pensées plus riantes, c’est même souhaitable, mais jamais encore, dans l’histoire humaine, il n’a été interdit d’avoir des idées noires et de s’attendre au pire.

Est-ce que le pire n’est pas déjà là, quand on n’a plus le droit de penser certaines choses ? Quand ceux qui ne pensent pas comme il faut et ont l’imprudence de le dire sont qualifiés d’ultra-ceci, d’extrême-cela, et sont, en quelque sorte, désignés comme des criminels ? Qu’on se rappelle les propos de Claude Bartolone, ancien président socialiste de l’Assemblée nationale, parlant de ses adversaires : il y a, disait-il, « l’extrême-droite et… la droite extrême ». Tous des salauds, à l’évidence. Alors, vous pensez bien, populistes, complotistes, traditionalistes, survivalistes, scélérats et compagnie. Sans compter les Gilets jaunes, avec ou sans dents.

Didier Blonay




France, je veux pas que tu meures

Pour tes cloches qui sonnent dans le matin,
France, je veux pas que tu meures.
Pour tes châteaux et tes petites maisons,
tes grands lys, tes bleuets et tes coquelicots,
France, je veux pas que tu meures.

Pour Astérix, Jules César et le chevalier Bayard,
France, je veux pas que tu meures.
Pour tes vins de Gironde et de Bourgogne, et de Loire
et d’Alsace, et de Jura et de Languedoc,
France, je veux pas que tu meures.

Pour tes riches et tes pauvres, tes belles femmes
et tes petites vieilles,
France, je veux pas que tu meures.

Pour tes forêts où le loup est revenu, pour tes haies
et tes bocages, et tes grenouilles dans la mare
qui chantent l’été au bout du jardin,
France, je veux pas que tu meures.

Pour tes modestes qui travaillent dur et tes paysans,
pour tes Ch’tis et tes minots, et tes drôlesses de Charente,
pour tes prairies vertes et tes écureuils roux sur la branche,
France, je veux pas que tu meures.

Pour Jeanne d’Arc, Jean Moulin, pour Danton et Robespierre,
pour Louis XVI, Marie-Antoinette et le petit prince assassiné,
France, je veux pas que tu meures.

Pour tes mers, tes montagnes et tes yeux émerveillés,
pour Pasteur et Marie Curie, et le bon Vincent de Paul,
pour Carmen et Manon des Sources, pour Hugo et Cyrano,
France, je veux pas que tu meures.

Pour les chasseurs et les amis des oiseaux,
pour les arbres centenaires et les primevères,
pour Gabin et Morgan, Depardieu et Brigitte Bardot,
pour nos femmes et nos enfants, pour Cabu et Wolinski,
France, je veux pas que tu meures.

Pour tes guerres mémorables, de Bonaparte à Clémenceau,
et pour les héros en larmes qu’on appelait Poilus,
France, je veux pas que tu meures.

Et pour ta chanson profonde, de Rutebeuf à Aragon,
pour Rameau et Ravel, Mouloudji et Aznavour,
pour tous nos pleurs, France, nos soucis et nos amours,
il faut que tu chantes encore et toujours et toujours,
France, je veux pas que tu meures.

Didier Blonay




Sales Blancs ?

Personne n’est ni tout blanc ni tout noir, et la notion de race, nous dit-on, n’a pas de validité scientifique. Cela n’empêche pas la plupart des gens de considérer qu’il y a des Blancs et des Noirs, en dépit de la diversité de couleurs et de types chez les uns comme chez les autres. Or, ces derniers temps, les Blancs sont plutôt mal vus, ravalés au rang de rebut de la Terre et de véritables vermines. Peut-être faudrait-il nuancer légèrement le propos.

Parlons des Blancs européens, ou d’origine européenne comme les Américains – on le précise car les Arabes, par exemple, sont aussi des Blancs, bien qu’ils donnent parfois l’impression de ne pas être au courant… Dans l’histoire du monde, on conviendra que les Blancs ont joué un rôle dans les domaines de la pensée et des arts. Le premier rôle ? On ne se prononcera pas, certains feront valoir à juste titre les contributions de la Chine, de l’Inde, de la Perse, et avant cela de l’Égypte antique et de Sumer. Passons sur Platon, Pascal, Spinoza, Vermeer et J.-B. Bach, arrêtons-nous sur l’histoire des réflexions concernant l’homme et la conduite des hommes, c’est-à-dire la politique.

La notion même de « personne », liée à celle de l’âme individuelle, d’origine judéo-chrétienne, a joué un rôle fondamental en Europe dans l’émancipation des hommes (et aussi des femmes, quoi qu’on dise). Les idées de liberté, de justice sociale sinon d’égalité, et de solidarité en ont résulté. Et c’est bien l’Europe qui a aboli l’esclavage, plaie universelle remontant à l’aube des temps.

La contribution la plus éclatante des Blancs européens à la condition humaine se situe toutefois dans les domaines des sciences et techniques et du savoir médical. Quelques inventions capitales pour aller vite : la machine à vapeur, le train, l’électricité, la photo, le cinéma, l’aviation, la vaccination, la merveilleuse pénicilline – qui a notamment sauvé des dizaines de millions de tuberculeux – et les antibiotiques, la radio, la télévision, l’informatique, la carte à puce, Internet… Quelques noms pour aller chercher dans l’histoire le souvenir de héros du genre humain : Michael Faraday, Edward Jenner, Pasteur, Alexander Fleming, Thomas Edison, Alan Turing… Et deux ou trois Français bien placés dans cette course vers la lumière : Denis Papin (machine à vapeur), Niepce et Daguerre (photo), Pasteur, les frères Lumière, Clément Ader (aviation), Roland Moreno (carte à puce)…

Convenons sans acrimonie que les méchants Blancs européens ont quand même accompli quelques bonnes actions. Quelques mauvaises aussi, naturellement, la colonisation étant le reproche majeur qui leur est fait. Notons que les Arabes et les Turcs les ont précédés dans ce forfait, plus efficacement d’ailleurs, car eux occupent toujours une bonne part des territoires conquis.

Il aurait mieux valu, peut-être, que la colonisation n’eût pas lieu, mais elle était sans doute inévitable pour deux raisons : la différence de puissance économique et militaire entre l’Afrique et l’Europe, et le besoin d’expansion d’une Europe qui connaissait un développement prodigieux. Mais comme le rappelait récemment un auteur africain, la colonisation – 80 ans – n’est qu’une parenthèse dans l’histoire de l’Afrique.

Certes, des intérêts particuliers ont prospéré de manière outrancière voire criminelle dans les colonies, mais la France, par exemple, ne doit pas sa prospérité au pillage de l’Afrique, comme certains le disent. La France, comme les autres pays d’Europe, a dû sa prospérité – d’ailleurs déclinante – à des siècles de labeur. Rappelons le sort des paysans, dont beaucoup, pendant des siècles, étaient des esclaves (des « serfs »), propriétés de leur seigneur.
Le « privilège blanc », qui leur est aujourd’hui reproché, fut aussi celui de se faire tuer par millions pendant deux guerres mondiales. N’oublions pas non plus le sort terrible des ouvriers européens au XIXe siècle et dans la première moitié du suivant. Un sort qui, dans bien des cas, n’était alors guère plus enviable que celui des peuples colonisées.

La colonisation, c’est fini depuis soixante ans. Elle a laissé sur place des réalisations utiles, dont certaines fonctionnent encore. Elle a amélioré durablement l’état sanitaire des populations et jeté les bases d’un système de santé, ainsi que d’un système d’enseignement. Mais on peut se demander si sa conséquence la plus importante n’est pas l’immigration considérable et visiblement excessive que connaît l’Europe depuis bientôt un demi-siècle.
Je pense pour ma part, en conclusion, que la couleur de peau n’est pas si importante. D’abord, je suis un être humain, ensuite j’ai une appartenance culturelle et géographique, je suis un Français, un Malien ou un Polonais. Enfin, oui, je suis noir ou blanc, ce n’est pas sans importance, sans doute, mais c’est quand même secondaire. Je me souviens de ce Français d’origine africaine déclarant paisiblement : « Être noir n’est pas une cause. »
Et être simplement « un être humain » ? C’est plutôt un devoir, je crois, et il y a du boulot.

Didier Blonay




Dernières nouvelles du Diable  


Nous avons eu connaissance du dernier communiqué adressé par le Diable à ses adeptes. En voici le texte :
« Notre victoire, vous le voyez chaque jour, est en très bonne voie. Afin que vous puissiez observer l’évolution du monde en toute lucidité, je vous indique ci-dessous les dispositions que j’ai prises – et dont beaucoup d’humains se croient les auteurs – afin que notre prochain triomphe soit total et définitif. Vous constaterez que certaines de ces dispositions sont à l’œuvre depuis longtemps déjà, si efficaces qu’il est maintenant difficile d’ignorer le désastre qui en résulte.
Je dirai que la première de ces dispositions concerne l’éducation et l’enseignement. Une destruction méthodique de l’autorité et de la transmission du savoir a créé depuis un demi-siècle une humanité totalement nouvelle, ignorante, sans capacité de réflexion, sans liberté de jugement et, surtout, sans la moindre vie intérieure. Cette humanité qui ne sait rien et qui croit que le monde a commencé avec elle, est livrée sans défense à toutes les impostures intellectuelles et au règne absolu de l’argent et du mercantilisme.
Le reste, en quelque sorte, découle de ce premier travail de sape, couronné d’un plein succès. Le peuple, détruit dans ses racines et son contenu spirituel, a sans cesse porté au pouvoir des individus sans valeur profonde ni convictions, corrompus, et uniquement préoccupés de la conservation de leurs privilèges, de même qu’une armée de hauts fonctionnaires à son propre service sous une apparence de servilité.
Dans l’imposture générale, tout n’est n’est plus que mensonge et langage falsifié (l’évolution de la publicité, de plus en plus ciblée sur la bêtise ambiante, en est un bon indicateur). Le résultat pratique de cette corruption générale est l’inversion de toutes les valeurs. Les défenseurs de la patrie, de la culture nationale, de la famille, sont l’objet de sarcasmes quand ils ne sont pas dénoncés comme des criminels, de préférence xénophobes et racistes. Les attitudes déviantes sont montrées en modèles, le mariage est tourné en ridicule, les pères et les mâles sont promis aux oubliettes. L’être humain, dépossédé de sa patrie, de sa famille, se voit même interdire son identité sexuelle.
Dans le même temps, on abolit les frontières et les nations prospères sont sommées de s’autodétruire sous le poids d’une culpabilité fabriquée à cet effet et d’une entrée massive de populations qui ne peuvent et ne veulent pas s’intégrer, et qui arrivent avec une mentalité de prédateurs. Tout cela se fait souvent au nom d’une fausse compassion à but lucratif, en utilisant le besoin de gloriole de personnes désœuvrées qui veulent se donner le beau rôle.
À mesure que les frontières tombent et que la prospérité décroît, le chaos s’installe dans une population devenue une masse informe. Les gens se replient dans des groupes distincts qui deviennent rivaux et hostiles. Le corps et le paraître primant tout, le tribalisme est de retour dans les tenues et les artifices comme dans les attitudes. Cette diversification agressive, conjuguée à la perte de toute autorité légitime, multiplie les violences entre les groupes et les personnes. Ceci en même temps que les institutions destinées à la protection de la société et à la conservation des valeurs et usages – justice, enseignement… – semblent n’avoir plus pour priorité qu’accélérer la destruction et le désastre.
Voilà ce que j’ai produit et continue de produire, moi, le Diable, afin que des hommes il ne reste que ruines, en commençant cette œuvre mortelle au cœur des sociétés les plus avancées. J’ai notamment entrepris et j’achève de prendre possession de l’esprit du pape, afin qu’il se fasse l’avocat d’une doctrine qui a pour but de détruire l’Église et la fille aînée de l’Église, pour que rien ne s’oppose plus à ses entreprises guerrières et oppressives. Il est évidemment très utile pour moi que cette doctrine soit considérée comme une religion.
Mais le plus grand triomphe, pour abattre les hommes, et surtout les hommes libres, c’est d’en finir avec la beauté. La vérité, pour l’être humain, est une voie incertaine, parfois entrevue, jamais assurée. La voie de l’homme, son salut, c’est la beauté. Car la beauté lui est accessible, il peut la garder tout le temps sur lui, que ce soit dans un poème connu par cœur, dans le souvenir d’un tableau ou d’une musique, dans le spectacle de la nature. Mais moi, le Diable, j’ai mis au sein de l’enseignement, dans le vacarme des médias et de tous les canaux de diffusion, une laideur bruyante et perpétuelle. Quel plus grand plaisir que de voir, au sein des écoles et des institutions, le triomphe éclatant de l’art dit « moderne », à la fois insignifiant, stupide, vulgaire ou même obscène.
La beauté, je vous le dis, se donne et ne se possède pas. Voyez la beauté d’un tableau hors de prix. Son propriétaire peut croire, à bon droit, qu’il possède le tableau. Mais la beauté du tableau ne lui appartient pas.
Quand ce bien hors d’atteinte sera oublié des hommes, quand les hommes auront perdu jusqu’au goût de la beauté, alors, moi, le Diable, j’aurai gagné pour toujours. Et je vous le dis, le jour est peut-être proche. Ainsi donc, taisez tout cela. Et surtout, ne poussez pas les hommes à la juste révolte. »
Signé : le Diable
Didier Blonay   
 




Le menace islamiste : un malheur salutaire ?

C’est une veille de 11 Novembre, un activiste islamiste perché sur une estrade hurle « Allahu akbar » et invite la foule (13 500 personnes, dit-on)  à répéter ce cri de malheur. Comment qualifier autrement, ici en France, ce cri associé à des attentats meurtriers, à des agressions quotidiennes, à des provocations incessantes, vestimentaires ou autres, sans compter les profanations antichrétiennes d’origine supposée inconnue. Et la foule, ce 10 novembre, hurle à son tour ce cri de foi en Dieu mué en cri de guerre, ici, en plein Paris.

Est-ce que ce n’est pas cela qui ressemble aux « heures sombres » dont on nous parle sans cesse pour dénoncer les crimes que « l’extrême droite » préparerait sans les avoir encore commis ? « Allahu akbar », l’islamisme, tête de pont de l’islam conquérant, fait son entrée officielle dans la capitale française, avec toutes les autorisations nécessaires, sans émouvoir, semble-t-il, les autorités.

Le malheur, indiscutablement, est en marche, en bonne voie, porté par des persécuteurs qui se disent victimes, approuvés en cela par les idiots et les opportunistes habituels. Et si c’était l’événement nécessaire, le déclic décisif ? Car, où allons-nous, s’il ne se passe rien ?

Notre avenir balance alors entre deux possibilités, qui peuvent d’ailleurs se combiner. Mais il n’y en aura pas d’autre. Soit la charia, qui nous fera tout perdre, absolument tout, y compris bien sûr notre liberté. Soit un matérialisme mercantile vide et sans espoir.

Aujourd’hui, nous sommes en voie d’effacement, de disparition. L’abrutissement commercial et les monstruosités idéologiques précipitent les populations dans le vide moral et spirituel. Les enfants eux-mêmes sont atteints, endoctrinés à l’école ou par les différents canaux de communication. Alors, l’islamisme, qui se croit déjà vainqueur, en terrain conquis, arrive peut-être à point nommé pour nous faire réagir, nous faire nous ressaisir, réveillant les cœurs et les âmes. Le malheur qui se profile, avec une silhouette odieuse, est peut-être notre dernière chance. Que Dieu nous aide, ou l’Esprit du monde, pour ceux qui ne croient pas.

Didier Blonay