1

N’acceptons plus l’inacceptable : ils doivent tous démissionner !

Spartacus est un petit collectif qui regroupe des personnes seulement reliées par Internet, d’horizons très différents, et qui s’est constitué ponctuellement pour proposer à nos concitoyens de réagir à la situation alarmante du pays à travers une pétition. Français de cœur et de culture, citoyens, notre pays est en plein naufrage. La crise sanitaire actuelle pourrait bien le couler par le fond tant la gestion de cette épreuve par le pouvoir actuel est catastrophique.

Notre pays doit se ressaisir, ou c’en est fini de son histoire singulière et de sa place dans le monde, c’en est fini de notre existence propre et de notre héritage, si délabrés et agonisants soient-ils devenus au fil des dernières décennies. Nos dirigeants, au premier rang desquels Emmanuel Macron, président de la République, se sont révélés en la circonstance incompétents dans l’exercice du pouvoir, incapables de se faire obéir d’une administration inopérante (sauf pour empêcher l’action privée ou publique), impuissants en tout. Héritiers désastreux d’une impéritie de longue date organisée par nos gouvernements successifs, ils en sont à penser que gouverner c’est seulement communiquer, à travers des médias serviles comme jamais ils ne l’ont été en République.

Parlotes, enfumages, tromperies et pirouettes langagières : ils ont imposé le règne du mensonge en guise de gouvernement. Au fil de ces derniers mois, ils n’ont reculé devant rien pour masquer leur totale défaillance, et c’est le mensonge d’État, pur et simple, éhonté, répété, qui n’a cessé de sévir. À un tel degré, il ne s’agit plus d’une faute, il s’agit d’une trahison, et venant des plus hautes autorités de l’État, la plus grave de toutes : la Haute Trahison. Et pour finir l’irréparable, l’imprescriptible : les multiples conséquences sciemment criminelles de ces errements pitoyables. Par leur faute, nombreux sont ceux qui auront perdu la vie, nombreux sont ceux dont la santé sera définitivement ruinée, nombreux sont ceux qui auront perdu leur travail, leurs ressources, leur niveau de vie et tous nous aurons été privés de notre liberté.

Les morts silencieux, en ville ou dans les Ehpad, qui ne comptent pas, l’euthanasie rampante, l’inhumanité des conditions du deuil qui devient l’ordinaire, l’économie de la France qui est au bord d’un collapsus irréversible, les libertés fondamentales, rognées, niées, bafouées : l’âme du pays est lacérée, nous avons d’ores et déjà obéré à tout le moins une décennie de notre avenir, un déclassement à tous égards et une paupérisation se profilent à l’horizon proche… Et tout cela pour rien ! Le confinement pourrait cesser aujourd’hui que cela ne changerait rien, le 11 mai il en sera toujours de même. Nous n’avons fait que reculer pour mieux sauter à pieds joints dans la pandémie.

Toutes les gesticulations de nos dirigeants — des couards s’abritant piteusement derrière d’improbables comités de scientifiques plus ou moins politiques eux-mêmes —, n’ont servi  ce jour à rien, strictement rien. Le confinement, cette maltraitance à peuple en danger, la santé publique sinistrée, l’empiètement croissant sur les libertés publiques les plus élémentaires : tout cela est inutile ! Et malgré le temps qui a passé depuis le début de cette crise : toujours pas de masques pour tous, pas de tests, pas de moyens adéquats, pas de véritable stratégie. On peut assurer que la crise est pour l’essentiel encore à venir. Défaillance étatique, impuissance politique, mensonge avéré, et responsabilité criminelle dans une situation de crise majeure obligent à un jugement, une condamnation, et un sursaut.

C’est pourquoi nous demandons instamment la démission collective de l’ensemble des personnes qui sont comptables du désastre en cours, à commencer par le responsable en chef de cette épouvantable gabegie : M. Macron. Lui et son gouvernement doivent passer la main, dans l’attente des sanctions politiques et judiciaires qui devront venir. Nous appelons tous les hommes et femmes politiques, de quelque bord qu’ils soient, à refuser de tomber dans le piège d’une Unité nationale de façade. Si l’Union sacrée doit se faire, elle se fera pour la défense et le salut de notre nation qui exigent en premier lieu l’éviction et le jugement de ses naufrageurs. Nous appelons tous les citoyens de ce pays à se lever pour exiger et obtenir le départ et la condamnation de ces criminels. Pour la Justice et la Liberté. Pour la survie de la France.

Si vous vous retrouvez dans ce texte, signez-la pétition qui s’en inspire ici : https://www.change.org/SpartacusCrise

Didier Bourjon




Les musulmans de l’Etat islamique annoncent la couleur (vidéos)

IslamislamismeA longueur de jour il n’est peu ou prou plus question que de l’islam et des musulmans, qui ont envahi l’espace public, concret et symbolique — ce qui devrait à tout le moins étonner, car cela ne devrait être que très périphérique dans la vie des Français. Cela, en raison des multiples problèmes posés par cette idéologie totalitaire, des plus quotidiens aux plus gravissimes, ici comme partout ailleurs dans le monde. Puisqu’il en est ainsi, examinons l’un des points les plus stupéfiants du credo bien-pensant : l’unique réponse acceptable à la question : « L’islam est-il compatible avec la République ? » serait un « oui », certes associé à des « si » iréniques, mais un oui tout de même. En fait, il faudrait se demander d’abord s’il l’est avec la France… mais comme c’est la question de la République qui est soulevée à l’envi par nos médiatiques, dans tous les faux-débats qu’ils organisent entre eux, c’est donc celle qu’il faut d’abord traiter. Une série de trois courtes vidéos propose un tour d’horizon de la question.

Didier Bourjon




L’assassinat de la France expliqué à ma petite-fille

assassinatfrancePendant des années, sous le « pseudo » Antigone ou Cassandre, elle a alerté sur les forums internet des dangers qui nous guettent. De sa plume vive, simple, percutante, avec un bon sens nourri d’authentiques racines populaires, une formation solide comme pouvait la donner l’École d’avant l’effondrement, et une expérience de la vie lui permettant de saisir de façon exceptionnelle les enjeux vitaux auxquels notre pays est aujourd’hui confronté, elle n’a cessé de prévenir de ce qui fond sur nous, désormais à grande vitesse.

Au fil de l’eau, elle a conçu le projet d’un livre récapitulant ce qu’elle a vu et compris. Le texte qui en est résulté a été proposé, dans de nombreuses versions successives, en téléchargement gratuit sur Internet, et, sans la moindre publicité, il s’en est diffusé au fil du temps plus de 250 000 exemplaires : c’est dire si cet ouvrage touche juste !

Son titre : « L’Assassinat de la France expliqué à ma petite-fille ». Dans un entretien à bâtons rompus, libre et joyeux, une grand-mère débat de façon socratique avec sa petite-fille, adolescente intelligente et délurée mais prise dans les illusions qu’on lui a professées. Elle lui fait prendre conscience, progressivement, du malheur de la France, et des folies ou aveuglements volontaires qui ont entraîné un engrenage possiblement fatal pour notre pays et notre civilisation.

Son ambition est simple : « si nous, Français  »de souche » – et assimilés – devons disparaître avec notre civilisation, comme ont disparu les Indiens d’Amérique avec la leur, qu’au moins nous ne mourions pas idiots et que nous gardions, si possible à jamais, de génération en génération, la trace, dans nos mémoires, de ce crime inouï que les assassins voudraient parfait en en effaçant jusqu’au souvenir. Sachons que nos adversaires ne nous feront pas de cadeau, pas même celui de rendre hommage aux vaincus que nous serons. »

Son écriture est juste, directe, sans l’ombre d’un euphémisme : c’est un ouvrage de salubrité publique. L’auteur tente aujourd’hui d’en faire publier une version définitive de façon traditionnelle. Pour cela, il faut obtenir, en 30 jours, assez de commandes pour justifier d’une sortie en librairie. On ne peut que chaudement recommander de soutenir cette tentative en découvrant un livre que beaucoup ont refusé de publier, crainte des foudres de la bienpensance, voire de son bras judiciaire. On peut le réserver à cette adresse : https://www.kickstarter.com/projects/563310650/lassassinat-de-la-france-explique-a-ma-petite-fill?token=3131ae73

Didier Bourjon




« Éloge du populisme » de Vincent Coussedière : une révolte populaire légitime

Dans son livre Éloge du populisme, Vincent Coussedière propose une analyse à nouveaux frais de ce que recouvre le vocable « populisme », analyse des plus utile politiquement.

Le terme de populisme est polysémique, il recouvre des formes variées. Malgré tout, on peut distinguer une certaine unité du phénomène.

D’abord, et particulièrement en Europe, on peut relever un point commun aux mouvements de ce type : le refus de l’immigration de peuplement, de la contre-colonisation massive Sud-Nord, et le rejet de l’islamisation intolérable des pays européens qui en découle.

De façon plus complexe, on peut y repérer une sorte de creuset transcendant les clivages sociaux ou politiques « traditionnels », creuset façonné par les réactions multiples, non encore pleinement conscientes ni tout à fait articulées, à la « mondialisation » et à ses conséquences destructrices sur l’ethos des peuples à travers le social et l’économique.

Un refus du post-humanisme globalisé exclusivement technique et marchand qui réveille conjointement la conscience culturelle et la conscience politique, en remettant en jeu la question de la « gouvernance », comme on dit aujourd’hui, et bien au-delà celle du destin des peuples et des civilisations.

C’est une résistance vitale et essentiellement politique.

Cependant, « populisme » est devenu un leitmotiv dans la bouche des autorisés de parole du complexe clérico-médiatique pour parler peu ou prou du peuple, connotation péjorative et intellectuellement méprisante à la clef.

C’est que le peuple renâcle à sa disparition politique, et à sa disparition tout court.

Pire : il ne se laisse pas totalement berner par les idéaux si merveilleux qu’on lui ressasse à longueur de temps pour lui faire gober l’opération : l’antiracisme controuvé, le multi-culturalisme et son fabuleux « vivrensemble », l’européisme et son corollaire le mondialisme, l’écologisme fondamentaliste, le paritarisme et l’égalitisme forcenés, le révisionnisme historique et le relativisme à sens unique, et tant d’autres calembredaines, contradictions  logiques, délires, désarrimage de tout réel, qui font les délices de nos idéologues enragés et béats d’admiration devant leurs inventions.

Le peuple est décevant : il se rebiffe, il est populiste ! On a donc bien raison de tout faire pour en changer, ou mieux : pour ne plus avoir de peuple à considérer.

À cet égard gauchistes libertariens et technocrates sont des « alliés objectifs » : les uns, soixante-huitards et leur descendance, n’ont pas digéré que ce peuple ait été incapable de faire la révolution qu’ils rêvaient de diriger et le lui font payer avec tout leur dédain, les autres entendent bien que la « gouvernance » techno-économique du Marché s’impose à tous, mondialement, sans plus de politique. Soi-mêmisme et oligarchie progressent de concert. Au prix de la « défaite de la pensée » comme du politique, donc au détriment total du peuple et de la société.

Car, comme le rappelle à juste titre V. Coussedière : « Il n’y a pas de politique sans peuple, ni de peuple sans politique. (…) Le peuple est une réalité vivante dont l’être-ensemble est politique ».

Cela dit, le peuple n’a jamais « produit » lui-même son idéologie politique, ce que le terme « populisme » suppose. Au passage : le populisme n’est pas la démagogie, laquelle est une réalité indépendante, consubstantielle à la démocratie elle-même, depuis l’origine : « L’irruption du démagogue sur la scène publique n’est cependant pas la cause du populisme mais sa conséquence ». Salutaire remise à l’endroit !

En vérité : « Le populisme est un moment de crise de l’être-ensemble d’un peuple ».

« Le populisme est donc le moment où l’essence du politique est encore abritée par le peuple ». Il est l’errance de l’être politique du peuple, désemparé de se voir impuissant au moment où il faudrait agir collectivement de façon décisive, au regard des crises qui de tous côtés convergent et nous menacent vitalement. En réalité : « Il y a beaucoup plus de mémoire du politique dans le populisme du peuple que dans le mépris des experts pour ce même populisme ». Au point que c’est peut-être là que git notre ultime ressource, notre ultime possibilité d’avenir.

En l’occurrence : « Le populisme n’est pas uniquement une réaction à la perte de la capacité du peuple, il est aussi une réaction à la destruction de son être social, fondement de sa capacité politique ».

C’est ici qu’intervient le cœur du livre : l’être-ensemble « pré-politique » d’un peuple, c’est sa sociabilité. Un peuple vit des relations sociales des individus qui le composent. Il n’y a pas de solution de continuité du rapport simple de voisinage à celui des différents rôles au sein de la société, du geste quotidien à la culture, de la civilité à la civilisation d’un pays.

Cette sociabilité suppose toujours un sentiment d’appartenance communautaire, de  communauté de destin, de correspondance « civilisationnelle » : « La sociabilité naît de la similitude, de la ressemblance entre amis ».

Or : « Cette importance de la similitude condition de la sociabilité est aujourd’hui l’objet d’un véritable tabou et d’un refoulement collectif. C’est parce qu’on confond la similitude avec l’Identité qu’on refuse d’en penser l’importance politique. ».

Le distinguo entre « identité » et « similitude », le fourvoiement sur le thème de « l’identité » (qu’il n’y a pas à proprement parler, qu’il n’y a jamais eu) en lieu et place de la similitude (qui renvoie à la question essentielle de l’origine — qui est ce qui toujours nous devance), ces considérations font l’objet d’importants développements  dans ce livre, et elles sont de premier ordre quant à la réflexion politique à mener aujourd’hui.

Il faut donc « repenser la sociabilité politique du peuple ». En effet, la sociabilité, comme tout le reste, a été progressivement absolutisé en même temps que réifié : « La sociabilité n’est plus le produit des individus, de leurs actions, de leurs capacité d’agir pour l’autre ou avec l’autre, elle devient une substance, le social, ou une marchandise, le sociétal. Au lieu que la sociabilité non politique soit le fondement de la politique, on attend que la politique qu’elle fonde ou refonde le lien social. Faire de l’Etat le producteur du social lui-même est incohérent avec une vision purement politique et artificialiste du peuple. La politique, à travers la politique sociale, doit imprégner toutes les relations humaines, pour créer de toutes pièces des solidarités qui n’existent pas, puisque le peuple lui-même n’existe pas. »

V. Coussedière fait alors appel aux travaux d’un sociologue à part, G. Tarde, qui montre qu’il n’y a rapport social ou sociabilité que s’il y a effort d’imitation. Le contrat peut seulement alors s’installer : « Ce n’est pas un droit commun qui fonde la similitude du peuple, mais c’est une certaine similitude du peuple qui permet à un droit commun de s’établir. ». L’assimilation (assimiler, c’est rendre similaire) est donc la seule solution pour tout apport humain extérieur, laquelle assimilation ne se peut donc concevoir que pour des individus, pas pour des masses, dans la durée, et cela plus ou moins selon l’éloignement culturel et civilisationnel qu’ils ont au peuple qu’ils veulent intégrer.

Ces éléments de fond se retrouvent sur un plan politique plus superficiel : le « populisme » est aujourd’hui une réaction à la crise profonde de la démocratie représentative, dénoncée en France à longueur de scrutin (abstentions, votes blancs, votes nuls, etc.). F. Hollande est le plus mal élu des présidents de la Vème République, il n’a rassemblé que 39 % des inscrits et 48,6 % des votants (ne parlons pas des législatives !).

« La fracture n’est plus tant entre la gauche et la droite qu’entre les classes dominantes, indifféremment de droite ou de gauche, et les classes populaires ». (Christophe Guilluy, Fractures françaises). C’est pourquoi le populisme est attaqué à gauche comme à droite, mais aussi pourquoi gauche comme droite sont au fond scindées en deux, malgré la logique des appareils et la course aux postes et aux prébendes qu’ils structurent, dans le cadre d’un jeu politique « officiel » qui maintient fictivement deux blocs « majoritaires ».

La fracture n’est pas entre un « peuple de gauche », celui que je côtoie du côté de Notre-Dame des Landes, et un « peuple de droite », celui que je côtoie dans les manifestations contre le prétendu « mariage pour tous » : ces deux là se cherchent à tâtons, recherchent leur unité première pour se retrouver et se défendre comme peuple, comme pays — malgré l’aveuglement volontaire et acharné de la classe médiatico-politique et leur incessante propagande, et malgré l’exploitation de cette situation par les démagogues.

Cette jonction est au cœur du « populisme », qui n’est rien d’idéologique.

Le populisme n’est pas un « parti » mais un rassemblement possible ; il n’est pas un programme :  il est un appel, une attente.

C’est à défaut que ceux qu’il touche se rabattent, partiellement et sans satisfaction réelle, sur les démagogues qui flairent ce potentiel, mais qui ne peuvent que le mal représenter, et le trahir.

La ligne de fracture profonde est bien entre la caste des tenants de la « mondialisation » et le désir du peuple de recouvrer une souveraineté légitime, à travers la restauration du politique à tous les échelons, à commencer par le pivot de tous : la nation, soit précisément ce que la « globalization » cherche à ruiner et faire disparaître à toute force. En même temps que le peuple, comme par hasard… Avec toute la puissance du « système », et l’aide des idiots utiles de toutes les variantes du totalitarisme mondialisé qui s’annonce.

Nous assistons à une course-poursuite terrible entre la liquidation des nations et des peuples et la prise de conscience collective nécessaire à la reprise en main de leur destin par ces derniers.

Le livre développe et approfondit ces idées, il analyse l’histoire de la décomposition politique du peuple français au cours des dernières décennies, et il débouche sur une sorte de prospective politique : il est plus riche que ce que les extraits cités et les indications faites ici ne l’indiquent. J’invite chacun à se faire son idée en le lisant.

Le populisme est gros d’une révolte. Il lui manque un débouché politique, non démagogique, issu de ses rangs. Si cette résistance trouve à s’unifier largement et à s’organiser, si une parole politique et le peuple se trouvent, alors ce sera une révolution, une révolution conservatrice d’un genre inédit. Populaire, elle régénèrera les élites, de la base au sommet de la société, contre tous les parvenus. Réconciliatrice, elle refondera un futur digne du passé. Sur le mode de la reprise, elle réorientera le destin du pays.

Didier Bourjon




Jocelyn, l'apostat de la gauche bobo, dans une fiction aussi drôle qu'effrayante…

Jocelyn, c’est le brave moderne dans sa naïveté d’agneau qui va au sacrifice en toute innocence. Bien décervelé par l’enseignement de l’oubli, bien culpabilisé par celui de la haine de soi, bien désarmé par la bienpensance obligée, bien émasculé par toutes les « déconstructions » intellectuelles, bien abruti par toutes les démonstrations des sociologues et autres enfumeurs chiffristes, bien anesthésié par le spectacle politique, bref : bien préparé à son élimination. Et par-dessus tout : Bon, si merveilleusement bon, si ouvert à l’Autre qu’il ne sait plus qui il est, si désireux de paver méthodiquement et allègrement la route de son Enfer, qu’on lui donnerait le Bon Dieu sans confession.
Jocelyn est un bobo. Il n’est pas athée, ni agnostique, car il ne sait pas véritablement ce que c’est ; mais il est tout de même profondément religieux à l’insu de son plein gré : car c’est un adepte de la modernité ; pas de la modernité en tant que devenir historique de la société des hommes, mais de la modernité idéologique, de la modernité faite religion et morale afin d’assurer péremptoirement son règne, et par son truchement celui de l’individu faussement souverain — en vérité consommateur effréné, soumis aux publicitaires, docile aux objets techniques qui le conditionnent quand il croit s’en servir, jouet de toutes les manipulations, et atome politiquement impuissant. De la modernité dans sa version furieusement « modernante », autiste au monde, qui, à force de vouloir sans cesse « avancer », « reculer les limites », « briser les tabous », « briser les frontières », « dépoussiérer et revisiter », « métisser », « communiquer », « publier », ne fait que tourner en rond, jusqu’au ridicule, un ridicule qui ne sera jamais achevé, sous couvert du seul diktat qui serait non seulement acceptable mais désirable : celui du Bien englobant, de la Bonté achevée, contre le lourd héritage de tout ce qui avait été considéré jusque-là comme « civilisation » qui ne rime que trop bien avec « nauséabond ». De la modernité comme hostilité mortifère et réaction nihiliste à tout ce que nous sommes et avons été. De la fausse modernité, dévoyée par des « leaders d’opinion » vulgarisant la leçon hypocrite, fournie en son temps par des intellectuels félons, de la « liberté libre », qui, de cime de l’exigence qu’elle était, est tombée dans le caniveau du parce que je le vaux publicitaire.
Et Jocelyn va rencontrer, brutalement, le Réel. Car, s’il échappe même à ceux qui s’efforcent de le capter, et bien entendu à ceux qui le fuient, le Réel tôt ou tard se manifeste, et il se venge. Son propre dans ce cas est de faire mal, très mal.
La faute du bobo Jocelyn, de Pierre Cassen et Christine Tasin, imagine ce qui se passerait suite à l’élection de François Hollande en 2012. Le texte est présenté comme une fiction, les auteurs disent qu’ils n’ont pas reculé devant le grossissement du trait. Il fait rire, c’est certain ; mais il fait peur aussi, car il vise juste — si juste que l’on peut redouter légitimement que le Réel, encore lui, ne dépasse la fiction, et que le trait soit au contraire encore trop léger…
Les félicitations exprimées par des islamistes au sujet du « travail » réalisé par Mme Aubry sur la ville de Lille, la scandaleuse participation de M. Hollande à la pseudo « commémoration » du prétendu massacre du 17 octobre 61, basée sur une version falsificatrice et univoque des faits, l’empressement du Sénat désormais à gauche à faire passer le droit de vote des étrangers aux élections locales et régionales, dans un premier temps, le témoignage de Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, sur ce que lui a rétorqué un imam, savoir : « Monsieur le maire, en 2014 vous serez peut être encore réélu, mais en 2020 ce sera nous. C’est mathématique, car nous serons majoritaires » : tout cela, et bien d’autres choses au fil de l’information quotidienne, font froid dans le dos après la lecture de ce livre : on perçoit nettement que les chose pourraient, en effet, aller très vite désormais…
Le déroulement et le résultat de l’élection de 2012 que prévoit le livre, pour aller à l’encontre de tout ce que nous racontent les sondages et les autorisés de parole, sont très pertinents ; ils tirent la leçon des dernières expériences politiques du peuple français comme de l’analyse des réactions sur le long terme du corps électoral français, par temps de crise majeure. La composition du nouveau gouvernement, d’une drôlerie elle aussi un peu désespérante, sa volonté délibérée d’accomplir le Désastre sans plus tarder, d’aller une bonne fois pour toutes au bout d’une logique liquidatrice du peuple français, dans une perspective mondialiste et Oumma-compatible pour notre pays et notre République, les conséquences immédiates de ces décisions : tout cela, hélas, passe assez difficilement pour de la pure « fiction ».
L’émeute ethnique à Barbés, en 2015, sur laquelle débute le livre, est encore un bel exemple de la force du livre, de sa logique implacable qui ne se déduit que trop aisément de ce que nous voyons déjà à l’œuvre tous les jours, du moins de ce que voient « les gens », au quotidien, dans la rue, dans les transports en commun, dans leur quartier, de leurs yeux qui n’ont pas le droit de le voir car ils n’ont pas le droit de le dire et moins encore de le penser ; de ce que savent fort bien ceux qui se « réinforment » en permanence, qui sont plus nombreux qu’on ne le croit généralement : Internet est une sorte de Radio-Londres pour une petite part, marginalisée certes, mais fort heureusement active au point que personne ne peut l’ignorer tout à fait.
Sommes-nous à la veille de tels bouleversements ? C’est bien à craindre. En effet, 2012 est une échéance cruciale et même vitale pour le pays, que ce soit sur le plan de sa continuité historique et de la composition même de son peuple, avec le Grand Remplacement dangereusement en passe d’être accompli si l’on ne prend pas rapidement les mesures qui s’imposent pour redresser la situation et rétablir la République, ou que ce soit sur le plan économique et social où menacent la ruine, l’abaissement, et la perte des dernières possibilités de reprise de notre puissance, sur des bases repensées.
Il est à craindre, en effet, au regard de l’inanité ou du flou du programme des principaux concurrents en lice vis-à-vis des enjeux essentiels, que la prochaine élection présidentielle ne soit pas l’occasion d’un débat démocratique exempt d’ambiguïté sur ces enjeux, que cette consultation électorale ne permette pas de faire face à toutes les difficultés en laissant se confronter honnêtement et avec toute l’ouverture d’esprit nécessaire tous les avis et positions susceptibles de se présenter au suffrage de nos concitoyens, et que ne puisse s’opérer le choix d’un avenir en toute conscience et responsabilité, sans hypocrisie ni démagogie. Il est à craindre par voie de conséquence que l’abstention ou l’éparpillement des votes ne l’emportent largement, que le candidat finalement élu ne le soit que par défaut, par rejet du concurrent, par moindre détestation ou inadhésion, ce qui serait le pire pour notre pays et créerait la certitude de le voir s’enfoncer toujours plus irrémédiablement dans le piège où il s’est laissé enfermer.
La faute du bobo Jocelyn se termine toutefois plus favorablement (disons plutôt : moins défavorablement, car suite à la catastrophe), grâce à l’apostasie soudaine de Jocelyn : le Réel s’imposant enfin sans détours, les mensonges idéologiques s’étant effondrés, et grâce aussi à une « petite graine » semée lointainement par un grand-père (ce « détail » est très important, il est juste, il encourage à résister), voilà que Jocelyn se réveille, que ses yeux se décillent enfin, qu’il se retourne d’un bloc. Son « apostasie », son abandon du catéchisme qui l’avait jusque-là dominé, son engagement dans la Résistance, la fin du livre sont étonnantes : l’aspect fictionnel y est de plus en plus manifeste, par la force des choses ; on aimerait y croire tout en doutant que cela puisse se passer ainsi, mais l’on est à nouveau pris par nombre de « détails » significatifs, étonnamment perspicaces, parfois très concrets, qui laissent songeur (l’organisation, les recoupements et complémentarités entre les uns et des autres, avec les provenances diverses des résistants, etc.). Et qui font réfléchir…
Il ne tient qu’à nous de faire que ce livre reste une fiction, et, sans doute, est-ce son but : les mois qui viennent sont décisifs. Les prochaines échéances électorales, si elles voient confisquer une nouvelle fois les débats vitaux pour notre pays au profit de vaines querelles de partis et d’enjeux de pouvoir politiciens, si elles portent au pouvoir une clique d’idiots utiles incapables de penser lucidement le temps, de servir le pays, et de restaurer la République, ou pire encore décidés à leur liquidation, alors on peut et on doit redouter le pire.
La faute du bobo Jocelyn se veut sans prétention autre que de s’inscrire dans une certaine tradition française, ironique et frondeuse ; il donne du plaisir, assurément, il fait rire ou sourire, mais il est aussi et surtout prémonitoire, inquiétant, et bienvenu.
Didier Bourjon




J'y crois pas, un livre écrit à la demande de Renaud Camus, pour répondre à Stéphane Hessel

« J’y crois pas ! » est le titre du livre écrit, à la demande de Renaud Camus, en réponse à l’opuscule « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel. Son auteur est un sympathisant de l’In-nocence qui a préféré signer avec le « pseudo » qu’il utilise sur le forum de l’In-nocence, forum qu’il fréquente depuis des années. Au départ il était prévu un travail collectif, à l’arrivée c’est une contribution complète, écrite d’un seul jet, qui a remporté tous les suffrages. On trouvera ce petit livre (30 pages, 3.90 €, publié par les éditions Reinharc en partenariat avec le parti de l’In-nocence), dans toutes les bonnes librairies à partir du lundi 28 février. On peut le commander « en ligne » sur Amazon
(http://www.amazon.fr/Jy-crois-pas-r%C3%A9ponse-St%C3%A9phane/dp/2358690236/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1298402543&sr=1-1) et sur le site de la FNAC (http://livre.fnac.com/a3439877/Orimont-Bolacre-J-y-crois-pas)
On sait que l’opuscule habile de Stéphane Hessel connait un succès considérable, en France et maintenant à l’étranger. Lui répondre est difficile. Son passé de résistant, sa carrière, sa notoriété, son âge et maintenant son formidable succès ne laissent en face de lui que portes ouvertes, plateaux de télévision accueillants, meilleures places aux étals des librairies, articles majoritairement enthousiastes. On peut cependant trouver les indignations suggérées par M Hessel un peu prévisibles, et surtout nettement sélectives. Ainsi, les silences et les partis pris de l’auteur d’ »Indignez-vous ! » peuvent-ils à leur tour susciter sinon l’indignation du moins l’effarement suggéré par le titre « J’y crois pas !« .
Malgré cet effarement, le livre, que l’auteur a voulu de même format que l’ouvrage auquel il répond, reste courtois et même respectueux, sans polémique vaine ni attaque personnelle. Il n’en est pas moins d’une grande fermeté, et porte sans concession le fer de la contradiction dans les amalgames et tours de passe-passe du texte auquel il répond.
Il était temps !
Il est vrai qu’un certain nombre de critiques ont fini ici ou là par s’exprimer dans la presse, après une première période de déférence respectueuse devant un tel monument de « bienpensance », asséné avec un paternalisme bardé de références prestigieuses et une fausse bonhomie. Mais aucune véritable « réplique » en bonne et due forme, aucun « contre » qui ouvre véritablement le débat, en soulevant les bonnes objections, en posant les bonnes questions, en obligeant tant soit peu à « remettre les pieds sur terre ».
Voilà donc qui est fait : si « J’y crois pas ! » s’est refusé à n’être qu’un anti-tract véhément, préférant prendre les choses de façon plus fine et réfléchie, il répond néanmoins à un texte qui, sous couvert d’eau en apparence tiède, est en son fond un brûlot immigrationiste à tout crins et une dangereuse opération d’entretien de la confusion générale des valeurs, récupérant et détournant sans vergogne l’héritage de la Résistance. Son auteur devrait pourtant le savoir : l’indignation, qui est toujours un appel à l’émotion contre la raison, a fait par le passé les ravages les plus funestes, elle est un solide appui pour toutes les manipulations.
« J’y crois pas ! » est d’autre part un véritable « texte », doué de vraies qualités littéraires : sa vivacité est plaisante, sa lecture agréable, son style original ; il met en scène un citoyen de notre pays, dont les grands-parents sont des immigrés, aux prises avec son quotidien, ses démarches de recherche d’emploi, et qui, au cours de l’une de ses journées, réfléchit sur un texte qui l’invite à s’indigner si volontiers et de façon si orientée. En quelque sorte : « c’est l’histoire d’un mec qui prend le bus… », plein de bonne volonté, mais qui, tout de même, ne peut pas nier, lui, le Réel, ne peut pas s’offrir ce luxe…
Nous souhaitons le plus grand succès à « J’y crois pas !« , en espérant qu’il contribuera à installer le vrai débat sur les questions cruciales qui travaillent en profondeur notre société.
(image couverture : http://www.in-nocence.org/images/J%27y-crois-pas-1re.png)
Didier Bourjon
Premier secrétaire du Parti de l’In-nocence




J’y crois pas, un livre écrit à la demande de Renaud Camus, pour répondre à Stéphane Hessel

« J’y crois pas ! » est le titre du livre écrit, à la demande de Renaud Camus, en réponse à l’opuscule « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel. Son auteur est un sympathisant de l’In-nocence qui a préféré signer avec le « pseudo » qu’il utilise sur le forum de l’In-nocence, forum qu’il fréquente depuis des années. Au départ il était prévu un travail collectif, à l’arrivée c’est une contribution complète, écrite d’un seul jet, qui a remporté tous les suffrages. On trouvera ce petit livre (30 pages, 3.90 €, publié par les éditions Reinharc en partenariat avec le parti de l’In-nocence), dans toutes les bonnes librairies à partir du lundi 28 février. On peut le commander « en ligne » sur Amazon

(http://www.amazon.fr/Jy-crois-pas-r%C3%A9ponse-St%C3%A9phane/dp/2358690236/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1298402543&sr=1-1) et sur le site de la FNAC (http://livre.fnac.com/a3439877/Orimont-Bolacre-J-y-crois-pas)

On sait que l’opuscule habile de Stéphane Hessel connait un succès considérable, en France et maintenant à l’étranger. Lui répondre est difficile. Son passé de résistant, sa carrière, sa notoriété, son âge et maintenant son formidable succès ne laissent en face de lui que portes ouvertes, plateaux de télévision accueillants, meilleures places aux étals des librairies, articles majoritairement enthousiastes. On peut cependant trouver les indignations suggérées par M Hessel un peu prévisibles, et surtout nettement sélectives. Ainsi, les silences et les partis pris de l’auteur d’ »Indignez-vous ! » peuvent-ils à leur tour susciter sinon l’indignation du moins l’effarement suggéré par le titre « J’y crois pas !« .

Malgré cet effarement, le livre, que l’auteur a voulu de même format que l’ouvrage auquel il répond, reste courtois et même respectueux, sans polémique vaine ni attaque personnelle. Il n’en est pas moins d’une grande fermeté, et porte sans concession le fer de la contradiction dans les amalgames et tours de passe-passe du texte auquel il répond.

Il était temps !

Il est vrai qu’un certain nombre de critiques ont fini ici ou là par s’exprimer dans la presse, après une première période de déférence respectueuse devant un tel monument de « bienpensance », asséné avec un paternalisme bardé de références prestigieuses et une fausse bonhomie. Mais aucune véritable « réplique » en bonne et due forme, aucun « contre » qui ouvre véritablement le débat, en soulevant les bonnes objections, en posant les bonnes questions, en obligeant tant soit peu à « remettre les pieds sur terre ».

Voilà donc qui est fait : si « J’y crois pas ! » s’est refusé à n’être qu’un anti-tract véhément, préférant prendre les choses de façon plus fine et réfléchie, il répond néanmoins à un texte qui, sous couvert d’eau en apparence tiède, est en son fond un brûlot immigrationiste à tout crins et une dangereuse opération d’entretien de la confusion générale des valeurs, récupérant et détournant sans vergogne l’héritage de la Résistance. Son auteur devrait pourtant le savoir : l’indignation, qui est toujours un appel à l’émotion contre la raison, a fait par le passé les ravages les plus funestes, elle est un solide appui pour toutes les manipulations.

« J’y crois pas ! » est d’autre part un véritable « texte », doué de vraies qualités littéraires : sa vivacité est plaisante, sa lecture agréable, son style original ; il met en scène un citoyen de notre pays, dont les grands-parents sont des immigrés, aux prises avec son quotidien, ses démarches de recherche d’emploi, et qui, au cours de l’une de ses journées, réfléchit sur un texte qui l’invite à s’indigner si volontiers et de façon si orientée. En quelque sorte : « c’est l’histoire d’un mec qui prend le bus… », plein de bonne volonté, mais qui, tout de même, ne peut pas nier, lui, le Réel, ne peut pas s’offrir ce luxe…

Nous souhaitons le plus grand succès à « J’y crois pas !« , en espérant qu’il contribuera à installer le vrai débat sur les questions cruciales qui travaillent en profondeur notre société.

(image couverture : http://www.in-nocence.org/images/J%27y-crois-pas-1re.png)

Didier Bourjon

Premier secrétaire du Parti de l’In-nocence