1

SOS-Racisme : moins de 500 adhérents et plus de 1000 euros de subventions publiques annuelles pour chaque adhérent !

HOMMAGE A ROGER HEURTEBISE

Dans ma série d’articles sur la Licra, j’avais dit que cette officine et les autres boutiques dites « antiracistes » étaient en grandes difficultés financières, d’une part par la chute du nombre d’adhérents, d’autre part par celle des subventions publiques (1). L’aveu de cette déconfiture militante et financière avait été livré dans le bulletin d’avril 2010 de la Licra, qui se consolait en disant que « les autres associations, que ce soit SOS Racisme ou les autres [c.à.d. le Mrap et la LDH parce qu’il n’y a pas 50 sur le marché], sont en train de souffrir, et certaines sont pratiquement en dépôt de bilan. »

Comme je suis pour la préservation des espèces en voie de disparition, je me faisais un souci légitime pour ces archæoptéryx de la pensée unique. Il faudrait tout de même en conserver quelques spécimens des deux sexes pour qu’ils continuent à exercer leur spécialité, qui est de faire rire les Français tellement ils sont leur propre caricature à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche. Je crois même avoir déjà proposé de les regrouper dans une sorte de parc naturel et protégé, ouvert au public. On pourrait aussi envisager de les lâcher dans la nature, tels les ours et les loups dans les Pyrénées, mais il n’est pas évident qu’ils pourront survivre par eux-mêmes et qu’ils pourront assurer leur propre reproduction dans un milieu populaire qui, si j’en juge par les réactions d’internautes et d’auditeurs, leur est totalement hostile.

Avant d’envisager ce projet écologique et humanitaire, il convient de recenser le nombre d’individus de cette espèce. Et aussi de ses sous-espèces, puisque très naturellement il faudra également préserver au sein de ce sanctuaire la « diversité » ethnique et multiculturelle à laquelle ils sont tellement attachés. Nous avions remarqué, par exemple, que les organigrammes de la Licra étaient désespérément monochromes. Son bureau exécutif ne comporte aucune personne issue de l’immigration noire, nord-africaine ou asiatique parmi sa vingtaine de membres (2). Heureusement, Mouloud Aounit a quant à lui largement arabisé et islamisé les instances dirigeantes du Mrap depuis qu’il le dirige. En y ajoutant le Cran et quelques « indigènes de la République », on doit pouvoir faire une équipe black-blanc-beur équilibrée.

Ce recensement des derniers survivants de l’homo antiracistus n’est guère aisé. En effet, ces associations sont bien discrètes sur leurs nombres d’adhérents. Même dans leurs bilans annuels moraux ou financiers, les chiffres ne sont pas livrés au public. Ou alors on annonce un nombre largement surévalué et sans aucune signification, puisqu’il cumule les adhésions année après année sans en retirer tous les départs volontaires ou les gens qui ne cotisent plus. Cette pratique permet de réclamer des subventions en se faisant passer pour plus gros et plus important que l’on est.

Il existe cependant des moyens pour estimer le vrai effectif de ces associations, c’est-à-dire soit les militants actifs, soit le nombre d’adhérents qui se contentent de payer leur cotisation.

Pour les militants actifs, on a une bonne estimation en comptant le nombre de manifestants sous les bannières respectives lors des « grands rassemblements unitaires » (sic !), surtout à Paris. Ainsi, on ne recense plus que de l’ordre d’une dizaine ou d’une quinzaine de personnes sous le drapeau du Mrap, et de 5 à 10 sous celui de la Ligue des Droits de l’Homme. Il suffit ensuite de faire quelques règles de trois pour avoir des évaluations nationales. Les manifestations prévues pour le 4 septembre prochain nous donneront l’occasion de faire un état des lieux assez précis.

Pour les personnes à jour de cotisation, on peut se fier aux bilans comptables – quand ils sont publiés – et au montant de la cotisation unitaire. Ainsi, les comptes 2009 de SOS-Racisme, cités par Catherine Ségurane pour Riposte Laïque (3) et publiés au Journal Officiel (4), nous permettent un petit calculs fort intéressant.

On constate déjà une confirmation de ce que disait la Licra : les subventions publiques diminuent d’année en année. Mais plus encore, c’est le montant des cotisations (à ne pas confondre avec les dons) qui chute, puisqu’il passe de 25.533 euros en 2008 à 18.669 euros en 2009, soit une baisse de 27% en un an ! Ainsi, les cotisations ne représentent plus que 2% des recettes de SOS-Racisme (alors que les subventions publiques en représentent la moitié) ! Naturellement, on peut estimer que la chute du nombre d’adhérents est proportionnelle à celle des cotisations.

Quelle est le montant de la cotisation pour adhérer ? Il est donné sur le site de SOS-Racisme, et c’est un montant minimal de 38 euros (5).

Donc le nombre d’adhérents de SOS-Racisme est, au plus, de 18.669 / 38 = 491 personnes ! Et c’est bien un chiffre majorant puisqu’il est calculé à partir de la cotisation minimale.

On voit donc que SOS-Racisme rassemble, sur toute la France, moins de 500 adhérents à jour de cotisation. Et évidemment, encore moins de militants actifs ! On peut donc s’interroger sur la sur-représentation de cette officine dans les médias, et surtout sur celle de son président Dominique Sopo. Que représente SOS-Racisme, à part SOS-Racisme ?

Et il apparaît également que les subventions publiques à SOS-Racisme sont démesurées. Certes, un budget annuel d’environ un million d’euros, ce n’est pas énorme. Mais sur ce budget, d’après les cumuls effectués par Catherine Ségurane, les subventions publiques représentent 504.000 euros. Soit un ratio de plus de 1000 euros par adhérent !

Et encore, ces 540.000 euros ne concernent que les subventions publiques « nationales », soit par des ministères, soit par des « machins » d’Etat comme le Fasild (Fonds d’aide et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations, qui est une énorme pompe à fric très juteuse pour une myriade de groupuscules gauchistes dont le principal objet est de cracher sur la France et les Français), soit par la Mairie de Paris et le Conseil Régional d’Ile-de-France. Il faut y ajouter toutes les subventions des collectivités locales de provinces (municipalités, conseils généraux, conseils régionaux) qui sont versées non pas à SOS-Racisme France, mais à des « comités régionaux » : c’est le même système que les « micro partis » de l’UMP ou du PS !

Il faudrait évidemment étendre ce type de calculs aux autres cliques de la nébuleuse : Licra, Mrap, LDH, Cran, etc.

On m’objectera que mon projet de conserver quelques spécimens de ces espèces en voie de disparition représenterait également un coût pour la collectivité. Mais ce serait sans commune mesure avec la gabegie actuelle. En effet, on ne conserverait que les éléments les plus représentatifs, les « étalons » de chaque groupuscule en quelque sorte, ceux qui distinguent par leurs qualités exceptionnelles de comiques troupiers dans les médias. Ils ne sont pas si nombreux, les Mouloud Aounit, Dominique Sopo, Samuel Thomas, Alain Jacubowicz, Michel Tubiana, Patrick Lozès, et ils suffisent largement pour assurer le spectacle. Tiens, ça manque de femmes tout ça ! Mais on pourra assurer la parité en y ajoutant quelques échantillons du beau sexe comme Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo, Caroline Fourest (pour la diversitude sexuelle, je n’ai pas trouvé mieux), Saïda Kada, Christine Angot (6), etc. Et évidemment, des grands professionnels comme Dominique Wolton ou Michel Wieviorka auraient toute leur place dans ce projet.

Cela pourrait représenter une trentaine de personnes. Pour assurer leur vie quotidienne, comptons un RSA par individu, puisque ce revenu a été calculé comme « revenu minimum ». Soit 400 euros par mois. Ajoutons 400 euros de logements et charges par individu, et puis 200 euros de frais de fonctionnement (gardien, guide, etc.) Bref, pour 1000 euros par personne et par mois, on doit pouvoir faire fonctionner le parc. Soit pour 30 pensionnaires et 12 mois, un budget annuel de 360.000 euros.

Mais ce coût ne sera pas forcément à la charge de la collectivité, puisqu’on pourrait faire payer l’entrée aux visiteurs. Mettons un billet moyen à 20 euros, et 250 jours ouvrés par an. On voit que ça pourrait marcher avec seulement 72 visiteurs par jour ! Ajoutons quelques produits dérivés, (comme des DVD d’anciennes prestations de nos spécimens), et quelques ventes de prestations (tournage de films, reconstitutions historiques, prêts de pensionnaires à des émissions télé, etc.), et là le projet devient carrément très rentable.

Ces calculs approximatifs ne sont qu’un premier brouillon. On peut les affiner, les compléter, les étendre par exemple en envisageant des parcs régionaux ou des tournées en province. Ils démontrent simplement qu’en supprimant toutes les subventions aux associations antiracistes, on pourrait conserver et utiliser le même potentiel de vedettes de l’« antiracisme » pour continuer à profiter de leurs qualités théâtrales et comiques, et même assurer leur auto-reproduction, sans aucun coût pour la collectivité nationale. Bien au contraire !

Cependant, il ne s’agit pas uniquement de faire de l’argent avec un projet lucratif destiné à amuser les foules. L’enjeu est bien plus important. Même s’il est actuellement choquant de voir que chaque adhérent de SOS-Racisme (ou d’autres groupuscules) coûte au moins 1000 euros par an aux contribuables français, l’extinction de ces espèces est fatalement programmée par les faits si nous ne prenons pas des mesures rapides. 27% d’adhérents en moins chaque année, c’est 79% en 5 ans, 96% en 10 ans. Pour SOS-Racisme par exemple, ça ne ferait plus qu’une vingtaine d’adhérents dans une dizaine d’années, soit à peu près l’ensemble des militants actifs de cette confrérie. Mais il faut décompter parmi ces rescapés potentiels tous ceux qui prendront leur retraite et qui mourront d’ici là, ceux qui deviendront éléphants au bureau national du Parti Socialiste ou députés au Parlement européen, ou ceux qui cesseront de militer par découragement ou parce que ça n’assurera plus leur gagne-pain.

Certes, dans dix ans, Dominique Sopo n’aura que 44 ans, et Houria Bouteldja 46. Ils seront encore dans la force de l’âge, pour assurer la continuité de leur service. (Et même la reproduction de l’espèce… à condition de s’y prendre dès maintenant !) Mais Mouloud Aounit et Alain Jacubowicz auront 67 ans, Dominique Wolton 73 et Michel Wieviorka 74. C’est dramatique, tout ce savoir-faire professionnel qui risque de se perdre dans la sénilité !

SOS-Racisme, la Licra, le Cran, le Mrap et la LDH sont donc en train de jouer tout simplement leur propre survie en ce moment et qui plus est, dans un milieu français désormais totalement hostile. Il est désolant de constater qu’à chacune des interventions de leurs leaders sur les ondes ou dans les médias internet, il n’y a quasiment plus aucun auditeur ou internaute pour les encourager, mais au contraire tous les intervenants les critiquent ou les insultent, voire souhaitent plus ou moins élégamment leur disparition. Et le sondage de l’Ifop sur les propositions sécuritaires du gouvernement ne milite pas vraiment dans le sens d’un soutien populaire aux boutiquiers qui se disent « antiracistes » (7).

La revue trimestrielle et confidentielle de la Licra s’appelle « le Droit de vivre ». On comprend maintenant pourquoi.

Djamila GERARD

Publié en 2012

(1) http://www.ripostelaique.com/Apprenons-l-antiracisme-avec-la,4377.html

(2) http://www.licra.org/fonctionnement/le-bureau-executif

(3) http://www.ripostelaique.com/Qui-finance-SOS-Racisme.html

(4) http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/assoccpt/pdf/2009/3112/335186631_31122009.pdf

(5) http://national.sos-racisme.org/spip.php?page=module_don

(6) http://www.dailymotion.com/video/xeibo_christine-angot-craque-apres-zemmou_news

(7) http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/18819Rapport.pdf




Le Mrap « en survie » et SOS-Racisme « en situation financière des plus délicates »

HOMMAGE A ROGER HEURTEBISE

Dans ma série d’articles sur la Licra, j’avais dit que cette officine et les autres boutiques dites « antiracistes » étaient en grande difficulté financières, d’une part par la chute du nombre d’adhérents, d’autre part par celle des subventions publiques pourtant énormes et puisées dans les poches du contribuable. Selon le bulletin d’avril 2010 de la Licra « Le droit de vivre », les subventions publiques – y compris pour la Licra – sont en chute libre et « les autres associations, que ce soit SOS Racisme ou les autres [c.à.d. le Mrap et la LDH parce qu’il n’y a pas 50 sur le marché], sont en train de souffrir, et certaines sont pratiquement en dépôt de bilan. Car l’Etat malheureusement se désintéresse de nous. »

Deux appels aux dons quasiment simultanés confirment cette déroute financière.

– Le 13 juillet 2011, le Mrap publiait le « flyer » suivant, où il expliquait avoir « besoin d’une aide financière immédiate » pour sa « survie » (sic !)

– Le 21 juillet 2011, SOS-Racisme lançait un vibrant appel à ses « parrains » et « marraines » en avouant être « en situation financière des plus délicates » (sic !)

On peut dire que faire ainsi la manche, « c’est la honte »….
Mais pourquoi Dominique Sopo ne s’adresse-t-il pas au plus grand des « parrains » de SOS-Racisme, à savoir Julien Dray que François Mitterrand avait chargé de créer et chapeauter SOS-Racisme ? Comme le « concert géant » du 14 juillet n’a pas été payant (sans jeu de mot), peut-être que Sopo et Dray pourraient organiser quelque chose comme une vente publique de montres de valeurs ?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EUxRiokgVUE[/youtube]

Ou alors monnayer un soutien officieux à la candidature de Martine Aubry ?

Plus sérieusement, nous nous réjouissons de voir péricliter ces deux officines néfastes. Bon débarras !

Djamila GERARD




Les journaleux valets d’Europe 1 manipulent les sondages et trompent leurs auditeurs

Europe 1 désigne le Pape comme personnalité de l’année.

http://www.europe1.fr/Infos/personnalite-annee-2013/

Et après les 33% pour François, on trouve Taubira à 20%, Mandela à 7%, Marine Le Pen à 6%, Frigide Barjot à 6%…

Mais Europe 1 précise bien : « Rappelons que le choix final est composé à 50% par vos votes et 50% par les votes des équipes d’Europe 1. »

Et effectivement, le vote « des équipes d’Europe 1 » contredit totalement le vote des internautes !

En effet, selon une image postée par plusieurs twitteurs sur le dernier résultat du vote populaire, si le Pape était à 38%, la seconde place était attribuée à Marine Le Pen avec 11%. Suivie de Frigide Barjot à 10%, Christiane Taubira à 7%, les Bonnets rouges à 6%. Nelson Mandela ne recueillait que 4%.

On voit donc qu’Europe 1 trompe totalement ses auditeurs en corrigeant leurs pensées politiquement incorrectes : leurs « équipes » ont volontairement et massivement fait pencher la balance en faveur de la nouvelle icône Christiane Taubira et en défaveur de Marine Le Pen et Frigide Barjot, jugées sans doute trop « politiquement incorrectes » à leurs yeux.

Cela montre une fois de plus la déconnexion de ces médias aux ordres du système d’avec le peuple français.

Si Europe 1 avait un peu de déontologie journalistique, il aurait publié séparément le vote des internautes et celui de leurs « équipes ». Mais ce souci de vérité n’effleurent plus du tout ces gens qui se prétendent journalistes et qui ne sont des relais de la propagande d’Etat.

Il y en a marre de cette manipulation de l’information et de l’opinion publique par ces médias mainstream qui nous servent nuit et jour un discours de bobos bien-pensants à 1000 lieues des soucis et des problèmes des Français. Quand le peuple prendra vraiment le pouvoir, il faudra se débarrasser de cette clique de valets payés par les contribuables ou les grands groupes capitalistes, qui prétendent faire de l’information objective alors qu’ils se contentent de relayer une parole officielle de plus en plus inaudible.

Djamila Gérard




Brignoles, Ghali, Leonarda : la révolte des créatures de la gauche

Le Parti socialiste et le gouvernement viennent de vivre deux week-ends épouvantables : élection partielle de Brignoles, primaires socialistes à Marseille, affaire Leonarda. Mais il y a un point commun entre tous ces empêcheurs de politiquer en rond : la gauche est punie par là où elle a péché.

Ainsi donc, à Brignoles, un candidat Front national gagne une élection cantonale partielle avec 54% des voix face à sa rivale UMP soutenue non seulement par la droite, mais également par le PCF, le PS, EELV, le Modem et compagnie. Le candidat communiste « unitaire » de la gauche a été éliminé dès le premier tour.

Laurent Lopez fait la démonstration que le FN peut remporter un scrutin uninominal à deux tours pas seulement dans une triangulaire, mais dans un duel. D’autres élections partielles ont démontré que le parti de Marine Le Pen a désormais fait sauter ce plafond de verre.

C’est l’échec d’une entente entre gauche et droite pour éliminer le Front national de ce type de scrutin. Souvenons-nous que très discrètement, sous Nicolas Sarkozy, l’UMPS avait discrètement relevé le seuil pour se maintenir au second tour de 10 à 12,5% des inscrits. Ce tripatouillage se retourne contre ses auteurs, puisque ce sont désormais leurs candidats qui sont éliminés par la règle qu’ils ont édictée.

On se rappelle aussi le jeu trouble du très calculateur François Mitterrand, poussant médiatiquement le Front national tout en allumant des contre-feux (SOS-Racisme, affaire Carpentras…) Le FN devait servir à diviser la droite et à diaboliser tout discours sur l’immigration à gauche. Mais l’élection de Brignoles montre le double échec de cette stratégie : d’une part c’est l’UMP qui se retrouve face au FN sur une terre de gauche, d’autre part les électeurs traditionnels de la gauche se tournent de plus en plus vers Marine Le Pen et son parti.

Quand le  maire communiste de Brignoles souffre devant des supporters du FN :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K_eklrKtYPI[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=K_eklrKtYPI

Ainsi, la gauche – et particulièrement le Parti socialiste – a perdu sa base électorale ouvrière. Les raisons en sont multiples : boboïsation, baronisation, préférence étrangère… On retrouve ces mêmes erreurs dans les primaires socialistes de Marseille. Samia Ghali, pourtant pur produit du système socialo-guériniste, y réalise tout de même 43% des suffrages contre le candidat de l’appareil du Parti socialiste parisien et du gouvernement.

Le clivage de gauche entre le nord et le sud de la ville est patent. Mais aussi entre les gens issus de l’immigration maghrébine et les « bobos ». La gauche avait pourtant encensé le prétendu apport « multiculturel » de cette immigration, le « vivre-ensemble » à Marseille et ailleurs, mais là encore la propagande échoue. Samia Ghali qui ne devait servir que de rabatteuse pour la chair à voter maghrébine en devient l’icône et le maître, et force Patrick Mennucci à se mettre à genoux pour implorer pardon. La diva des quartiers nord sait que son électorat la suivra et elle exigera le maximum pour lui : sans doute une place de première adjointe, mais aussi un vaste programme d’aide et d’assistanat à ces « quartiers populaires ».

Ainsi, cette immigration encensée par le Parti socialiste – à tel point que Terra Nova proposait d’en faire encore plus un terrain de chasse électoral pour remplacer les ouvriers et les employés qui fuient la gauche – apporte maintenant l’addition. Vous voulez nos voix ? Alors payez, et payez encore plus pour nous.

La gauche a refusé l’assimilation de ces populations et les a parquées dans des réserves à suffrages, dans les banlieues de Paris et de Lyon, dans le nord de Marseille. Le communautarisme anti-républicain s’y est développé et en particulier une ré-islamisation ostentatoire voire radicale. Dans son aveuglement réel ou feint, dans son immigrationnisme forcené, la gauche a nourri cet auto-apartheid ethnique et religieux, et maintenant il lui saute à la figure. La fable d’une France terre d’accueil capable d’intégrer des populations à haute dose au lieu d’assimiler parcimonieusement des individus a vécu.

Quand Patrick Mennucci demande à Samia Ghali boudeuse de sourire devant les caméras :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x168ns1_primaire-ps-a-marseille-ambiance-electrique-entre-ghali-et-menucci_news[/dailymotion]

http://www.dailymotion.com/video/x168ns1_primaire-ps-a-marseille-ambiance-electrique-entre-ghali-et-menucci_news

On retrouve le même angélisme ravageur dans l’affaire de Leonarda et de sa famille. Le logiciel idéologique de la gauche compassionnelle et droits-de-lhommiste est touché en plein cœur. Au Front de gauche, à EELV et même au sein du Parti socialiste, les bonnes âmes réclament le retour de l’adolescente et de sa famille. Cela devient une pitoyable affaire d’Etat : le ministre de l’Intérieur obligé d’écourter sa tournée aux Antilles, le Président de la République en personne qui rend un jugement de Salomon parfaitement stupide devant les caméras de télévision un samedi à midi.

L’adolescente italo-kosovare discute d’égal à égal avec le chef de l’Etat français par médias interposés. La fonction et le prestige présidentiels sont ridiculisés. Leonarda répète à l’envi le catéchisme que lui ont enseigné les associations créées par la gauche et financées par le contribuable : la France doit être une « terre d’asile » sans limites et sans frontières, où chaque étranger – en situation régulière ou non – peut se servir de la manne des avantages sociaux comme d’un droit sans devoirs. Pour les Dibrani, la France n’était qu’un « hôtel » et doit le rester. Mais n’est-ce pas l’expression qu’utilisait le sans-frontiériste socialiste Jacques Attali au service du grand patronat ?

Quand Leonarda veut revenir en France pour y faire la loi :

http://www.wat.tv/video/leonarda-jour-ou-autre-je-6hfnx_2exyh_.html

Et les lycéens et étudiants matraqués de cette idéologie compassionnelle promettent de descendre dans la rue pour exiger le retour de Leonarda et de sa famille. La gauche ne contrôle plus ses enfants qu’elle a abreuvés de propagande. Les élèves dépassent le maître et le contestent quand il essaie de siffler la fin de la récréation.

Electeurs « ouvriers et paysans », immigrés afro-maghrébins de seconde ou troisième génération, « sans-papiers », bobos droits-de-hommistes et « citoyens du Monde » : toutes ces espèces protégées et choyées par la gauche se révoltent tour à tour contre leurs gourous. La « France apaisée » de François Hollande se fracture de partout au sein même de son clan, à la base comme au sommet.

La gauche française paie très cher des décennies d’intoxication et d’auto-intoxication purement idéologiques. L’heure est au sevrage et ni le gouvernement, ni le Parti socialiste n’ont de produits de substitution. La souffrance des drogués endoctrinés va être terrifiante. Ils n’ont pas fini de constater la montée inexorable du Front national, ils n’ont pas fini de goûter aux conflits ethniques et religieux, ils n’ont pas fini de voir s’effondrer avec effroi leurs dogmes théoriques face aux réalités douloureuses.

Quand Christine Angot se tordait de douleur face à Eric Zemmour :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xeibo_christine-angot-craque-apres-zemmou_news[/dailymotion]

http://www.dailymotion.com/video/xeibo_christine-angot-craque-apres-zemmou_news

Djamila GERARD




Le coup de comm de la LDJM fait un flop médiatique

achouiAh on allait voir ce qu’on allait voir ! Grâce à la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM), à son très médiatique président Karim Achoui et à une centaine de juristes, la bête immonde de l’islamophobie sera enfin terrassée.

Première étape : quelques annonces au mois d’août, puis une soirée inaugurale le 16 septembre. Parallèlement, la LDJM ouvre un site internet http://www.ldjm.org/… qui est toujours « en cours de construction » à l’heure actuelle. Et surtout une page de soutien sur Facebook où se multiplient les articles sur d’anciennes affaires, mais qui sont autant de ballons d’essais : https://www.facebook.com/LigueDeDefenseJudiciaireDesMusulmansLdjm

Hélas la sauce ne prend pas. Les médias boudent la LDJM, et sur Facebook, le nombre de « j’aime » stagne et le nombre de « personnes qui en parlent » est en chute libre.

Seconde étape : Karim Achoui tente de relancer la machine par une interview au site islamique oumma.com, rompant sa promesse de ne pas faire de déclaration pendant le procès des personnes soupçonnées d’avoir tenté de l’assassiner : http://oummatv.tv/169351/kachoui-l-etat-francais-pousse-communautarisme.

Dans cette interview, Karim Achoui dévoile le principal objectif de la LDJM : tout simplement faire sauter la loi de 1905 sur la laïcité (qui est selon lui « une insulte à 5 ou 10 millions de musulmans en France ») à coup de QPC (Questions prioritaires de constitutionnalité).

Mais cela ne suffit toujours pas, alors la LDJM nous annonce sa grande « rentrée judiciaire » pour le 15 octobre.

Troisième étape, nous y sommes : http://www.lepoint.fr/societe/islamophobie-plaintes-contre-charlie-hebdo-et-manuel-valls-15-10-2013-1744288_23.php

En fait de « rentrée », la LDJM cite à comparaître trois médias pour « incitation à la haine à raison de l’appartenance religieuse » : Charlie-hebdo (pour sa couverture « le Coran c’est de la merde, ça ne protège pas des balles »), contre Valeurs actuelles pour sa une avec une Marianne en niqab, et la troisième contre le site Riposte laïque pour « plusieurs publications ». En outre la LDJM porte plainte contre Manuel Valls parce qu’il a osé dire « d’ici dix ans, on doit faire la démonstration que l’islam est compatible avec la démocratie ».

Hélas, 24 heures après la publication de l’article du Point, le « scoop » fait un flop. Selon mes recherches, je n’ai trouvé dans la presse internet (hors fdesouche.com, Riposte laïque et compagnie) que l’article du Point, un autre du Figaro qui cite Le Point, un article sur oumma.com et un sur fait-religieux.com qui citent Le Point et Le Figaro… Même pas de dépêche AFP, et rien sur les sites musulmans à part oumma.com. Quant aux commentaires des internautes sur les articles du Point et du Figaro, ils sont quasiment tous à charge contre la LDJM, les « antiracistes », les musulmans.

Pas de quoi faire décoller les soutiens à la LDJM sur Facebook… Pire : une opération qui s’avère totalement contre-productive pour ses auteurs, et il y a de nombreuses raisons à cela.

Alors que les musulmans s’attendaient à ce que la LDJM défende en priorité les voilées agressées par des « skinheads à crête rose » ou les mosquées tagguées de crottes de chien et de tranches de jambon, elle s’attaque à la liberté d’expression, en particulier contre son symbole Charlie-hebdo alors que d’autres organisations islamiques s’y sont déjà cassé les dents. C’est le même angle d’attaque contre Valeurs actuelles et Riposte laïque, mais aussi contre le ministre de l’Intérieur puisqu’on veut lui interdire d’exprimer la moindre réserve sur l’islam.

La LDJM va donc se mettre à dos toute la presse (qu’on a déjà vu solidaire de Charlie-hebdo lors d’un précédent procès en « blasphème »), mais également la classe politique de gauche comme de droite. Et bien sûr l’ensemble des Français attachés à la liberté d’expression, et qui partagent pour les deux tiers ou les trois quart d’entre eux une hostilité à l’islam.

Karim Achoui et la LDJM pensent que le « juridisme » peut tout régler, alors que les Français sont très attachés à la loi de 1905. Nicolas Sarkozy a essayé d’y toucher, il a renoncé. La gauche n’ose pas y toucher et botte en touche par des « accommodements raisonnables » à la sauce Bouzar-Glavany. Il est évident que le Conseil constitutionnel, qui est davantage une autorité politique que judiciaire, n’osera pas remettre en cause l’une des valeurs fondamentales de notre République.

La LDJM va tomber dans des contradictions. D’un côté elle dit aux musulmans qu’il faut abattre la loi de 1905, de l’autre le CFCM, l’UOIF, le CCIF, le Mrap et compagnie leur explique en long et en large qu’il faut s’appuyer sur cette loi pour défendre la « liberté de culte » y compris dans le domaine public. D’un côté la LDJM revendique ouvertement son « communautarisme », de l’autre des gens comme Mourad Ghazi « conseiller politique » de la LDJM disent qu’il faut combattre à tout prix le communautarisme. D’un côté elle traîne des médias, des journalistes et leur liberté d’expression devant les tribunaux, de l’autre elle joue sur la carte médiatique personnelle de Karim Achoui. Que de paradoxes !

Et puis le style de Karim Achoui et compagnie, ce n’est pas vraiment la tasse de thé des musulmans prosélytes, comme l’a bien expliqué ironiquement Leïla Adjaoud : http://ripostelaique.com/karim-achoui-ose-appeler-le-prophete-messager-dallah-mahomete.html

Donc La LDJM a tout faux :

– En attaquant Charlie-hebdo, elle attaque un symbole et se met à dos l’intelligentsia de gauche.

– En attaquant Valeurs actuelles et Riposte laïque, elle se met à dos l’intelligentsia de droite et les patriotes.

– En attaquant Manuel Valls, elle se met à dos les politiques de tous bords.

– Les journalistes ne vont pas apprécier qu’on s’en prenne à eux (La LDJM a en particulier monté une cabale contre Léa Salamé d’I-Télé), à leur traitement de l’information, aux gens qu’ils invitent sur les plateaux.

– Ils vont également se mettre à dos les Askolovitch, Fourest, BHL, et autres « intellectuels » de salon mais puissants dans les médias.

– Les concurrents « antiracistes » ne voient pas la LDJM d’un bon œil. La Licra et SOS-Racisme les trouveront « communautaristes », le Mrap, le CCIF et l’Observatoire de l’islamophobie craindront pour leur business anti-islamophobe. D’ailleurs on note le silence total de ces associations envers la LDJM.

– La LDJM veut fédérer « tous les musulmans » (sur le modèle du Crif pour les juifs), donc concurrencer le CFCM, l’UOIF, etc. qui ne vont évidemment pas l’aider dans cette tâche, bien au contraire.

– Les membres de la LDJM, Karim Achoui en tête, n’ont pas vraiment le profil pour représenter les musulmans de base.

– Évidemment la droite et le FN vont crier au « communautarisme ». Et même à gauche, pour le moment personne n’a apporté le moindre soutien à la LDJM.

– La LDJM va attaquer des fonctionnaires et des enseignants sur les affaires de voile. Le corporatisme de ces milieux va jouer contre elle.

– La LDJM va embêter les policiers et les magistrats avec ses pinailleries juridiques (attaque contre les « contrôles au faciès », etc.), alors que ces corporations n’ont déjà pas une belle image de Karim Achoui à cause de sa carrière.

– Et évidemment, la LDJM va se mettre à dos la très grande majorité des Français, attachés à la laïcité, hostiles à l’islam et au communautarisme islamique.

Bref, la LDJM va à l’encontre d’à peu près tout le monde, sauf de quelques musulmans qui se disent victimes d’agressions ou de discriminations dont à vrai dire les Français ne se soucient guère. Et ces musulmans seront vite déçus par l’orientation essentiellement  show-biz et anti-médias de la LDJM alors qu’ils ont déjà le CCIF et compagnie à leurs côté. Enfin et surtout, la LDJM va encore plus braquer les Français, les administrations, les décideurs contre l’islam et le communautarisme musulman.

Djamila GERARD




Grâce à la future loi Taubira, la mère de Fiona n’ira pas en prison

L’affaire du décès de la petite Fiona, 5 ans, bouleverse les Français et même les Européens, de tous âges, de toutes origines, de toutes conditions. Nous sommes devant une ignominie sans nom, qui nous fait alterner entre larmes et colères.

Je ne reviendrai pas sur les détails sordides que vos médias ont relayés, mais seulement sur plusieurs interrogations légitimes dans cette affaire.

Tout d’abord, d’après les témoignages de proches, il apparaît qu’il était de notoriété publique locale que Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf était un couple « recomposé » s’adonnant à l’alcool et à la drogue dure (cocaïne), vivant dans la crasse et s’isolant dans la maladie mentale. Maklouf battait sa compagne et l’obligeait à se convertir à l’islam. Alors pourquoi les services sociaux leur ont-ils laissé la garde de deux gamines issues d’une première union, Fiona (5 ans) et Eva (2 ans) ? Elles accompagnaient même leur mère et leur beau-père quand ils allaient s’acheter de la came ou quand ils s’adonnaient à des soirées entre alcoolos et toxicos…

N’y a-t-il pas là une mise en danger manifeste de très jeunes enfants ? La mort sordide de Fiona mériterait qu’il y ait une enquête sur d’éventuelles lacunes des services sociaux. Et on est en droit de s’interroger sur le nombre de petits bambins qui sont actuellement dans la même situation et qui risquent des marques psychologiques, des coups, voire la mort, sans compter une éducation totalement asociale.

berkaneEnsuite, nous apprenons de la bouche même du procureur de la République que le couple infernal était « cuit » et devait être interpellé dès le mois de juin, soit un mois après la « disparition » de Fiona. Les autorités ont attendu quatre mois avant de leur mettre le grappin dessus parce que Cécile Bourgeon était enceinte.

Pourtant, dès les premiers jours après la « disparition » de Fiona le 12 mai, des internautes relevaient des contradictions flagrantes dans les déclarations de la mère et du beau-père de Fiona. On peut les retrouver sur fdesouche.com, sur le site du quotidien La Montagne, sur Twitter, etc. Je ne vais pas les détailler ici, mais si de simples quidams avaient réussi à démontrer que la thèse du couple ne tenait pas la route, il est évident que les enquêteurs qui en savaient bien plus devaient déjà avoir réussi à confondre les deux monstres.

Cécile Bourgeon n’aurait pas été la première femme à accoucher en prison. Alors pourquoi cette attente, qui mettait nettement en péril la petite Eva âgée de 2 ans, qui laissait en liberté deux personnes dont la dangerosité était avérée, qui pouvait laisser s’effacer des preuves, qui compliquait la recherche du cadavre de Fiona ? Cela mériterait une enquête publique sur le fonctionnement de notre police et de notre justice.

fiona

Enfin, on apprend que la mère de Fiona ne « risque » à l’heure actuelle que 5 ans de prison. En effet, elle est mise en examen pour quatre délits (et pas pour un crime quelconque) : non-assistance à personne en danger, recel de cadavre, dénonciation mensongère d’un crime et modification d’une scène de crime. Mais en droit français, il y a confusion et non-cumul des peines. Dans le détail :
– Non-assistance à personne en danger, c’est au maximum 5 ans de prison.
– Recel de cadavre dans une affaire criminelle, 2 ans de prison.
– Dénonciation mensongère de crime, 6 mois.
– Modification d’une scène de crime : contravention de 4ème classe, soit 750 euros.

5 ans de prison, cela veut dire 2 ans et demi à 3 ans avec les remises de peine, soit quasiment une libération immédiate au procès étant donné le délai avant que l’affaire soit jugée, puisque la détention provisoire compte dans la peine. Et, comme le seuil est inférieur ou égal à celui défini par la future loi Taubira, la possibilité d’une « peine de probation » à la place de l’incarcération n’est pas même pas exclue.

bourgeon5 ans de prison au grand maximum, cela choque évidemment tous les Français qui ont été tenus au courant de la participation abjecte de Cécile Bourgeon dans les causes du décès de sa fille et dans le maquillage dégueulasse que le couple a organisé. Sans toutefois réclamer la peine de mort comme nombre d’internautes, on peut s’interroger sur cette disproportion manifeste entre la gravité des actes et la peine encourue.

L’affaire Fiona est donc une affaire d’Etat, puisqu’elle cible directement les lacunes de nos services sociaux, du fonctionnement de la justice et des lois en vigueur. La représentation nationale devrait pour le moins ouvrir une commission d’enquête publique pour que de tels drames ne se reproduisent plus ; ou du moins qu’on ne laisse pas en liberté des fous dangereux en compagnie de gamins et qu’on punisse comme il se doit non seulement les crimes contre les enfants, mais également les complicités actives ou passives de ces crimes.

Djamila GERARD




Les combats de la LDJM : pour le délit de blasphème, pour le voile intégral, contre la laïcité française

Son fondateur l’ex-avocat sulfureux Karim Achoui ne s’en cache pas : la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) est résolument « communautariste ». Elle consiste à apporter une aide juridique bénévole aux musulmans qui s’estiment victimes de « discrimination ».

Karim Achoui a multiplié les interviews vidéos à des sites musulmans, ce qui permet de mieux situer les objectifs de ce nouveau machin « antiraciste ». Notons toutefois que les officines de police de la pensée déjà en place ne se pressent guère pour saluer le nouveau venu. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) oublie soigneusement de parler de ce concurrent. Michel Tubiana de la Ligue des droits de l’homme (LDH) voit dans la LDJM « une forme de dévoiement de l’antiracisme quand celui-ci ne consiste qu’à obtenir des réponses communautaires ».

Même lors de son inauguration officielle, la personnalité du fondateur de la LDJM fait débat. La fiche Wikipédia de Karim Achoui (http://fr.wikipedia.org/wiki/Karim_Achoui) égrène un CV de procédures judiciaires long comme le bras. Fin pénaliste, l’habitué d’une vie de grand luxe a gagné certains de ces procès, en a perdu d’autres. Mais on retiendra surtout qu’il est définitivement radié du barreau de Paris et qu’il ne peut plus s’inscrire dans aucun barreau de l’Union européenne. D’ailleurs il a dit récemment qu’il envisageait de s’inscrire au barreau d’Alger pour pouvoir plaider en France dans les affaires d’« islamophobie »…

Mais au-delà de la personnalité pour le moins controversée de Karim Achoui, intéressons-nous aux objectifs de la LDJM, via les affaires qu’elle met en avant. Elle compte porter plainte contre tout et n’importe quoi, depuis le ministre de l’Intérieur pour traitement « discriminatoire » des religions jusqu’au Figaro ou les auteurs du film « Voyage sans retour » qui décrit le parcours de jihadistes français.

Instauration d’un délit de blasphème

La plainte que met le plus en avant la LDJM et Karim Achoui, c’est celle contre l’hebdomadaire Charlie-Hebdo pour une couverture titrant : « Tuerie en Egypte : le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Pour la LDJM, il s’agit là d’une « incitation à la haine » contre les musulmans. On est bien loin de la « discrimination » puisque l’hebdomadaire satirique fustige bien davantage les catholiques, et tout autant les juifs. Nous sommes donc là devant une promesse de procès pour blasphème puisque Charlie-Hebdo ne fait que se moquer de l’inefficacité de la parole d’Allah.

Refus de la critique de l’islam et de ses pratiques

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la LDJM n’a pas intenté un procès en référé pour interdire le film « Voyage sans retour ». Peut-être parce qu’elle n’était pas juridiquement prête, peut-être parce que personne n’a vu le film avant sa sortie. Mais le long-métrage qui décrit l’itinéraire de Français (de souche ou issus de l’immigration) convertis à l’islam radical et à la nécessité du jihad fait toujours partie des quelques 2000 dossiers de la LDJM. Il n’est pas question de laisser entendre au peuple français que l’islam conduit à la violence par ses textes fondateurs.

Dans le même ordre d’idée, la LDJM compte s’attaquer à toute critique de la religion de Mahomet. C’est ainsi que dans l’une de ses « fiches pratiques » sur Facebook, la LDJM revient sur l’affaire d’un emballage d’Apéricube posant la question « où le problème du foulard islamique est il apparu en 1989 ? »

https://www.facebook.com/notes/ligue-de-d%C3%A9fense-judiciaire-des-musulmans-ldjm/fiche-pratique-juridique-6-les-cons%C3%A9quences-juridiques-pour-une-entreprise-qui-s/201537976680838

Melissa Ramsamy, « juriste à la Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans » donne acte à la société Bel qui a retiré cet emballage litigieux et s’est platement excusée, mais son raisonnement vaut son pesant d’or : dire que le voile islamique dans les écoles est un « problème », c’est dire que les musulmans posent des « problèmes », donc c’est une « incitation à la haine raciale » contre les musulmans.

On voit donc que la LDJM souhaite museler tout débat public sur le prosélytisme musulman, sur toute pratique de l’islam. Riposte laïque, qui dénonce autant les prières de rue que les méfaits du Ramadan, sera certainement dans l’œil du viseur de ces nouveaux censeurs de la pensée.

Remise en cause de la loi sur la laïcité à l’école

Karim Achoui le dit sans ambages : pour lui et ses coreligionnaires de la LDJM, il faut combattre la loi qui interdit tout signe religieux ostentatoire chez les élèves des écoles primaires et secondaires. Il relance donc la querelle initiée par le fameux Docteur Abdallah Milcent, qui a appris le jihad en Afghanistan et son « comité 15 mars ». La LDJM appelle tout simplement les jeunes filles qui veulent conserver leur hijab dans l’école publique à s’adresser à elle. C’est une infecte manipulation d’adolescentes en mal d’identité pour les instrumentaliser contre les valeurs de la République française.

La LDJM relance ainsi un débat que la représentation nationale avait définitivement clos. On ne peut que rapprocher son attitude de celle de l’UOIF et autres Frères musulmans à la française, voulant imposer le hijab chez des très jeunes filles.

Défense du voile intégral

Autre combat de Karim Achoui et de la LDJM : la défense du voile intégral dans l’espace public. Les déclarations d’Achoui sont très claires : chères sœurs niqabées, chaque fois que vous êtes « victimes » d’un contrôle de police, contestez la contravention devant le tribunal administratif et faites appel à nous.

C’est donc l’islam le plus radical que défend la LDJM, celui qui veut nier l’identité de ses « sœurs » jusqu’à les couvrir de la burka. On est bien loin du Karim Achoui qui se vantait par ailleurs de manger du cochon et de boire du vin. Même les démocrates tunisiens les plus modérés s’insurgeraient contre un tel retour de la charia.

Lobbying politique

Le communautariste Mourad Ghazli se revendique « conseiller politique » de la LDJM. Mais ce représentant de la droite islamophile n’est pas le seul sur l’échiquier politique. En effet, selon Rue89, la LDJM comporte « une commission d’initiation à la vie politique » dirigée par Basma Ben Saïd, militante du Parti de Gauche dans l’Essonne. Elle avoue l’objectif caché de la LDJM : « fédérer la partie de la communauté française qui se sent lésée par certaines lois et de peser sur la vie politique ».

La boucle est bouclée. La LDJM veut tout simplement imposer à la société française un islam radical et politique qu’elle rejette en masse. On ne peut que plaindre Karim Achoui, qui a défendu bénévolement quelques causes bien plus nobles, d’être tombé aussi bas pour se refaire une santé médiatique et financière.

Djamila GERARD




Myard propose l’état d’urgence et une juridiction spéciale pour Marseille : des chiffres !

Comme prévu, le « pacte national » proposé par Manuel Valls pour Marseille, qui a donné lieu à une réunion entre préfets et élus samedi matin, se solde par un nouvel échec. Le ministre de l’Intérieur promet des effectifs supplémentaires sans les chiffrer, et on ne s’est mis d’accord que sur un « objectif » de « de finaliser un pacte de sécurité et cohésion sociale dans les trois mois, avec un comité de liaison permanent ». Blabla…

Il ne pouvait en être autrement quand chacun des élus continue sa politique politicienne, tacle ses concurrents, et n’a en tête que les élections municipales de 2014 précédées d’une primaire socialiste. On ne peut plus rien espérer de cette UMPS marseillaise, quand on constate que des gens comme Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux ont osé participer à la table ronde alors que le Front national qui représente 25% des habitants n’était pas convié.

Quelle hypocrisie de voir Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti critiquer la présence de « Nono » Guérini alors qu’ils faisaient partie de son équipe de campagne lors des dernières municipales ! Quel crédit accorder au tacle de Michel Vauzelle contre Sylvie Andrieux alors que c’est lui-même qui a signé des dizaines de demandes de subventions à des associations communautaristes et fantoches ?

gaudin-carlotti-vauzelle-gueriniTout cela manque de sérieux. On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés, et donc il faut cesser les commentaires politiques dérivatifs au jour le jour pour préférer l’étude de vraies solutions au problème de toutes les formes de délinquance à Marseille.

Etudions donc la méthode de Manuel Valls, qui après défini des ZSP (Zones de sécurité prioritaire), consiste en des opérations « coups de poing » multidisciplinaires dans telle ou telle cité. La dernière en date a eu lieu jeudi et vendredi dernier à la Cayolle, enclave « sensible » dans les quartiers sud. La Préfecture de police en dresse le bilan : http://www.maritima.info/depeches/faits-divers/marseille/24557/marseille-armes-et-drogue-saisies-a-la-cayolle.html

Près de 150 policiers + des équipes cynotechniques + un hélicoptère pendant 2 jours.

Résultats :
– découverte de 5 véhicules volés, un fusil à pompe, un gilet pare balles et du cannabis (une « petite quantité » selon la presse…) ;
– quatre personnes interpellées ;
– deux procédures pour travail dissimulé.

C’est mieux que rien, mais c’est vraiment une goutte d’eau quand on connaît le quartier ou qu’on lit des témoignages de riverains, comme celui d’un habitant de la Cayolle dans La Provence : « Les CRS partent chaque soir à minuit. À minuit et demi, le rodéo des voitures commence. Ça crie, ça beugle jusqu’à ce que la voiture soit brûlée et que la fumée entre par les fenêtres. »

D’autres réactions désabusées sur le site du quotidien régional : http://www.laprovence.com/article/actualites/2521039/marseille-des-policiers-en-plus-inutile.html

« Cent policiers nationaux supplémentaires, ça sert à quoi ? »

« Plus ils les arrêtent, plus vite ils les relâchent. »

policiers-la-cayolleIl faut donc voir ce qui cloche. Par exemple, la Préfecture de police parle de « la fouille minutieuse de l’ensemble des parties communes, des parkings, des box et des grottes situées derrière la cité ». Ainsi, on ne fouille pas systématiquement les appartements ? Ce n’est pas étonnant qu’on ne retrouve qu’un fusil à pompe comme armes ! Les armes, elles sont chez les truands ou chez des « nourrices ».

Les 150 policiers qui étaient à la Cayolle, ils ne sont pas ailleurs. Les opérations coups de poing à la Manuel Valls, c’est tantôt dans une cité, tantôt dans une autre, avec de bien maigres résultats. Sauf peut-être à la Castellane où on est tombé sur 1.200.000 euros en liquide, et Valls n’arrête pas de s’en vanter. Mais l’élu EELV Karim Zéribi qui habite dans le coin dit que les trafics ont repris dès que les policiers sont partis. Et ce sera pareil à la Cayolle, dont Valls a fait grand cas dans la presse… sans annoncer le résultat des courses. Et ailleurs.

Ce n’est pas ajouter 200 ou 300 policiers ou CRS à Marseille qui va changer grand-chose.

Samia Ghali sénatrice-maire PS des 15ème et 16ème arrondissements et vice-présidente du Conseil régional veut envoyer l’armée, même dans les hôpitaux. Mais combien de soldats ? Pour quelles missions précises ? Hélas on ne trouve pas l’ombre d’un véritable programme sur son blog électoral, que ce soit sur la sécurité et cette proposition militaire ou sur d’autres sujets : http://www.samiaghali2014.fr/

samia-ghaliC’est dans un communiqué du député UMP Jacques Myard que j’ai trouvé l’ébauche d’une méthode qui, à situation exceptionnelle, apporte vraiment une réponse exceptionnelle pour au moins « vider ces quartiers des armes qui s’y trouvent à profusion :
– instaurer l’état d’urgence sur toute la zone,
– boucler ces quartiers et passer au peigne fin toutes les habitations,
– expulser tous les étrangers qui sont reliés de près ou de loin à tous les trafics,
– démissionner la ministre de la justice et mettre en place une juridiction spéciale dédiée et à laquelle seront déférés tous les délits et crimes. »

Donc contrairement aux opérations ponctuelles de Manuel Valls, la solution de Jacques Myard propose une action globale (« toute la zone »), une fouille systématique des appartements, et un règlement judiciaire rapide.

Mais les propositions du député UMP doivent être chiffrées. Rappelons que Marseille c’est 860.000 habitants dont 481.000 en ZSP (80 cités), 3500 policiers. Combien de forces de l’ordre supplémentaires faudrait-il ?

L’opération que suggère Jacques Myard rappelle la fameuse bataille d’Alger, gagnée par l’armée française et enseignée dans toutes les écoles de guerre. Donc donnons quelques ordres de grandeur : 585.000 habitants (moitié quartiers européens, moitié quartiers musulmans), 5 000 membres du FLN, 8000 paras (en plus des policiers et militaires chargés du maintien de l’ordre). La bataille d’Alger, c’était des quartiers bouclés avec des barbelés, avec fouille à l’entrée et à la sortie, au moins 24.000 arrestations en 6 mois, etc.

Nous sommes donc dans les mêmes ordres de grandeur que Marseille en terme de population habitant en « zone sensible ». Donc pour appliquer le programme de Jacques Myard, il faudrait 10.000 à 20.000 policiers entièrement consacrés à l’opération. On ne les a pas. Il n’y a que 240.000 policiers et gendarmes en France et ils ont déjà fort à faire.

Alors l’appel à l’armée semble une alternative possible. Les militaires ne procéderaient pas forcément aux perquisitions et aux arrestations, mais ils pourraient servir à « boucler ces quartiers » et remplacer ou épauler les policiers dans le maintien de l’ordre.

jacques-myardJacques Myard demande également « une juridiction spéciale dédiée », mais là encore il faut y mettre les moyens. Il faut prévoir des centres de rétention pour des milliers de personnes, des centres d’interrogatoire, des salles de tribunal pour juger les prévenus immédiatement, etc. Et nos prisons sont pleines et insuffisantes (1773 détenus pour 1372 places aux Baumettes…), et nos tribunaux sont débordés. Seule l’armée avec ses casernes de plus en plus désertées pourrait apporter cette logistique.

Et après avoir nettoyé Marseille, il faudra faire la même opération en Seine-Saint-Denis, en banlieue lyonnaise, etc. Ou alors simultanément ? Mais on n’aura pas assez de militaires… Et dire que Hollande veut réduire les effectifs des armées !

Sur le plan légal, Jacques Myard propose d’instituer l’état d’urgence. Celui-ci est défini par la loi du 3 avril 1955 toujours en vigueur et déclarée constitutionnel à plusieurs reprises : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000695350&dateTexte=20100516

On peut aussi se référer à la fiche Wikipédia pour des explications simples sur les conditions et les conséquences de l’état d’urgence : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d%27urgence_en_France

quartiers-nordEt on s’aperçoit que cela permet de répondre parfaitement aux autres préconisations du député UMP :

– Les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté. Donc on peut « boucler ces quartiers ».

– Par disposition expresse, le ministre de l’Intérieur et les préfets peuvent ordonner des perquisitions à domicile « de jour et de nuit ». Les perquisitions peuvent être faites sans le contrôle d’un juge. Donc on peut « passer au peigne fin toutes les habitations ».

– La juridiction militaire, via un décret d’accompagnement, peut « se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes ». Voilà donc ce qui pourrait constituer la « juridiction spéciale dédiée » proposée par Jacques Myard.

En résumé, décréter l’état d’urgence devient de plus en plus incontournable. Et il faudrait non pas des centaines, mais des milliers de policiers supplémentaires à Marseille, ou alors de militaires apportant un appui logistique. Il ne s’agit pas de faire une « bataille de Marseille » similaire à la bataille d’Alger, mais au moins de dire que pour faire une grosse omelette il faut casser beaucoup d’œufs et annoncer combien il faudra en casser.

Alors Samia Ghali et Jacques Myard, aurez-vous le courage de détailler et de chiffrer vos propositions martiales, oserez-vous aller jusqu’au bout de vos idées à l’encontre des bisounourseries de vos camps UMPS respectifs ?

Djamila GERARD




Sous Hollande-Bartolone, nos députés ne servent à rien, la démocratie est agonisante

HollandeIL NOUS FAIT HONTEComme beaucoup de nos concitoyens, j’attendais un vrai débat national mercredi dernier à l’Assemblée nationale sur une éventuelle intervention de l’armée française en Syrie. Hélas ma déception est totale.

Le Premier ministre a fait un speech ampoulé de 20 minutes où il ne nous a rien appris de nouveau.

Puis des représentants des groupes parlementaires se sont succédé pour de courtes interventions, plusieurs exprimant des réticences (PCF, UDI et UMP, mais même le PRG et EELV…) : pas de base juridique, pas d’aval de l’ONU, manque de preuves, pas de recherche d’une solution politique, débat insuffisant et sans vote.

Jean-Marc Ayrault a repris la parole pour leur répondre en langue de bois et avec mépris.

conseil-de-defense
Le « conseil de Défense » de Flanby 1er

Le fadasse ministre de la Défense est également intervenu. Ainsi qu’Elisabeth Guigou comme présidente de la commission des Affaires étrangères, dans le plus pur style « BHL ».

Les non-inscrits n’avaient pas droit à la parole. Donc on n’a pas eu bons orateurs tels que Nicolas Dupont-Aignan, Gilbert Collard ou Marion Maréchal-Le Pen. Parce qu’Ayrault, Le Drian, Chassaigne, Jacob, Borloo, etc., ça manque plutôt sérieusement de charisme et de conviction. Ce n’était qu’une succession de catéchismes politiciens sans intérêt, sans âme, sans grandeur de la France.

http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/politique/syrie-marion-marechal-nous-ne-devons-pas-etre-police-mechants-04-09-144488/

En moins de deux heures c’était torché, bâclé, expédié, et évidemment sans vote.

Pour donner une comparaison, les parlementaires britanniques ont eu 10 heures de vrais débats contradictoires. Et au Congrès américain, c’est plusieurs jours de discussion qui sont prévus.

Voilà ce qu’est devenue la démocratie sous François Hollande : un Président et un gouvernement autistes et entêtés, des députés socialistes plus godillots que jamais, une opposition Front de gauche, UDI et UMP inaudible et sans saveur.

hollande-obama

Nous ne sommes plus ni dans un régime présidentiel puisque le « tartour » qui loge à l’Elysée et sa bande ne sont plus que les marionnettes d’intérêts étrangers, européistes et mondialistes, ni dans un régime parlementaire puisque le Parti socialiste et ses députés ne servent plus qu’à servir les plats les plus infects à l’exécutif.

La démocratie française est agonisante. La parole de la France dans le monde est trépassée.

Il est temps que le peuple se réveille et balaie toute cette équipe de bras cassés qui nous précipite dans tous les murs possibles et imaginables.

Djamila GERARD




Peines de probation : l’ahurissante fuite en avant de Taubira et du gouvernement

Ainsi donc, le chœur de l’exécutif joue désormais collectif. Même le vilain petit canard Manuel Valls qui avait pourtant critiqué en long et en large dans une lettre à François Hollande les projets fous de sa consœur Christiane Taubira s’en fait désormais le meilleur avocat. Chaque ministre doit maintenant marteler sur les ondes le fait que la prison favorise la récidive, et donc qu’il faut vider les prisons et ne plus y envoyer les délinquants pour lutter contre la récidive.

Pour faire passer ses réformes, la Garde des Sceaux s’appuie sur un certain nombre de rapports. En particulier celui-ci, qui date de mai 2011 et qui est intitulé « Les risques de récidive des sortants de prison » :

http://www.justice.gouv.fr/art_pix/cahierd%27etude36.pdf

Nous avons là (seulement) 6 pages truffées de tableaux et de chiffres, à partir d’un échantillon de « détenus libérés » très partiel… et datant de 2002… Il est difficile d’en tirer un résumé simple et convaincant, mais en gros les auteurs concluent que les détenus en libération conditionnelle récidivent moins que ceux qui purgent leur peine jusqu’au bout.

Ri7taubira vengeresseFaut-il donc penser que la prison est criminogène, et conclure que la faire éviter à tous les délinquants les feraient moins récidiver ? Ce raisonnement simpliste de Christiane Taubira est mis en pièce par plusieurs réserves exprimées dans la conclusion du rapport :

« En conclusion, si pour l’essentiel les liens observés séparément entre les différents facteurs et les taux de récidive sont maintenus, la diminution de ces taux avec la durée de la peine initiale n’apparaît plus clairement avec l’analyse multifactorielle. L’effet de l’aménagement de la peine à la sortie est quant à lui bien confirmé. Mais ces résultats n’indiquent pas forcément un lien de causalité. Si le suivi à la libération a probablement des effets en lui-même, la sélection des libérés (par eux-mêmes ou par l’autorité judiciaire) a des conséquences qui ne sont pas épuisées par le contrôle des facteurs renseignés dans l’enquête. Il est normal de penser que cette sélection favorise, toutes choses égales par ailleurs, ceux dont le risque de récidive est évalué au plus bas – par exemple, les personnes ayant fait preuve de bons comportements en détention, ou ayant un projet particulièrement solide de réinsertion, éléments que nous n’observons pas dans ces données. »

C’est la logique même : si les juges d’application des peines relâchent un détenu avant la fin de sa peine (outre les remises de peine automatiques), c’est parce qu’ils estiment qu’il pourra se réinsérer, donc qu’il est moins dangereux pour la société que ceux qui doivent rester sous les verrous. Là est la véritable causalité, et non dans le fait que la libération conditionnelle serait en soi le facteur de la non-récidive ou que la peine exécutée jusqu’au bout serait celui de la récidive.

En confondant corrélation et causalité, la Garde des Sceaux commet une arnaque scientifique, et d’ailleurs comme le dit la conclusion du rapport, l’« analyse multifactorielle » dément la conclusion qu’elle en tire.

A cela, le rapport ajoute que les gens en libération conditionnelle bénéficient d’un suivi, contrairement à ceux qui sont en « sortie sèche », et que cela « a probablement des effets en lui-même ». Et encore, ce suivi présente hélas déjà des lacunes comme le montrent certains faits tragiques récents. Qu’en sera-t-il quand 98% des délinquants condamnés éviteront la prison ? Non seulement on ne disposera pas du personnel nécessaire à leur suivi, mais on laissera en liberté – ou on relâchera – des gens potentiellement bien plus dangereux que ceux qui se sont bien conduits en prison et qui ont un projet sérieux de réinsertion. ContraitePénale

Il y a un autre biais énorme dans toutes ces « études » : on fait courir les délais de récidive à partir de la sortie de prison. Logique ? Pas tant que ça…

En effet, la prison sert non seulement à punir les délinquants, mais également à protéger la société, les victimes potentielles, vous et moi… contre la récidive. Par définition, une personne sous les verrous ne viendra pas vous voler, vous agresser, vous violer, vous tuer. Il faudrait donc inclure dans ces « statistiques » les crimes et délits que le récidiviste potentiel n’a pas pu commettre pendant qu’il était privé de liberté. Et là, il n’est plus du tout sûr que la corrélation que Christiane Taubira transforme en causalité soit démontrée.

Un autre point absurde dans les réformes envisagées : on remet les compteurs à zéro à chaque récidive. Très concrètement, si par exemple une racaille prend six mois de prison avec sursis pour avoir tabassé un policier, hé bien s’il recommence, elle ne « risquera » pas plus. Non seulement on supprime les peines plancher, mais les récidivistes bénéficieront des mêmes mansuétudes (sursis, remise de peine, etc.) que les primo-délinquants.

En démolissant ainsi la notion même de récidive, c’est sûr qu’on va lutter contre la récidive… Tant qu’on y est, pourquoi ne pas expurger le code pénal de toute notion de délit ? Comme ça Manuel Valls pourra être sûr que la délinquance baissera !

Donc à mon avis, c’est bien le bon sens populaire des Français qui a raison contre toutes les arguties de la Garde des Sceaux et de ses collègues : pour lutter contre la récidive, il faut que la peine encourue à chaque récidive aille crescendo, il faut que les multi-délinquants sachent qu’ils risquent d’aller à l’ombre pour de vrai et pour un bon moment.

J’en suis toujours à me demander par quelle aberration idéologique Christiane Taubira arrive à des conclusions erronées et contraires à toute logique, mais encore plus pourquoi ni le ministre de l’Intérieur, ni le Premier ministre ni le Président de la République n’arrivent pas à recadrer ces dérives. Il y va tout de même de la sécurité des Français. Et je n’ose même pas penser aux victimes qui verront leurs voleurs, leurs agresseurs, leurs violeurs, leurs meurtriers en liberté. C’est tout simplement ahurissant.

Djamila GERARD